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 [Nouvelle] - Autobiographie d'une schizophrène ou les délires d'un cerveau tordu - PG

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AuteurMessage
Shivalee
Invité
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MessageSujet: [Nouvelle] - Autobiographie d'une schizophrène ou les délires d'un cerveau tordu - PG   Jeu 12 Aoû 2010 - 18:29

Autobiographie?
- Délires?
- Un peu des deux?
- Ni l'un ni l'autre?
- Il y aura d'autre chapitre.
- Les chapitres n'ont pas de numéro car ils n'ont pas d'ordre précis.
- Pour la mise en page, ça doit faire depuis la 4ème que je n'ai pas écris comme ça et en plus le copier/coller de word à ici ne ressort pas toujours au mieux. Conseils et critique sont les bienvenues
- Je ne sais pas trop si j'ai ma place ici, vu ma manière particulière d'écrire qui me vient plus d'un besoin de me "vider" qu'un désir d'écrire "une histoire"
- Je suis la reine des fautes d'orthographes alors que je suis capable de ne pas en faire!! Mais non ce n'est pas de la paresse.
- Je ne me relis jamais, j'écris toujours d'un trait sans pause, jusqu'à ce que je me sente "mieux".





Liz, Alexandre et Jérémy




Je souviens parfaitement de sa déclaration. Bien sûr que je n'ai pas cru aux mots d'amour comme à mon habitude, mais il y avait tant de tendresse, de sincérité, et de maladresse que je n'ai pu qu'être émue une fois remise de ma surprise. Je n'ai pas cru en son amour, mais j'espère sincèrement que le reste était sincère, du moins je fais comme s'il avait été car je ne garde de ce jour que du bonheur et des émotions incroyables, une sorte de montagne russe de sentiments.
Ce soir là, était pour moi une soirée de plus que j'allais passer avec Alex après une hilarante journée en sa compagnie. Cela faisait maintenant un mois qu'il m'avait appelé, le feeling de notre première rencontre mémorable c'était confirmé puis transformé peu à peu en une complicité agréable et tendre. Au début je m'étais senti gênée de revenir dans la maison de Jérémy alors que nous avions rompu et j'avais bien senti que ses parents aussi trouvaient ce comportement déplacé mais Alex m'avait assuré que ce n'est pas parce que j'avais quitté son frère que nous ne pouvions pas être amis. J'avais accepté à la condition que Jérémy ne soit pas au courant. Les parents n'avaient rien dit non plus à leur jeune fils mais je sentais qu'ils étaient inquiets et je ne comprenais pas pourquoi.
Bien au chaud dans la voiture pendant qu'Alex changeait le pneu crevé dans un froid glacial je repensais à notre première rencontre. A cette époque je sortais avec un garçon incroyable pour lequel j'avais beaucoup d'affection et de tendresse. Je ne comprenais pas pourquoi il voulait de moi pour petite amie et je comprenais encore moins tous les efforts qu'il avait fait pour me convaincre. Ce qui est sûr c'est qu'il avait payé de sa personne au sens propre et que finalement j'avais dis oui.

Il devait être à peu près quinze heures lorsque Jérémy et moi avons débarqué chez lui et nous avions à peine eu le temps de retirer nos manteaux que sa mère l'appelait en urgence. Elle avait totalement oublié que ce soir elle était censé recevoir une vingtaine de convives à dîner et n'avait donc rien de prêt. Elle comptait sur Jérémy pour filer faire les courses et préparer le maximum de choses avant son arrivée. Nous avons ris tous les deux, habituée à la maladresse et aux extravagances de sa mère.
Je proposais à Jérémy de l'aider pour gagner du temps et il me confia la tâche de sortir la vaisselle et mettre si possible la table pendant qu'il serait aux courses. Après avoir rangé mes affaires et m'être attachés les cheveux j'étais prête à me mettre au boulot. Je me dirigeais donc de bonne humeur en chantonnant vers la cuisine une bouteille d'eau entamée à la main avec pour intention de la mettre au frais. Il me fallu quelques secondes pour réaliser qu'un homme avec serviette de bain autour de la taille avait la tête dans le réfrigérateur de la cuisine. Mais une fois l'information transmise je ne pu retenir un léger cri de surprise et ma bouteille d'eau qui s'effondra sur le carrelage de la cuisine. L'homme sorti sa tête de du frigo et se retourna vers moi, nullement gêné par sa quasi nudité et me demanda qui j'étais. Sans trop réfléchir et encore sous le choc je répliquais d'un ton presque outré que c'était à lui de me dire qui il était et que c'était une propriété privé. Bien sûr c'était stupide comme réplique, mais je venais de tomber nez à nez avec mon fantasme, avec l'homme parfait physiquement tel que j'aurais pu le décrire ou le dessiner si j'avais eu ce talent. J'étais nez à nez avec « ma bombe » et elle était bel et bien réelle. Il devait faire dans les un mètre quatre vingt cinq, son torse était musclé comme les modèles des marques Abercrombie ou de Calvin Klein et les gouttes d'eau de sa chevelure noire ébène qui ruisselaient encore sur son corps donnait à cette rencontre un côté irréel et magique si toutefois il était possible de faire plus irréel. J'avais la sensation de me retrouver dans un manga dont j'aurais été l'héroïne et lui mon héros. Ses mains étaient parfaites, grande pas trop fine et j'étais persuadée qu'elles étaient douces, il était impossible qu'il en soit autrement. Sa bouche hypnotisé, je ne pouvais détacher mes yeux de ses lèvres légèrement charnus et sensuelles et je dû me retenir pour réussir à lui répondre une phrase à peu près cohérente d'où la stupidité de ma réplique.
A mon grand étonnement il referma le réfrigérateur et me répondit d'une voix enjouée.
« - En fait je suis chez moi. » Mon silence éloquent et mon air abasourdi le fît rire et je me souviens m'être dis que même son rire était sexy. Il continua :
« - Tu dois être Liz la copine de mon petit frère non ? Moi c'est Alex je viens de rentrer de Londres enchanté. » Je lui tendis ma main automatiquement et au contact de la sienne chaude et douce, l'électricité qui me traversa eu pour effet de me remettre en mode manuel et je repris rapidement mes esprits. Mais je dois avouer que je du faire appel à Faith pour faire face, elle seule parmi toutes mes personnalités pouvait tenir tête à cet apollon sans cruauté, honte et autres débordements. Forte de cette aide précieuse je répondis enfin d'un air sûr de moi ce qui sembla l'étonner :
« Excuse moi, je pensais être seule et là surprise je tombe sur un canon en serviette de bain ! » Je n'arrivais pas à croire que je venais de dire ça et lui semblait dérouté. Ce n'est pas toujours facile d'avoir plusieurs personnalités mais je laissais cependant Faith aux commandes et je repris :
« Donc on va tout reprendre à zéro. Liz la copine de Jérémy enchantée ! » Je lui fit la bise non sans remarquer qu'il portait mon parfum masculin préféré et voyant qu'il semblait de plus en plus surpris j'enchainais : « Ta mère a des invités ce soir et elle a oublié donc Jérémy a foncé aux courses et moi je m'occupe du reste ! » Il explosa de rire puis retrouvant son naturel du début me proposa son aide que j'acceptais avec plaisir. Une fois la nappe, la belle vaisselle et les serviettes mises il prit la bouteille de soda, deux verres et nous montèrent à l'étage dans sa chambre pour un repos bien mérité. Je ne me sentais nullement gênée, d'une part car Faith n'est jamais gênée et d'autre part car nous avions discuté pendant les préparatifs de la soirée et que nous nous étions découvert beaucoup de points communs. Nous aimions tous les deux entre autre le cuir, les armes blanches, les mangas, Tim Buron, Johnny Depp, Quentin Tarentino, les films d'action, la musique, la littérature, la poésie et la vitesse. Je me sentis toute suite à l'aise dans sa chambre que j'observais avec minutie pendant qu'il s'habillait dans la salle de bain. Un poster géant de Kill Bill, des sabres, des dessins superbes signé de son nom, des livres et des mangas partout, un bureau ou s'entassées des dizaines de feuilles de papier griffonnées, une guitare électrique, et un sac de sport d'où dépassaient des gants de boxe ainsi que de nombreuses photos de lui avec ses parents, des amis et Jérémy.
« - Tu ne risques pas de trouver mes magazines pornos ils sont trop bien cachés ! « il venait de sortir de la salle de bain
« -Et la liste de tes conquêtes ? » répliquais-je en rigolant.
-Trop encombrant alors je garde les classeurs à la cave !
-Pas facile la vie de Don Juan n'est ce pas ? » Il sourit à ma question, s'assit sur son lit et me répondit d'une voix calme « Je ne suis pas un Don Juan. » Je ris légèrement mais il reprit sur le même ton « Penses-tu que mon frère soit un dragueur ? » Je ne m'étais jamais posé la question mais la réponse vint pourtant rapidement :
« Il pourrait. Je veux dire il est beau, intelligent, drôle et attentionné. » Il sourit et reprit « Tu as dis qu'il pourrait donc tu estimes qu'il ne l'es pas. Et moi alors ? » Je fus surprise de ma réponse et remerciais intérieurement Faith de ne pas connaitre la honte et la timidité. Je n'arrivais pas à croire que j'avais pu lui répondre si vite, et surtout si sincèrement :
« -Tu es très beau, en fait pour être honnête tu es mon idéal masculin sur le plan physique, le genre de fantasme qu'on ne s'attend pas à rencontrer en vrai mais je ne t'imagine pas du tout en dragueur enchainant les conquêtes et s'en vantant auprès de ces potes. Je suis peut être stupide mais je t'imagine plus en romantique. Le plus dingue c'est que tu m'a l'air presque complexé et gêné d'être beau ! » C'était sorti tout seul, je ne sais pas pourquoi je lui avais dit ça, mais ce que je sais c'est que j'avais été honnête et que je pensais chaque mot prononcé. Il sourit sans rien dire et tapota sur son matelas ce que je pris pour une invitation à m'assoir sur son lit entièrement couvert de noir et d'un peu de rouge. A ce moment je ne pensais pas que j'aurais un jour l'occasion de dormir dans ces draps noirs, confortablement calée contre mon fantasme vivant et surtout contre le frère de celui qui à cette époque était mon petit ami.
Nous pensions n'avoir passé que peu de temps ensemble mais à notre grande surprise, lorsque la porte d'entrée claqua au retour de Jérémy il était dix neuf heure. Je descendis rapidement suivi d'Alexandre. Quand il vit son frère le visage de Jérémy s'illumina, il se jeta dans ses bras et je m'éclipsais discrètement avec quelques sacs de courses vers la cuisine pour les laisser fêter leur retrouvailles.
En fait, connaissant sa mère, Jérémy était passé chez le traiteur et débarquait avec des petits fours, entrées, plats et desserts déjà préparés qu'il suffisait de sortir, de réchauffer et de servir.
Vu que les premiers invités étaient attendus pour vingt heure je ne pus que saluer cette excellente idée et Carmen, la mère des garçons aussi. Mais ce qui la rendu folle de joie fut bien sûr les retrouvailles avec son fils qu'elle n'avait pas vu depuis plusieurs mois. Alexandre qui avait pris une ou deux années sabbatiques rentrait d'un voyage de presque quatre mois et demi et vu qu'il n'avait jamais été absent aussi longtemps je senti que pour cette famille franco-italienne la séparation n'avait pas du être facile.

Mon portable me sortie de mes souvenirs pour me ramener à la réalité, c'était Jérémy qui appelait de chez ses parents, mon sang se glaça et je fus soudain prise d'une angoisse empreinte de panique à l'idée qu'il sache que malgré le fait que nous ayons rompu je continuais à venir chez lui pour voir son grand frère avec qui j'étais devenue amie. Je me sentais très mal et la culpabilité m'envahit peu à peu. Alex avait beau me dire que nous ne faisions rien de mal, je ne pouvais me sortir de la tête la fait que je mentais à Jérémy après l'avoir quitté et je ne pouvais oubliais qu'il pensait être amoureux de moi. Alexandre qui visiblement avait fini de réparer la roue ouvrit la portière et je sursautais.
« - Qu'est ce qui t'arrive ? Ça va ? » Demanda t'il inquiet face à ma réaction « Tu ne réponds pas ? » Ajouta t'il en fixant mon téléphone que je serrais fort contre moi.
« - C'est...ça va, tu m'as juste surprise » répondis-je en essayant de remettre mon portable qui sonnait toujours dans mon sac. Incapable de mentir correctement aux gens que j'aime, je n'avais nullement convaincu Alexandre qui m'arracha mon portable des mains.
« C'est Jérem et tu es inquiète car il est à la maison ? » cela ressemblait plus a une affirmation qu'à une question mais je répondis quand même « - Je ne veux pas qu'on tombe sur lui tu le sais ! »
Il éteignit mon téléphone et répondit visiblement en colère. « -Où est le souci ? Tu es persuadé qu'il ne t'a jamais aimé et qu'il ne t'aime pas ? Alors pourquoi ne pas juste lui dire de te foutre la paix plus clairement ? Au lieu de ne pas lui répondre et de voir son frère en cachette comme si tu le trompais ! Tu l'as quitté il faut assumer Liz ! » Je ne comprenais pas sa colère et je lui en voulu de son manque de tact envers son frère ! « - Bien sûr que je sais que je ne le trompe pas ! Nous sommes amis toi et moi, je ne suis pas stupide ! Mais j'avoue que ça serait plus simple pour moi si tu n'étais pas son frère ! Et oui je lui ai clairement fait comprendre que c'était fini mais je ne sais pas pourquoi il croit encore que... » Il me coupa la parole toujours aussi en colère « Tu y repense à l'autre fois n'est ce pas ? Peut être que tu le crois finalement ! Je devrais peut être les lui donner ces putains de conseils ! » Il jeta mon téléphone à l'arrière de la voiture et démarra violemment. Je ne comprenais pas pourquoi il était en colère. M'en voulait-il de faire souffrir son petit frère ? Pourtant vu qu'il ne m'aimait pas il ne pouvait pas réellement souffrir, tout me paraissait tellement logique, mais apparemment cette logique n'appartenait qu'à moi. Si je repensais à l'autre fois ? Bien sûr ! Qu'elle question ! Lui aussi devait y pensais j'en suis sûre !

