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 [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G

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juliabaku
Le rêve devient ta réalité….
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MessageSujet: [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeSam 5 Sep 2009 - 17:37

Petite note avant de commencer: Voilà une autre histoire écrite en colaboration avec Cissy. De même que L'ombre d'un remords.

Par contre ne vous étonnez pas que vous n'ayez pas tous les chapitres tout de suite.^^


Préambule:

Les personnages de la série ne m’appartiennent pas. Ils sontla propriété exclusive de : Cheryl Heuton & Nicolas Falacci. Jene tire aucun bénéfice de leur mise en situation dans cette fiction.
Personnages : Charlie - Alan - L'équipe - Don

Genre : Angst

Résumé : Don est tué dans une explosion. Comment son entourage va-t-il réagir à cette tragédie?
Episode écrit parallèlement à "L'ombre d'un remords" qui part du même événement dans un développement différent.


[Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Mort_s10


"Grand-mère forever!!! (Pour Cissy)"
"Chaque imperfection de l'homme lui permet de faire des miracles."
"Si les yeux sont le reflet de notre âme, alors mon âme est d'un bleu dans lequel vous vous noierez."
"Mais oui tu sais... Et tout le monde le sait que pour tu es la plus belle!" (Garou à Mimie Mathy)
" Une nouvelle amitié vous apportera beaucoup de bonheur" (Gâteau de fortune ouvert à Noël 2014, espérons que cela se réalisera.)


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Dernière édition par juliabaku le Dim 29 Mai 2011 - 11:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeSam 5 Sep 2009 - 18:58

Ben oui, t'aurai pu me prévenir quand même! Va falloir que je m'y colle du coup!!!! :mangacolére:

Petite précision aussi: dans l'une comme dans l'autre des fictions vous vous rendrez compte que Don est fort peu présent... et pour cause!!!!
Je sais ça va faire tout drôle.... :mangadodo:


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MessageSujet: Mort sous protection - Chapitre 1   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeDim 6 Sep 2009 - 19:28

CHAPITRE I


Maison des Eppes- Attends Charlie, ça ne tient pas debout !

- Ah non ? Explique-moi pourquoi, vas-y, je t’écoute !

- Et bien d’abord…

Alan poussa un profond soupir et commença à débarrasser la table. Et c’était reparti pour un tour ! Ses deux fils se disputaient à nouveau à propos d’il ne savait trop quelle théorie, l’un étant d’un avis et l’autre, évidemment d’un avis contraire. Au passage, il leva des yeux résignés vers le portrait de Margaret : décidément, leurs deux garçons ne seraient jamais sur la même longueur d’onde ! Derrière lui, le ton montait.

- Oh oh oh ! Maintenant ça suffit les garçons ou je vous prive de dessert !

Interrompus net dans leur querelle, les deux frères échangèrent un regard d’abord interloqué à la remarque de leur père, puis l’amusement céda le pas à l’étonnement et ils rentrèrent dans le jeu d’Alan.

- Ah non ! Pas question que je sois privé de dessert à cause de lui ! attaqua Don, rieur.

- Comment ça à cause de moi ? protesta Charlie. C’est toi qui as commencé !

- Non, c’est toi !

- Non ! Papa ! Dis-lui toi que c’est lui qui est en faute !

- Ah non ! Moi je suis neutre ! rétorqua Alan en levant les mains en signe de défense.

- Ca, c’est trop facile ! lui reprocha Charlie, véhément.

- Peut-être, mais c’est comme ça mon petit !

- D’ailleurs, reprit Don, trouvant un nouveau moyen de contredire son frère, rien que pour le plaisir de le faire, qui a dit que la neutralité était une position facile à tenir ? En ce qui me concerne, je pense que c’est peut-être bien plus dur que de s’engager.

- Voyons, tu ne peux pas dire ça, s’emballa aussitôt Charlie.

