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 [Nouvelle] - Calendrier de l'avent 2011 - G

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Cissy
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MessageSujet: Re: [Nouvelle] - Calendrier de l'avent 2011 - G   Ven 23 Déc 2011 - 21:04

Ca me rappelle quelque chose ce truc... Mais quoi?


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MessageSujet: Re: [Nouvelle] - Calendrier de l'avent 2011 - G   Sam 24 Déc 2011 - 10:43

Bon dernière histoire...

Merci d'avoir suivi ce calendrier de l'avent (qui n'a pas eu de problème cette année niveau technique.) ^^

Le Samedi 24 Décembre :


Veille de Noël. Cela résonne dans la tête de tous les enfants, et les adultes aussi. La veille de Noël c’est l’attente de l’heureux événement, l’arrivé promis des cadeaux par milliers, des magnifiques tables aux mets raffinés. De ce magnifique sapin décoré de mille feux. De toutes ces boutiques voulant offrir un peu de rêve au gamin de la rue qui ne peuvent avoir de vrais Noël.

Dans un petit village abrité de grande forêt, se trouvait Blanche grelottant dans le froid. Depuis le début du mois de Décembre, elle n’arrêtait pas de trouver des solutions pour aider les autres. Mais aujourd’hui elle était à court d’idée. Quand elle est allée voir son accompagnateur Isidore, son état c’était empiré. Elle ne savait plus quoi faire. Devait-elle tout abandonner ? Se dire que c’est le dernier Noël qu’elle allait fêter ? Accompagnée de sa petite sœur, les deux jeunes filles marchaient dans le bois des cinq tailles tristement. L’idée de voir Noël disparaître à jamais leur fendait le cœur. Mais comment pouvaient-elles sauver une fête en une seule journée.

Brusquement, dans le silence de la forêt, tandis que les flocons tombaient doucement sur le sol, deux ombres apparurent brusquement devant elles. Levant les yeux qui étaient rivés sur leurs chaussures, Blanche et Camelia purent voir Joshua, en compagnie de Florence devant elles.



« Flo ? Mais que fais-tu ici ? Tu ne devrais pas fêter Noël avec ta famille ? » s’exclama Blanche en cessant de grelotter, quand elle vit son amie si peu couverte.

« Tu sais bien que chez moi, nous ne fêtons pas vraiment Noël. Mon cher Joshua m’a expliqué la situation et m’a demandé de vous donner un coup de pouce. » sourit Florence en prenant dans ses bras la jeune femme au manteau rouge.

« J’ai appelé aussi quelques renforts. » sourit Joshua en montrant l’entrée de la forêt. Soudain, arriva Stéphanie, l’ambassadrice de Noël de Belgique, toute émue, bien emmitouflée dans un grand blouson noir.

« Bonjour la compagnie. Heureuse de vous revoir. Alors nous allons sauver la dernière âme pour Noël. »

« Comment ça la dernière âme ? » interrogea Blanche en se tournant vers Joshua.

« Je ne suis pas un accompagnateur, donc je ne subirais pas les mêmes effets que mes collègues elfes, d’ailleurs, je ne suis pas un elfe au départ. Mais cela ce n’est pas le plus important. Se que je sais, c’est qu’il reste une âme détestant Noël de tout son cœur. Si cette âme est convertie à l’esprit de Noël, alors Noël sera sauvé. »

Une âme ? Une dernière bonne action pour permette de sauver Noël. Soudain, le cœur de Blanche se raviva d’une intense chaleur, se promettant de faire le mieux possible pour sauver cette fête sacrée. Oui, elle allait y arriver.

« Et où se trouve cette âme ? » demanda-t-elle innocemment.

« Dans votre petit village… » sourit Joshua en commençant à marcher vers le Bois de Phalempin.

« Comment ça ? Cela m’étonne qu’il soit aussi prés de nous et qu’au final nous avions pas pu le convaincre. » s’étonne Camelia en se collant à sa grande sœur.

« Souvent se qui est proche de nous est celui négligé. » soupire Joshua en continuant de marcher, entrainant ses collègues féminins vers un magnifique château au milieu de la forêt.

« OUAH !!! Je ne savais pas qu’il y avait une telle bâtisse dans cette forêt !!! » s’écrie Camelia en posant une main devant sa bouche.

« Et dire que nous y sommes allées toutes les trois il n’y a pas longtemps. » ricana Blanche en frottant les cheveux de sa cadette.

« Bon, je crois qu’il est temps d’expliquer notre dernière mission. Nous avons donc la possibilité de faire changer l’âme d’un des résident de cet endroit. Notre cible se nomme Carole. Elle est âgée de 15 ans et habite se grand château depuis sa naissance… »

« Attends, laisse moi devinez, son père n’arrête pas de travailler. Sa mère ne pense qu’à elle-même et elle a un grand-frère qui ne veux surtout pas se mêler d’histoire de famille. » inventa Camelia.

« Euh…Non, pas du tout. Enfin, disons que c’est plus compliqué que cela. » souffla Joshua en voyant l’imagination ardente de la jeune fille. Mais il ne pouvait pas l’empêcher dans tous les cas d’essayer d’imaginer la situation que vivait cette dernière. « C’est plutôt un problème d’héritage. En fait, elle est née dans une famille nombreuse et riche. Les héritiers d’un grand chef d’entreprise qui a aujourd’hui 90 ans. Il vit actuellement dans sa maison familiale. Il y a maintenant 10 ans, il a dévoilé que l’héritage sera donner aux parents de cette dernière. Cependant, le jour de Noël, ils sont mort dans un accident de voiture. Aujourd’hui, tout les oncles, les tantes, les neveux et les nièces voulaient tous une part du gâteau maintenant que les héritiers étaient morts. Cependant, le grand patriarche avait déjà modifié son testament où cas où. Ainsi, la petite Carole hérité de tout à la mort de son grand père. C’est dans cette optique qu’elle a vécu longtemps seule. Son grand-père devant aller souvent à l’hôpital, le seul qui a vraiment veillé sur elle était son majordome Norbert. C’est le seul qui veut le bien de cette petite outre son grand père. »

Blanche avait visiblement le regard ailleurs. Ou disons plutôt qu’elle ne semblait pas être intéressé par ce genre d’histoire.

« Il y a quelque chose qui ne va pas ? » demanda Stéphanie intriguée.

« Non, c’est juste…J’ai toujours du mal avec ces histoires d’argents et de pouvoir. Nous ne devrions pas insérer les enfants dans ce genre de monde… »

« Tu as déjà vécu cela ? » réclame la Belge.

« Pas dans ce sens où cette fille l’a vécu. Mais dans le sens où il y avait des tonnes de dettes à rembourser par la suite…Qu’est-ce que mes parents n’ont pas du faire pour tout rembourser les dettes de mes grand-père. »

N’ayant nullement écouté la conversation de son amie, Florence l’a prit par le bras et le leva vers le ciel.

« Je suis sur qu’avec toi tout va bien se passer. Tu va nous faire un remake du conte de Dickens et on va pouvoir sauver Noël. »

« Euh… »commença Joshua embarrassé. « Certes j’ai des pouvoirs, mais maintenant ce genre d’effet ne fonctionne plus avec les personnes. Elles sont tellement habitué grâce au contes de Charles Dickens et surtout de ses adaptations que personne ne peut passer à travers cela. Donc il va falloir trouver autre chose. »

« Quoi ? On ne peut pas voyager dans le passé, ni le futur. C’est pas juste. » soupira Camelia.

« Nous pourrons voyager dans le temps, mais c’est juste qu’il ne faut pas faire la même chose que Charles Dickens et trouver un autre fil directeur… »

Il fallait frapper vite et fort. Mais comment faire comprendre à une jeune adolescente, sans doute dans sa période de rébellion de croire encore à la magie de Noël. Cela paraissait impossible. Mais depuis le début, se que Blanche avait vécu lui aurait paru impossible, la magie, les elfes, les ambassadeurs du père Noël. Tout cela, elle n’en aurait pas cru si Isidore et les autres elfes n’étaient pas intervenus. Aujourd’hui, Noël avait une nouvelle connotation pour elle. Cependant, tous ses rêves pouvaient se briser en un quart de temps si elle n’arrivait pas à convaincre cette jeune adolescente de croire encore à Noël.

« Alors, c’est quoi le plan ? » demanda la petite Camelia, qui avait hâte de rentrer en action.

« Qu’est-ce qui pourrait raviver la flamme de l’esprit de Noël dans son cœur ? » s’exclama Florence en se grattant le menton.

« Si je me souviens bien, nous avons toutes un talent particulier. Camelia a la musique, Stéphanie les décorations, Florence la cuisine… » enchaina Blanche en énumérant chacune des participantes.

« Tu as oublié ton talent Blanche. » rectifia Joshua « Celui de l’écriture, du dessin, de la mise en scène des personnages les plus improbables pour transmettre un message. »

Devant tant de compliments, Blanche aurait voulu se cacher dans un trou de souris.