Lorsque je sortais avec son frère, je voyais souvent Alex et on s'amusait vraiment bien tous les trois malgré les soucis que ma relation avec Jérémy me causait. Quand j'ai rompu avec lui, j'ai bien sûr arrêtais de voir le reste de la famille, mais un jour à ma grande surprise Alexandre m'a appelé pour avoir de mes nouvelles et me dire que ce n'est pas parce que j'avais rompu avec son frère que l'on devait arrêter de se voir. Nous nous somme donc revu autour d'un cappuccino et avons décidé de continuer à rester amis sans rien dire à Jérémy. Quelques temps après je me suis rendu chez Alexandre car Jérémy devait partir un weekend avec ses parents en Sicile mais finalement alors que nous regardions pour la énième fois Résident Evil avec deux grand saladiers de pop corn au caramel Jérémy a débarqué. J'ai juste eu le temps de me cacher dans le placard d'Alexandre comme si j'étais la maitresse d'un homme marié. J'aurais pu en rire si je ne me sentais pas aussi mal, et la suite ne m'a pas aidé à me sentir mieux. Alexandre questionna immédiatement son frère :
« Il y a eu un souci avec l'avion ? Maman et papa vont bien ? » Jérémy le rassura :
« -Oui t'en fais pas, Maman a juste mal lu les billets, on part par a 11h00 mais à 23h00, ils ont décidé de se faire un ciné et moi je me suis dis que j'allais en profiter pour prendre quelques affaires en plus et essayer dormir un peu. » Alexandre se détendit mais Jérémy lui demanda surpris
« -Et toi qu'est ce que tu fais à cette heure ci à mater un film avec deux énormes saladier de pop corn ? Tu as une maitresse cachée sous la couette ? »
Non ce n'était pas un extrait de Beverley Hill, c'était juste un bout de vie d'une fille banale.
Alexandre se reprit « Bein j'avais rendez vous avec une amie mais au dernier moment elle s'est pas ramenée ! » Jérémy en profita pour taquiner son frère « Mon Dieu une fille sur cette Terre a réussi à résister à ton charme fou et elle t'a même posé un lapin ! »
« Oui enfin tu sais les filles... » Répondit Alexandre qui semblait vraiment mal à l'aise.
Jérémy lui coupa la parole : « Tu dis ça parce que tu n'as encore jamais été amoureux. »
A cet instant précis eut lieu ce que j'appelle « l'incident », et ce dont fais référence Alex quand il me demande si je pense encore à « l'autre fois » Jérémy enchaina en s'asseyant sur le bord du lit de son frère.
« -Tu sais, c'est vrai que je t'ai jamais parlé de Liz, même si bon on a passé beaucoup de temps tous les trois et que donc je pense que tu as remarqué que j'étais amoureux d'elle. Depuis qu'elle m'a quitté, tu ne m'as pas reparlé d'elle, je sais que c'est parce que tu ne voulais pas me blesser et remuer le couteau dans la plaie mais tu vois je pense qu'il faut que je t'en parle parce que tu es le seul à pouvoir m'aider. »
Dans mon placard seule je me demandais comment un garçon comme Jérémy pouvais avoir voulu sortir avec moi et surtout comment il pouvait pensait m'aimer d'amour. Je suffoquais, je me rappelais les sms, les mails et les coups de téléphone que j'ignorais depuis notre rupture. Je ne devrais pas être ici, je ne voulais pas être ici, dans ce placard, dans cette chambre, je ne voulais pas entendre Jérémy parler de moi, je voulais juste disparaitre et tout effacer mais hélas j'étais bel et bien dans un placard et ce que j'entendais me semblais bien sûr impossible mais me déchirait tout de même le cœur.
Je suis resté une demi-heure à entendre Jérémy parler de moi en terme plus qu'élogieux et idéalisés, je l'ai entendu demander des conseils à son frère, des idées. Comment me faire comprendre qu'il m'aime ? Comment savoir ce qu'il a fait de mal ?
Et Alexandre qui savait que c'était bel et bien fini avais du mal à jouer le jeu. Comment remplir son rôle de grand frère qui va tout faire pour vous redonner de l'énergie et de l'espoir alors qu'il sait que quoiqu'il fasse ça ne servirait à rien ? Comment se montrer à l'aise et naturel quand l'ex de votre petit frère qui se croit amoureux est dans votre placard ?
Il réussi tout de même à convaincre son frère d'aller leur chercher un Mac do pour qu'ils se fassent une orgie de jeux vidéos avant l'heure de son rendez vous avec ses parents à l'aéroport ce qui me permit de sortir enfin de ce placard.
Alexandre était bien sûr très mal à l'aise et moi aussi, je voulais juste partir au plus vite. Il retenu mon bras
« - Attends. Attends ! Ne pars pas comme si on avait commis un crime ! » Je ne bougeais plus mais je n'osais pas lui faire face. Au bout d'une ou deux secondes qui me parurent une éternité il me demanda faiblement : « -Tu as l'intention de ressortir avec Jérémy ? Je veux dire apparemment c'est sérieux entre vous ... » Je lui ais coupé la parole, envahie par une colère intense et un ras le bol débordant.
Je lui fis face et si je me souviens bien je n'avais pas crié si fort depuis bien longtemps :
« -Écoutes moi bien idiot ! D'abord ton frère n'a jamais été amoureux de moi et ne le sera jamais ! Ensuite ce n'est pas parce qu'on est ami que je vais ressortir avec ton frère pour te faire plaisir jusqu'à ce que monsieur se réveille ! De plus j'en ai marre de me retrouver dans ce genre de situation ! Marre des placards, des cachoteries, des sois disant amoureux transis j'en ai marre ! Alors je me casse et foutez moi la paix ! » Il m'attrapa plus violemment par le poignet et hurla à son tour : « Ah ouai et tu compte courir où comme ça ? Retrouvez ton drogué qui servait de serpillère à mon frère ? »
C'est parti tout seul, une gifle, une vraie. Forte et puissant, une de celle que je sortais rarement mais que l'on oubliait jamais. J'ai descendus les escaliers à la vitesse de l'éclair et j'ai couru aussi vite que j'ai pu, pleurant des larmes de rage et de peine pieds nus sur les trottoirs sales vu que j'avais laissé mes chaussures et ma veste bien ranger dans le placard d'Alexandre. Fatiguée et lassée je me suis arrêtais au bout d'une dizaine de minutes. Je détonnais pieds nus et le visage ravagé dans le quartier chic où je me trouvais mais qu'importe, je ne me sentais jamais à ma place de toute manière. J'ai repris mon souffle, me suis attachés les cheveux et j'ai hélé un taxi. Une fois à bord je lui ai indiqué l'adresse d'une connaissance à Tristan et sur le chemin j'ai appelé mon meilleur ami Ben pour tout lui dire, pour l'entendre, pour aller mieux. Une fois à destination, Reda à qui j'avais envoyé un texto se tenais sur le trottoir devant sa villa, il a payé le taxi et n'a fais aucune remarque sur mon état. J'ai pris une douche, enfiler des vêtements propres, des chaussures et je suis rentré chez moi raccompagnée en voiture par Selim. Je leur aurais bien dis de ne pas prévenir Tristan mais c'était un peu comme dire à un esclave volontaire adulant son maitre de lui mentir alors je n'ai rien dis. La comparaison peut sembler tordue voir déplacée mais c'est celle qui colle le mieux d'après moi.
J'ai embrassé ma mère, lui ai dis que j'avais passé un superbe après midi mais que j'avais une crise et que donc je rentrais plus tôt, elle m'a embrassé avec tendresse et m'a dit que j'avais bien fais. Je me suis enfermé dans ma chambre dans le noir, je me suis déshabillé, j'ai mis son tee-shirt et tout en respirant son odeur j'ai prié pour que malgré les informations que lui donneraient Reda et Selim il ne découvre pas ce qui c'était passé. Il y avait déjà bien assez de haine entre Jérémy et Tristan pas la peine de mêler Alexandre à tout ça et puis de toute manière je ne le reverrai plus jamais. C'est sur cette résolution et cet espoir que j'ai fermé les yeux laissant la BO de ma vie m'emporter loin de ce monde un moment « I don't feel the joy I don't feel the pain You were just a toy I am just insane »

Soudain Alexandre freina brusquement, me ramenant une fois de plus au présent. Oui, je ne m'étais pas tenu à ma résolution, j'avais continué à voir Alex qui s'était excusé et avec qui je m'entendais de mieux en mieux. Malgré ma culpabilité, les relances de Jérémy et le désaccord voir même l'interdiction de Ben je me suis autorisé à passer de bon moment avec un ami.
Ne reste-t-il personne sur cette Terre qui croit en l'amitié ? Et surtout en l'amitié entre une fille et un garçon ? Moi j'y crois. Et puis dans mon cas, je suis toujours sûr qu'il n'y aura jamais de mal entendu, car aucun homme ne m'aimera jamais d'amour mis à part un ange sorti de l'enfer que l'on a rebaptisé Tristan. Quand on accepte cela, l'amitié avec quelqu'un du sexe opposé devient beaucoup plus simple...enfin le plus souvent.

« -Excuse moi, je n'aurais pas du m'énerver, c'est stupide. » Il me prit la main en prononçant ces mots et je fus touchée de le voir si ébranlé. Je lui sourit avant de répondre : « Ne t'en fais, je sais bien que ça ne doit pas être facile pour toi de mentir à ton petit frère que tu adores et de devoir te cacher comme si tu trompais ta femme alors que tu es célibataire et fidèle ! » Il me regarda étonné et puis il explosa littéralement de rire. Je ne comprenais pas pourquoi mais j'étais soulagée et ravie de le voir détendu et heureux alors je ne dis rien jusqu'à ce qu'il se calme. Une fois que ce fût fait, il prit son téléphone et la seule chose que je compris à la conversation que se déroula en italien fut que c'était avec sa mère qu'il parlait. Lorsqu'il eu raccroché il semblait totalement apaisé et m'expliqua que Jérémy ne dormirais pas à la maison, que ses parents sortaient diner et que nous pouvions donc aller nous faire notre orgie de films d'horreur tranquille. Tranquillisée j'acquiesçais et nous reprîmes la route calmement. Il s'était mit à pleuvoir violemment et l'on distinguait à peine la route mais je n'étais nullement inquiète car j'adorais la pluie et j'avais toute confiance en Alexandre. Quand nous sommes arrivés chez lui, il me prêta sa veste pour me protéger en m'ouvrant la portière et nous nous précipitâmes à l'intérieur. A notre plus grande surprise, ces parents étaient là, assis à la table familiale du salon et à leur visage je senti de suite que cela n'annonçait rien de bon. Alexandre me demanda de monter me sécher et me changer dans sa chambre ce que je fis à contre cœur et la peur au ventre.
Je commençais à peine à me déshabiller que j'entendis des éclats de voix. Je ne comprends pas l'italien mais une dispute est une dispute quelque soit la langue et ça en été une. Je continuais cependant à me sécher et me changer, alors que les éclats de voix se faisaient plus forts comme si ils cherchaient à couvrir le bruit du tonnerre. Jamais je n'avais entendu les parents de Jérémy dans un tel état, jamais je n'aurais cru les entendre hurler si fort, mais ce fût la suite qui me surprit le plus. D'un seul coup les cris c'était calmés et Alexandre entra fou de rage dans sa chambre, il changea de jeans et de pull à une vitesse fulgurante avec sur le visage une expression de haine et de rage effroyable. Je ne l'avais jamais vu ainsi et je n'osais ouvrir la bouche, il prit un manteau à lui m'emmitoufla dedans pris son sac de sport et me tira par la main. En bas sa mère été en larme et son père essayait en vain de la consoler, je n'arrivais pas réaliser ce qui se passait autour de moi, je sentis les larmes couler sur mes joues et ma vue se brouiller, je pleurais et même si je ne savais pas pourquoi je senti que quelque chose venait de se déchirer cette nuit. Alexandre me fit monter dans la voiture et repris le volant avec toujours cette expression de rage et de haine sur le visage. Je n'osais pas lui demandais ce qui c'était passé, ce qui se passait là à l'instant, ce qui avais pu le mettre dans une telle rage, ce qui c'était produit pour qu'il laisse sa mère en larme sans se retourner. J'étais terrifiée, j'avais peur, non pas d'Alexandre, mais de la situation, j'avais peur pour lui, pour sa mère, pour toute cette famille, j'avais peur d'avoir encore détruit, peur de cette fille à problème que j'étais. Il venait d'entrer dans le garage de leur maison de la plage, je n'avais même pas senti qu'il roulait bien trop vite. Il ouvrit sa portière, puis la mienne et là Mademoiselle qui avait prit le relais a fondu en larme. J'ai pleuré pour ce que j'avais fais, ce qu'avais pu faire, ce que je n'ai pas fais et ce que j'aurais dû faire. Il me serra fort contre lui et nous restâmes comme ça dans ce garage jusqu'à ce que je me calme. Jusqu'à ce que ses caresses dans mes cheveux, ces mots imperceptibles et son corps contre le mien m'apaisent. Puis il me prit la main, ainsi que son sac de sport et nous entrâmes dans la maison. Il me fît m'asseoir sur le canapé, et sans un mot je le regardai faire du feu dans la cheminé, vérifiés que les portes était bien fermé, éteindre son portable et le mien, m'enlever son manteau trois fois trop long et me servir un chocolat chaud bien sucrée avec un verre d'eau et mon médicament pour maux de tête. Et à cet instant je me suis dis qu'il en savait beaucoup sur moi, des choses qui semblaient pour la plupart des gens insignifiantes mais qui avaient de l'importance pour moi et apparemment pour lui, alors j'ai souri.

Après avoir pris mon cachet et avalé deux gorgés de chocolat chaud je me décidais à lui demander :
« Alex, qu'est ce qui c'est passé ? Qu'est ce qui se passe ? » Il a soupiré puis s'est décidé à prendre la parole. « Mes parents n'apprécient pas le fait que l'on se voit alors que tu es l'ex copine de mon frère et la cause de son chagrin d'après ma mère. Ils m'ont demandé d'arrêter de te voir et puis » Je l'interrompis en me levant d'un coup pour me rapprocher de lui : « Mais tu aurais du dire oui ! Je veux dire ce n'est pas si grave ! Votre dispute était tellement violente tellement...ce n'est tout de même pas parce qu'on est amis ? Ce n'est pas encore de ma faute ? » Je sentais les larmes coulaient et malgré mon désir d'être forte je ne pu que céder à nouveau la place à Mademoiselle qui couru se recroqueviller dans un coin de canapé en pleurant.
Alexandre s'avança doucement et essaya de croiser mon regard mais je me balançais le regard dans le vide incapable de revenir à moi. J'étais loin, trop loin, il faisait sombre et froid pourtant je m'y sentais bien et je voulais y rester pour toujours au milieu des tombes et des arbres morts. Mais Alexandre cria si fort mon prénom en me secouant que je n'eus d'autre choix que celui de revenir.
« Liz regarde moi dans les yeux ! » Il tenait mon visage entre ses deux mains et me regardait droit dans les yeux. Il du sentir que j'étais revenu car il me lâcha et s'assit près de moi avant de prendre la parole.
« - Liz ce n'est pas parce que nous sommes amis que je me suis disputé avec mes parents. Je me suis disputait avec eux car ils refusaient de me comprendre. Tu sais la famille s'est sacré et encore plus en Italie, du moins chez les miens, rien ne doit jamais passé avant, rien. Je pense que tu comprends très bien vu que tu as les mêmes principes et que pour toi ta famille au sens large passe avant tout. Mais c'est stupide ! Tu vois Liz je pense aujourd'hui qu'il y a des choses qui passent avant, des choses qui passent avant tout. » Il marqua un silence, mais je ne dis rien, je sentais que ce n'était pas fini, je me suis contenté de me coller à lui et de poser ma main sur la sienne pour lui faire comprendre que je le soutenais et qu'il pouvait se confier à moi. Il me sourit et repris :
« -Tu vois Liz, tu es le genre de fille dont on ne pense pas tomber amoureux. Non pas que comme tu le penses tu ne sois pas jolie, sexy ou attirante. Non, c'est parce que on se sent tout de suite très bien avec toi. Une fille avec laquelle on veut sortir on se dit qu'il faut se comporter d'une certaine manière et lui montrer ces bons côtés et la fille en face fait de même alors que toi vu que tu es persuadée qu'il est impossible d'être attiré par toi ou de t'aimer alors tu es totalement toi-même et l'on peut se permettre d'être vraiment sois avec toi. Et en fait sans s'en rendre compte on tombe amoureux de toi. Un jour on se réveille, on à un déclic et tout devient clair et là on essaye de te le faire comprendre vu qu'il ne sert à rien de te le dire mais tu ne vois rien.
Tu passes ta vie a régler les problèmes de couples des autres, à former des couples, tu es la première à sentir qui est amoureux de qui mais lorsqu'il s'agit de toi tu ne vois absolument rien, du coup on a beau se rapprocher de plus en plus de toi, tu ne remarques rien mais il y a un jour où l'on craque et ce soir j'avais prévu de tout te dire, mes parents ont juste précipité les choses.
Ils ont comprit comme tous mes potes que j'étais amoureux de toi et ils m'ont demandaient d'arrêter de te voir et de passer à autre chose pour Jérémy, pour la famille et toutes les autres conneries qu'ont peut sortir. Ma mère, elle a dit des choses, elle a...je ne pourrais jamais lui pardonner comme je n'aurais jamais pu me pardonner de ne pas tout t'avouer ce soir comme je ne pourrais pas même si je le voulais vivre sans tout ces moments passés avec toi.
Liz je sais bien que tu ne crois pas un mot de ce que je te dis, que tu va sois m'en vouloir et me dire que je me fous de toi ou alors m'expliquer avec cette logique qui n'appartient qu'à toi que je pense être amoureux de toi mais que ce n'est pas le cas, que c'est impossible et que ça va passé ,mais Liz ça ne va pas passé. Je ne veux pas que ça passe de toute manière, alors même si je dois faire comme mon frère et les autres avant lui en m'accrochant des mois en te le prouvant en te l'exprimant en te le chantant s'il le faut je le ferais. Retiens juste de cette nuit que je t'aime, je t'aime d'amour, j'ai mis du temps à me décider mais maintenant que tu le sais je ferais tout ce que je peux pour que tu m'accordes une chance de te le prouver. »
J'étais bouleversée, mal, comme si j'avais la gueule de bois ou le mal de mer, j'étais perdue, j'étais déçue, j'étais émue. Je ne comprenais pas pourquoi. Pourquoi ça recommençait ? Bien sûr que je savais qu'il ne se moquait pas de moi, qu'il se croyait sincère mais je lui en voulais quand même, et je m'en voulais et dans le fond j'en voulais à la terre entière. Je ne pu retenir mes larmes, la journée avait été trop épuisante physiquement et moralement mais je refusais de laisser Mademoiselle s'en prendre encore plein la gueule. Au moment où je m'apprêtais à ouvrir la bouche sans réellement savoir ce que j'aillais dire il reprit la parole : « Écoute Liz, on va aller se coucher et demain je te ramènerai chez toi et là tu pourras réfléchir calmement et me sortir ce discours si bien rôdé que je connais par cœur. Je t'écouterai promis, mais sache que je ferai tout pour que tu m'accorde ma chance. En attendant je pense que tu devrais dormir. »
Il sorti de son sac de sport mes médicaments et mon somnifère et se dirigea vers la cuisine. Il m'expliqua qu'il avait pris des affaires de nuits et que je n'avais qu'à me changer dans la salle de bain pendant qu'il refaisait du chocolat chaud. Il grimaça quand il voulu m'indiquer la salle de bain et que je répondis que je savais où elle était.
Comme un automate j'enfilais la longue chemise noire d'Alexandre et après avoir bataillé pour faire tenir le pantalon je décidais que la chemise était bien assez longue. Il me cria dans les escaliers qu'il était à l'étage avec le chocolat et automatiquement je m'y suis dirigé. En montant les marches, j'essayais de réfléchir à ce qu'il fallait que je fasse pour lui faire comprendre qu'il se trompait mais rien ne me venait à l'esprit. Je m'apprêtais à ouvrir la chambre quand une main ferme se posa sur la poignée et sur ma main par la même occasion.
« -Tu ne comptes tout de même pas dormir dans le la chambre et le lit de Jérémy ? demanda t'il d'un ton sec
-C'est un automatisme, c'est la seule chambre que je connaisse ici. Répondis-je d'une voix faible
- Oui et bien il est temps que tu l'oublie ! Il serra ma main plus fort.
-Tu me fais mal Alex. »
Il relâcha la pression en bafouillant des excuses, puis il me prit la main et m'entraina vers la chambre au bout du couloir, je savais que c'était la sienne, Jérémy m'avait dis un jour que c'était la chambre de son frère sans plus de détails. Il me fit entrer, m'installa comme une poupée dans le lit et me posa la tasse de chocolat chaud sur la commode puis il s'assit sur un fauteuil près du lit et se sentant obligé de se justifier il m'expliqua qu'il savait que j'avais beaucoup de mal à dormir et que c'était encore pire seule et qu'il resterait sur le fauteuil en espérant que sa présence n'est pas d'effet négatif. Sa dernière phrase se voulait drôle mais elle était douloureuse à prononcer pour lui et étrangement douloureuse à entendre pour moi. Après avoir bu mon chocolat dans un silence de plomb et sous le regard gêné d'Alexandre je me décidais à lui demander s'il voulait bien dormir à côté de moi et non sur le fauteuil. Il rougit pour la première fois depuis que je le connaissais puis il accepta en balbutiant et se glissa dans le lit maladroitement évitant soigneusement de me toucher. Au bout de quelques minutes à ma grande surprise il se serra contre moi en me prenant dans ces bras et me murmura un « je t'aime ». J'aurai dû faire quelque choses, j'aurais dû m'éloigner, dormir ailleurs mais que je le veuille ou non ses mots m'avaient touchés et sa présence m'apaisait. Et comme pour le prouver moi l'insomniaque de service je trouvais le sommeil rapidement et sans angoisse. Il est évidement que jamais je n'oublierai ce soir là ni toutes les choses que cette déclaration entraina.
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MessageSujet: Re: [Nouvelle] - Autobiographie d'une schizophrène ou les délires d'un cerveau tordu - PG   Jeu 12 Aoû 2010 - 23:41