Alan leva les yeux au ciel : décidément, rien n’arrêterait ses deux garçons déchaînés. Mais il n’était pas inquiet, il entendait le rire dans leurs voix : une dispute pour rire, juste pour le plaisir de s’opposer une fois de plus, d’aiguiser leurs esprits respectifs aux dépens de l’autre, et peut-être avoir le plaisir de triompher dans ces joutes verbales qui les opposaient quotidiennement. Mais la sonnerie du portable de Don retentit, coupant net Charlie dans la démonstration qu’il était en train d’élaborer.

- Eppes, j’écoute !

Le silence se fit aussitôt dans la salle à manger tandis que Don écoutait attentivement son correspondant. Il jeta un coup d’œil à sa montre et se leva en disant :

- D’accord, je serai là dans vingt minutes.

Puis il ferma son portable d’un coup sec et le raccrocha à sa serrure avec une moue de déception.

- Désolé, p’pa, garde-moi du dessert tu veux ?

- Dans tes rêves, attaqua aussitôt son cadet. Je vais tout manger oui ! Ca t’apprendra à quitter la table avant la fin du repas ! Non mais quelle éducation !

- Je te signale que nous avons eu la même, répondit son frère du tac au tac.

- Oui, mais chez moi elle a porté ses fruits au moins !

- Toi, tu ne perds rien pour attendre !
- Je suis mort de trouille !

Au moment de passer le seuil, Don se retourna une dernière fois vers eux.

- Tu veux m’accompagner Charlie ?

- J’aimerais bien, mais je dois finir de corriger une vingtaine de devoirs pour demain matin, alors…

- Dégonflé !

- Comment ça dégonflé ?

- Oui, tu ne viens pas de peur que je te démontre que tu avais tort.

- Ben voyons. Je ne viens pas pour ne pas t’écraser de honte, cher grand frère. C’est uniquement ma mansuétude naturelle qui parle.

Don partit d’un grand éclat de rire et referma la porte en disant.

- Bon, ben à tout à l’heure. Et gardez-moi du dessert !

Charlie et Alan rirent de bon cœur en le regardant s’en aller. Il paraissait tellement en forme, tellement gai, lui qui semblait si souvent préoccupé, en proie à de sombres pensées.

- Bon fiston : alors, on se le mange ce dessert ? interrogea Alan.

- Et comment !

- Et tu me feras le plaisir de laisser la part de ton frère ! avertit sévèrement le père.

- Oh papa ! Ca, ça n’est pas juste ! gémit comiquement le mathématicien.

Ils se sourirent, amusés, sachant l’un comme l’autre que Charlie ne priverait jamais son frère de la part qui lui revenait : il serait plutôt du style à lui laisser la sienne en plus. Alors qu’ils s’apprêtaient à déguster leur dessert, un bruit formidable les cloua sur place, suspendant leurs gestes, tandis que la maison se mettait à trembler. Une vitre vola en éclats.

- Qu’est-ce que c’est ? cria Charlie inquiet. Un tremblement de terre ?

- Non, on aurait plutôt dit une explosion, objecta son père.

Il avait à peine fini sa phrase qu’ils se regardèrent, affolés, transpercés en même temps par la même idée atroce et chacun d’eux lut dans le regard de l’autre le doute monstrueux qui l’habitait soudain. D’un même élan, ils se levèrent et se ruèrent sur la porte.

*****


Le cœur de Charlie battait la chamade et son esprit en ébullition n’arrivait qu’à émettre en boucle une sorte de prière : « Non, non. Ce n’est pas possible. Quelles sont les probabilités pour que… Non, non… »

Et puis la vérité leur explosa soudain à la figure. Au bout de la rue, à à peine cinquante mètres de là, un véhicule était en train de brûler, soufflé par une monumentale explosion. Autour, les gens se redressaient, hébétés et un homme appelait au secours auprès d’un corps à terre. Il leur sembla que le monde se figeait tandis que leur sang se glaçait dans leurs veine : ce véhicule, ou plutôt ce qu’il en restait, c’était celui de Don.