Joshua désirait réaliser un plan simple mais efficace. Chacun ayant un talent particulier, il le mettrait en valeur lors de visites surprises.

« Par ailleurs, note chère Carole travaille énormément sur la musique, la décoration et la cuisine. Mais elle ne prend pas plaisir à le faire. Ou plutôt, elle prend cela comme un travail, ou un moyen de se faire accepter dans sa famille. » Avoua Joshua en prenant un dossier dans ses mains.

« Alors qui est la première à se jeter à l’eau ? » demande Florence en regardant ses collègues féminines.

« Moi !!! Moi !!! » S’exclame Camelia en levant bien haut sa main.

« Bon, je crois que nous pouvons la laissé commencer. » soupira Blanche en frottant les cheveux de sa cadette.

L’adolescente toute ravie demanda à Joshua de prêter un peu de sa magie pour l’aider dans sa visite.



Il était 17h00 dans ce grand manoir de la forêt. Cette année encore, Carole avait laissé partir les femmes de chambre, femmes de ménages et Hommes à tout faire prendre leur jour de congés. Seuls la douce Liliane, femme de chambre depuis sa naissance et le grand Hector, le majordome de la maison avaient décidé de rester dans le manoir pour les fêtes de fins d’années. L’adolescente, maîtresse des lieux connaissaient parfaitement la raison qui avait poussé la belle brune Liliane a resté dans ce manoir. C’était pour déclarer sa flamme au Majordome et partir avec lui pour d’autres aventures. En revanche, la raison qui poussait à ce dernier, cet homme de 35 ans, bien bati, beau comme un Dieu avec ses cheveux blonds attaché en queue qui tombait jusqu’à son cou, ses yeux bleu ciel, sa peau si fine. Elle ne savait pas pourquoi cet homme s’acharnait comme chaque année à rester dans les parages. Peut être était-ce un ordre du grand père de la jeune fille ? Ou avait-il autre chose ? Dans tous les cas, Carole continuerai comme chaque année a détesté Noël.

Cette période lui rappelait de très mauvais souvenirs. Celui où ses parents sont morts la laissant seule dans ce grand manoir. L’héritière choisie par le patriarche pour lui succéder. Et alors qu’elle n’a que 15 ans, la jeune adolescente sait déjà comment faire fonctionner une entreprise. Elle sait aussi jouer du piano, décorer les grands allées des magasins que possède la famille, ainsi que de cuisiner les mets les plus exquis. Mais au-delà de toutes ses connaissances, elle ne possédait pas se qu’elle chercher sans cesse : l’amour. A ses cinq ans, son grand-père l’avait prit sous son aile et lui avait donné beaucoup d’affection pour combler ce manque du à la perte de ses parents. Cependant, les oncles, tantes, cousins, cousines étaient jaloux de cet attachement et connaissaient parfaitement la situation dans laquelle ils étaient. Cette petite fille hériterait de tout. Depuis, à chaque fois, une grande partie de la famille ne cessait de la ridiculiser, de la rabaisser, une fois que le patriarche avait le dos tourné. A partir de 10 ans, Carole apprit à vivre toute seule. Cette petite jeune enfant rousse, à la peau blanche et les yeux verts avait vu partir son grand père dans les hôpitaux. Le reste de la famille faisait tout pour éloigner la préférée du grand père afin de prouver que cette petite fille n’était pas digne d’être l’héritière. Pourtant le grand-père voulait continuer à veiller sur elle et avait trouvé un stratagème bien calculé pour veiller sur sa petite fille même à l’hôpital.

Et voilà à quoi elle était arrivée aujourd’hui. Seule dans sa grande bibliothèque à 17h30, elle soupirait une énième fois. Encore cette année, elle devrait aller à un gala de charité pour les plus démunis. Elle offrirait un repas pour les personnes dans la rue. Et passerait à un orphelinat pour jouer quelques morceaux de musique. En parlant de musique, la jeune adolescente s’approcha de son piano qui était posé au milieu de cette grande bibliothèque. Elle commença à s’entraîner à jouer le morceau qu’elle allait interpréter ce soir. Ses doigts glissés sur les touches de ce clavier. Doucement la mélodie traversa l’air pour remplir l’ensemble de la pièce. Cette mélodie, carols of bels était couramment joué et cela ne procurer aucune émotion dans le cœur de la jeune fille. De toute manière, si sa famille n’aimait pas se qu’elle jouait qui aimerait ? Soudain un silence imposant rempli la salle avant d’entendre un petit applaudissement. Le bruit venait de derrière le dos de Carole qui se retourna lentement pour apercevoir une jeune adolescente ayant le même âge qu’elle, les cheveux noir allant jusqu’au haut du dos, les yeux noisette, la peau légèrement bronzé, l’air espiègle et possédant une magnifique robe blanche dont en sortait une lueur impressionnante, et par la même occasion si douce que l’on croyait être la lueur d’une petite bougie.

« Ton morceau a été joué à la perfection. Ou du moins mécaniquement. Il reste cependant toujours un petit quelque chose que tu n’as pas réussi à transmettre et c’est bien dommage. »

« QUI ÊTES-VOUS !!! »hurla Carole en se levant de son petit tabouret, prête à appeler les secours au moindre problème.

« Du calme…Je suis venue te donner un peu de magie de Noël. »

« C’est bon, je vais appeler mon Majordome. HECTOR !!! Hector !!! »

La jeune brune s’approcha doucement de sa collègue rousse en riant.

« Tu peux toujours appeler, mais le temps est figé, alors il ne t’entendra pas. »

Brusquement Carole se tourna vers l’horloge de sa bibliothèque et remarqua que l’aiguille des secondes s’était figée. Pensant qu’il s’agissait peut être d’une farce de mauvais goût, elle regarda sur sa montre et s’aperçu de la réalité des événements. Le temps était bel et bien figé.

« Je vais me répéter mais, qui êtes vous ? »

« Oh !!! Excusez-moi, je ne me suis pas présenté. Camelia, esprit des Noëls musicaux… »

« Un esprit de Noël. Rien que ça…Je ne suis pas Scrooge moi ? Je ne vole pas aux pauvres pour mon enrichissement personnel. Je ne suis pas comme mes oncles et tantes qui ne pensent qu’à leur bonheur… »

« C’est bon tu t’es défoulée ? » demanda en souriant Camelia, se positionnant sur le tabouret du piano.

« Hé !!! Descend de mon tabouret et disparaît. »

« Ca je ne peux pas. Car tu vois, peut être à l’époque de Charles Dickens Noël était entrain de commencer à vivre dans le cœur des personnes, qu’aujourd’hui il a tendance à disparaitre. »

« Et alors ? Ce n’est pas mon problème si Noël disparaissait… De toute manière, Noël n’a que très peu d’importance dans notre vie. Et tout ce que vous pourrez me faire voir ou entendre ne me feront pas changer d’avis. Qu’est-ce qu’il y a de bien à fêter Noël ? »

Camelia soupira en levant ses épaules. Elle secoua la tête de droite à gauche avant de poser ses doigts sur le piano de sa victime.

« Je vais te montrer quelque chose… » S’exclama Camelia avant d’entonner l’air de « Holly night ». Carole put voir une lumière intense provenir de son piano. Le flot de lumière se propagea vers le plafond avant de laisser place à un immense trou de lumière où se dessiner des ombres. Au départ, celles-ci paraissaient un peu floues et sans grand détails. Puis de plus en plus elle s’affina, jusqu’à paraître nette, montrant des enfants courant dans un grand dortoir commun. Filles et garçons semblaient se préparer à une rude tâche. Des feuilles volaient un peu dans tous les coins, et il fallut l’aide d’un adolescent de treize ans pour retrouver leur calme. Carole reconnut tout de suite ces visages qui lui étaient familier. Elle retrouvait le petit Jimmy, ce gamin de huit années qui n’arrêtait pas de vouloir être le meilleur chanteur de tout l’orphelinat. Et la douce Karine, cette petite fille de 6 ans qui ne désirait qu’écouter les mélodies lui rappelant sa mère décédée. Et le grand Ken, cet adolescent de 13 ans qui était considéré comme le grand-frère de l’orphelinat, d’un grand calme et d’une patience incroyable, il aimait jouer des accords avec sa guitare. Certes leurs chants et leur jeu d’instrument n’était pas les meilleurs, mais ils sortaient du cœur et cela faisait toute la différence.

« Dis grand frère Ken, tu crois que Carole va aimer notre petit spectacle pour elle ? » demanda Jimmy en attrapant la manche de son aîné.

« J’en suis certain. Elle vient chaque année pour nous. Je crois qu’il est temps que nous lui offrions un petit quelque chose. D’autant, qu’elle est l’une des nôtres. »

« Comment ça l’une des nôtres ? » questionna Karine.