Tout les écrit on leurs places sur se forum ..... pas de discrimination !!


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MessageSujet: Re: [Nouvelle] - Autobiographie d'une schizophrène ou les délires d'un cerveau tordu - PG   Ven 13 Aoû 2010 - 0:23

Tous les écrits ont leur place sur ce forum et ton texte est tout simplement magnifique!!! bravo :mangacontant: Alors oui il a sa place et largement, et n'en doute jamais!!! :mangayoupi.:

Maintenant, j'espère que tu continueras ton histoire parce que si c'est une thérapie pour toi que d'écrire, c'est vraiment un plaisir pour nous que de te lire!!! :mangarire: :lasuitee!!.: :moij'envuexen


Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage (S. Guitry)
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MessageSujet: Re: [Nouvelle] - Autobiographie d'une schizophrène ou les délires d'un cerveau tordu - PG   Ven 13 Aoû 2010 - 14:23

:mangagéné: :mangagéné: :mangagéné: Merci...je vais poster le reste alors, même si ce n'est pas vraiment une suite. C'est des passages de vie pas forcément dans l'ordre!
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MessageSujet: Autobiographie d'une schizophrène ou les délires d'un cerveau tordu (moment2)   Sam 21 Aoû 2010 - 14:05

Jérémy



« Entre toi et les placards c'est quand même une belle histoire ! » Cette phrase aurait pu me faire rire, mais à l'époque elle m'a juste énervée et tout de suite j'ai eu cette incroyable envie de broyer la mâchoire de cet imbécile qui rigolait de sa blague pourrie. J'allais le détruire là sur place, l'achever d'une phrase et lui cracher mon venin directement dans les veines. Il allait souffrir et en crever. Voilà ce à quoi je pensais en le foudroyant du regard, mais Ben dans excès de bonté décida de sauver ce crétin en passant rapidement ses bras autour de ma taille et en m'éloignant de manière tendre mais ferme du petit groupe. Pourquoi mon meilleur ami avait décidé d'épargner le sort de cette limace rampante je n'en sais rien, ce qui es sûr c'est que seul lui été capable de savoir le moment où la vipère en moi se réveillait et donc de l'intercepter avant qu'elle ne cause de dégâts.
Pourquoi une phrase telle que celle-ci m'avait à ce point affectée ? Et bien je pourrais mettre cela sur le dos de ma claustrophobie, de mes angoisses ou autres mais dans le fond cette phrase me ramenait à pas mal de moments de ma vie et notamment à Jérémy.

Je savais très peu de choses à l'époque sur ce jeune homme, je savais qu'il été le seul ami de Tristan et rien que pour ça ce mec m'épatait. Le terme « ami » est peut être un peu fort je le concède. C'était plutôt la seule personne que Tristan considérait comme autre chose qu'un "mec" et qu'il n'avait rien à voir avec les idiots qui le collaient en toute circonstance et que je nommais "ses hommes de mains" Apparemment les deux jeunes hommes se connaissaient avant de se retrouver dans notre groupe, mais je n'avais jamais cherché à en savoir plus. Pour être honnête Jérémy m'horripilait.

Au début il m'était totalement indifférent, on se prêtait peu d'attention et je ne cherchais pas vraiment à en apprendre plus sur lui. Peu à peu nous avons dû passer plus de temps ensemble pour des raisons que je ne pourrais vous expliquer et qui dans le fond ne changent rien à l'affaire. Et c'est au fur et à mesure de ces moments où j'étais contrainte de passer du temps avec lui que j'ai commencé à avoir des envies de meurtres à son égard. Je ne supportais pas son sourire qui me donnait l'impression qu'il se foutait de moi, ni son regard insistant et sûr de lui, cette manière de détailler chaque partie de moi comme s'il était un détecteur d'arme dans un aéroport ou un lycée américain.
Ne lui avait-on jamais appris qu'il était impoli de fixer ainsi les gens ? Et toutes ces attentions à mon égard, toutes ces précautions comme si j'étais une poupée de porcelaine, ça me rendait dingue. J'avais le sentiment qu'il n'était pas sincère, qu'il cachait quelque chose, qu'il était « trop » pour être honnête. Concrètement je n'avais rien à lui reprocher, mais à ses côtés je bouillonnais de rage et plus il se montrait gentil plus je me montrais horrible, une véritable garce en toute circonstance.

Une nuit, alors que nous avions fini, que nous étions enfin libre de profiter des quelques heures qu'il nous restaient avait le lever du jour il tenu absolument à m'accompagner jusqu'au lieu de mon rendez-vous avec les filles. Ce fût comme le veut l'expression, la goutte d'eau qui fît déborder le vase. Ceux sont souvent ce genre de gouttes qui font tout basculer, ce genre de petites choses qui en annoncent de plus grandes, de plus graves, de plus irréversibles.
« -Tu n'en as pas assez de ce jeu stupide ? Explosais-je
-Pardon ? Je lui aurais dis que la terre était plate il aurait semblé moins surpris qu'à cet instant! Comprenait-il que je le haïssais?
-Je ne te supporte pas ! Continuais-je de plus en plus énervée
- Oui je sais bien, mais je veux juste t'accompagner histoire qu'il ne t'arrive rien. Me dit-il avec ce sourire qui me rendait malade. Il ajouta même pour enfoncer le clou
- Si tu veux je peux marcher derrière toi, ça ne me gêne pas !
Cette fois-ci il allait trop loin, j'étais bien décidée à régler cette affaire ce soir. Je repris donc le plus calmement possible, en marquant bien chaque mot, virgule et point d'exclamation comme si je m'adressais à une huître ou tous autres mollusques du genre.
-Jérémy, pourquoi tu fais ça ?
Il me regarda comme si je venais de demander à un gamin de CP de me résoudre une équation de génie et je vis dans ces yeux exactement ce que je supposais. Je mis donc fin à son silence et continuais sur ma lancée.
-Tu vois tu ne sais même pas répondre à une question aussi simple ! Je vois bien que ce n'est pas dans tes habitudes d'être aussi prévenant pour ne pas dire collant avec les filles alors pourquoi ai-je le droit à ce traitement de faveur ? Tu es comme les autres n'est ce pas ?
Il semblait plongé dans une abîme totale et je voyais clairement qu'il était totalement paumé et que lui-même ne s'était pas posé ce genre de questions. Il réussi quand même à se reprendre légèrement.
- Comme les autres ? Quels autres ?
-Tu fais ça parce que tu as peur? Lui demandais-je sans répondre à ses questions. Il répondit péniblement l'air toujours aussi perdu
- Mais peur de quoi ? Cette fois ci j'étais totalement à bout et je laissais ma colère éclater.
- Mais putain Jérémy tu es un robot ? Un Idiot ? Ou un excellent comédien ? Comme réponse il se contenta d'un simple :
- Je ne vois pas de quoi tu parles. Pourquoi tu es énervée, je suis gentil avec toi non ? Je dû vraiment me faire violence pour ne pas l'achever sur place.
-Non justement tu n'es pas gentil tu es faux ! Tu entends ? Faux ! Il s'énerva légèrement et répondis d'un ton plus sûr
-Ce n'est pas parce que tu ne m'aimes pas que je suis obligé d'être insupportable! Je suis de nature gentille même avec les garces comme toi !
Je répliquais ravie qu'il se réveille enfin
-Ah oui ? OK, d'accord....Combien de sucre dans mon café ? Il répondit du tac au tac
- Deux ! Je repris encore plus vite
- Dans celui d'Anaïs ? De Viviane ? De Réda ? Je crois qu'il se surprit lui-même à cet instant, il me répondu confus
- Heu..J'en sais rien ...mais bon je leur ais presque jamais servi de café contrairement à toi ! Et c'est quoi ces questions à la con ? S'emporta-t-il finalement.
- Jérémy tu connais tout ou presque ce qu'il y a à savoir sur moi et uniquement sur moi. Tu es du genre distant et peu bavard mais avec moi il faudrait presque te bâillonner! Tu ne te soucis de personne particulièrement mais avec moi tu te comporte en Saint Bernard! Mais tu vois, chaque geste, chaque mot, trahi que c'est la première fois que tu es aussi gentil, voila pourquoi je te dis que tu es faux. Tu joues un rôle et ça m'exaspère, je déteste les hypocrites qu'ils soient bons acteurs ou pas ! »
Il sembla réellement touché voir choqué par ce que je venais de lui dire et il s'assit sur le rebord en pierre qui séparait le trottoir de la plage, il balbutia comme perdu dans ses pensées
« -Je...c'est vrai.... Mais pourquoi ?
Il me regarda droit dans les yeux et je fus surprise de n'y voir aucune peur, colère, angoisse ou tout ce que j'avais vu jusque là dans les yeux des « autres ». Son regard me transperça et me toucha réellement. Je senti toute la sincérité et la sensibilité qui se dégageait de ce jeune homme à qui je menais la vie dure depuis un petit bout de temps.
Une fois la surprise et la culpabilité passées je me sentis soudain soulagée, comme allégée d'un énorme poids et j'éclatais de rire, un rire sincère, ni moqueur, ni narquois, juste un rire de bien être. Il me regarda ne sachant pas je pense si je me moquais de lui ou si je m'apprêtais à l'attaquer de nouveau. Je m'assis donc près de lui pour le rassurer et lui dis d'un air sincère.
-Merci. Il ne sembla pas comprendre mon soudain changement d'attitude, je continuais donc sur ma lancée.
-Je croyais que tu avais peur de Tristan et que c'est pour ça que tu faisais tout ça. Il ne me laissa pas finir
-Peur de Tristan ? Demanda-t-il ébahi.
-Oui peur de Tristan. Tu sais tous les types qui gravitent autour de lui ont peur de lui, ils se comportent tous avec moi gentiment, poliment et ...Je veux dire qu'aucun d'eux n'est sincère, aucun d'eux ne pense réellement à moi, et surtout aux sentiments de Tristan. Ils ne pensent qu'à eux et quand j'ai vu la manière dont tu te comportais avec moi, j'ai cru que toi aussi tu avais peur de Tristan, que tu n'étais qu'un "homme de main" et non un pote et ça m'a rendu dingue.Voilà pourquoi je ne te supportais pas.
Un léger vent frais vint se prendre dans mes cheveux et ma robe et je soupirais de plaisir. Toute la tension accumulée avait disparu et toute mon animosité envers Jérémy aussi, c'était un ami, un vrai. Je mis fin au silence qui avait suivi ma révélation
-Ne t'en fais, je ferai comme si je ne savais rien ! N'empêche tu as une super mémoire pour retenir autant d'information en si peu de temps ! Surtout que connaissant Tristan il a dû te filer une liste de deux cent pages !
-Une liste ? répondit-il. Je suis désolé mais Tristan ne m'a pas donné de liste à ton sujet, en fait quand il a sût qu'on serait amené à passer du temps ensemble il m'a juste jeté un regard que certains diront méprisant mais qui n'en n'est rien. Ce regard est celui que portent les gens qui n'attachent d'importance à rien ni personne ou presque sur le reste du monde. Tu avais raison quand tu as dis que ce n'est pas dans mes habitudes de prendre soin des autres. Le regard de Tristan et le même que le mien, en plus dur, en plus froid, en plus séduisant mais c'est le même.