« Don, Donnie ! Non ! Non ! »

Charlie commença par murmurer ces mots, en se dirigeant à pas lent, tel un somnambule, vers la carcasse calcinée. Et puis, au fur et à mesure qu’il approchait, son pas s’accélérait jusqu’à la course, et, dans le même temps, son murmure se faisait plus fort, jusqu’à devenir cri, jusqu’à devenir un hurlement jailli du plus profond de lui. Non ! Pas ça ! Pas son frère ! Pas sous ce magnifique soleil de fin du jour, alors que tout leur souriait.

La chaleur dégagée par le brasier était insupportable et pourtant, il essaya de se jeter en avant : il devait faire quelque chose, il devait arracher son frère à cet enfer. Peut-être qu’il était encore temps ! Trois hommes se jetèrent sur lui, l’empêchant d’aller plus loin. Il se débattait farouchement en criant

- Laissez-moi passer, c’est mon frère ! C’est mon frère ! Je dois le sortir de là !

- C’est trop tard monsieur, il est mort ! Il est mort ! lui rétorqua l’un des trois hommes qui le maintenaient à grand peine.

- Non ! Non ! Il n’est pas mort, il n’est pas mort ! Laissez moi passer !

Le désespoir lui donnait une force surhumaine et il réussit à se libérer de l’étreinte qui le retenait au sol. Il s’élança à nouveau. Mais soudain une autre silhouette se dressa devant lui et il s’arrêta net.

- Non Charlie. Non, ça ne sert à rien, ça ne sert à rien.

D’un seul coup, toute sa colère tomba pour laisser la place à un désespoir infini. C’était son père cet homme qui se tenait devant lui, le visage ravagé par les larmes, les mains tremblantes, le dos courbé déjà sous un poids qui ne le quitterait plus jamais : c’était son père qu’il avait presque de la peine à reconnaître tant il était transfiguré par le chagrin. Et il l’évidence s’imposa alors à lui comme un coup de poignard.

Il s’effondra en sanglotant dans les bras de son père.

- Non papa ! Non ! Pas Donnie ! Pas Donnie !

Alan le serrait désespérément contre lui. Il se sentait tomber dans un puits sans fond fait de douleur, de révolte, d’incompréhension. Son fils, son petit garçon à lui, son rayon de soleil, ne passerait plus jamais le seuil de la porte, plus jamais il ne verrait son sourire, plus jamais il n’entendrait ce rire qui résonnait encore à ses oreilles quelques minutes plus tôt.

« Noonn ! »

Son hurlement de douleur monta vers le ciel clair et il étreignit plus étroitement encore Charlie, le seul enfant qui lui restait maintenant, sa seule famille. Crucifiés, les deux hommes regardaient ce qui avait été la voiture de Don finir de brûler. Ils n’entendaient pas les personnes qui les entouraient leur parler, tenter de les éloigner de l’atroce spectacle ; ils n’entendaient pas les policiers qui arrivaient sur les lieux et commençaient à délimiter un périmètre de sécurité. Ils ne voyaient et n’entendaient plus rien. La seule vision qu’ils avaient, c’étaient ses flammes qui mouraient, dans lesquelles il leur semblait distinguer le visage tant aimé ; le seul son qui leur parvenait, c’était celui de son éclat de rire au moment où il les avait quitté.

- Tu veux m’accompagner Charlie ?

Il ne pourrait plus jamais, plus jamais l’accompagner ! Il se laissa tomber à terre : ne plus parler, ne plus bouger, ne plus respirer. Quelque part, très loin, il entendait une voix qui l’appelait. Il ne voulait pas y répondre, non. Tout ce qu’il voulait, c’était rester là, près de son grand frère.

- Tu veux m’accompagner Charlie ?

- Oui, oui Donnie. Je veux t’accompagner, je viens avec toi, attends-moi.

La voiture finissait de brûler dans le début de soirée torride. Charlie était étendu au sol, sans connaissance. Alan se tenait assis près de lui, incapable du moindre geste, de la moindre réaction. Les flammes se consumaient et avec elles c’était toute l’âme de la famille qui partait en fumée.