« Je la connait depuis de nombreuses années, et je sais qu’elle a perdu ses parents quand elle n’avait que cinq ans. Son grand-père l’a élevé, mais le reste de sa famille ne veut pas d’elle…Ce n’est pas facile. Elle est une orpheline, comme nous. »

Les larmes montèrent dans les yeux de la petite fille qui pleura l’ensemble de ces perles salées, avant de les laisser tomber sur le chemisier de Ken. C’était décidé, chacun ferait un grand cadeau à cette jeune fille qui était l’une des leurs.

« Balivernes. » murmura Carole, tandis que la musique s’arrêta.





« Comment ça Balivernes ? Que veux-tu dire par là ? »

« Ce ne sont que des enfants, cela ne compte pas. »

« En quoi leur amour pour toi, leur envie de t’insérer dans leur famille ne compte pas ? »

« Ce n’est pas ma famille. Ceux sont juste des orphelins. »

« Pourtant, tu y vas chaque année pour leur offrir un spectacle. »

« C’est parce que ma mère le faisait avant. Je veux juste continuer sa tradition. C’est pour cela que je continue la musique. »

« Alors pour toi, la musique n’est pas un plaisir mais un devoir. Tu ne peux pas le transformer en un plaisir à partager à tous comme l’a fait ta mère. »

« VOUS NE CONNAISSEZ RIEN A MA MERE, NI A MA VIE ALORS DISPARAISSER !!! » hurla Carole avant de vouloir se jeter sur cet esprit de malheur qui disparut à son contact et semblait être parti définitivement. Carole tomba maladroitement sur le sol, avant de se rendre compte que le temps avait reprit son cour. Que les secondes défilées et que tout se qu’elle avait vécu était peut être juste une hallucination du au stress et sûrement d’un aliment qu’elle n’avait pas bien digérer. Se reprenant en main, elle sorti de la bibliothèque pour se préparer afin de passer au gala de charité où elle ne passerait qu’une demi-heure.

Entre temps, dans la neige et le froid, les quatre compagnons attendirent le retour de la cadette. Cette dernière ne se fit pas attendre, à se vautrer maladroitement dans la neige, retrouvant des habits normaux. N’utilisant plus la magie, et tremblant de froid par la neige qui était entré dans ses vêtements.

« Bon, je crois que cela a échoué… » Sourit Florence, comme si elle savait déjà depuis le début que cela allait être un échec de la part de la cadette.

« C’est pas de ma faute si elle est aussi froide qu’un glaçon !! » s’écria la gamine qui se faisait charrier par ses deux aînées française et belge. Tandis que certaines se disputent, Blanche put voir l’étrange attitude de Joshua. Ce dernier posa un genou à terre, baissa la tête, qu’il la prit entre ses mains.

« Joshua ? Est-ce que tout va bien ? » S’inquiéta la jeune femme. L’elfe se retourna vers elle et laissa apparaître se qui venait de lui provoquer cette douleur. Une magnifique paire d’oreilles de chat grises, venaient de pousser sur sa tête.

« Mais qu’est-ce que c’est que ça !!!! » s’écria-t-elle alarmant ses trois camarades qui cessèrent leur petite bataille.

« Ce…Ce n’est rien… »Souffla Joshua en se relevant doucement. « Comme Isidore et les autres elfes, je subi moi aussi les effets secondaires. »

« Qui te transforme en Chat ? » s’écrie Stéphanie en montrant les oreilles sur sa tête.

« Bref, passons ce détail. Il faut que nous essayions de convaincre à tout prix cette jeune fille des bienfaits de Noël. Qui va essayer de la convaincre à nouveau ? » Demanda l’elfe avant de voir la main de la jeune belge se lever.

« Je pense que c’est à mon tour de m’y frotter. »

18h30. La nuit était tombée depuis un bon moment. Le visite au gala de charité fut brève. Si Carole s’y rendait encore, c’était pour donner un peu d’argent à ses familles pauvres. Mais surtout pour sortir un peu de sa maison et de passer par les grandes rues de Lille pour voir les décorations de Noël, les cabanes du marché de Noël, et sa grande roue sur la grande Place. Autrefois elle s’y rendait avec ses parents. Surtout avec son père. Elle gardait de ce moment, un précieux souvenir de bonheur. Mais aujourd’hui, elle ne pourrait pas tolérer à nouveau une telle escapade. La raison ? Peut être parce qu’elle avait un planning chargé et des hautes responsabilités pour son jeune âge. Tandis qu’elle roulait sur la route, accompagnée de son chauffeur qui allait l’emmener à son acte de bénévolat pour les personnes de la rue, un accident survient. Etrangement, un bruit sourd se fit entendre, puis la voiture s’arrêta net dans la rue. Etonné, le chauffeur descendit de la voiture, pour comprendre la raison de cet arrêt brutal. Dans un premier temps rien ne laisserait apparaître la cause du problème. Puis se faisant une raison, il ouvrit le capo qui laissa apparaître une grosse fumée noire.

Comprenant qu’elle allait restée coincé un bon moment avant de pouvoir repartir chez elle, Carole sorti de la voiture pour se dégourdir les jambes.

« Ne vous inquiétez pas Mademoiselle. La voiture sera réparée rapidement. » s’exclama James, son chauffeur.

« Si vous n’y arrivait pas, appelé un taxi et laisser la voiture à un garagiste. De toute manière, il vaut mieux qu’elle passe un petit contrôle. »

« Ecoutez mademoiselle. Laissez-moi une demi-heure. D’ici là, si vous voyez que je n’ai pas réussi à réparer la voiture, vous pourrez appeler un taxi. »

Carole soupira. De toute manière, son aide serait la bienvenue qu’à partir de 19h30, puisque c’était le moment d’influence dans l’association où elle allait se rendre. Alors autant qu’elle laisse une chance à James.

Soudain, alors qu’elle patientait en regardant les flocons de neige descendant du ciel, une main tenant une rose blanche se présenta à elle. Baissant les yeux, Carole put voir une jeune femme, ayant dans les vingt-cinq ans, les cheveux noirs, longs, les yeux bleus, la peau claire, lui sourire agréablement. Elle possédait une grande cape rouge possédant une énorme capuche. Une écharpe blanche était présente.

« Voulez-vous faire un tour avec moi Mademoiselle. Vous me semblez si triste. Le marché de Noël vous ferez un grand bien. » Sourit-elle.

« Désolé, je ne suis pas intéressée par ce genre de proposition. Demandez-le à une autre fille. » en disant cela, Carole se rendit compte que la rue était déserte. Plus personne n’était dans la rue. Comme si tout le monde était parti fêter Noël. Même James n’était plus présent.

« Qu’est-ce que cela veut dire ? » s’inquiète Carole en regardant autour d’elle ne voyant plus que cette jeune vendeuse de Rose.

« Ne vous inquiétez pas. D’ici une demi-heure vous reviendrait auprès des autres humains. En faite ils sont toujours là. C’est nous qui sommes invisible. »

« Comment ça ? » s’étonne l’adolescente avant de voir apparaître à semi-transparent. Marchant dans la rue, ignorant totalement la présence de la jeune adolescente. Même James qui travaillait sur la voiture ne la voyait pas. Elle avait beau lui faire des signes, il ne voyait rien. Elle avait beau l’appeler par son nom, il ne l’entendait pas. Et quand elle le toucha, elle le traversa sans aucuns soucis. Elle ne pouvait s’appuyer que sur les objets.

« C’est un cauchemar. Oui, je vais me réveiller dans la voiture, je vais repartir vers l’association et tout reviendra comme avant. » Se rassura Carole avant de sentir une main serré son poignet.

« Bon, en attendant que tu te réveilles comme tu le souhaite, et si nous allions voir les décorations de Noël et peut être monté dans la grande roue. »

« Qui êtes-vous ? »s’écria l’adolescente en se débattant.

« Quelle impolitesse que j’ai commise. Pardonnez-moi et laissez moi me présenter. » S’excusa la jeune femme avant de lâcher la main et de faire une révérence à la jeune fille. « Je suis Stéphanie, esprit des décorations de Noël. »

« Quoi, vous êtes une amie de cet esprit de musique de malheur… »

« Je crois qu’elle ne serait pas ravi d’entendre cela. Mais oui je suis bien une de ses collègue. A présent rentrons dans la fête de Noël avec les décorations. » Sourit Stéphanie en entraînant sa cible dans les ruelles de la métropole Lilloise.

« Mais, je ne vois pas en quoi les décorations feront quelque chose de plus à Noël. A pâques, à la nouvelle année, ou pour d’autres événements il y a pleins de décorations, et pourtant il n’y a pas d’esprit pour cela. »

« Pourtant la fête de Noël peut passer par la décoration pour certains. » s’écrit Stéphanie en traversant les ruelles, comme une gamine qui dévalait les longs couloirs d’un magasin de jouets.

