Celle ci j'ai eu du mal a l'ecrire pourtant j'adore ce couple. Bon! treve de Blabla je vous laisse lire.
Fandom: Twilligth
Pairing: Edward/Jacob
Rating: PG-13 (l'un est tout de meme completement nu)
Disclamer: Rien a moi et je n'ecrit pas dans un but lucratif.
Caché par les vents d’Hiver
Edward retournait chez lui après une longue chasse. En raison de la saison et des intempéries liées à celle-ci, la nourriture, non humaine cela va de soi, s’était faite beaucoup plus rare aux alentours de Forks et il avait dû parcourir un long trajet pour trouver de quoi
se nourrir. Pas qu’il n’y avait plus de pumas aux alentours directs, mais il s’agissait surtout de femelles et de jeunes et il mettait un point d’honneur à laisser la nature suivre son cours
autant qu’il le pouvait. Il avait donc couru sur quatre-vingt kilomètres avant de repérer l’odeur d’un mâle et de commencer la chasse. Celle-ci avait duré assez longtemps car le vampire n’avait pas l’habitude du terrain contrairement à l’animal, mais Edward avait fini par l’attraper et s’était nourri, ne laissant pas la moindre goutte de sang dans la dépouille du félin. Utilisant sa vitesse surnaturelle il revint à Forks, mais à moindre allure que précédemment. Arrivé aux limites de la forêt qui entourait la résidence des Cullen, il décéléra si vivement qu’il failli tomber face contre terre tant son élan était rapide, avant
de se figer complètement, tel une statue de glace attendant les lueurs de la belle saison pour disparaître.
Il avait senti une odeur familière. Celle qu’il sentait souvent sur sa compagne et sa fille quand elle revenait de la zone franche qu’était devenue Forks. L’odeur d’un loup au pelage couleur de rouille.
Jacob Black.
Edward savait pourquoi l’indien ne cessait d’errer autour de son territoire. Plus d’une fois il
avait sondé son esprit et si il était choqué et perdu après les premiers écarts de conduite de Jacob envers sa meute, c’était à présent la tristesse, la pitié et le désespoir qu’il éprouvait lorsqu’il lisait en lui.
Le vampire avait été tétanisé lorsqu’il avait comprit ce qui arrivait a son ancien rival, mais à
présent il n’éprouvait qu’une douleur sourde en songeant que celui-ci devenait peu à peu un solitaire amère et triste, délaissant de plus en plus sa meute, bien qu’il eu l’accord du mâle dominant de celle-ci.
Suivant son instinct, et non sa raison qui lui criait de reprendre son chemin au plus
vite, Edward s’élança vers le ciel et escalada le conifère sur lequel il avait atterri. Une fois au sommet il plissa le nez, cherchant a distinguer plus clairement l’odeur qui l’avait
révulsé plusieurs années auparavant. Il la perçut rapidement tant
elle était récente. Le loup se déplaçait vers le nord.
Sautant d’arbre en arbre, ignorant superbement la neige qui lui tombait dessus à chaque fois qu’il se réceptionnait, il remonta la piste fraîche qui contournait son territoire. Il s’arrêta au pied de l’Olympic, et sa tête se mit à tourner, tant l’air alentour était saturé par l’odeur du Quileute.
Le plus discrètement possible, afin de ne pas se faire remarquer il descendit dans les branches basses de manière à pouvoir observer les lieux sans être vu. A travers les branchages denses, couverts d’aiguilles vertes et de neige, il aperçut Jacob. Celui-ci, sous
sa forme de loup s’abreuvait tranquillement à une source, presque entièrement gelée.
Tout à sa contemplation du loup flamboyant, Edward ne réalisa que trop tard qu’il s’était
trahi, lorsque les deux pupilles mordorées s’accrochèrent aux siennes. Et bientôt, comme à chaque fois lorsqu’il se trouvait seul à proximité du loup garou, il ne fût qu’un spectateur,
impuissant mais confiant, de son propre corps. Il descendit doucement de son arbre, glissant de branche en branche alors que le loup, déjà au pied de l’arbre reprenait forme humaine.
Ainsi face à face ils s’admirèrent l’un l’autre. S’il avait encore été humain il est certain qu’Edward aurait rougit, gêné, car Jacob était complètement nu. Mais il n’était plus humain depuis bien longtemps.
L’aîné de la fratrie Cullen assistait, il lui semblait, à un miracle, un événement qui malgré sa condition de vampire, relevait à ses yeux du surnaturel. Les flocons blancs qui voltigeaient autour d’eux se posaient sur ses habits, ses cheveux, sa peau, attendant un peu de chaleur pour se liquéfier mais il n’en était rien alors qu’en face de lui, les cristaux gelés fondaient avant même de toucher la peau sombre de l’indien. Parfois l’eau s’évaporait directement alors qu’à d’autres moments elle glissait sur le corps de Jacob, le faisant déglutir imperceptiblement face à ce spectacle si envoûtant qu’il paraissait mystique.