(à suivre)
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MessageSujet: Mort sous protection - Chapitre 2   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeLun 7 Sep 2009 - 19:52

CHAPITRE II


Bureaux du F.B.I.

-Bon sang, il en met du temps, s’impatienta David en regardant sa montre.

- Il était où ? demanda Colby.

- Chez Charlie. Il m’a dit qu’il arrivait.

- Il faut tout de même une vingtaine de minutes pour venir de là-bas, temporisa Liz.

- A peu près oui, confirma David. Justement, ça va faire trois quarts d’heure !

- Il y avait peut-être de la circulation, supputa Nikki.

- Quoi ? A cette heure-là ?

- Pourquoi pas ? appuya Liz. Ou bien un accident.

- Bon, je le rappelle, décida Colby, on verra bien.

Il appuya sur la touche raccourci et, après quelques secondes, il raccrocha

- C’est sa boîte vocale.

Une ombre passa sur le visage de David. Liz lui demanda :

- Quoi ? Ne me dis pas que tu es inquiet ?

- Non, bien sûr, c’est juste que…

A cet instant, son portable sonna et il décrocha. Ses collègues virent son visage se contracter violemment tandis qu’il acquiesçait aux propos de son correspondant.

- D’accord, tenez moi au courant. J’attends vos précisions.

Sa voix était dure et l’équipe autour de lui était impatiente de savoir ce qui motivait sa réaction.

- Qu’est-ce qui se passe ? demanda Colby.

- Un appel de la police au standard. Apparemment un de nos agents vient d’être tué.

- Quoi ? Qui ? Où ça ?

- On n’a pas encore les détails. Le flic qui a appelé était apparemment un bleu plutôt secoué. Il semble qu’on ait piégé le véhicule du collègue.

- Mais comment savent-ils que c’est un agent du F.B.I. ?

- Je ne sais pas au juste. La famille je crois, ou les voisins. Ils nous rappellent dès qu’ils ont plus de détails.

Justement le téléphone sonnait et David décrocha de nouveau, fébrile, tandis que les trois autres se massaient autour de lui, tentant de surprendre des bribes de conversation, leurs cerveaux en ébullition ressassant sans arrêt les mêmes questions : quel était l’agent qui avait été tué ? Le connaissaient-ils ?

Et puis, ils virent David blêmir et chanceler, sous le coup d’une émotion profonde.

- D’accord, merci, nous arrivons, dit-il d’une voix blanche.

Il raccrocha et, au regard qu’il leur lança, ils comprirent. Mais Liz ne voulait pas y croire et, souhaitant par-dessus tout s’entendre dire autre chose que la vérité, ce fut elle qui questionna.

- Alors, qui est-ce ?

Ses yeux se posèrent, tour à tour, sur chacun de ses coéquipiers et ils virent que des larmes y brillaient. Liz insista : elle savait, mais elle avait besoin de se l’entendre dire.

- David ? C’est qui ?

- C’est Don.

Il avait eu de la peine à obliger les mots à franchir la barrière de ses lèvres tremblantes. Durant quelques instants, ils restèrent tous figés, incapables de parler, incapable même d’une pensée cohérente. Pas Don, non ! Pas ce chef parfois si intransigeant, mais toujours juste et plus dur avec lui-même qu’il ne l’était avec eux. Pourquoi, parmi les dizaines d’agents que comptait le bureau de Los Angeles avait-il fallu que ce soit lui ?

Et puis, soudain, ils retrouvèrent leurs réflexes professionnels et, d’un même élan, ils quittèrent le bureau pour se précipiter chez Charlie, là où on venait de leur confirmer que le véhicule détruit dans l’explosion était celui de l’agent spécial Don Eppes et que celui-ci était au volant quand tout s’était embrasé : il n’y avait aucune chance qu’il ait pu survivre.