En marchant dans les ruelles, Carole vit de familles qui partageait un petit moment de bonheur entre eux, profitant pour regarder quelques travaux artisanaux, dégustant des sucreries. Les amoureux partageaient eux aussi un moment particulier. Goutant à un vin chaud qu’ils se partageaient, ou mangeant ces marrons chaud. Et puis ses adolescents qui allait dans la grande roue, où une légende urbaine était née : si on embrassait la personne aimée dans la grande roue à 19h00 au plus haut de cette dernière, alors le couple sera heureux pour l’éternité.

« Puf…Balivernes… » Souffla Carole en regardant le sol.

« Alors je vais te montrer quelque chose de plus impressionnant. » rigolait Stéphanie en attrapant la main de sa cible. Soudain, les deux femmes s’envolèrent dans le ciel. Elles n’allaient pas loin, juste dans un village non loin de Lille. Mais Stéphanie préféra utiliser la voie des airs, car elle était plus féérique. Il ne fallut que 2 minutes pour qu’elles arrivèrent devant une grandes haies de sapin, où une file d’attente d’innombrable personne attendaient pour aller voir un spectacle particulier en ce soir de Noël.

« Que font-ils tous ici ? » demanda Carole en voyant des familles entière s’étant déplacée pour arriver jusqu’à cette haie.

« Tu va voir. Suis-moi. » Invita Stéphanie en entrant dans les personnes sans aucune crainte.


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MessageSujet: Re: [Nouvelle] - Calendrier de l'avent 2011 - G   Sam 24 Déc 2011 - 10:44

Ne voyant aucune autre solution, et ne pouvant pas rentrer chez elle sans que l’esprit ne la ramène, Carole courut en direction de Stéphanie, essayant de la rattraper, d’être devant elle et de lui demander de la ramener. Mais quelque chose, la curiosité sans doute, poussé à savoir se que toutes ses personnes attendaient. Et d’un coup, surgissant tel un rêve sortant de l’imaginaire de nombreuses personnes se trouvaient face à elle un magnifique décor de Noël. Le jardin de la famille qui habitait la maison avait entièrement décoré le tout pour devenir une véritable œuvre d’art. Elle se croyait arrivé au pôle Nord, avec ses automates pingouins qui courraient sur une sorte de banquise. Les ours polaires qui berçaient leur petit. Un petit cabanon laissant apparaître dans son intérieur des elfes et la mère Noël travaillant sur de jouets. Puis au milieu se trouvait un énorme traineau avec des faux rennes. Sur ce traineau se trouver un homme habillé tout en rouge, qui souriait, qui parler fort pour saluer les enfants qui était entrain d’attendre, puis il les prenait un à un pour que ces derniers puisse lui dire se qu’ils désireraient avoir à Noël. Enfin, après quelques minutes, le Père Noël parti. L’ensemble des automates et des lumières s’éteignit. Une douce musique, un son de violon retenti. Au bas de la porte, le fils de la famille commençait à jouer « the first Noël ». Les lumières tamisées faisaient place à beau spectacle. Sur la maison, on pouvait voir comme de la neige qui tombait. Puis la lune apparente et un traineau passant. Quand le jeune garçon eu fini, un flot de lumière rouge et verte apparut. Là, d’autres enfants, adolescents et jeunes adultes apparurent avec leurs instruments pour faire du rock and roll. Ils jouèrent « Jingles Bells » et la maison laissa apparaître une sorte de petit dessin animé où un personnage courait partout pour trouver de nombreux cadeaux à ramener. Enfin, pour terminer un feu d’artifice se présenta à eux pour clôturer ce joli petit spectacle.



« C’est incroyable !!! » s’exclame Carole en voyant tous les efforts fournis, et le public applaudissant ces derniers. « Mais cela a du leur coûté cher… Pour entrer il faut payer ? Ou les personnes payent une fois sorti ? »

« Ni l’un, ni l’autre. Ils organisent chaque année ce genre de spectacle. Leur budget vient de dons des personnes qui peuvent leur laisser dans la boîte aux lettres. Ils ne cherchent juste qu’à faire plaisir dans leur ville. Et par ailleurs la ville est bien heureuse de pouvoir leur fournir une autorisation pour leur spectacle. Cela attire les touristes, et permet à certaines chambres d’hôtes de se construire pour admirer cette attraction. »

« Peut être…Mais cela va faire encore beaucoup de pollution… »

« Sais-tu que l’ensemble de ses décorations sont fait avec des ampoules à basses énergie de dernier cris. Par ailleurs, l’électricité du jour est réalisée grâce à l’énergie solaire. Pour la nuit, ils ont utilisés plusieurs techniques. C’est vrai qu’ils doivent utiliser tout de même la puissance de certaines usines. Mais ils utilisent aussi l’énergie de l’eau, grâce à des moulins à eaux. »

« Et cela fonctionne ? »

« Parfois oui, parfois non. Ils essayent de respecter au mieux l’environnement. Et dés qu’ils trouveront d’autres moyens pour moins polluer ils changeront leur méthode. »

« C’est bien joli, mais je ne vois pas le rapport avec moi… »

« Tu aimais beaucoup assisté ton père dans les magasins pour décorer les rayons des enfants. Maintenant tu continue, mais dans un but commercial. J’ai l’impression que tu ne trouves plus ton bonheur à décorer dans le but d’émerveiller. »

« Tais-toi… »Souffla Carole ne voulant pas se rappeler de souvenirs douloureux.

« Tu sais, si tu continues dans ce sens là, tu ne te rendra pas heureuse. »

« Tais-toi ! » dit-elle plus fort.

« Je crois que tes parents seraient triste de te voir dans cet état. »

« TAIS-TOI !! » Hurla-t-elle en fermant les yeux et en lançant sa main vers l’esprit. Quand elle rouvrit les yeux, elle se retrouva dans sa voiture, James conduisant.

« Ah !! Vous êtes réveillée mademoiselle. Vous avez visiblement bien dormi. Il est 19h15, nous allons bientôt arrivé au centre. » sourit James en continuant de conduire.

« Alors tout ceci n’était qu’un rêve ? » pensait Carole en regardant l’extérieur.

Stéphanie revenait dans un flot de lumière pour se poser à genoux dans la neige.

« Comment ça se fait que moi je réceptionne la tête la première dans la neige, et elle arrive tranquillement sur ses genoux. » râla l’adolescente.

« Tu es maladroite c’est tout. Il ne faut pas chercher plus loin. » Sourit Florence en frottant fortement les cheveux de sa cadette.

« LAISSE MES CHEVEUX TRANQUILLE !!! »

Blanche était de plus en plus inquiète. Et il y avait de quoi. Stéphanie semblait avoir échoué et Joshua ne paraissait ne pas aller bien. La jeune femme se rendit à ses côtés avant d’observer qu’une queue de chat venait d’apparaître.

« Tu es sur que cela va aller ? » demanda-t-elle à Joshua qui tourna son regard vers elle.

« Ne t’inquiète pas. Il faut que nous fassions notre maximum pour réussir à sauver Noël. »

« Mais si jamais il t’arrivait quelques chose. » s’inquiéta-t-elle.

« Je crois que c’est à mon tour de me rendre chez elle. » sourit Florence en relevant ses manches.



Carole venait d’arriver dans l’association où elle aidait les bénévoles à nourrir les plus démunis en ce soir de réveillon. Elle n’était pas particulièrement attachée à cette tradition, mais elle désirait continuer ce travail. Offrir aux nécessiteux la possibilité d’avoir un toit sur la tête et un bon repas chaud. Ensuite, elle ne savait pas se qui adviendrait d’eux. Le repas était très basique, rien à voir avec les grands festins que prépare les familles pour ce soir de réveillon. Une bonne soupe chaude, un morceau de jambon avec du pain, un morceau de fromage avec du pain et comme désert un petit gâteau au chocolat.

Ce repas simple plaisait énormément à ces personnes. Elles qui n’avaient rien dans le ventre depuis parfois des jours pouvaient enfin savourer un repas chaud. Elles ne désiraient qu’un modeste repas pour cette soirée d’hiver.

Le service allait bientôt être fini à 21h00, où du moins, son service à elle. Carole devait retourner par la suite chez les orphelins qui l’attendaient sans doute avec impatience. Alors qu’elle rangeait les affaires dans une modeste cuisine, toute seule, Carole entendit la porte claquée. Elle se retourna et voulut l’ouvrir à nouveau. Mais rien à faire. Elle restait solidement verrouillée.

« Cela ne servira à rien. Une fois la porte verrouillée, vous ne pourrez pas en sortir, sauf si vous daigniez m’écouter. » Sourit une jeune femme à la chevelure mi-longue châtains foncés, ondulant légèrement, les yeux noisettes cachés derrière une petite paire de lunette. Cette jeune femme était un peu enrobée, mais cela lui donnait une apparence d’une mère qui avait déjà eu des enfants qui aimait leur mijoté quelques petits plats. Habillée avec un tablier vert, et une tenue basique, elle portait aussi quelques ustensiles de cuisine en main.