Il avait un air si grave, si dur et en même temps si perdu à cet instant que même si je l'avais voulu je n'aurais pas pu douter de lui. Et puis ce regard dont-il parlait, maintenant il me revenait en plein dans la gueule, le même que Tristan c'est vrai. Comment n'avais-je rien pu voir alors que dans le fond Jérémy ne s'en cachait pas? Peut être que trop occupée à le détester j'ai oublié de le regarder, de lui prêtais de l'attention et de lui accorder du temps ? Je compris ce soir là un peu mieux ce qui reliait un être comme Tristan à Jérémy et même si aucun des deux jamais n'utilisaient ce mot j'étais à cette seconde persuadée que c'était bien plus que ce regard, qu'il ne pouvait pas n'y avoir que ça et que forcément ce lien était de l'amitié. Il fallait qu'ils s'en rendent compte, il fallait au moins que l'un d'eux le comprennent, je repris donc avec douceur et sincérité.
-C'est encore mieux s'il n'y a pas de liste alors.
Jérémy me regarda de nouveau surpris et je vis dans ces yeux qu'il attendait que je développe plus en détails, ce que je fis de suite.
-Tristan n'a même pas eu à te demander quoique ce soit à mon sujet, tu l'a fais par toi-même et même si c'était maladroit et que j'ai été une vrai salope avec toi et bien tu as quand même tenu bon. Non pas parce que tu avais peur de Tristan ou parce qu'il te l'avait demandé mais parce que tu as su déceler le lien qui l'unit à moi et l'affection que nous avons l'un pour l'autre. Le fait que tu ais cherché à veiller sur moi bien que tu n'en ais pas l'habitude prouve que tu tiens énormément à Tristan.
Ce regard qu'il t'a jeté, il y avait peu être plus que ce que tu as cru y voir et inconsciemment tu as compris ce qui se cachait derrière le glacier gris-bleu de Tristan. Et je pense que cela ne prouve pas uniquement que vous avez des points communs, je pense que ça prouve surtout que vous êtes amis et que même si c'est une première il va falloir vous y faire !

Il semblait hésitait entre perplexité et surprise. Je me levais d'un bond et le tirais par la main pour qu'il fasse de même, ce qu'il fit machinalement. J'attendis quelques secondes qu'il revienne dans notre monde et lorsque ce fut le cas il se contenta d'un :
-Peut être. Je n'en sais rien.
Je lui souris, sincèrement attendri par cette moue d'enfant adorable que je ne lui avais encore jamais vu et je tentais de le rassurer.
-Ne t'en fais pas ! Tu sais c'est normal. Découvrir l'amitié pour la première fois c'est comme un premier amour !
Il me regarda comme si je venais de sortir une absurdité énorme et je ris de nouveau tout en tentant de lui expliquer la raison pour ne pas le vexer.
-En fait tu as beaucoup de points communs avec Tristan c'est sûr ! Fallait voir ta tête quand j'ai prononcé le mot « amitié » ou pire « amour » c'était vraiment trop drôle ! Je suis sûre que tu aurais payé cher pour voir elle de Tristan non ?
Je réussis enfin à le faire sourire et même si je devinais qu'il n'était pas totalement à l'aise je sentis qu'il s'était détendu, j'en déduis donc que c'était le moment de reprendre les choses de manière plus civilisée. Je lui tendis donc la main et me présenta :
- Et bien Jérémy moi c'est Liz, j'ai été une abominable garce avec toi mais je t'assure que je ne suis pas « que » ça ! Et vu que tu en sais beaucoup sur moi je pense qu'il va falloir rééquilibrer les choses en me parlant de toi ! Qu'est ce que tu en penses ? Si on apprenait à se connaitre de manière plus conventionnelle ?
- Et bien disons que je vais prendre ça comme une expérience qui pourrait s'avérer intéressante ! Répondit-il en me serrant la main. Nous reprîmes la route cette fois ci l'un à côté de l'autre.
-Ce qui est sûr c'est que tu vas en baver ! Rétorquais-je
- Je croyais que tu n'étais pas uniquement une abominable garce ? Il avait apparemment retrouvé toute sa contenance et ce qui allais avec. J'ajoutais en pesant bien mes mots
- Oui mais qu'est ce qu'il y a de pire pour toi et Tristan ? Une abominable garce ou un pot de colle avide de gros câlins et de bisous ? Il stoppa net
-Et si on se contentait de se dire des horreurs ?
- Désolée mais il est déjà trop tard ! Je t'aime bien maintenant ! »

C'est ainsi que débuta ma découverte de la réelle personnalité de Jérémy. Il n'était pas si asocial que Tristan et n'avait pas son lourd passé et ses blessures. Dans le fond peu de point communs les rassemblaient a part cette impression que le reste du monde n'est d'aucune utilité, qu'il n'y a pas d'intérêt à partager avec les autres plus que le strict minimum qu'oblige la vie en société. Mais Jérémy aimait sa mère, son père, son grand frère, il avait un foyer uni auquel il tenait il fut donc quand même plus simple de lui montrer l'intérêt de partager des moments avec des êtres chers autres que les membres de sa famille. Tristan avait peur de s'attacher, d'être abandonné et je savais pourquoi, je comprenais. Dans le cas de Jérémy ça restais un mystère et je me dis que c'était juste un trait de caractère, que ça faisait parti de lui et que le but de toute façon n'était pas de faire de lui un autre, mais juste de l'empêcher de se refermer totalement. Et le succès fut vite au rendez vous! Il s'intégra beaucoup mieux au groupe, devint plus ouvert, en fait il dévoila une partie de lui qu'il avait caché jusque là sans même s'en rendre compte. Malgré cela, quelque chose me chiffonnait toujours, il avait beau trainer avec pas mal de potes et sortir avec de très jolies filles il n'avait jamais aucun lien émotionnel avec ces personnes, aucune attache profonde, tendresse, affection, amour, peur de les perdre, rien qui puisse trahir un désir d'attache. Peut-être n'en avait-il réellement pas le besoin ni l'envie ?
Mais ce qui me tracassait vraiment c'était sa relation avec Tristan. Les deux se parlaient de moins en moins, et Tristan se comportait avec Jérémy comme avec les autres membre du groupe,avec donc une totale indifférence. Quand à Jérémy, s'il avait fait des efforts auprès de la plupart des membres de la bande, il n'avait rien tenté avec Tristan ce qui en plus de m'inquiéter et de me faire de la peine me laissé perplexe.

J'étais tout de même soulagée de ne plus haïr Jérémy et d'apprécier les moments certes obligatoires mais agréables que nous passions ensemble. Notre relation été basée je pense sur le rire et la provocation. Toujours chercher ce qui ferait enrager l'autre, ce qui le mettrais dans une situation embarrassante ou grotesque, ou encore à se faire des blagues stupides et se lancer des « cap ou pas cap » délirants. Puis peu à peu nous avons aussi commencé à nous confier l'un à l'autre en tissant peu à peu de solides bases pour une amitié originale.
On ne passait pas tant de temps que ça ensemble! En effet, je devais diviser mon temps lorsque nous n'étions pas en groupe entre Tristan, Ben qui détestait mes autres amis,me répétant sans cesse que bientôt je les ferais passer avant lui et le pire ennemi de Tristan, Adrien.
Mais les moments passés avec Jérémy étaient de plus en plus délirants et agréables et rapidement nous réussîmes à rattraper le temps perdu et même si je peux dire à le devancer.

Je n'en oubliai pas pour autant mon désir de rapprochement entre Tristan et Jérémy, mais jamais l'un ne faisait mention de l'autre. La seule fois fut lorsque Tristan me dit que d'après ce qu'il avait entendu je m'entendais super bien avec Jérémy. Je maudis Reda et les autres qui passaient leur temps à rapporter mes moindres fait et gestes mais malgré tout je me dis que c'était peu être l'occasion d'aborder le sujet. Je répondis donc à Tristan que Jérémy était assez sympa mais que enfin je comprenais ce qui faisait d'eux des amis. Il tillât sur le terme ami et me précisa qu'il n'avait pas d'ami et Jérémy non plus, qu'ils avaient juste du respect l'un pour l'autre, un minimum de confiance et que « mon nouvel ami » avait une dette envers lui. Pas besoin d'aller plus loin, je connaissais trop bien Tristan pour chercher à en savoir plus et de toute façon je fus déjà bien assez surprise qu'il m'en dise autant. Je fis donc un essaie un soir avec Jérémy et la seule façon pour moi d'être sûre qu'il n'éluderait pas la question fut de lui demander s'il était cap de me parler de sa relation avec Tristan. Le sujet ne l'enchantai guère :
« -Putain sérieux tu fais chier ! C'est vachement perso comme question ! Évidement il essaya d'esquiver mais je ne le laissai pas faire.
-Tu veux que je te fasse la liste de toutes les questions personnelles que tu m'as posé avec ce système de cap ou pas cap que TU as proposé ?
- Tu imagine si je te disais que ton mec et moi on s'est envoyé en l'air ? Tu ferais quoi ? Sérieux tu ne devrais pas poser ce genre de question ! »
Je détestais quand il prenait ce ton pour parler de Tristan, c'était toujours très agaçant pour moi qu'on le qualifie uniquement par « ton mec », »ton blond » même si on l'avait affublé de ces termes stupides bien avant que l'on ne sorte ensemble. Et puis Tristan et moi c'était tellement compliqué, complexe, long, douloureux et dingue que ça ne pouvait pas se résumer à « ton mec » Jérémy le savait très bien, il savait même je dirais bien trop chose à propos de Tristan et moi, certaines que je lui avais dites et d'autres dont j'ignorais la source à l'époque. Il dû sentir que sa réaction m'avais énervée car il reprit assez vite
« -Ok Cap ! De toute façon je suis cap de tout moi et je t'aurais prévenu...Alors que dire sur notre incroyable relation ? On n'est pas amis, on n'a pas d'amis, on a certain point communs même si je suis plus doué que lui dans pas mal de domaines, d'ailleurs si tu veux je te fais une démo de suite !
Après s'être pris mon genou dans le ventre il reprit avec le même sourire.
-On se respecte, ce qui ne veut pas dire qu'on s'apprécie, pour être honnête en ce moment il me tape carrément sur le système !Quoi d'autre...? Ah oui, je lui en dois une, non en fait je lui dois pas mal de choses mais on se contente de dire que j'ai une dette envers lui. Sinon que dire de plus sur notre palpitante relation...?On à des gouts musicaux en commun, du moins c'était le cas à l'époque et je pense qu'on doit en avoir bien plus qu'on ne le pense.
Il s'arrêta un instant comme s'il réfléchissait puis il repris avec son sourire si particulier.
-Ah et une dernière chose, arrête de te remettre avec lui à chaque fois que vous rompez, enfin je veux dire que tu le largues et qu'il revient pleurnichant comme »
Je ne lui laissai pas le temps de continuer, j'ouvris la portière de la voiture en lui lançant un « enfoiré » au passage. Il me rattrapa rapidement par le bras
-Attend, attend. Ok j'ai été con, je m'excuse, tu sais j'ai encore des traumatismes de mon époque « enfoiré » comme tu viens de le souligner.
Je n'étais pas décidée à le laisser s'en sortir si facilement
-Non tu ES toujours un enfoiré ! Tu sais parfaitement que Tristan et moi avons rompu il y a plusieurs semaines et tu t'amuses à retourner le couteau dans la plaie ! Et puis tu peux bien te moquer de lui mais tu ne lui arrive pas à la cheville ! Tu n'as pas de couilles! Tu te contente de te laisser porter, tu n'as pas de but, pas d'ambition rien ! C'est bien beau de trainer avec des sois disant potes et de se faire des filles mais est ce qu'un jour tu seras capable de t'attacher à quelqu'un ? D'être prêt à souffrir, à te battre à aimer ? Tu te moque de Tristan mais au moins lui je suis sûre qu'il a un cœur ! Vous n'avez en fait rien en commun et rien que le fait de t'entendre te comparer à lui ou imaginer que j'ai pu croire que vous ayez des points communs me donne envie de vomir ! Lorsque tu seras capable de vouloir réellement quelque chose dans la vie et de te battre pour l'avoir, lorsque tu sauras te servir de ton cœur si un jour évidement tu en es capable alors préviens moi en attendant je ne veux plus te voir ! " Je me dégageais le bras prête à partir mais folle de rage et de déception je me tournais une dernière fois vers lui
"-Tu vois malgré tout ce qu'on a pu me dire sur toi et bien j'ai cru en toi! J'étais vraiment ravie de voir tes progrès, je pensais que tu étais quelqu'un qui en valait la peine mais faut croire que je me suis trompé ! Tu t'es bien amusé avec moi c'est bon ? J'espère parce que là tu va devoir te trouver une autre conne ! »
Et je suis partie folle de rage, de rage contre lui qui m'avait manipulé, de rage contre moi qui m'étais encore fais avoir, et puis j'étais tellement déçue, tellement mal. Je voulais voir Tristan, lui dire qu'il n'avait rien avoir avec Jérémy, que j'étais désolée d'avoir cru que c'était quelqu'un de bien, je me sentais monstrueuse, j'avais le sentiment de l'avoir trahi et je voulais m'excuser, m'excuser encore une fois d'être moi. Mais je savais bien que s'il me voyait dans cet état ça n'arrangerai rien, et puis je n'avais pas la force de lui faire face, je n'aurais pas pu résister, j'étais trop faible, toujours trop faible.

Heureusement Ben lui était toujours là pour moi, je pu me blottir contre lui, pleurer, et tout lui dire, tout ce qu'il ne savait pas, ce qui se limitait à cet incident. Je dû bien sûr le retenir d'aller trouver Jérémy et lui assurer de nouveau qu'il n'y été pour rien, que même si depuis toujours il veillait sur moi, je devais aussi être capable d'assumer mes conneries et que perde son temps avec Jérémy n'avait pas de sens. Après tout c'était moi la conne de l'histoire non ? Je préférais qu'il reste avec moi, je ne voulais que son affection, sa tendresse, ses câlins et ses bras que je savais sincères. Je voulais juste m'endormir au petit matin contre Ben après une orgie de sucrerie et de larmes. Et c'est exactement ce que j'ai fais.

C'est assez incroyable que je me souvienne aussi bien de ces événements, des mots dits, des phrases échangées, des détails, des odeurs, des douleurs et des joies ressenties. J'ai la sensation que c'était hier, alors que je me souviens à peine de ce que j'ai mangé au petit déjeuner ou de ce que j'ai regardé à la télévision. Je me souviens pourtant parfaitement. Le réveil fut difficile mais agréable et doux dans les bras de Ben. Pourtant dès que les événements de la veille me revinrent en mémoire je descendis de suite de mon nuage de tendresse pour m'enfoncer à nouveau dans la colère et la peine. Comment avais-je pu être aussi stupide ? Moi qui me vantais de toujours bien cerner les gens et bien je m'étais vraiment bien fais avoir par Jérémy ! Quelle conne ! Je m'en voulais tellement, bien plus qu'à cet abruti ! Les vacances prenaient vraiment une drôle de tournure, déjà qu'éviter Tristan n'étais pas une chose simple pour moi, mais l'idée de devoir en plus passer du temps avec cet enfoiré de Jérémy m'achevait totalement ! Je n'eus pas trop le temps de m'apitoyer sur mon sors, Ben débarqua avec un énorme plateau qui ressemblait plus à un dîner pour dix qu'à un petit déjeuner ! Je ne pu m'empêcher de sourire tendrement, et d'ébouriffé ses cheveux que tout fan de mangas, dont moi lui enviaient.
S'il n'était pas, si toutes ces années il n'avait pas été là....je préférais ne pas m'attarder sur des pensées aussi stupide et douloureuse et j'essayais de prendre un air joyeux.
« -Tu ne serais pas en train de vouloir me faire croire que tu va bien ?
Demanda Ben en me regardant l'air faussement vexé. C'est vrai qu'il était impossible que je lui cache quoique ce soit, alors à quoi bon faire semblant avec la seule personne qui me permettait d'être moi-même ? Je soupirais un instant avant de me lancer
« -Je me sens tellement conne et en colère !
-A propose de ? Du fait que tu cherches toujours à trouver le meilleur même chez les pires pourris ? Que tu t'attaches et donne tout de toi à des gens qui n'en valent pas la peine ? Que tu ne sors qu'avec des abrutis aux vies chaotiques et déréglées ? Que tu n'as quasiment que des amis qui en plus d'être presque tous des mecs sont sans arrêt accrochés à toi comme un nourrisson à son doudou ? Que tu as envie d'aider la terre entière voir même les autres planètes si tu le pouvais ? »
Rho pourquoi fallait-il toujours qu'il me sorte les mêmes choses avec le même air moqueur ? Je finis mon verre de jus d'orange et fis semblant de bouder. Il rit en posant le tableau sur la table basse pour se rapprocher de moi et de pris dans ses bras.
« -Mais enfin ma puce tu sais bien que je te taquine ! Évidement que de te voir te démener autant pour des gens qui n'en valent pas forcément la peine ne me plait pas, et oui je déteste tes amis et j'ai du mal avec les mecs que tu te trouves qui pour moi ne te mérites vraiment pas malgré leurs physiques de jeunes premiers ou leurs côtés mauvais garçons torturés en quête de rédemption. Mais tu n'as rien à te reprocher, tu es comme ça ! Tu ne changeras pas ! J'ai l'espoir que tu balances la brochette de sangsues qui t'entourent mais sinon je ne veux pas que tu changes ! Je n'ai pas envie que tu arrête d'être une chieuse super romantique, que tu arrête de te balader seule dans des coins malfamés juste pour voler au secours d'un ami, ni que tu arrête de pleurer devant les drames des informations ou des documentaires, ou que tu arrête de te jeter dans une bagarre sans réfléchir si on touche à ta « famille ». Tu es comme ça, tu es mon petit ange schizophrène, chiant, bien trop sensible et qui s'est entourée d'une énorme carapace parce que ton inutile de moitié n'a pas pu te protéger. » Je l'interrompis de suite les larmes aux yeux.
« - Ben putain quand est ce que tu va arrêter de te sentir coupable de tout ce qui m'est arrivé? Tu n'y es pour rien ! Rien du tout ! Tu m'as toujours protégé, tu as toujours pris soin de moi et jamais je n'aurais pu m'en sortir sans toi ! Oui tu es ma moitié et on doit veiller l'un sur l'autre mais tu ne peux pas te rendre responsable de choses qui sont arrivés à plus de deux miles kilomètre de toi ! Et même si c'était à deux pas de chez toi tu n'y serais pour rien ! Tu m'entends ? »
Je ne supportais pas lorsqu'il abordait ces sujets, je ne supportais pas de le voir lui si fort et fier pleurer devant moi en me demandant pardon alors qu'il était la plus belle rencontre de ma vie, alors qu'il était seul à avoir su, à avoir pu me connaitre, me découvrir, m'aimer et me garder en paix et sereine. Je n'en puis plu, submergé par trop d'émotions contenues depuis des mois j'éclatais en larme aussi avec encore une fois cette horrible impression qui ne me quitte jamais : les gens que j'aime seraient tellement plus heureux loin de moi. Je finissais toujours par tout détruire et blesser et j'avais beau tout essayer ça finissait toujours mal.