(à suivre)
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MessageSujet: Mort sous protection - Chapitre 3   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeMar 8 Sep 2009 - 23:00

CHAPITRE III


Maison des Eppes

Lorsqu’ils arrivèrent sur les lieux, la police municipale avait déjà tendu les bandes jaunes pour délimiter le périmètre. Le cœur au bord des lèvres, les quatre agents avancèrent lentement vers la carcasse calcinée qui gisait sur la partie gauche de la rue, recouverte de la neige carbonique déversée par les pompiers pour étouffer les flammes.

Chacun savait ce qu’il avait à faire et, plus que la conscience, ce fut leur entraînement, l’habitude qu’ils avaient de ce type de situation qui, comme une seconde nature, envoya l’un s’entretenir avec les policiers arrivés les premiers sur les lieux, tandis que les deux autres interrogeaient les témoins.

David, paralysé, ne pouvait pas détacher son regard de ce qui restait de la voiture de son ami. Il n’arrivait pas à y croire : pas Don, pas comme ça ! Et pourtant…

Un cri soudain, l’arracha à cet espèce d’état second qui le paralysait. Il se retourna.
Amita venait de sortir de sa voiture et se précipitait en courant vers lui. Elle appelait Charlie à tue-tête. Un policier tenta de l’arrêter et David lui fit signe de la laisser passer.

- David ? Qu’est-ce qui s’est passé ? s’affola-t-elle. Où est Charlie ? Et Alan ? Et Don ? Où sont-ils tous passés ?

David s’aperçut alors qu’il était bien incapable de répondre à cette question : en effet, où étaient donc Alan et Charlie ? Colby arrivait, apportant la réponse.

- Alan et Charlie ont été transportés à l’hôpital.

- Oh mon Dieu ! Ils sont blessés ? s’inquiéta Amita.

- D’après les policiers non. Ils sont simplement sous le choc.

- Et Don ? Dites-moi qu’il va bien… supplia-t-elle.

Mais toute sa formation de scientifique lui soufflait qu’il n’en était rien. Etant donné la violence visible de l’explosion, il n’avait pas dû rester grand-chose de celui qu’elle considérait comme un grand frère, un peu distant peut-être, mais tellement attachant.

Colby se contenta de hocher négativement la tête et elle éclata en sanglots. Liz qui arrivait, elle-même très éprouvée par la mort de l’homme avec qui elle avait partagé tant de moments délicieux et pour lequel elle avait toujours une profonde tendresse, la serra dans ses bras.

- Ecoutez, Amita. Je vais aller à l’hôpital. Je vous emmène si vous voulez. »

Elle quêta l’approbation de David : désormais, c’était lui qui allait prendre en main la destinée de l’équipe. Il lui fit signe qu’elle pouvait y aller. De toute façon, ils étaient suffisamment nombreux. Et puis l’équipe scientifique n’allait pas tarder à arriver.

Les deux femmes quittèrent les lieux et se précipitèrent à l’hôpital où Larry ne tarda pas à les rejoindre, bouleversé par les événements qu’il venait d’apprendre. Ils y retrouvèrent Alan, hébété, effondré dans un fauteuil de la salle d’attente. Il parut à peine les reconnaître : il attendait des nouvelles de Charlie qui avait perdu connaissance.

- Il est blessé ? demanda Amita, anxieuse.

- Non. Je crois qu’il n’a pas supporté…

Il ne pouvait pas le dire, pas encore. Alors, il eut un geste infiniment las de la main, et termina d’une voix tremblante :

- … tout ça.

Amita et Larry s’installèrent près de lui, le réchauffant de leur présence. Puis on vint leur donner des nouvelles rassurantes de Charlie : il ne tarderait pas à reprendre connaissance. Tout allait bien.

Un éclat de rire hystérique secoua Alan et ses compagnons le regardèrent avec inquiétude.

- Tout va bien ! répétait-il. Tout va bien ! Mon fils, mon Donnie est mort, mais tout va bien !

- Alan, Alan calmez-vous, le supplia Amita.

Voyant l’état nerveux du vieil homme, le médecin l’obligea à absorber un calmant qui ne tarda pas à faire de l’effet et Alan retomba dans sa prostration précédente. Lorsqu’on vint les prévenir qu’ils pouvaient se rendre auprès de Charlie, ils l’entraînèrent doucement avec eux. Il se laissa faire sans protester : il n’avait plus de forces.

