Joyeux anniversaire Nadega. J'espère que tu as passé une merveilleuse journée.
J'ai un petit cadeau pour toi dont je souhaite qu'il te plaise...
Préambule : Les personnages de la série ne m’appartiennent pas. Ils sont la propriété exclusive de : Russel T Davies. Je ne tire aucun bénéfice de leur mise en situation dans cette fiction.
Personnages : Jack/Ianto
Genre : romance – songfic
Résumé : Jack vient de prendre une décision irrévocable.
Ma mémoire
Une autre vie, une autre mort, revenir et puis repartir, toujours plus loin, toujours plus fort…
Un résumé d’une existence qui n’en finissait pas, qui n’en finirait pas.
Des gens croisés, tôt oubliés, des gens connus qui vous hantaient.
Et ces amours inachevés, tôt commencées et tôt finies, tout donner et tout perdre…
Et la mémoire hantée par des mots, des odeurs… ces visages inconnus, ces inconnus célèbres…
Où était-il ? D’où venait-il ?
Tout se superposait, se mêlait, se confondait…
Mais désormais, tout s’effaçait.
Je n'ai pas la mémoire
De mes amours,
Mon ange.
J'ai perdu la mémoire
Et ça m'arrange.
Je n'ai pas la mémoire
De tes amours,
Oh, mon ange.
J'ai perdu la mémoire
Et ça m'arrange.
Il ne voulait pas se remémorer ce passé trop présent. Il voulait juste vivre le moment…
Et le moment c’était son amour qui le tenait dans ses bras, les larmes aux yeux, qui l’encourageait à respirer pour reprendre pied dans leur réalité.
Au moment où il plongeait dans les yeux bleus, il décida de naître pour la première fois. Il voulait redevenir l’enfant qu’il avait oublié avoir été, redécouvrir le monde par le prisme de ces yeux-là, accumuler des souvenirs depuis le premier jour, CE premier jour…
Tout ce qui comptait désormais c’était cet homme, rien de ce qui était venu avant n’importait, rien de ce qui viendrait ensuite ne primerait.
Je ne me souviens pas
De ma naissance
Ni de mes premiers pas
Dans l'existence.
J'ai complètement perdu la trace
Du temps, de l'au-delà ,
Aucun souvenir des espaces
Où j'ai vécu déjà .
Il n’y avait plus rien qui comptait de ce passé effacé. Aujourd’hui c’était son premier jour : il renaissait. Pour cet homme il voulait retrouver son innocence, lui offrir toutes ses premières fois, redécouvrir le monde, l’amour…
Il voulait une vie qui ne serait entachée par aucune réminiscence. Il voulait tout réapprendre de la vie et de ses secrets. Il voulait être le premier et le dernier de cet homme qui lui tendait la main pour l’aider à se relever et le serrait contre lui. Il sentit son cœur battre la chamade, signe de sa peur…
- Ca va… Je vais bien Ian… Je vais bien…
Si bien…
Dans ses bras le monde s’offrait à lui et tout était possible.
J'ai oublié les nuits
De la souffrance,
Ce mélange de cris
Et de silence
Et les longs couloirs d'hôpital
Qui vont vers le supplice,
Il ne me reste plus du mal
Que quelques cicatrices.
Il avait le droit de faire des projets, de se projeter dans l’avenir et rien d’autre n’avait d’importance, rien d’autre ne viendrait interférer.
Aujourd’hui et pour toujours, il échangeait la confiance, l’abandon, la croyance, l’espérance.
Lorsque leurs mains se touchèrent, que leurs regards se croisèrent, lorsque leurs lèvres se joignirent, le monde se para de nouvelles couleurs, telles qu’il n’en avait jamais vues.
Il sut…
Ici, Jack Harkness, immortel de son état, repartait à zéro.
Je n'ai pas la mémoire
De mes amours,
Mon ange.
J'ai perdu la mémoire
Et ça m'arrange.
Je n'ai pas la mémoire
De tes amours,
Oh, mon ange.
J'ai perdu la mémoire
Et ça m'arrange.
La vie lui avait fait un cadeau magnifique : et désormais rien d’autre n’avait d’importance.
Ils s’étaient apprivoisés, petit à petit, se découvrant jour après jour, se dévoilant aux yeux de l’autre, traversant les mêmes épreuves, surmontant les mêmes embûches.
Au départ sans doute Ianto n’était qu’un numéro de plus sur une longue liste, mais il était, au fil du temps, devenu le seul qui comptait.
Quelques morts plus tard, Jack avait enfin compris : du plus profond de son cœur s’était levée cette certitude d’avoir trouvé son autre moitié, celle qu’il avait cherchée à travers tant de mondes depuis tant d’années.
A cet instant, serré contre lui, ce retour était le plus beau qu’il ait jamais connu, parce qu’il était celui du renouveau.
J'ai oublié le ton
De la vengeance
Et le son du clairon,
De la revanche.
Ils sont partis, tous les débiles
De mon carnet d'adresse
Avec les noms des imbéciles
Qui peuplèrent ma jeunesse.
Il le regardait et rien autre ne comptait que ces prunelles bleus, ces lèvres charnues, cette fragrance boisée, la douceur de cette peau…
Il emplissait sa tête de cette présence, de ce sourire, de cette douceur, de l’étincelle d’amour infinie qu’il lisait dans le regard accroché au sien.
Il ne s’occupait que de son présent, espérait son avenir…
Il ne voulait se souvenir que de cet amour qui illuminait sa vie.
Je n'ai pas de mémoire,
Mais je suppose
Que c'est la même histoire,
La même chose.
Pour cette pauvre humanité
Qui, sans fin, recommence
Au long de son éternité,
La même indifférence.
Lorsque leurs corps s’empoignèrent, s’étreignirent, fusionnèrent…
Lorsque leurs sueurs se mêlèrent, que leurs cris s’unirent, que leurs mains se saisirent…
Lorsqu’au paroxysme du plaisir ils hurlèrent chacun le nom de l’autre, il y avait dans sa voix un accent de victoire.
Il était saoul, il était fou… fou de cet être qui avait éveillé son cœur et ses sens, fou de ce bonheur qu’il n’avait jamais connu, fou de cet espoir qu’il pouvait enfin saisir, fou de cet amour auquel il pouvait enfin croire.
Et tandis que son cœur s’apaisait, blotti entre les draps froissés, il n’y avait qu’un mot qui peuplait sa pensée : Ianto…
Je n'ai pas la mémoire
De mes amours,
Mon ange.
J'ai perdu la mémoire
Et ça m'arrange.
Je n'ai pas la mémoire
De tes amours,
Oh, mon ange.
J'ai perdu la mémoire
Et ça m'arrange
- Je t’aime Ian…
Ces yeux-là, ces lèvres-là, il savait qu’il ne s’en lasserait jamais et qu’il ne pourrait pas en oublier le goût.
FIN
Chanson de Michel Sardou