« Qui êtes vous et qu’est-ce que vous me voulez ? »

« Moi ? Je suis Florence, esprit des repas de fête de Noël. Et j’aimerai passer un peu de temps à préparer quelques gâteaux pour les orphelins que tu va rencontrer après. »

Carole soupira. Visiblement les esprits de Noël n’allaient pas la lâcher. Ils allaient continuer à la hanter jusqu’à ce qu’elle avoue aimer Noël. Mais en y réfléchissant bien, elle se disait que si elle suivait le livre de Charles Dickens, cela serait le dernier esprit de Noël. Donc, si elle lui résiste, qu’adviendra-t-il d’elle ?

« Pourquoi préparer des gâteaux ? Cela ne fera plaisir qu’un temps donné à ces enfants pour ensuite totalement oublié ce qu’ils ont mangé. » argumenta Carole en regardant l’esprit de Noël qui resta d’un calme étonnant, comparé aux deux derniers esprit qu’elle a rencontré.

« Tu pense qu’une fois le repas ingurgité, n’importe qui oublierait l’effet que cela lui a procuré ? »

« Exact. »

Florence chercha dans son petit sac un mignon petit flacon rempli d’un liquide rose bonbon. Elle le tendit à son invitée.

« Tient goûte ce liquide. »

« Et pourquoi je ferais ça. Et si c’était un poison. »

« Ce n’en est pas. Goûte-le et tu m’en dira des nouvelles. »

« Je n’en ai nullement envie. Par ailleurs je n’ai pas assez confiance en vous pour le boire. »

Alors, sans plus attendre, Florence prit une petite cuillère, versa une parti du liquide à l’intérieur de cette dernière avala d’un trait le liquide pour permettre à Carole d’avoir confiance.

« Tu vois, je l’ai bu et je n’en suis pas morte. »

« Oui mais vous êtes un esprit. »

« Seulement le jour de Noël, le reste du temps, je suis une humaine comme les autres. »

Un peu inquiète, Carole accepta tout de même de prendre une cuillère de ce liquide rose. Soudain, elle revit des images qu’elle croyait oublier depuis des années. Quand elle avait perdu ses parents, son grand-père et elle préparait ses délicieux petits biscuits aux spéculos et aux chocolats. Et à chaque fois, ce dernier lui racontait qu’il avait inséré à l’intérieur de ses biscuits deux grands ingrédients secret.

Et l’un d’entre eux, elle venait de le retrouver en bouche. Cette saveur à la fois sucrée et salée, acide et amer, doux et piquant à la fois. C’était un sucre unique au monde qui se retrouvait bien souvent sous la forme de liquide.

« Je crois que cette saveur t’as fait rappelé de doux souvenirs. » sourit Florence.

« Comment saviez-vous que j’avais goûté à cela ? »

« C’est une potion magique, elle nous fait rappeler la meilleure saveur que nous avions goûté dans toute notre vie. Par ailleurs, la mémoire gustative est l’une des rares mémoires qui reste intact au fil des années. Nous pouvons perdre le goût, mais ceux sont nos récepteurs sur notre langue qui sont détruite, pas notre faculté à garder cette saveur dans notre tête et nous rappelle de délicieux souvenirs. »

« Qu’est-ce que nous allons faire comme gâteaux ? » réclame la jeune adolescente.

« Et pourquoi pas ceux que tu viens de repenser à l’instant, ceux aux spéculos et au chocolat. »

« Comment as-tu fait pour… De toute manière, je ne pourrais pas les refaire, je n’ai pas la recette. »

« N’oublie pas que je suis l’esprit des repas de Noël. Rien ne m’échappe. »

Et les deux jeunes femmes préparèrent leurs biscuits en chantonnant, en riant. Carole avait l’impression de revenir en enfance quand elle passait encore un peu de temps avec son grand-père. Elle sentait à l’aise dans cette cuisine. Quand elle laissa cuire les biscuits dans le four, elle vit que le temps était figé une nouvelle fois. Pourtant, tout bouger à l’intérieur de cette cuisine, comme par magie. Une fois les biscuits finis, le glaçage prêt et sec, les deux jeunes femmes goûtèrent leur fameux chef-d’œuvre.

Rien qu’une bouchée fit remonter en surface une discussion qu’elle avait eu avec sa grand-mère un jour où elle avait préparé des biscuits pour Noël. Comme avec son grand-père, cette dernière avait ajouté un ingrédient secret.

« Allez, dis moi ton secret… » réclama la jeune enfant en s’accrochant au tablier de sa grand-mère.

« Très bien, mais tu devra le conserver en toi. Car mon secret pour que tous mes gâteaux soient réussi, c’est que j’ai ajouté un grain d’amour. »

« Un grain d’amour ? A quoi ça ressemble un grain d’amour ? » demanda la gamine intriguée par cet ingrédient mystère.

« Quand tu sera grande, tu comprendra. »

Oui, quand elle est devenue grande, dans cette cuisine magique, elle venait de comprendre se que sa grand-mère voulait dire. Cette jeune femme Florence avait ajouté juste un petit grain d’amour pour les enfants à qui elle allait offrir. Elle ne les connaissait pas, mais cela suffisait pour rendre ses gâteaux, les meilleurs du monde. Les larmes coulèrent, car en plus de ce doux souvenirs, un autre vient se rajouter. Un souvenir douleur et acide comme le citron. La mort de sa grand-mère quelques jours après Noël. Sa mort était resté très mystérieuse. Se que se souvenait cette jeune enfant c’était lors de la veillée funéraire où sa grand-mère aux yeux fermées conservé un grand sourire. Un sourire figé comme sur une statue de cire qui ne bougerait plus jamais.

Ne voulant pas se rappeler de ses douloureux souvenirs, elle posa ses mains sur ses tempes et hurla à pleine voix.

« JE NE VEUX PAS ME RAPPELER DE TOUTE CELA !!! »

Et brusquement esprit et magie disparurent en un instant, ne laissant que de leur passage un petit paquets de biscuits emballés pour les orphelins qu’elle allait voir.

Retournant dans la neige auprès de ses amies, Florence arriva sur ses deux jambes dans ce tapis froid et blanc, ayant retrouvé sa tenue habituelle.

« Encore un échec. » soupira Florence en allant vers Stéphanie.

« Il ne reste plus qu’une tentative. » dit Camelia en regardant dans la direction de Blanche qui s’était précipité vers Joshua. Ce dernier était allongé dans la neige et se recroquevillé sur lui-même. Toutes inquiètent allèrent vers lui en se demandant de quel mal ce dernier souffrait.

La main droite serrée sur sa poitrine, Joshua sentait que sa respiration s’accéléré, que son corps chauffé intensément, malgré la froide neige qui l’entourait. Ses oreilles bourdonnaient, sa gorge se serrait. Une intense douleur lui venait au ventre. Il savait que comme les autres elfes il allait souffrir d’un mal s’il utilisait la magie dans ses conditions, surtout si la dernière âme refusait de croire en Noël. Mais contrairement aux autres elfes qui restaient dans cet état jusqu’à ce que le problème soit réglé, lui allait subir se qu’il ne voulait pas montrer à ces jeunes filles. Une intense lumière bleuté apparue entourant Joshua avant d’éblouir l’ensemble du groupe. Quand la lumière cessa, entre les vêtements de Joshua, les filles purent voir un petit chat gris et noir, grelottant légèrement dans la neige.

« Qu’est-ce qui s’est passé ? Et où est Joshua ? » Demanda Florence, avant de voir sa meilleure amie prendre le chat et les habits dans ses bras pour le réchauffer.

A l’intérieur d’elle-même, Blanche se rappela de ce chat gris qui était resté auprès d’elle à ces moments où elle se sentait mal. La coïncidence serait frappante que ce même chat serait là devant elle aujourd’hui, et que ce chat serait Joshua.

Tout doucement, le félin ouvrit les yeux, elles purent voir que ces derniers étaient violets comme ceux de Joshua. Doucement, il posa sa patte sur la main de Blanche et il dit d’une faible voix :

« Désolé, j’aurais voulut vous être plus utile… »

« Alors, c’est bien Joshua !!! » s’écria Stéphanie en entendant la voix de l’elfe dans le corps du félin.

« Je ne voulais pas vous laissez voir ma véritable apparence. J’espérais que tout se réglerais facilement…Mais j’ai épuisé toute ma magie. Noël va disparaitre…Tout est fini… » souffla le chat tristement.

Les jeunes femmes se regardèrent droit dans les yeux. Cet elfe qui était plein d’énergie, d’espoir et de gaieté venait de lui-même avouer qu’il n’y avait plus d’espoir ? Que Isidore, Bernard et tous les accompagnateurs allaient disparaître ? Que les fêtes de fins d’années ne seront que de lointain souvenir ? Qu’il était impossible de sauver Noël ? Tous leurs efforts seraient vains ? Plus rien ne pourrait rendre à cette jeune adolescente la joie de Noël ?