Telle un pantin désarticulé et sans âme il ne réagit pas lorsque une main bouillante se posa sur sa joue, irradiant une chaleur qui le fit frissonner, chassant les flocons de neige qui avait eu le malheur de se poser sur cette peau déjà si pâle.
Il n’esquissa pas non plus le moindre geste lorsque Jacob se rapprocha de lui, à tel point que leurs corps était pressés l’un contre l’autre et que leurs lèvres s’effleuraient
tendrement.
-Edward…
A l’entente de son prénom le vampire sembla sortir de sa torpeur. Il passa ses bras autour du cou du loup garou, afin de l’amener au plus près de lui, avant d’entamer un réel baiser. Jacob eu un petit sourire tendre durant celui-ci et ce n’est vraiment que lorsque lui-même du reprendre son souffle qu’il poussa avec force le vampire contre le tronc noir, le bloquant entre le végétal et son propre corps.
Alors qu’Edward passait ses mains sur le torse, les pectoraux et le dos de l’indien celui-ci avait enfoui ses mains dans la douce chevelure cuivrée et son visage dans le cou satiné.
-Tu m’as tant manqué.
Ce n’était qu’un simple murmure mais ils n’avaient pas besoin de plus, hormis la présence de l’autre. Pendant longtemps ils restèrent ainsi, blottis l’un contre l’autre, Edward profitant de la chaleur intense et surnaturelle qui était à sa portée et Jacob profitant de la fraîcheur délicieuse de la peau pâle de son empreinte.
Puis le vampire releva la tête, admirant le lointain sans réellement le voir, le regard étrangement triste.
-Il va bientôt faire nuit Jacob, Bella et Renesmée doivent déjà m’attendre.
A l’évocation des deux personnes qui les empêchaient de vivre pleinement leur amour Jake resserra son étreinte sur le corps d’Edward. Il ne voulait pas qu’il parte. Etre loin de l’aîné des enfants Cullen le tuait à petit feu, lui faisait perdre son âme, son humanité. Hormis lors de rares occasions comme l’anniversaire de Nessie ou en présence d’Edward, il restait constamment sous sa forme animale, abandonnant tout ce qui avait fait sa vie avant qu’il
apprenne ce qu’il était.
-Je ne veux pas que tu partes…
-Je ne veux pas partir non plus, crois moi, si je le pouvais je resterais éternellement auprès de toi.
-Alors restes, supplia le loup.
-Je ne peux pas, Jacob.
Se mettant sur la pointe des pieds, Edward embrassa le front de son âme sœur, alors que celle-ci se blottissait encore plus contre lui. Bien qu’il ne se serait jamais laissé aller à pleurer en face de lui, le loup laissa échapper un faible sanglot, resserrant encore son étreinte à tel point que les os du vampire se fissuraient et craquaient sous la pression.
-Jacob, grogna ce dernier, sentant la douleur devenir de plus en plus forte. [/font]
En entendant la plainte le loup s’écarta de quelque mètres. Edward laissa le temps à ses os brisés de se réparer avant de se rapprocher de son compagnon. Tous deux ignoraient quand aurait lieu leur prochaine rencontre et même s’il y en aurait encore une. Prenant le visage
du Quileute en coupe il scella leurs lèvres dans un baisé passionné, enflammé, désespéré.
Ce n’est qu’après avoir libéré son compagnon de son étreinte, qu’il s’éloigna, non sans avoir murmuré inaudiblement pour une oreille humaine.
-Je t’aime.
Il utilisa sa vitesse de vampire, la super vitesse comme disait son épouse, pour s’éloigner autant qu’il le pouvait de son âme sœur véritable. Si jamais il restait auprès de lui trop longtemps, il savait qu’il ne pourrait plus s’en séparer, il abandonnerait son clan, sa famille et ses amis, et cela il ne pouvait s’y résoudre. Il ne voulait pas faire souffrir les sien et surtout il ne pouvait pas faire cela à sa fille, il n’arriverait jamais à l’abandonner.
Il avait déjà parcouru la moitié du chemin qui le ramènerait à la villa, lorsque un hurlement à la lune, une plainte effrayante ou se mêlait colère et désespoir, résonna sinistrement dans son dos, et bien qu’il fût déjà très éloigné il sût que même sans ses sens sur-développés, il l’aurait entendu.
Ce cri déchirant le cloua sur place. Durant quelques secondes son envie de faire demi-tour et de rejoindre le loup garou sembla prendre le pas sur sa raison, mais l’odeur des siens, l’odeur de sa petite fille qui flottait dans l’air, s’étendant sur tout leur territoire, le
retint. Il reprit alors sa course folle vers sa demeure, allant à une vitesse telle que les larmes qui dévalaient ses joues, à l’aide du vent froid et des flocons gelés, se changeait en minuscules perles translucides et glaciales avant même d’atteindre le manteau
blanc qui recouvrait la forêt.
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