Liz, s’apercevant que sa présence était, pour le moment, totalement inutile puisqu’elle ne pouvait ni réconforter la famille éplorée, ni leur poser de questions dans l’état où ils étaient, décida de rejoindre le reste de l’équipe. Don était mort, mais il leur restait un dernier devoir à accomplir envers lui : arrêter son ou ses meurtriers. Et elle espérait, plus que tout, qu’il tenterait de se soustraire à l’arrestation pour avoir un bon motif de lui coller une balle entre les deux yeux !

*****


Sur les lieux du drame, les enquêteurs finissaient leur macabre besogne. Les quelques personnes présentes lors du drame avaient été interrogées, du moins celles qui n’étaient pas trop choquées pour répondre. Comme toujours les témoignages divergeaient : autant de description des événements que de personnes y ayant assisté !

Certains parlaient d’un véhicule qui se serait arrêté à côté de celui de Don, juste avant l’explosion, juste après pour d’autres. Certains parlaient d’un individu qui se tenait là, d’autres d’un groupe d’hommes, d’autres encore se souvenaient juste avoir vu la voiture s’engager dans la rue, s’arrêter puis exploser, d’aucun disait qu’un homme en était sorti, d’autres qu’un homme y était monté, bref, rien d’exploitable. Une seule chose était certaine aux yeux de l’équipe : Don n’était sûrement pas sorti de son véhicule, sinon ils l’auraient retrouvé sur les lieux, quel que soit l’état dans lequel il aurait été.

Découragés, les agents avaient cessé leurs investigations de terrain : ils allaient maintenant se pencher sur les dossiers de Don, à commencer par celui sur lequel ils travaillaient actuellement.

Les légistes en avaient aussi terminé : ils avaient soigneusement enveloppé dans un grand sac en plastique le corps qui gisait à quelques mètres de la voiture, méconnaissable. Seule une analyse d’ADN pourrait prouver qu’il s’agissait bien de Don. Mais de qui d’autre aurait-il bien pu s’agir ? C’était bien Don qui était monté dans sa voiture, c’était bien lui qui avait mis le contact et avait démarré en direction du bureau. Il ne s’était vraisemblablement pas volatilisé entre la maison et le coin de la rue ! Ils avaient même de la chance que son corps ait été éjecté en dehors du véhicule.

En tout cas, pensait David accablé, il était heureux qu’Alan et Charlie n’aient pas assisté à l’horreur de voir les légistes ramasser les morceaux de corps dispersés un peu partout après avoir ensaché ce qui ressemblait vaguement à une vieille souche rabougrie après un terrible incendie de forêt. Comment aurait-il pu supporter la vue de ce qui restait de leur fils et frère ? Non, qu’au moins ils en gardent l’image intacte de l’agent en pleine possession de ses moyens qu’il était alors.

Une dépanneuse venait charger la carcasse calcinée pour la déposer au garage du F.B.I. afin de déterminer le type d’explosif employé et, peut-être, de là, remonter jusqu’au coupable.

- David ?

David sursauta : perdu dans ses pensées, il ne s’était pas aperçu que ses trois collègues venaient de le rejoindre.

- David, reprit Colby. On n’a plus rien à faire ici. On va au bureau ?

- Oui. Bien sûr.

- Si ça ne vous dérange pas, dit alors Liz, je préfèrerais retourner à l’hôpital pour voir où en sont Alan et Charlie.

- Non, non bien sûr. Et tiens nous au courant surtout, lui dit David.

- A ce propos, questionna soudain Nikki. Est-ce que vous savez si quelqu’un a prévenu Robin ?

Les quatre agents se regardèrent, interdits. Non, dans leur désarroi autant que dans leur désir de ne pas risquer de perdre une piste faute de l’avoir explorée assez vite, ils avaient totalement oublié de prévenir la fiancée de Don. Ils se décomposèrent. Qui allait avoir le courage de lui porter le coup fatal ?