« Nous allons y arriver. » murmura Blanche en resserrant ses bras, pour réchauffer Joshua. « Il reste encore de l’espoir. »

« Mais comment allons nous faire ? Sans la magie de Joshua rien ne fonctionnera ! » S’écrie Stéphanie en regardant Blanche qui souriait.

« J’ai encore un peu de magie dans ma montre à Gousset. Et j’ai peut être une idée sur la manière de rendre son esprit de Noël à cette jeune adolescente. »

« C’est de la folie ? Et puis nos parents vont s’inquiété de notre absence !!! » S’énerve Camelia qui avait froid.

« Rentrez chez vous. Je finirais notre travail. Ne vous inquiétez pas Noël va être sauver. »

« Et qu’est-ce que je dis aux parents moi ? » demande la petite sœur peu ravie de voir sa grande sœur resté dans la neige.

« Que tu t’es disputée avec moi et que je suis partie bouder dans mon coin. » rigolait Blanche en prenant sa montre à Gousset.

« Bonne chance Blanche. » souffla Florence en partant en direction de sa maison.

Depuis le premier jour, où elle a rencontré Isidore et tous les autres elfes, Blanche s’était juré de n’utilisait la magie qu’en cas de grand besoin. Et aujourd’hui, comme tous ces jours où elle a du aider ces personnes : chanteurs, enfants, danseurs ect… Elle appuya à nouveau sur le petit bouton de sa montre. Son souhait était simple : permettre de lui donner un peu de magie pour aider un être à retrouver l’esprit de Noël. Un tourbillon de neige enveloppa Blanche et Joshua pour les engloutir et qu’ils disparaissent complètement.

« Nous comptons sur toi. » soupira Stéphanie qui se rendait chez Florence en attendant le retour de l’elfe pour repartir dans son pays.

23h00, il ne restait plus qu’une heure avant Noël. Carole venait tout juste de rentrer de son petit concert privé avec les orphelins. Assise dans un fauteuil dans son immense bibliothèque, la jeune adolescente réfléchissait. Comme à son habitude, elle aimait réfléchir dans ce lieu de connaissance et remplis de mots plus ou moins doux, plus ou moins durs. Elle pensait à tout se qu’elle avait vécu dans sa journée. La musique qu’avait jouée cette adolescente raisonnée encore dans ses oreilles. Des images des décorations de Noël visité et en particuliers le jardin revenaient en tête. Le goût des biscuits restaient dans la bouche. Fermant les yeux, Carole pensait que tout était fini. Ces esprits avaient échoué. Elle resterait tranquille ce soir de Noël et de toute manière personne ne penserai à elle en cette nuit. Brusquement une cloche sonne. Un feu s’allume dans la cheminée qui est normalement bouchée et inutilisable. Et une voix raisonna dans la pièce.

« Dans un décor fait de flamme, de livres, de poussière qu’apparaît le quatrième esprit. La jeune Carole ne se doutait nullement qu’un dernier allait arriver pour aller à sa rencontre et tenter à nouveau comme ses collègues de la convaincre de croire à Noël. Mais cet entêtement est aussi l’un des atouts de ce dernier esprit, oui, Blanche, esprit des histoires de Noël et du futur. »

En se retournant, Carole vit Blanche avec une chemise blanche, un gilet sans manche rouge, un pantalon marron. Sur son gilet, il y avait une petite poche où dépasser un stylo plume. Elle portait aussi une magnifique écharpe de soie autour du cou.

« Donc, vous êtes bien comme l’esprit du Noël futur de Charles DICKENS. Vous allez m’annoncer ma mort. » s’énerva Carole qui n’avait nullement envie qu’un autre esprit vienne déranger son moment de tranquillité.

« Je crois que vous montrez votre mort, même un jour de Noël ne fera nullement changer votre avis. Mais je pense qu’il y a des images que vous devriez voir avant de refuser totalement de croire en Noël. »

« Par exemple ? » demanda l’adolescente qui n’avait nullement envie d’entendre de nouvelles histoires.

Blanche prit son stylo plume pour tracer avec une encre magique un immense cercle de lumière bleuté. Avec Joshua dans ses bras, elle fit un petit point au centre de ce cercle qui fit des ondes avant de laisser apparaître un lieu connu par la jeune adolescente.

« Mais c’est mon Salon !!! » s’étonne-t-elle.

« Oui, et le meilleur reste à venir. » sourit Blanche en laissant apparaitre la suite. Une ombre arrivait discrètement vers le sapin, portant des paquets cadeaux pour les déposer au pied du sapin. Mais ce n’était nullement le Père Noël. Non, il s’agissait d’une personne bien plus jeune, et surtout d’une silhouette plus fine que celle du père Noël. Soudain, une lumière s’alluma et laissa apparaître le visage de cette personne. Une seconde personne venait d’arriver et avait surprit la première. C’est alors que Carole resta sans voix.

« Monsieur Hector. Que faîtes-vous aussi tard dans la nuit ? » demanda la jeune femme de chambre qui découvrit le majordome déposant les cadeaux.

« Comme chaque année, je prépare les cadeaux de Mademoiselle. »

« Pourquoi faites vous cela ? Vous savez parfaitement qu’elle ne les ouvrira que lorsque vous aurez le dos tourné. Vous n’arrêtez pas de la gâté alors qu’elle n’a rien fait pour vous. »

« Vous savez, je la connais depuis son plus jeune âge, elle n’a pas toujours vécu des moments faciles, mais pas les plus difficiles non plus. Je veux juste la voir sourire. Je veux juste être prés d’elle pour qu’elle puisse grandir dans un monde qu’elle aime. »

« Et moi je voudrais que vous soyez à moi !! » s’écrie la jeune femme en voulant embrasser le majordome. Mais ce dernier l’avait doucement repoussé.

« Désolé. Je vous le répète, mais je souhaite que servir et protégé Mademoiselle. Même si je dois sacrifier ma vie personnelle. Je ne sais pas si vous comprenez, et j’espère qu’un jour vous trouverez une personne que vous souhaiterez protéger plus que tout. »

« C’est complètement stupide de vouloir consacré l’ensemble de sa vie à servir ses maîtres !!! Nous sommes humains nous aussi !!! »

« Mais, ils m’ont donné une famille à moi qui suis orphelin. »
Carole ne pouvait pas empêcher ses larmes de couler. Elle se souvenait que même si son grand-père n’était pas présent, elle recevait toujours ses cadeaux. Qu’elle était toujours assistée par son majordome qui ne réclamait rien de spécial. Elle connaissait aussi le secret de cet homme, orphelin d’origine, élevé par le patriarche de la famille pour le servir. Il était devenu un peu comme un membre à part entière de la famille, même si les autres membres ne l’acceptaient pas.

« Je crois que tu commence à comprendre. Il y a toujours eu quelqu’un qui pensait à toi pour Noël. »

« Oui. Je viens juste de le comprendre…Mais quand il disparaitra comme mon père et ma mère, qu’adviendra-t-il de moi ? »

Blanche portait toujours son chat. Elle le laissa courir sur le sol et prit le poigné de sa protégée.

« Viens avec moi, je vais te montrer une des futurs qui pourrait arriver. »

Tous les trois traversèrent le cercle bleu pour arriver vingt années plus tard, dans cette même bibliothèque, froide, non nettoyée. Carole avait bien grandi et vieilli. Elle semblait être aussi bien triste. Plus personne ne travaillait pour elle. L’unique chose à laquelle cette femme prenait soin c’est d’un petit cadre avec une photo où elle était avec Hector.

« Que s’est-il passé ? » demande Carole en regardant la jeune femme.

« Dans ce futur, Hector le majordome t’a demandé la main pour continuer à vivre avec toi. Mais tu as refusé. Par ailleurs ce dernier s’est pendu. Peu à peu toutes les personnes qui t’étaient proche sont parties les uns après les autres. » Expliqua Blanche calmement.

« Alors cela veut dire que dans tous les futurs Hector va me demander ma main ? » réclama l’adolescente.

« Tout dépend des choix que tu fais. »

« Et donc, si je refuse dans tous les cas il va se suicider. » sanglota Carole.

Le chat arriva près des jambes de l’adolescente pour se frotter un peu contre elle et essayer de la rassurer.

« Non, le futur est fait de pleins de choix différents. Blanche t’as montré l’un des choix possible. Restant fermé à tout amour, toute personne voulant s’approcher un peu plus de toi. Et par ailleurs, ne voulant pas accepter de fêter Noël. Il y a d’autre futur, n’est-ce pas Blanche. »

Regardant tour à tour le chat puis la jeune femme qui lui souriait. Oui, un chat qui parle ce n’est pas banal, mais vu tout se qu’elle avait fait dans la journée, cela ne l’étonnait plus du tout.