Combien de temps avions nous passé l'un contre l'autre à sécher nos larmes, nous enlacer, nous consoler ? Je n'en sais rien, ce dont je me souviens c'est la sonnerie de mon portable, une chanson qui correspondait parfaitement à Mathias, je souris un moment en attendant le refrain, Mat savait que je ne répondais pas avant « Puisqu'il faut choisir, à mots doux je peux le dire sans contrefaçon je suis un garçon et pour un empire je ne veux me dévêtir puisque sans contrefaçon je suis un garçon. »
La conversation ne s'éternisa pas contrairement à d'habitude, Mat avait apparemment besoin de moi, un « j'arrive » mis fin à notre court échange. Ben soupira
« Encore une mission pour l'agent L ? Plaisanta-t-il
-Mat avais l'air vraiment mal, il m'a juste dis je suis à la maison, j'ai besoin de toi.
-Mais c'est où « la maison » ? Il y en a des tonnes de maison ici ! C'est dingue que vous compreniez toujours tout quand vous communiquez, vous n'êtes pas un groupe mais une secte ! S'exclama Ben
-On mon cœur On ! Tu fais partie de la secte aussi en tant que moitié officielle ! Ajoutais-je pour le taquiner mais aussi pour insister sur le fait qu'il avait totalement sa place dans la bande.
-Ouai bein dans ce cas je viens avec toi ! » Je tentais de l'en dissuader mais il était presque aussi têtu que moi, nous prîmes donc la route pour retrouver Mathias, le ventre vide et limite en pyjama.
Je me doute bien qu'à ce stade vous vous demandez « Mais quel rapport avec le placard ? », je comprends mais ne vous en faites pas, on y arrive.
Sans le vouloir, Matthias allais déclencher une série d'événements dont personne n'aurait pu se douter.
Son problème était son père. Vous direz rien d'original, mais en fait quand on nous connaît si. Ce que voulais Mat c'était que son père se casse, qu'il accepte le divorce en laissant une belle somme à sa mère et une pension alimentaire et surtout qu'il se casse de leurs vies !
Comment y parvenir ? Toucher à la seule chose qui compte pour son « père » lui, lui et encore lui. Et ce « lui » englobe son image, sa réputation, son boulot bref LUI ! Monsieur avait deux pièces uniquement à lui, son bureau toujours verrouillé et ce qu'il appelait « sa bibliothèque », assez comique pour un homme qui méprisait les écrivains et toute autre forme d'art ! Bref il cachait beaucoup de choses et ce que voulais Mat c'était trouver ce qui ferait peur à son père, très peur même. Bref on peut résumer en utilisant le terme « monnaie d'échange » ou encore « chantage »
Pourquoi moi ? Parce que je suis prête à tout et beaucoup plus, parce que je suis folle, parce que j'ai déjà détruis une vie..Oui je sais là ça fais trop ! Alors contentent-nous de dire que cette partie n'est qu'un ramassis de conneries visant à amener à l'incident du placard ! Et puis qui a dis que ce texte était une confession ? Vous connaissez une Liz vous ? Moi non plus...
Passons, et si vous voulez passez totalement en vous arrêtant là.

La décision été prise: dans quinze jour alors que le charmant père de famille serait en voyage d'affaire, entendez par là au bout du monde avec une de ses maîtresse nous irions faire dodo chez Matt et lorsque sa mère serait couchée et bien nous il faut bien le dire, nous allions fouiller et subtiliser en entrant par effraction dans deux pièces d'une maison presque inconnue. Du moins c'est ce que nous avions prévu. Pourquoi ne pas prévenir la mère et faire ça avec son accord et son aide ? Parce que généralement les types comme le père de Mat ont des épouses gentilles, assez soumises, craintives et effacées.
Ce jour là après la mise au point rapide, une sorte de premier jet d'un plan avec Mat j'appris que Jérémy avait disparu et tout naturellement on me demanda où il était. Ben prit la parole à une vitesse fulgurante pour expliquer d'une manière incroyablement convaincante que c'était pour raisons personnelles et que je ne pouvais révéler ce qu'il m'avait confié. Bluffant ! Un point commun de plus entre ma moitié et moi, nous sommes incapables de mentir à des gens qu'on aime mais des inconnus ou des gens que nous n'aimons pas alors là le mensonge devient carrément un art que nous maitrisons à merveille ! Ben savait que je n'aurais pas pu mentir à Matt, il l'avais donc fait pour moi ! Pour une fois je fus ravie que mon meilleur ami déteste la quasi majorité des mes amis !
Je fus assez surprise que Jérémy ne se soit pas vengé ou qu'il n'ait pas fait plus de bruit mais je me dis que sa fuite été en accord avec l'image que j'avais de lui à présent, c'était un lâche. Évidement j'avais encore une longue liste d'adjectifs bien moins polis mais je vais vous passer les détails.
En sortant j'avais un super sourire, débarrassé de Jérémy, bientôt débarrassé du père de Matt, un début de soirée avec une très belle lune et une nuit en boite « entre filles » après un dîner en groupe, que du bonheur ! Je ne me doutais pas alors de ce qui m'attendait.

Les quinze jours passèrent vite et qu'elle fut ma surprise en arrivant au point de rendez-vous de tomber sur Jérémy, le sourire au lèvre et l'air sur de lui . Je n'eus pas le temps d'ouvrir la bouche, Matt ravie de me voir, m'expliqua que Jérémy s'était tout de suite porté volontaire pour nous aider et que donc les « équipes » seraient composé de Luc notre as en informatique pour ne pas dire notre hacker préféré et Matt , que Réda s'occuperait de surveiller que personne ne se lève dans la maison, parce que en plus de la mère de Matt nous allions devoir faire face à toute la famille maternelle venue profiter de l'absence du « monstre ». Il n'y avait vraiment que des problèmes, je commençais déjà à sentir mes nerfs se tendre. Réda un des « copains » de Tristan été là alors qu'il connaissait à peine Mat, Jérémy était de retour, il y avait plus de 12 personnes dont des préados décidés à faire la fête toute la nuit dans la maison bref le plan prenait des allures de torture! Mais le pire fut lorsque Matt m'expliqua que je serais avec Jérémy dans la fameuse bibliothèque de son père. Ce dernier avait l'air ravi, je me disais bien que ça avait été trop facile, il été parti pour mieux revenir me pourrir la vie. Je savais qu'il préparait un mauvais coup, mais s'il faisait foirer le projet de ce soir, je le tuerai, au sens propre du terme. J'aurais pu refuser et reporter le projet ? Non ! Bien sûr que non ! Cet enfoiré se servait de ma loyauté et mon amour pour Mathias. Il me dégoutait ! Je fis comme si de rien n'était promettant de lui en faire baver longtemps pour ce qu'il se préparait à faire. Tout sourire nous fûmes donc accueillis par la mère de Matt et tout le reste de la famille. Jérémy n'avait cessé de me fixer du regard avec un immense sourire aux lèvres, je l'avais ignoré royalement et n'avais fais aucune remarque, même face à ses questions ou gestes déplacés.

Minuit et la famille ne dormais toujours pas, en fait nous avions uniquement besoin qu'ils libèrent le rez de chaussé. Nous discutions sur la terrasse depuis deux heures et Jérémy ne ratait jamais une occasion de me provoquer. Si la famille ne se bougeait pas je foutais le feu ! Au bout de d'une dizaine de minutes je décidais de me rendre dans ma « chambre » afin de ne pas planter mon couteau dans le cœur de Jérémy ou de lui trancher la carotide. Il fallait que je m'éloigne, mais peine perdue, cet enfoiré me suivit
« -Alors je t'ai manqué ? Je comprends que tu veuilles éviter les effusions sentimentales devant les autres mais maintenant que nous sommes seuls.... Je l'interrompis de suite
-Écoute, je me doute bien que tu n'es pas là pour aider Matt mais me faire un sale coup! Je te préviens tout de suite que si tu fais foirer le plan de ce soir tu va le payer cher !
Il passa de la surprise au rire et s'assit tranquillement sur ce qui été « mon lit »
-Et bien je vois que l'image que tu as de moi est toujours aussi reluisante que la dernière fois ! Je ne répondis pas, il continua quand même
-Je ne suis pas là pour Matt c'est vrai mais je n'ai pas l'intention de faire foirer votre plan donc pas besoin de stresser pour rien. Même si j'avoue que voir la manière dont tu me l'aurais fais « payer cher » m'attire assez.
Je ne pu retenir un soupire excédé. Qu'est ce qu'il avait dans la tête ? Que prévoyait-il ? Et comme s'il avait lu dans mes pensées il reprit
-En fait tu vois, j'ai bien réfléchis à ce que tu m'as dis la dernière fois et j'ai enfin compris.
-Tu as mis autant de temps à comprendre que tu été un enfoiré ? J'avais oublié d'ajouter limité intellectuellement à ton CV ! Ne puis-je m'empêcher de cracher !
-Ok, un point pour toi je l'ai mérité ! Je peux continuer maintenant ? » Il prit mon silence pour un oui
« - En fait je parlais du fait que je n'avais pas d'ambition, de but, de cœur même et que je n'avais jamais rien réellement voulu dans la vie, que je me laissais toujours porté, que je n'avais jamais eu à me battre pour quoique ce soit et tu vois ce n'est pas dans mon caractère. Avant je ne le savais pas ! Grâce à toi je sais que si je veux quelque chose je fais ce qu'il faut pour, je sais que je suis du genre à me battre et que pour reprendre ton expression j'ai « des couilles » ! Tout ne m'indiffère pas, je suis capable d'avoir des désirs, des rêves, des envies, des sentiments, et ça fait un moment déjà en fait ! C'est juste que je ne savais pas que j'en été capable, je ne savais que ce genre de changement avait eu lieu en moi parce que je ne savais pas ce que c'était! Je n'avais jamais ressenti ça et tu as été comme un électro-choque ! Je suis partie pour faire le point, j'ai bien analyser,j'ai compris, et toutes ces choses nouvelles sont dingues ! Ça me fais super peur mais en même temps c'est grisant, enivrant! Je comprends mieux Tristan maintenant, je comprends mieux ce truc en plus qu'il avait et dont je n'arrivais pas à définir le sens ou la provenance ! J'en suis capable aussi ! »

J'avoue que j'étais surprise et même ébahi, il avait l'air tellement heureux, euphorique même ! Je me demandais s'il n'avait pas pris je ne sais quelle drogue juste pour être aussi « heureux » Il avait l'air sincère oui, mais la dernière fois aussi et je n'étais pas d'humeur à me faire avoir une seconde fois et puis pourquoi il venait me raconter ça à moi ? Et pourquoi ce soir en pleine « mission » alors que ça pouvait attendre demain ? Que faisait-il ici ce soir ? Si ce n'était pas pour se venger alors il n'avait rien à faire ici. Je lui posais la question directement
-Qu'est ce que tu fais ici ? Pourquoi tu me dis ça à moi et maintenant ?
-Mais Liz c'est toi qui m'a dis que quand j'aurai les couilles d'aimer, de vouloir créer des liens, de vouloir m'attacher, d'être prêt à souffrir et donner il fallait que je vienne te le dire !
-Tu te fous de moi ! Tu es venu ce soir chez Mat alors qu'il compte sur toi juste pour me dire à quel point tu es heureux c'est ça ? »
Matt tapa à la porte pour nous prévenir que la famille était à l'étage. Je m'apprêtais à sortir lorsque Jérémy me rattrapa par le bras sans forcer
« -Liz, je suis là parce que comme je te l'ai dis, je suis capable de vouloir, de désirer, de m'attacher, et de me battre pour ce que je veux. Tu voulais savoir et bien tu va savoir et même plus. Je t'attends devant la porte » ajouta-t-il avant de sortir.
J'étais inquiète, très inquiète, ce regard déterminé me faisait peur, mais à cet instant j'étais loin de me douter de ce que j'aurais dû y voir. Je ne pensais qu'à une seule chose, s'il faisait du mal à Matt il était mort. Je sorti donc et nous nous dirigeâmes vers la « bibliothèque » Nous étions tous les deux très silencieux et concentrés, Jérémy dont c'était le rôle crocheta la serrure avec moins de mal que ce que j'aurais pu croire, à mon regard surpris il se contenta d'un
« -Ça c'est ton « super » Tristan qui me l'a appris ! Pas très joli non ?
-En effet il est beaucoup plus rapide que toi ! » Répondis-je du tact au tac avant d'entrer.