« Il est vrai qu’il y a un autre futur que je peux te montrer maintenant. »

Blanche attrapa à nouveau la main de Carole et l’emmena dans un nouveau cercle Bleu. Là, elles arrivèrent avec Joshua dans la même bibliothèque, décoré avec de nombreuses guirlandes et boules. Un immense sapin se dressé au milieu de cette pièce. Des enfants courraient partout, et pas seulement un ou deux, mais une dizaine. Au milieu de cette pièce, se trouvait Carole ayant le même âge que le futur précédant. Cependant contrairement à la dernière fois, elle était rayonnante, pleine de joie, s’amusant avec les nombreux enfants. Puis arriva Hector qui portait lui aussi quelques enfants avec lui pour les amener vers l’immense sapin. Carole adolescente entendit qu’aucun de ses enfants n’était les leurs, mais bien des orphelins qui venaient passé les fêtes chez eux, et parfois resté beaucoup plus longtemps.

« Et ce n’est qu’une parcelle du temps que nous avons traversé. La destiné, l’histoire, tout dépend des choix que nous faisons. Il n’y a pas réellement un mauvais choix, mais un ensemble de mauvais choix. Donc, si tu veux vivre une histoire différente, un futur différent, cela ne peut dépendre que de toi. Il est vrai que les personnes qui t’entoure agiront aussi sur ton futur, mais bien moins que toi. »

Soudain, le déclic était fait. Elle ne savait pas pourquoi, elle voulait approcher ce doux rêve du deuxième futur qu’elle changerait peut être un peu d’une autre manière. Laissant couler des larmes, elle voulut enlacer Blanche et Joshua qui venait de revenir dans les bras de sa maîtresse. Mais au moment où elle allait les toucher, elle se senti comme aspirer par l’arrière. Elle avait l’impression de tomber dans le vide.

Et brusquement, elle se réveille dans la bibliothèque qu’elle n’avait jamais quittée. Minuit sonné. Noël était arrivé.

Dans la froide neige, Blanche venait de revenir elle aussi de sa tentative. Un peu inquiète, elle tenait fermement dans ses bras Joshua sous sa forme féline.

« Tu crois que nous avons réussi ? » demanda-t-elle en lui caressant la tête.

« Je n’en sais strictement rien. Dans tous les cas, tu t’es bien débrouillée pour réussir ta mission. »

« Oui. J’aimerais rentrer à la maison, mais j’aimerais aussi savoir si nous avons persuadé cette jeune adolescente de croire en la magie de Noël. »

« Nous pouvons toujours y aller. Si elle ne nous répond pas, nous rentrerons. » Proposa Joshua.

Lui souriant, et le couvrant bien avec son large manteau rouge, Blanche marcha dans la neige pour se rendre dans ce manoir au milieu de la forêt.

Descendant doucement les escaliers qui mènent vers le salon, Carole entendit des faibles voix. Une conversation entre une femme et un homme. Puis elle entendit des répliques qui lui étaient familières. S’approchant discrètement, elle vit la scène que Blanche lui avait montrée. Hector préparant les cadeaux, et la femme de chambre tentant de le séduire.

Etrangement, elle fut ravie d’entendre qu’Hector refusait une autre relation avec une femme. Sortant de sa cachette elle alluma la lumière qui éblouit les deux serviteurs. La femme de chambre surprise poussa un petit cri, pendant qu’Hector tentait vainement de cacher les cadeaux.

« Vous ne dormiez pas Maîtresse ? » s’étonne la femme de chambre.

« Non. Mais visiblement j’ai bien fait de ne pas dormir. » Commença Carole avant de se jeter dans les bras de Hector. « Si j’avais su que vous m’aviez fait autant de cadeau, peut être je ne serais pas comme cela aujourd’hui. Alors je voudrais vous dire mille mercis !!! »

Le majordome était à la fois surprit et heureux de voir sa maîtresse agir ainsi. C’était déjà clair pour lui, il ne voudrait jamais l’abandonner. La femme de chambre un peu jalouse, ne voulut cependant pas casser ce bonheur. Elle se disait qu’à la fin elle ne récolterait que des poussières si elle se frottait à ce genre de défi. Tout doucement elle quitta la pièce pour entendre quelqu’un frappant à la porte.

Elle ouvrit et vit la jeune Blanche avec son chat dans ses bras.

« Excusez nous de vous déranger madame, mais est-ce que Mademoiselle Carole habite bien ici ? »

Etonnée, la femme de chambre répondit qu’en effet une jeune fille de cet âge habitait bien dans ses locaux.

« Nous avons un cadeau pour elle. Pourrions-nous le lui déposer ? »

« Entrez, je vais l’appeler. » répondit la femme de chambre avant d’appeler sa maîtresse.

« Tu as prévu quoi comme cadeau ? » chuchota Joshua.

« Quelque chose que je travaille depuis quelques jours déjà. » sourit Blanche en lui caressant la tête.

Quelques minutes plus tard, la jeune Carole arriva dans le hall où patientaient Blanche et Joshua. Que fut sa surprise quand elle vit son dernier esprit en chair et en os devant elle.

« Bonjour Mademoiselle Carole. Je voulais vous offrir ce petit cadeau pour vous remercier de m’avoir écouté quand j’en avais besoin. »

Le majordome aurait voulu en savoir plus, comme la femme de chambre. Mais Carole ne voulut pas leur avouer leur secret. Elle avait surtout peur d’être prise pour une folle par la suite. Elle ouvrit un paquet rectangulaire pour découvrir à l’intérieur un cadre avec un dessin d’un petit ange disant : « nous construisons nous-mêmes nos erreurs mais aussi nos petits miracles. »

Le cœur remplit de joie de recevoir un cadeau de la part d’une autre personne que celle qui l’entourait habituellement, Carole dit simplement : « Merci beaucoup et Joyeux Noël. »

C’est seule parole suffirent pour réaliser un grand sort. Joshua qui était dans sa forme féline luit d’un coup. La lumière s’intensifia jusqu’à l’éblouissement de l’ensemble des personnes. Quand ils purent ouvrir à nouveau leurs yeux, ils virent un jeune elfe à la place du chat.

« C’est…C’est… » commença la jeune femme de chambre.

« C’est tout simplement magique. » sourit Carole en comprenant que tout se qu’elle avait vécu n’était pas un rêve mais la réalité.
Ayant discuté tranquillement un peu avec Carole, Hector et la jeune femme se chambre, Blanche et Joshua les saluèrent avant de se diriger vers la maison de la jeune femme. Elle se demandait se que sa petite sœur avait pu inventer comme excuse afin de convaincre ses parents qu’elle n’est pas revenue avec elle. Et puis Isidore, qu’allait-il arrivé à lui. Ils avaient peut être sauvé Noël, mais maintenant…Qu’allait devenir ces elfes ?

« Joshua, tu m’as bien dit que ta forme initiale était celle d’un chat ? Pourquoi es-tu devenu un elfe ? » Demanda-t-elle alors qu’ils s’approchaient de la maison.

« Je ne sais pas si tu t’en souviens, mais il y a quelques années, tu m’as rencontré. Je t’ai suivi car tu me paraissais être triste. Je voulais te voir sourire, car je me disais qu’un sourire rendrait son magnifique visage encore plus beau. Mais dans ma forme animale, tout cela était impossible. »

« Alors tu es bien ce chat qui est venu à Noël chez moi ? » réclama-t-elle.

« Oui. Je voulais te dire au revoir avant de partir réalisé un rêve peut être fou. Pourtant il me tenait à cœur. Je désirais simplement te rendre heureuse. » Soudain Joshua entoura Blanche dans ses grands bras. « Je souhaitais te prendre dans mes bras, de respirer ton odeur autrement que sous la forme d’un chat. Et c’est en cette nuit que le Père Noël m’a adopté pour m’offrir cette chance unique de devenir un elfe. »

Blanche rougissait en entendant ces aveux touchant. Elle n’avait jamais imaginé que ce petit chat qu’elle avait croisé serait tombé amoureux d’elle. Et encore moins qu’il ferait tout son possible pour réaliser l’impossible. Juste pour pouvoir avoir la chance de vivre auprès de cette jeune femme. Tout doucement, tandis que la neige tombe, Joshua tourna le visage de sa bien aimée. Il prit délicatement dans sa main son menton et en posa légèrement ses lèvres sur les siennes. Blanche se laissa guider jusqu’au bout. Elle avait déjà embrassé un homme sur la bouche, mais la saveur de ce baiser était bien différente de celui que lui offrait à présent le jeune elfe. Continuant de rougir, sentant son cœur battre au rythme similaire d’un moteur de voiture, Blanche ne savait pas comment se comporter. Elle voulait à la fois rester dans ses bras et continuer de sentir sa chaleur parcourir son corps, mais à la fois elle voulait s’en éloigner, car cette dernière venait de voir quelque chose d’incroyable dans le ciel.

Alors que la neige continuait à tomber, dans la pénombre du ciel un petit titillement se fit entendre, en se retournant et cessant leur baiser, Joshua et Blanche virent une ombre étrange arrivé dans leur direction. Rapidement, ils virent à la tête de cette ombre une petite lumière rouge. Joshua senti en lui monté une bouffée de nostalgie. Cette lumière rouge, ce titillement signifiait que quelqu’un de particulier pour lui venait d’arriver. L’ombre se fit de plus en plus grosse avant d’apparaître dans la lumière des réverbères de la rue. Là Blanche comprit qu’elle n’était pas entrain de rêver. Devant elle le traîneau du Père Noël venait de se poser. Les rennes bien présents avec en tête Rudolph et son célèbre nez rouge. A l’intérieur de son traîneau sculpté en bois et possédant quelques dorures, un gros sac était entreposé. Le père Noël était assis sur la banquette avant ainsi qu’un elfe qu’elle reconnut immédiatement comme étant Bernard, l’accompagnateur de Stéphanie.

« Hohoho… Mon petit Joshua. Je vois que tu as fait un très bon travail. Merci d’avoir aider tes amis accompagnateur cette année encore. »

Ayant été prévenu par le bruit des grelots des rennes, les enfants des voisins de la maison de Blanche sortirent, ainsi que la famille de cette jeune femme. Tous virent l’énorme traîneau qui était garé juste devant chez eux, les bras remplis de cadeaux. Les plus jeunes voulurent immédiatement courir dans les bras du Père Noël. Mais ce dernier semblait être attiré par quelqu’un d’autre qui s’avançait doucement vers lui. Isidore ressemblait à un enfant qui venait de faire une bêtise. Il semblait intimidé par ce vieil homme rondouillard habillé en rouge. Avec une voix tremblante, il s’approcha de lui et dit : « Désolé Papa, je n’ai pas vraiment aidé cette année pour sauver Noël. Si Joshua n’était pas là, nous aurions tous disparu… »

Puis l’elfe aux cheveux argentés senti la main chaude du Père Noël se posant sur ses cheveux, les lui caressant tendrement.

« Ne t’inquiète pas mon cher Petit Isidore. Tu as fait de ton mieux en apprenant à Blanche d’avoir plus confiance en elle. »

« Mais comment Joshua a réussi à échapper au mal qui nous a tous touché ? » s’emporta Isidore ne comprenant pas la raison pour laquelle ce dernier était resté auprès de Blanche, alors qu’il s’agissait de son rôle.

« Sa motivation est bien différente de la tienne. Tu es très lié avec Blanche, comme peuvent l’être deux amis. Joshua est devenu un elfe pour une raison bien différente qui s’appelle l’Amour. »

« L’Amour ? Comme nous avons avec nos parents ? » Réclama-t-il.

« Non. Un Amour intense. Celui pour lequel nous déplaceront les montagnes pour réussir notre objectif. Un jour tu comprendras mon petit Isidore. » Sourit Le Père Noël avant de sortir pour chaque enfant un petit cadeau, pas bien extraordinaire en apparence, mais magique en réalité. Camelia aussi réclama son du, et le Père Noël s’amusa de voir cette adolescente réclamant un objet bien particulier. Cette dernière voulait la dernière console de jeu en vogue dans les magasins, mais à la place elle reçu une petite toupie en bois.

« Qu’est-ce que je vais faire avec ça ? » demanda la Gamine en regardant la toupie dans tous les sens.

« Ca c’est à toi de le découvrir. Pour toi Florence, je t’ai ramené un petit souvenir du pôle Nord. » Le père Noël tendit un petit paquet que la jeune femme ouvrit immédiatement. A l’intérieur, une petite boule de verre qui renfermer un elfe à l’intérieur et où l’on voyait de la neige tombait. La jeune femme sourit et remercia le Père Noël. Pour elle tous les cadeaux étaient merveilleux.

« Stéphanie, je te donnerais ton cadeau une fois que je te ramènerais en Belgique. »

La jeune Belge hocha de la tête positivement, acceptant l’idée de ce dernier. En attendant de pouvoir retourner dans son pays natal, elle resta auprès de Bernard. Puis le Père Noël se dirigea vers Blanche et Joshua. Ce dernier se sentait reconnaissant envers cette personne mythique qui lui avait offert une chance de pouvoir réaliser son rêve. Il lui était fortement reconnaissant. Mais il savait aussi que le Père Noël dans son atelier n’avait plus beaucoup d’elfe travaillant avec lui. Peut être lui demanderait-il de rester auprès de lui.

« Ma chère Blanche. Je voulais te remercier comme pour Camelia, Florence et Stéphanie pour avoir réussi à sauver Noël. Depuis des années les enfants ne croient plus en ce mythe qui tentait de s’effacer. Tu as réussi à donner l’envie aux personnes de croire encore un peu en cette magie qui peut arriver lors des fêtes de fins d’années. Mon cadeau pour toi ne t’es pas seulement destiné. Il est aussi un cadeau pour mon Cher petit Joshua. J’aimerai que vous passiez le reste de votre vie ensemble. Aussi je vais lui jeter un petit sort pour qu’il puisse rester à tes côtés. »

Au bout de son index, le père Noël fit apparaitre des petites étoiles qui entouraient désormais notre cher Joshua. Il vit ses oreilles d’elfes disparaître pour être semblable à ceux des autres êtres humains.

« Il aura désormais une vie comme tout monde et est déjà enregistré dans les fichiers administratifs sous le nom de Joshua ELTHANAEL. Désormais, tu es un artisan dans le jouet qui est à la recherche d’emploi. Tu en trouveras un vite ne t’inquiète pas. Il y a une dernière précision que je dois vous dire. A chaque Hiver, à partir du 01 Décembre et jusqu’au 24 au soir, Joshua deviendra un elfe comme les autres pour venir m’aider. Parfois il restera sur terre pour aider les accompagnateurs. D’autres fois il viendra m’aider avec mes elfes. »

Joshua et Blanche acceptèrent évidemment la proposition de cet homme. Ils seraient souvent séparé en hiver, mais qu’importe, s’ils pouvaient continuer à vivre ensemble.

« Et toi ma petite Blanche, je te donne le titre d’ambassadrice du Père Noël sur terre. Ainsi, s’il y a des problèmes à nouveau avec des ambassadeurs ou avec des elfes accompagnateurs tu pourra les guider. Je t’offre aussi, un peu de magie dans ta montre à gousset que Isidore t’a offert. Elle ne sera utilisable que lors des fêtes de fins d’année. »

Isidore s’approcha de ses deux compagnons de voyages. Il avait vécu beaucoup d’événements avec Blanche. Il s’en était occupé personnellement et se souviendrait toujours de cette dernière. En réalité, il n’était pas du tout jaloux de Joshua. Au contraire, il le connaissait suffisamment pour ne pas lui en vouloir. Certes, ils étaient rivaux, mais une rivalité amicale. Isidore était le premier a accepté Joshua tel qu’il était. Un elfe venant d’un corps d’un chat. Il était devenu comme son petit frère qu’il voulait protégé et en même temps combattre pour cette rivalité, car le Père Noël et la Mère Noël considéraient ces deux elfes comme leur fils.

« Soyez heureux… » leur dit-il avant de les prendre dans ses bras. Puis il se tourna vers Joshua en pointant son index en sa direction : « par contre si tu l’a fait pleuré ou que tu l’a trompe, tu aura à faire à moi. »

« ISIDORE !!! » cria le Père Noël qui était remonté dans son traîneau avec Bernard et Stéphanie.

« J’arrive !!! » L’elfe sourit à ses camarades en leur faisant signe. Son petit air espiègle sur le visage et entra à son tour sur la banquette arrière du traîneau. Ensemble ils montèrent dans le ciel. Et une fois qu’ils étaient assez haut, près de la lune qui englobait l’ensemble de leur ombre ils entendirent : « Joyeux Noël à tous et à tous une bonne nuit !!! »

FIN.


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MessageSujet: Re: [Nouvelle] - Calendrier de l'avent 2011 - G   Dim 25 Déc 2011 - 18:24

Merci d'avoir partagé avec nous celle jolie histoire.


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MessageSujet: Re: [Nouvelle] - Calendrier de l'avent 2011 - G   Dim 25 Déc 2011 - 19:17

La dernière mission de Blanche a été bien difficile, mais tout est bien qui finit bien et Noël est sauvé... Un Noël très particulier pour la douce Blanche qui a reçu le plus beau des cadeaux, l'amour...

Bon, moi aussi j'ai un chat mais j'ai beau le lui demander, il refuse de se transformer en Joshua, le vie est injuste...

Merci pour ce beau calendrier de l'avent magique JB...



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MessageSujet: Re: [Nouvelle] - Calendrier de l'avent 2011 - G   

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[Nouvelle] - Calendrier de l'avent 2011 - G
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