Nous cherchâmes en silence une bonne quinzaine de minutes à chaque fois de plus en plus surpris par nos trouvailles. J'avais déjà reçu un sms de Luc m'informant qu'il avait une belle collection de photos très « originales » et qu'il continuait à fouiller. J'étais heureuse, ce que j'avais sous les yeux depuis pas mal de temps était une excellente monnaie d'échange j'en étais sûre, sans compter le trésor de Luc.
Mais bien vite la situation bascula légèrement, j'eus à peine le temps de lire le texto de Réda me prévenant que deux ados avançait dans notre couloir et d'entendre leur voix pour me cacher avec Jérémy dans le seul placard assez haut de la pièce. A cet instant je maudis ces jeunes bourrés qui bien évidement parmi toutes les pièces choisir la « bibliothèque » pour finir le bourbon de « tonton » pardon pour être exact le bourbon de « cet enculé de vieux con »
Je sentais la respiration de Jérémy tellement nous étions proches et une fois de plus je me dis que soit les séries télés étaient en réalités toutes tirées de fait réels et vécus et je m'excusais au près de tous les scénaristes de la planète ou alors que Dieu piochait dans son sac de scénario de série à la con pour ado ou vielles et les balançait sur des personnes banales comme moi pour mater sa propre série grandeur nature. Dans tous les cas ce que je vivais été vrai, j'avais beau me pincer, fermer les yeux et les ouvrir, j'étais toujours dans ce foutu placard et j'entendais les deux idiots dans la pièce qui commençaient à s'embrasser et se tripoter et je jurais que je ne resterais pas coincer ici avec cet enfoiré à attendre que deux petits cons bourrés aient fini de s'envoyer en l'air contre le bureau de « tonton » !
J'envoyais un « fais quelque chose » à Réda qui me répondit par un « je gère » cela me rassura un peu car même s'il était un des « potes » de Tristan il savait toujours bien gérer les situations de ce genre et je n'avais jamais eu à me plaindre lors de péripéties de ce genre.
A cet instant, juste après le soupir de soulagement je sentie quelque chose d'humide sur mon nombril et il me fallu très peu de temps pour reconnaitre ou plutôt sentir le piercing à la langue de Jérémy. Je retenu mon envie de lui balancer mon genoux dans la gueule ou du moins dans le corps, et je lui demandais en chuchotant ce qu'il faisait, lui exprimant avec insistance mon désir de le dépecer.
Il se contenta de me répondre qu'a genoux dans ce placard il avait le choix entre me tripoter les seins ce qu'il trouvait vulgaire ou jouer avec mon nombril et qu'il avait choisi la seconde option. Je le repousser fermement craignant même d'avoir fais trop de bruit mais je n'entendis aucune réaction dans la pièce, en fait si j'avais eu toute mes facultés à cet instant j'aurais remarqué que les bruits de langue, succions et autres caresses buccales avaient totalement disparus. Jérémy attendis à peine quinze secondes avant de mettre ses mains dans les poches arrière de mon jeans et de recommencer son petit jeu. La boule de son piercing à la langue qui soulevait mon piercing au nombril pour y passer sa langue était je devais l'avouer une sensation vraiment agréable. Ce serait mentir que dire que je n'appréciais pas, c'était doux, chaud, tendre et mon corps en frissonnait. Je repris mes esprits à l'instant où Réda ouvrit la porte du placard et tomba sur « cette scène ». Il resta un instant surpris, je repoussais violemment Jérémy qui sourit en regardant Réda, ce dernier sorti de la pièce en marmonnant qu'il comprenait pourquoi je n'avais pas répondu à ses textos. Je sortis du placard et cherchais mon portable qui restait introuvable. Jérémy me tendis alors mon téléphone en me disant l'air triomphant
« -C'est ça que tu cherches? Ça aussi c'est Tristan qui me l'a appris. Qui sait combien de placard comme celui là il a écumé.
-Mais tu es malade ou quoi ? Alors c'était ça ta vengeance ? Tu te rends compte que là à cet instant Réda est en train de tout dire à Tristan ? Tu comprends ce que ça veux dire ? » Il sourit comme si je venais de lui racontais une bonne blague
« -Mais alors ? Tu voudrais que je tremble ? Tu avais l'air d'apprécier non ? Et puis ne cries pas comme ça tu va réveiller la maison ! »
Je le tirais a l'extérieur de la maison sans prêtais attention a Luc et Mat fous de joie. Je ne voyais pas Réda, il devait être au téléphone en train de faire son « rapport » Jérémy voulais se venger mais là, là il ne pouvait pas se rendre compte de ce qu'il venait de faire !
« -Jérémy tu sais ce qui va se passer ? Tu te rends compte que c'est une vengeance stupide ? A part me sentir con moi ça ne me fais rien alors que toi...il m'interrompit
-Mais Liz ça n'a rien d'une vengeance ! Je repris éberluée
-Comment ça ce n'était pas une vengeance ? Il ne répondit même pas à ma question et continua
-Je suis heureux que tu sois inquiète pour moi par contre. Il me sourit et j'eus envie de le tuer encore une fois.
-Je ne suis pas inquiète pour toi !
-Pourtant tu as l'air très inquiète. Me dit-il presque d'un air moqueur
-Je suis inquiète parce que.. » Il me prit la main et me dit calmement.
-Écoute Liz tu as peur que Réda prévienne Tristan ? Et bien n'en t'en fais pas j'ai prévue de parler de ça directement avec lui.
-De parler de quoi ? Demandais-je de plus en plus paumée
-Écoute je te l'ai dis, je suis venu car je sais ce que je veux et il faut que j'arrive à te convaincre que c'est toi que je veux mais avant va falloir que j'explique tout ça à Tristan ! Et crois moi affronter Tristan c'est rien par rapport au fait de te convaincre et te séduire ! »
Je compris que je m'étais fais avoir une fois de plus !
« -Enfoiré, j'avais presque cru que tu étais sincère et en fait tout ce que tu veux c'est te payer un duel avec Tristan pour enfin te prouver que tu es plus « fort » que lui ! C'est une histoire d'égo et testostérone ! C'est ça que t'appelle avoir un but et apprendre à s'attacher ?! Et en plus tu te sers de moi pour ça ! Le pire c'est que je ne suis même pas sûre que tu ais le cran d'affronter Tristan ! Tu voulais quoi ? Juste lui faire de la peine, jouer un peu avec moi et puis quitter la France ? Même au Maroc il te retrouva, et je t'assure que j'irais cracher sur ta tombe ! » Il essaya de me retenir mais je le poussais violemment, oubliant le silence de circonstance et les autres
« -Ne me touche pas ! Dégage ! Va raconter toutes ces conneries à tes potes et prendre ton avions pour Casa ou je ne sais quelle destination ! Où bien tu à louer un avion privé c'est ça ? Tu ne manques jamais d'idées quand il s'agit de dépenser le fric de ton père ! Surtout dégage loin et ne reviens pas ! Je vais parler à Tristan, tu ne mérite pas qu'il perde son temps avec toi ! Jamais je te pardonnerais d'avoir fais ça ! Jamais ! Mais Putain tu ne comprends pas ? Je te dis que c'est bon, tu as ce que tu voulais ! Tristan va être triste, je suis triste et en plus personne ne va te démolir ! Alors va fêter ça et dégage ! » Il s'apprêta à dire quelque chose mais Réda arriva et me pris par la main, il empêcha Jérémy d'approcher et m'assura qu'il n'avait pas prévenu Tristan. Je ne sais pas pourquoi il ne l'avait pas fais mais je lui faisais confiance. Réda ne mentais jamais, du moins pas sur ce genre de sujet. Il avait en fait appelé Ben avec qui j'étais repartie une nouvelle fois démolie.
Je passais une nuit blanche dans les bras de Ben et lorsqu'au petit matin mon téléphone sonna je ne pensais pas que la nouvelle que l'on allait m'annoncer allait m'entrainer si loin.
« -Liz, Jérémy à appelé Tristan, et apparemment ce qu'il lui a dis l'a carrément mit hors de lui, ils sont déjà partis tous les deux pour leur rendez-vous et » J'ai raccroché encore sous le choc. Personne ne savait où il avait rendez-vous, il fallait que je les trouve sinon....J'avais encore cette sensation, la même que j'avais eu juste avant l'accident de Ben, je savais que ça n'irait pas, pas du tout.
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MessageSujet: Re: [Nouvelle] - Autobiographie d'une schizophrène ou les délires d'un cerveau tordu - PG   Sam 21 Aoû 2010 - 20:30

Tu écris vraiment magnifiquement... :mangaj'aime:
Et il y a une suite directe à cet extrait où il est terminé? :mangaintero:


Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage (S. Guitry)
La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence. L'intelligence, elle, a des limites, tandis que la bêtise n'en a pas (C. Chabrol)
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MessageSujet: Re: [Nouvelle] - Autobiographie d'une schizophrène ou les délires d'un cerveau tordu - PG   Sam 21 Aoû 2010 - 22:35

génial shivalee



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MessageSujet: Re: [Nouvelle] - Autobiographie d'une schizophrène ou les délires d'un cerveau tordu - PG   Sam 21 Aoû 2010 - 23:46

:mangamerci: :mangamerci: Merci c'est vraiment gentil de me soutenir! Surtout qu'il est vrai que c'est une histoire assez particulière et chaotique vu qu'il n'y a pas d'ordre, de chapitre précis et que l'on passe d'une période à une autre! Le troisième chapitre n'est pas la suite directe de celui ci! :mangahein:: :mangahein:: Mais j'espère arriver à mettre des mots sur ce qui s'est passé après ce passage là! Si je le fais, je préviendrais!! Merci encore..on est bien ici :mangaj'aime:
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MessageSujet: Re: [Nouvelle] - Autobiographie d'une schizophrène ou les délires d'un cerveau tordu - PG   Lun 23 Aoû 2010 - 18:48

J'attends avec grand intérêt de pouvoir lire un autre chapitre.


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MessageSujet: Re: [Nouvelle] - Autobiographie d'une schizophrène ou les délires d'un cerveau tordu - PG   Lun 23 Aoû 2010 - 19:03

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MessageSujet: Re: [Nouvelle] - Autobiographie d'une schizophrène ou les délires d'un cerveau tordu - PG   Ven 3 Sep 2010 - 12:17

TRISTAN la rencontre

Je n’avais jamais rencontré quelqu’un comme lui et je ne rencontrerais jamais plus quelqu’un comme lui. Vous dire qu’il a changé ma vie vous fera sans doute sourire mais peu importe parce que dans le fond il ne l’a pas changée, il lui a permit de débuter.
J’étais une âme vide qui errait d’un problème à un autre, d’une blessure à une autre, une gamine paumée qui attendait qu’on la délivre en l’envoyant en enfer. Je ne peux même pas prétendre que je survivais car pour être sincère, je courais à ma perte, j’étais en mode autodestruction et même si j’avais un cœur qui battait je ne rêvais que d’une chose : un repos éternel.
Je ne regardais pas avant de traverser la route, je me promenais seule dans des endroits dangereux, je marchais sur un fil sans avoir le moindre sens de l’équilibre. Je voulais tomber, je n’essayais plus trop par moi-même de mettre fin à mes douleurs et ma lassitude mais je courais vers un gouffre les yeux bandé, je jouais avec un briquet près d’une fontaine d’essence, je nageais au milieu des requins parfumée au sang, j’étais en sursis et j’avais perdu l’envie de vivre.
C’était plus fort que moi, malgré l’amour et le soutien de mes amis et surtout de Ben qui souffrait autant que moi, malgré l’amour que je leur portais, malgré ma peur de les perdre, malgré mes sourires, mes éclats de rires, mes soirées en boites et mes nuits à danser, je ne pouvais lutter contre ce désir de repos, contre cette voix qui me murmurait que je n’avais pas ma place ici et que bientôt je pourrais lâcher prise.
Je n’avais pas de vie, voilà la vérité. Je n’avais rien d’autre que la certitude que bientôt je ne serais plus là et qu’en attendant il fallait que je me donne entièrement à ceux que j’aimais .Et c’est ce que je m’évertuais à faire. Je fonçais tête baissée prête à tout, comme une chienne de garde, une louve protégeant ses petits, une enfant voulant remercier avant de partir tous ceux qui avaient su l’aimer et l’aider en se donnant sans compter pour partir le cœur léger et sans aucun regret.

Cet été là sonnait pour moi comme un compte à rebours, le début de la fin. Je venais de vivre en peu de temps bien plus que je n’aurais pu le croire et je pensais qu’un Dieu ou un Démon mettrait bientôt fin à mon errance. Je me sentais coupable, coupable de tout. Je n’avais fais que conduire David à sa perte, je n’avais pas pu sauver Vanessa, faire face à cet homme qui avait joué avec moi et j’avais...J’étais encore sous le choc de mon histoire avec Damien. Je faisais des cauchemars les rares moments où je dormais, je ne mangeais plus beaucoup et je me cachais sous des couches et des couches de vêtements larges.
Mais pour les vacances, je décidais de n’inquiéter personne et d’écouter Ben. Fidèle à mon désir de double vie je changeais de peau une fois à l’aéroport de Lyon ou Ben m’attendait. Il savait à quel point je redoutais de montrer à nouveau mon corps et les traces d’un passé récent et encore trop présent. Le fait d’être en France me faisait du bien, mais en même temps c’était ici que tout avait eu lieu. Pourrais-je encore être moi-même ici ou allais-je devoir rester enfermée dans l’image que les gens avaient de moi à plus de deux milles kilomètres d’ici ? C’était mon dernier été, j’en été persuadée et l’idée de ne pouvoir me donner encore entièrement à ceux que j’aimais me faisais horriblement souffrir. Il fallait que j’y arrive, que je le fasse une dernière fois, je ne devais pas laisser la panique m’envahir et mes erreurs m’empêcher d’être là pour ceux qui m’étaient chers.
Les idées se bousculaient dans ma tête alors que Ben et moi nous nous dirigions vers les toilettes ou je devais quitter mon armure. Une fois sur place je ne pu avancer, allais-je devoir y aller seule ? Ben senti ma crainte et me pris la main en me tirant vers les toilettes pour femmes.
Je lui dis qu’il n’avait pas le droit d’être ici, que si quelqu’un rentrait nous allions avoir des problèmes, que nous aurions pu attendre encore mais il me fit signe de me taire et me pris dans ses bras pour me calmer.
« -On s’en fout ! On va prendre notre temps et le reste on s’en fout ! » Il m’avait regardé droit dans les yeux essayant de me transmettre un peu de son courage et de sa force, je murmurais un léger oui et il me sourit tendrement. Il sorti de son sac à dos une de mes robes d’été et je ne pu retenir un frisson de crainte à l’idée de porter une tenue si dénudée alors que j’avais passé le reste de l’année à me camoufler sous des pulls en laines et des pantalons de jogging. J’adorais cette robe, c’était d’ailleurs un cadeau de Ben mais elle état dos nu, assez décolleté, bras nus évidement et arrivait bien au dessus du genou. Pourrais-je vraiment la porter à nouveau ? Ben une fois de plus sembla deviner mes craintes et tout en sortant le maillot de bain deux pièces que j’avais pour habitude de porter sous cette robe il tenta de me rassurer.
« -Liz cette robe te va très bien, tu adore le rouge en plus ! Au début je me suis dis que c’était peut être trop d’un coup mais par la suite j’ai pensé que finalement mettre directement cette tenue n’était pas forcément une mauvaise idée. »
Je pris la tenue et me dirigeas vers la troisième et dernière porte des toilettes pour me changer une boule au ventre.
Je pris soin d’enlever doucement mes converses comme pour retarder le moment où je devrais ôter le reste, puis je m’attaquais à cet horrible pull épais et trop large qui me semblait être une barrière entre le monde extérieur et moi .Il me restait encore un sous pull à manches longues, un tee-shirt et un débardeur avant d’enlever le pantalon de sport bleu marine deux fois trop grand que j’avais porté quasiment toute l’année. Une fois en sous-vêtement je fus vite assaillie de souvenirs et je ne pu retenir mes larmes qui étaient restées enfouie trop longtemps en moi. Ben se précipita mais je refusais de lui ouvrir la porte, je ne voulais pas qu’il me voit, je ne voulais plus jamais que quelqu’un me voit. Il tambourina à la porte malgré tout et je continuais de pleurer incapable de répondre à ses questions. Il s’arrêta enfin mais je sentais qu’il était toujours contre la porte et à cet instant je me dis que nous étions dans les toilettes pour femme d’un aéroport et que si je n’étais pas aussi pathétique j’aurais pu rire de la situation. Quelqu’un finirait bien par entrer et que se passera-t-il lorsque Phil sera découvert ? Je m’apprêtais à lui dire de sortir bien décidé à remettre mes armures mais il prit la parole à cet instant précis. Il faisait souvent ça, parler juste avant que je ne sorte une connerie pour dires des choses qui trouvaient toujours le chemin de mon cœur.
« -Je suis désolé Liz, je suis vraiment désolé. Je suis un incapable, un nul, je ne mérite pas de t’avoir dans ma vie, pas du tout. J’avais promis, je t’avais promis et pourtant je n’ai rien fais, je n’ai même pas été capable de protéger la personne que j’aime le plus au monde. Si j’avais été moins con j’aurais insisté pour voir ce type, pour le rencontrer, pour comprendre ! Je savais que tu allais mal et au lieu de tout faire pour savoir pourquoi, je t’ai fais la tête, je t’en ai voulu de ne pas me le dire, de ne pas te confier à moi et j’ai fais comme si ça m’était égal. Je lui en voulais tellement de réussir à te faire du bien, à te faire sourire alors que je n’y arrivais plus, je le détestais de t’enlever à moi et je t’ai même détesté de m’abandonner pour te confier à un inconnu. Je voulais tellement que tu te sentes mal sans moi, que tu comprennes que c’était à mes côtés que tu devais être et non avec cet enfoiré que je me suis juste forcé à me montrer odieux au lieu de répondre à ton mal être. Si j’avais été moins fière et moins jaloux j’aurais tout de suite cherché à le voir, j’aurais vu ou il squattait, ce qu’il faisait j’aurais pu t’enlever de là bas, te protéger de lui. Tu n’aurais jamais du avoir à subir ça, ni à faire ce que tu as fais, tu ne devrais pas avoir toute cette peine et cette culpabilité sur le cœur. Liz mais pourquoi tu es encore près de moi ? Pourquoi tu ne m’en veux pas ? Je voudrais que tu me fasses la tête, que tu me haïsses, que tu répète que c’est de ma faute, je voudrais absorber toute cette douleur en toi, je voudrais pouvoir changer le passé, je voudrais l’avoir tué, avant que tu n’ais à faire quoique ce soit, avant que tu n’ais eu à subir sa folie, le tuer avant même que tu ne le rencontre. Je suis censé t’aider, te protéger, au lieu de ça je te ramène une robe d’été et un spray d’auto-bronzant comme si en camouflant les traces du corps je pourrais soulager les maux du cœur. »

J’entendis la porte des toilettes s’ouvrir et deux femmes apparemment venaient de tomber sur Ben en larme appuyé contre la porte d’où provenaient les pleurs d’une jeune fille. Elles firent demi-tour, mais j’eus tout de suite peur qu’elles ne préviennent la sécurité ou je ne sais quoi d’autre. J’avais été tellement surprise, choquée et émue par Ben que je n’avais plus pensé au lieu où nous étions. Je ne savais pas qu’il gardait une telle haine et une telle souffrance en lui, ni qu’il se sentait à ce point coupable, je n’avais pas réalisé qu’en me détruisant, je détruisais ma moitié. J’enfilais mon sous pull, mon pantalon et mes chaussures en deux secondes tout en passant les reste des affaires à Ben qui semblait sortir peu a peu de sa bulle. Une fois habillée ce fus cette fois ci moins qui pris Ben et les choses en main. Nous avons rejoins sa mère qui ne posa pas de question et nous nous somme dirigés d’un pas rapide jusqu’à la voiture. Pendant au moins dix minutes personne ne dis rien, un silence étouffant régnait dans la voiture. Je lisais la peine dans les yeux d’Agnès, la mère de Ben qui lui n’osait affronter ni son regard ni le mien. Il semblait de nouveau parti dans ses sombres pensées et cette idée me fit bien plus mal que la perspective d’affronter à nouveau le monde. Il été temps que je me fasse violence, je ne pouvais pas supporter que la personne que j’aimais le plus sur Terre en dehors de ma mère soit malheureuse à cause de mes erreurs, mes crimes, mon égoïsme et ma faiblesse. Je devais tout donner avant de partir, tout et même plus encore si c’était possible.
Je demandais à Agnès de s’arrêter à la prochaine station service ce qu’elle fit sans poser de question.
Une fois sur place je pris le sac à dos et je me rendis aux toilettes après avoir demandais à Agnès et Ben de me commander un grand café et un soda. Ben n’osait toujours pas parler mais je le sentais inquiet et perdu, je me promis de lui parler une fois seuls tous les deux.
Je pensais que ce serait plus dur, mais finalement une fois rentré dans la cabine des toilettes je me déshabillais bien plus vite que je n’aurais pu l’imaginer et je souris même devant le spray auto-bronzant que Ben avait pensé à emmener. Je ne fus pas non plus surprise de voir qu’il avait prévue mon jeans déchiré fétiche et une chemise blanche à manche longue que je passais mon temps à lui piquer. Mais je savais qu’il avait raison, si je ne mettais pas cette robe directement alors plus jamais je ne le pourrais. Une fois « bronzée » de partout sauf une partie du dos impossible à faire seule j’attendis une dizaine de minutes pour enfiler le maillot de bain deux pièces du même rouge que la robe afin de ne pas risquer de mettre du produit partout. Je ne faisais pas confiance à leur slogan « séché instantanément, pas besoin de temps de pose » Je mis à profit ces dizaines de minutes pour enfiler les sandales d’été à talons rouge qui devaient être un nouveau cadeau de Ben et je pris aussi le temps de poser une couche de verni rouge sur les orteils. Ben avait pensé à tout pour que je me sente bien, il n’y a que lui pour penser à tout ça, me connaitre aussi bien, être aussi prévenant. Même une fille n’aurait pas fait mieux ! Un déodorant, un parfum, une brosse, du verni, des chaussures, de l’auto-bronzant et deux tenues au choix ! Que demander de plus ?
J’avais de la chance, énormément de chance de l’avoir et je me surpris à parler à haute voix
« -Tu vois Damien, tu ne m’aura pas tout prix. »

Me coiffer, me mettre du gloss aux lèvres et du mascara m’apparu comme une sorte de commencement ou d’une fin, même aujourd’hui je n’en suis pas sûre. Cela faisait si longtemps que je n’avais pas pris le temps de me regarder dans la glace et comme le veux l’expression de « me faire belle ». J’affrontais pourtant le miroir. Lui et moi nous n’étions pas amis, je ne m’aimais pas et je ne m’étais jamais aimé donc le but n’était pas d’avoir une soudaine illumination hollywoodienne en me disant que finalement la beauté ne comptais pas ou que je devais m’accepter et m’aimer tel que j’étais ou tous les autres stéréotypes du genre que l’on sort aux laids pour être gentils. Non, le but été de pouvoir à nouveau m’occuper de moi, être coquettes, et me regarder dans la glace sans y voir les traces de ce que je voulais appeler « le passé »

Après une bonne inspiration, je sorti des toilettes , essayant tant bien que mal de rejoindre Agnès et Ben à la cafétéria sans écouter les voix dans ma tête qui me criaient que tous les gens savaient, que tous me regardaient, qu’ils voyaient tout ce que je voulais cacher et qu’ils savaient.
Le regard et le sourire sincère de Ben fit taire les voix, je le remerciais pour ces délicates intentions en lui faisant un énorme câlin. Agnès se détendit visiblement ravie de nous voir enfin souriant.
« -Bon Liz je sais que je n’ai pas le droit aux compliments donc je ne te dirais pas que tu es belle ! Par contre la robe, les chaussures, les bijoux, le maquillage, bref tout est superbe ! A part toi évidement !
-Maman ! S’indigna Ben devant la plaisanterie de sa mère
-Faudrait savoir Ben, tu as toujours peur qu’on te la vole, et il y aura bien assez de personnes qui vont lui répéter qu’elle est belle cet été ! Toi le premier non ? Moi je me couvre, je n’ai pas envie qu’elle me fasse son regard qui tue ! Répondit Agnès morte de rire
- Mais ça ne va pas de dire des choses pareilles ?! » Ben avait prit son air boudeur et sans m’en rendre compte je pensais à haute voix
« -Heureusement qu’il y a des choses qui ne changent pas »
Agnès et Ben surpris arrêtèrent de se chamailler et un agréable silence qui en disait beaucoup plus que de long discours s’instaura.
La caféine me fit un bien fou, rien de tel que café chaud pour calmer un instant les mots de têtes et les tensions de ma nuque. Je me surpris à avoir faim et avala à moi seule une énorme assiette de frite avec mon coca. En guise de dessert je dévorais dans la voiture un paquet de bonbon acheté par Ben à l’aéroport. Le trajet fut un pur et vrai moment de bonheur. Il avait réussi, encore une fois Ben avait rechargé mes batteries, surmonté mes démons, et pansé mes plaies. J’étais prête à tout affronter, à tout donné une fois de plus cet été, à faire comme si tout allais bien et que la vie été belle. Je le pouvais, car Ben lui savait, il savait tout et avec lui je serais moi-même, devant lui je pourrais m’écrouler si j’en avais besoin pour profiter à fond avec tout ceux que j’aimais de cet été que je pensais être le dernier. J’aurai pourtant dû savoir que la vie fait ce qu’elle veut, que rien ne se passe jamais comme on le pensait, j’aurai dû savoir cela. Mais comment aurais-je pu imaginer que j’allais rencontrer un ange déchu ? Comment aurais-je pu deviner que j’allais rencontrer la personne sans qui aujourd’hui je ne serais sûrement plus là ? Je pouvais m’attendre à tout sauf à LUI.

Le soir même nous étions au bord de la mer entourés du noyau de la bande. J’avais retrouvé avec beaucoup de bonheur Catherine, Ed, Franck, Adrien et ma grande sœur Lara. Personne à part Ben et elle ne savait pour Damien, mais tous se souvenaient de David et Vanessa et donc aucun d’entre eux ne fit de réflexion sur ma « petite mine ». Seul Adrien m’a lancé un regard inquiet lorsque je me suis contractée à son contact et même s’il n’avait rien dit, je savais qu’il se posait des questions.
Peu à peu d’autres membre de la bande nous ont rejoins et après un diner léger nous nous sommes retrouvés à discuter de tout et de rien les pieds dans le sable. Ben ne me lâchait pas, j’étais calée contre lui et malgré mes sourires je savais que s’il n’était pas là je m’écroulerai au sens propre comme au figuré. Lara s’était absentée et nous commencions à nous demander si elle n’était pas encore prise dans une énième bagarre lorsqu’elle débarqua suivi d’un jeune homme. Il trainait des pieds et ne semblait pas ravi de nous voir. Impossible de voir ses mains qui étaient enfouies dans les poches de son jeans trop grand, ni ses yeux ou même son visage vu qu’il portait en plus d’un bonnet une veste à capuche et qu’il marchait la tête baissée. Ma grande sœur prit la parole
« -Je vous présente Tristan, il va se joindre à nous ! »
Il ne semblait pas partager l’enthousiasme de Lara et se contenta d’un salut, pourtant devant les mines ravies des autres il fit l’effort de serrer la main des filles comme des garçons et là je fus surprise. Les réactions de mes amis étaient tout aussi surprenantes que leurs visages fermés, et leur malaise. Il venait de jeter un froid le petit nouveau ! Ben lui ne lui tendit pas la main, il se contenta de resserrer son étreinte en me faisant presque mal. Tristan ne parut pas plus gêné que ça, il ne serra pas ma main non plus mais plongea son regard dans le mien et là j’eu l’impression de me perdre dans un océan de souffrance, de haine et de rage. Il y avait dans ce regard tellement d’émotions différentes et si violentes que ça m’en donna presque le tournis. Ca n’a duré qu’une seconde évidement mais le temps s’était pourtant comme arrêter. Je ressentie une énorme douleur et je ne pu le cacher ce qui eut pour effet je pense de le surprendre, pourtant il ne dit rien et s’éloigna du groupe pour sortir un paquet de cigarettes.
La réaction des membres du groupe ne ce fit pas attendre ! Les mecs le trouvaient hautain et flippant, les filles approuvaient mais ne purent s’empêcher de le trouver super sexy et « tellement cool » ! Tous s’accordèrent à dire qu’il valait mieux l’éviter, qu’il avait mauvaise réputation et se foutait du monde entier. Habituellement la bande était très ouverte et tolérante, je me demandais donc ce que Tristan avait fait pour mériter un tel accueil. Mais le plus surprenant était le fait que tous semblait avoir peur de lui. Je me tournais pour apercevoir cet être que tous voulait éviter mais je ne pu que l’apercevoir rapidement avant de croiser le regard énervé de Ben. Tristan était de dos et semblait se foutre royalement de nous et Lara me confirma qu’il était solitaire et détester la Terre entière. Je ne prêtai donc plus attention à lui et nous reprîmes nos conversations multiples et délirantes. Au bout d’une bonne heure, le groupe décida d’aller en boite et avant de partir je décidais de mettre quelque chose au clair avec Tristan. En effet j’avais fais une réflexion sur les fumeurs qui faisait ça juste pour le style et je ne voulais pas qu’il croit que je parlais de lui, surtout que d’après Ed qui été face à lui il avait enchainé clope sur clope. Ben ne fut pas ravi mais il n’essaya même pas de m’en dissuader et je me dirigeai donc d’un pas qui se voulait assuré vers le jeune homme qui avait migré sur l’un des banc non loin de la jetée. Je décidais d’aller droit au but et de ne pas le déranger inutilement, de plus la proximité masculine ne m’était pas très agréable.
« -Salut ! Désolée de te dérangé mais je n’aime pas avoir l’impression qu’il y a un malentendu ou quelque chose dans le genre. Je m’appelle Liz et à un moment de la conversation j’ai fais une réflexion sur les fumeurs, je tenais juste à m’assurer que tu avais bien compris que je parlais de cas particulier et que ça n’avait rien à voir avec toi. «
Il se leva du banc sans un mot, et ouvrit la fermeture éclaire de sa veste sans pour autant ôter sa capuche. Je fus hypnotisée par son tee-shirt. Il était noir, classique, mais avais un texte incroyable. Jamais je n’avais vu un texte aussi long sur un vêtement et avec une telle écriture. C’était sans aucun doute un textile personnalisé, mais j’avais beau essayer de lire, je ne voyais que très peu des mots inscrit et de plus ils étaient en anglais. Il leva enfin la tête vers moi et me répondit d’une voix qui se voulait moqueuse.
« - Tu es venus pour me dire ça ? C’est si important ce que toi et tes amis pensez ou dîtes de moi ?
Je n’avais pas l’intention d’entrer dans son jeu et je me contentais de répondre simplement.
-Je ne te parle pas de mes amis, je te parle de moi. Tu te fou de ce que l’on pense ou dit de toi ok .Ca me va, mais ça n’empêche que j’aime être franche et mettre les choses au clair, maintenant que c’est fait je vais te laisser tranquille.
-Tu n’as pas peur de moi ? Me demanda-t-il si vite qu’il se surprit lui-même. Je répondis assez étonnée.
-Peur de toi ? Pour être honnête en ce moment j’ai peur de tout, donc dire te dire » non » serait mentir mais dire « oui » serait exagéré. Disons juste que je n’ai pas plus peur de toi que d’un autre. »
A cet instant il allait entamer ce qui était son histoire, ce qui aurait pu rivaliser avec n’importe quel scénario de film à gros budget, ce qui faisait de mon histoire une chose minime et ridiculement banale. A cet instant il allait m’entrainer au plus profond de ces ténèbres, il allait m’ouvrir son cœur et chambouler mon existence.
« -Je suis un monstre, un véritable enfoiré et ça ne me gêne pas. » C’est ainsi qu’il me parla de son enfance aux Etats-Unis, de sa génitrice que personne n’aurait pu appeler « maman », de tout ce qu’elle lui avait fait subir, de son père, de la rue, des bagarres, de la haine, de l’alcool, de la drogue, des familles d’accueil, des aller retour en foyer, de sa rencontre avec Jersey et Richard, de son arrivée en France de son adoption, , du calvaire qu’il leur faisait vivre mais qu’ils supportaient sans jamais regretter de l’avoir adopté. Tout, il me dit tout sans rien cacher, ni les détails, ni l’horreur, ni la haine, ni le dégoût, il n’omit rien. Je pouvais ressentir sa douleur, j’avais presque le sentiment d’entendre des cris s’échapper de chacun de ses mots. L’ambiance été si spéciale, si irréaliste et pourtant si violente et étouffante, je ne pouvais presque plus respirer tellement les émotions étaient oppressantes. Pourquoi m’avait-il dit tout ça ? Pourquoi moi, maintenant, ici ? Je lui posais la question directement en essayant de me reprendre, sa réponse fût une surprise. Il me toucha délicatement le bout du net avec son doigt avant de me répondre
« - Parce que je savais que tu ne me sortirais pas une phrase comme « je suis désolée » ou « je comprends ce que tu ressens » Et aussi peut être parce que tu m’as regardé d’une manière assez étrange, que tu as des cicatrices que tu dissimule plus ou moins bien, parce que tes amis, tous ces gens autour de toi avaient l’air de tenir énormément à toi. Ils semblent être là pour toi, sincèrement et parce que …Il vient juste de se passer un truc de dingue je crois.
-Ouai un truc dingue…Je ne sais pas comment je suis censé prendre ce que tu viens de me dire.
-Ne t’en fais pas, elles ne se voient pas tes cicatrices, je suis juste habitué à détecter ce genre de choses c’est tout.
-Oh non ! Je veux dire je ne parlais pas de ça, je parlais de mes amis et leur attachement pour moi et aussi… je me demande comment tu as sus que je ne te dirais pas ces phrases à la cons…
Il sourit et je fus surprise de le sentir plus détendu.
-C’est…je ne sais pas. Sincèrement je ne pensais pas parler de ma vie un jour ni…j’en sais rien, je ne comprends pas, je ne me comprends pas et je ne comprends pas ce qui se passe, mais j’ai eu envie de tout te dire dès que j’ai vu tes yeux, cette peine que tu avais pour moi, ce n’était pas de la pitié mais de la douleur, tu avais mal pour moi, j’en suis sûr et j’ai jamais vécu ça. J’ai eu une soudaine envie de tout te dire, de me confier à toi et de voir si, si ton regard allait changer, et le pire c’est que j’avais peur qu’il change, vraiment peur alors que l’on ne se connait pas et que je ne me suis jamais intéressé aux regards des autres. Tu dois me prendre pour un dingue, je le suis d’ailleurs mais …Aide moi. »

J’étais abasourdie par ce qu’il venait de dire, il semblait réellement troublé et perdu, et sa demande d’aide me paraissait comme un cri douloureux, un long et d’espéré « SOS »
« -Que je t’aide ?
-Je te l’ai dis je veux changer. Je le veux là maintenant. J’y pense depuis une heure et là j’ai décidé que je voulais changer et que Toi tu pouvais m’aider ! Tu peux m’aider ! Je crois que j’ai besoin de toi.
- A arrêter ?
-Entre autre…
- Mais faut être suivi par des médecins aller dans un centre et…Il me coupa la parole
-Non non ! Tu crois que je ne sais pas ce que je vais vivre ? Douleurs atroces, je vais être une loque humaine, prête à tout pour sa dose, je vais tout casser puis pleurer puis avoir très froid et je vais être enfermé comme une bête et je vais peut être en crever ! Tu crois que je ne sais pas ce que ça donne et quels sont les risques ?
- Je suis censé t’aider comment ? En te prêtant une cave ou t’enfermer ?
- En étant là je crois…Tu es la seule qui n’a pas peur de moi. La seule depuis…depuis mon père.
- Les autres ont eu peur car c’est ce que tu voulais !
- Pardon ?
Ma réponse parut le surprendre énormément, mais je continuais sur ma lancée fidèle à moi-même.
-Tu as mis toute ta haine et ta colère dans ton regard, alors ils ont eu peur, mais c’est ce que tu voulais.
-Tu n’es pas du genre à croire que les yeux ne mentent pas ? Que comme dirait ce cher Shakespeare « Les yeux sont le miroir de l’âme » ?
- Tu as déjà regardé les yeux d’un psychopathe ? Lui demandais-je calmement.
-Je ne sais pas comment je dois prendre cette question ? Je continuais sans prêter attention à son air ébahi.
-Tu vois, il y a les photos d’eux dans les vies de mensonges et de faux semblant qu’ils se sont construit et là leurs regards à moins de les fixer avec une grande attention paraissent assez « humain » mais quand tu vois les photos d’eux plus au naturel, quand ils n’essayent pas de rentrer dans le moule ou de faire semblant alors là leurs regards sont incroyablement différents…Ils ont beau te fixer tu as le sentiment qu’ils ne te regardent pas, qu’ils voient beaucoup plus loin, ailleurs, une sorte d’immense océan de vide et de mystère. Je ne pense pas que les yeux peuvent mentir mais leur propriétaire oui, je pense que les yeux servent à transmettre ce que nous désirons que les autres voient, ce n’est pas mentir, c’est juste choisir qu’elle partie de notre âme le miroir va refléter. Toi ce soir, tu as voulu qu’ils aient peur de toi, qu’ils te détestent, tu as choisi de montrer une partie de toi qui inspire la peur voir même l’effroi. »
Il se mit debout en face de moi, enleva sa veste à capuche, puis son bonnet et là je fus surprise de découvrir à la lumière du lampadaire des cheveux d’un blond parfait, lumineux et presque irréel.
J’avais pus voir ses mains, elle était grandes, et même si l’on sentait que les poings avaient pas mal servis, il n’y avait aucune déformation ou détails gênant. Elles semblaient douces et ses longs doigts fins ne souffraient d’aucun défaut. Ses yeux gris teintés de bleu étaient encore plus beaux mis en valeur par sa chevelure blonde et sa peau très légèrement halée. Je l’ai trouvé très beau, mais pas comme on pourrait l’imaginer, pas comme un jeune homme que l’on regarde avec désir ou envie ou pour le plaisir des yeux, non je le trouvais semblable à une photo aux reflets lumineux mais douloureux, à un tableau qui essaierait de mêler regard de glace et rayons du soleil. Il ne m’attirait pas, il me chamboulait, il remuait en moi des choses profondes et douloureuses. Il prit la parole, hésitant légèrement
« - Je…je les cache parce que…j’ai essayé les colorations pour être brun, châtain, roux, n’importe quoi d’autre et là j’avais prévu de les raser. Ils sont blonds, ils sont comme les « siens » »
Je compris tout de suite qu’il parlait de celle qui l’avait mit au monde et je ne pouvais qu’imaginer la douleur que provoquait le fait de ressembler à quelqu’un que l’on méprise et que l’on hait.
« -Ton père aussi été blond non ?
-Oui …mais…
-Et « elle » avait-elle ce blond là ? Je ne suis plus branchée brun mais je ne pense pas que ce blond soit si courant ! Je me trompe ?
-Les « siens » était plus foncés et toujours sales donc…
-Les tiens sont d’un blond presque irréel, et ils sont parfaitement propres. Ils sont très beaux et je suis sûr que ton père lui avait les cheveux nickel et qu’en te regardant dans la glace tu peux le voir lui et non elle ».
Il passa une main dans ses cheveux, les ébouriffants un peu au passage puis il sourit et me regarda d’un air qui me fit frémir.
« -Tu as raison, en plus niveau coiffure indomptable et type de cheveux, je lui ressemble beaucoup. Je vais réfléchir un peu avant de me décider à les raser. »
Je lui souris à mon tour comme pour l’encourager, il me montra Ben d’un signe de la tête.
« -Il est du genre très possessif ton chéri !
-Ben est toujours là pour moi, il se fait énormément de souci et tient depuis toujours à me protéger.
- Hum…Tu sais que là n’importe qu’elle fille m’aurait sorti un truc du style « non ce n’est pas mon chéri c’est juste un copain » en faisant des mimiques absurdes et en se dandinant comme si cela pouvait avoir un côté séduisant ! Toi tu ne nies même pas alors que Ben n’est pas ton chéri !
-Je ne suis pas du genre à me dandiner et ma relation avec Ben ne te regarde pas mais s’il n’y a que ça pour te faire plaisir on peut la refaire et je ferais des mimiques stupides, baisserai les yeux tout en essayant de te montrer mon décolleté ! »
Il éclata de rire et moi aussi, un vrai bon fou rire. Je n’en revenais pas, son visage semblait si doux, si détendu, sa mâchoire était desserrée, tout son corps semblait comme alléger d’un poids énorme. Avoir fait rire ce jeune homme qui il y a encore quelque heures se camoufler sous une capuche et un masque de fer, était une sensation incroyable.

Lorsque nous reprîmes notre sérieux il me regarda une nouvelle fois surpris mais beaucoup plus détendu
« -Est-ce que tu viens de me chambrer là ?
-Oui totalement Casanova
-Et j’ai ris ?
-Ah moins que tu ais simulé, oui tu as ris, enfin on a rit
-Cette soirée est vraiment dingue Liz »
Entendre mon prénom sortir de sa bouche me fit frissonner, j’avais le sentiment qu’on le prononcer pour la première fois, moi qui détestait ce prénom depuis toujours, dans sa bouche il me parut beau, doux et délicat. Je ne comprenais pas pourquoi sa présence et son charisme me troublés autant, je savais juste que près de lui quelque chose en moi se déchirait violemment pour laisser place à quelque chose de plus douloureux mais pourtant plus tendre. Il était temps de mettre fin à cette conversation. En plus Ben allait vraiment me faire la tête et je ne voulais pas du tout que l’on passe une mauvaise nuit par ma faute.
« -Je vais y aller Tristan.
-Ah ouai en boite c’est ça ?
-Non là vu le temps que j’ai passé ici je pense que Ben et moi on va se retrouver un peu tous les deux vaut mieux.
-Ah désolé, je ne voulais pas gâcher la soirée.
-Ce n’est pas ce que j’ai dis
-Oui mais…enfin tu devrais y aller, je t’ai déjà empêché d’aller danser, je ne voudrais pas te faire perdre un temps précieux passé avec Ben.
-Tu es un idiot Tristan ! Je n’aime pas perdre mon temps. Si je suis resté c’est que j’en avais envie. Ce n’est pas trop mon genre de faire les choses par obligations. Si j’avais voulu partir plus tôt je l’aurais fait. Tu sais, dans le fond c’est peut être toi qui devrais te méfier de moi…je suis plus dangereuse que j’en ai l’air et je ne dis pas ça pour avoir l’air cool car ça n’a absolument rien de cool.
-Oh mais j’ai peur de toi ! Je viens de te confier ma vie, mes pires vices et secrets, je viens de plaisanter avec toi et de te demander de l’aide alors que l’on ne se connait pas alors oui j’ai peur ! «

Sa réponse m’avait mise très mal à l’aise, je ne savais pas pourquoi mais je sentais le rouge me monter aux joues même si mon bronzage caché ce genre de détails gênant et mon cœur battre la chamade. Je décidais de changer de sujet avant de partir en espérant qu’il ne me lance pas à nouveau son cri de d’espoir, car j’étais incapable d’aider qui que ce soit et surtout lui.
« -Qu’est ce qui est écrit sur ton tee-shirt ? Ca me prend la tête depuis que je l’ai vu ! »
Il regarda son tee-shirt avec un air légèrement contrarié
« -Si tu ne veux pas me le dire je comprends, de toute façon je suis nulle en anglais et ça m’a l’air d’être de l’argot en plus donc…
-Non ! Je veux dire, je porte ce tee-shirt donc je ne vois pas pourquoi soudainement je n’assumerai pas ce que j’y ai fait inscrire. C’est de l’argot américain et hum en gros ça donne un truc du genre « Je ne serai jamais gentil, jamais doux et tendre. Pas d’affection, ni sentiments, Pas de je t’aime et de déclaration. L’amour est juste une putain d’imposture, un mot vide de sens pour des êtres vidés.
Je ne jouerai jamais à ce stupide jeu que l’on nomme « être amoureux » juste pour s’envoyer en l’air ou croire que l’on compte pour quelqu’un. Je n’ai besoin de personne, et surtout pas de vous. Je ne suis qu’un monstre enragé, détesté et méprisé qui vomi sur vos petites vies. Un drogué, un alcoolique à vie qui crache sur votre pitié. Pas besoin de s’apitoyé je suis simplement né dans la haine » Bon j’ai fais ce que j’ai pu pour donner un sens aux mots en français…je…tu t’attendais à plus ….
-Je ne m’attendais à rien, mais ce que tu viens de me dire ne surprend pas. Un poème d’amour là ça m’aurait sciée et j’aurai préféré pour toi…
Il baissa la tête comme un enfant pris en plein vol de sucrerie
-Je suppose que Lara t’a dit où nous prenons le petit déj demain ?
-Euh ouai mais...
-Je me doute bien que tu n’avais pas l’intention de venir mais je pense qu’après on pourra parler de ce que tu attends de moi.
-Tu va m’aider ? Vraiment ?
-Je ne vois pas trop comment je pourrais t’aider mais je vais faire ce que je peux pour répondre à tes attentes. »
Il s’approcha de moi apparemment ravi et je cru qu’il allait me prendre dans ses bras mais au dernier moment à mon grand soulagement, il se contenta de perdre mes mains dans les siennes et de me remercier comme si je venais de lui offrir quelque chose d’incroyable alors qu’en réalité je savais que je ne pourrais que le décevoir. Je lui laissai un « à demain » que je voulais joyeux et je rejoignis rapidement Ben qui avait sa tête des mauvais jours.

Mon meilleur ami avait toujours été très possessif et avez toujours exclu quiconque voulais entrer dans notre bulle, même ses copains. Ca ne m’avait jamais gênée même si j’avais souvent peur d’être un frein pour lui, de l’empêcher de s’ouvrir à d’autre gens. Quand j’ai rencontré peu à peu la bande, j’y ai évidemment tout de suite intégré Ben, je ne pensais pas qu’il allait autant détester certains membres de la bande. Plus on grandissait et plus il devenait possessif. Je savais qu’il s’en voulait énormément de ne pas avoir été là à certains durs moments de ma vie et que du coup il était encore plus vigilant mais je ne comprenais pas comment il pouvait être jaloux des autres membres de la bande. Pensait-il vraiment que quelqu’un pourrait prendre sa place dans mon cœur ? Que la relation que nous avions pouvait être oubliée, remplacée ou mise de côté ? Ce que nous avions lui et moi n’était comparable à aucune autre amitié et personne n’aurait pu me faire quitter Ben. Je devais aussi le rassurer, il prenait soin de moi depuis toujours, je devais lui montrer que rien n’avait changé, qu’au contraire c’était juste plus fort et plus solide.
« -Il t’a fallu autant de temps pour lui parler d’une histoire de clope ? Tu as encore trouvé un chien abandonné à qui donner de l’amour ? Je te préviens cette fois ci je ne te laisserai pas agir comme avec cet enfoiré de Damien ! « Il était vraiment hors de lui, je savais que ce n’était pas contre moi, mais contre Damien, Tristan et les autres, je savais qu’il avait peur que je souffre à nouveau et que lorsque je lui parlerais de ma promesse faite à Tristan il se mettrait en colère, je décidais donc de ne rien dire sur le moment. Je me suis juste contenté de me blottir dans ses bras en lui murmurant un « je t’aime » tendre et sincère. Il se tût un peu surpris que je ne débatte pas avec lui et me serra plus fort en me chuchotant un « Je t’aime aussi idiote... Viens on rentre à la maison » presque embarrassé.
Demain était loin, très loin et je ne voulais pas y penser. Réveillée en pleurs, je me laissais allé contre Ben qui par sa tendresse et ses mots doux réussit à faire disparaitre Damien, David et Vanessa le temps de quelques heures de sommeil.
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Cali
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MessageSujet: Re: [Nouvelle] - Autobiographie d'une schizophrène ou les délires d'un cerveau tordu - PG   Ven 3 Sep 2010 - 13:22

Jolie chapitre :mangarire:


**
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MessageSujet: Re: [Nouvelle] - Autobiographie d'une schizophrène ou les délires d'un cerveau tordu - PG   Ven 3 Sep 2010 - 15:13

merci :mangagéné: écris super vite comme les autres mais bon...ça m'a fais du bien :mangacontant:
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Cissy
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MessageSujet: Re: [Nouvelle] - Autobiographie d'une schizophrène ou les délires d'un cerveau tordu - PG   Mar 7 Sep 2010 - 19:25

Tu as vraiment un style très agréable à lire et tes textes sont toujours tellement prenants qu'on ne peut s'en détacher avant la fin. bravo
On sent beaucoup de sincérité mais aussi de souffrance dans la narration et je crois que c'est ce qui nous sotche a tes écrits.
Un grand bravo à toi et continue d'écrire. :mangaclind'oe


Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage (S. Guitry)
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MessageSujet: Re: [Nouvelle] - Autobiographie d'une schizophrène ou les délires d'un cerveau tordu - PG   Mar 7 Sep 2010 - 22:19

:mangagéné: :mangagéné: :mangagéné: Merci beaucoup. Ça me fait beaucoup de bien de pouvoir me soulager un peu de certaines choses et je suis heureuse que mon style brouillon ne gêne pas la lecture et n'empêche pas la transmission des émotions...Merci
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MessageSujet: Re: [Nouvelle] - Autobiographie d'une schizophrène ou les délires d'un cerveau tordu - PG   Mar 1 Mar 2011 - 0:10

Je confirme, c'est vraiment beau ! C'est prenant.. félicitations bravo

Vivement la suite.. :mangaenforme:
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MessageSujet: Re: [Nouvelle] - Autobiographie d'une schizophrène ou les délires d'un cerveau tordu - PG   

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[Nouvelle] - Autobiographie d'une schizophrène ou les délires d'un cerveau tordu - PG
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