- D’accord. Je m’en charge dit Nikki.

Elle était peut-être la mieux à même, en effet, de délivrer l’effroyable nouvelle. Moins attachée à Don parce qu’ayant moins partagé de choses avec lui, elle était en effet celle qui parvenait le mieux à conserver un minimum de sang-froid dans la situation présente. Pour autant, cela n’allait pas rendre sa tache plus facile ni plus agréable. Mais il fallait bien que quelqu’un le fasse et elle ne voulait pas qu’en plus du reste, ses collègues éprouvés aient à assumer cette corvée ingrate.

Elle partit donc devant pour joindre Robin tandis que David et Colby traînaient encore un peu sur place, comme s’ils espéraient que le nom du coupable allait apparaître sur le bitume fondu par la chaleur du brasier. Malgré tout, ils n’arrivaient pas à y croire : Don ne pouvait pas être parti comme ça. La nuit était désormais tombée et le quartier reprenait sa sérénité habituelle.

- Allez, dit Colby en donnant une tape sur le dos de son collègue, il faut y aller.

Sans un mot, David lui emboîta le pas et s’installa côté passager tandis que Colby prenait le volant.

(à suivre)
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MessageSujet: Numb3rs rating G: mort sous protection chapitre IV   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeMer 9 Sep 2009 - 19:59

CHAPITRE IV

Bureaux du F.B.I.

Tout en continuant leur chemin vers le bureau, David repensait à tous ces moments partagés avec son chef de section. Et à tout ces moments qu’ils avaient pu passer avec sa famille. A présent il s'inquiétait aussi pour les deux membres restant de la famille de Don. Il savait que, vu son âge, Alan devait être vulnérable. Mais le connaissant, il savait aussi qu'il serait fort, et ferait face à la situation.
Tandis que nos agents arrivaient au parking et sortaient dans la voiture, une pensée traversa leur esprit. Et presque en synchronisation, ils dirent :

- Je me demande comment Charlie va ?

Ils se regardèrent alors droit dans les yeux. Ce fut David qui recommença à parler.

- Don m'a raconté qu'avant que sa mère ne meure, Charlie s'était enfermé dans le garage pour résoudre des équations...

- Tu pense qu'il va recommencer ?

David se réfugia dans le mutisme, se souvenant alors des jours où Don était pris dans des fusillades, alors que Charlie commençait sa collaboration avec le F.B.I. Souvent il le prenait mal, et s'enfermait dans son petit monde. Mais cette fois, son frère était vraiment mort...

- Je crains que ça n’ait aucun rapport avec les fois précédentes.

Colby ferma la portière et actionna la fermeture centralisée puis se dirigea vers les ascenseurs. David lui emboîta le pas.

- Alors on va tout faire pour qu'il aille bien. Sinon, je crains que Don nous en veuille à jamais...

Bien qu'il ne soit pas croyant, Colby ne pouvait s’empêcher de penser que même par delà la mort, Don leur en voudrait si jamais son petit frère n'allait pas bien. Et qu'il le ferait comprendre à son équipe de n'importe quelle façon.
Et puis Charlie était un des leurs. Ils devaient tout faire pour l’aider à surmonter cette peine, et attraper celui qui était derrière tout ça.

De son côté Nikki, rentrée avant eux, avait décroché le téléphone. C’était le moment qu'elle aurait aimé éviter. Elle devait téléphoner à Robin pour la prévenir de la dramatique nouvelle.
Elle composa alors le numéro, les doigts tremblant, imaginant la possible réaction de la jeune femme.
La tonalité se fit entendre. Nikki sentit son rythme cardiaque s'accélérer, battant au rythme des tonalités.

- Allo, ici l'assistante du procureur, Robin...

- Ici Nikki, Robin...Il s'est passé quelque chose,
interrompit Nikki, la voix tremblante, les larmes aux yeux.

Étonné et inquiète, Robin prit son téléphone et le serra très fortement. Sa gorge se serra, elle se mordit la lèvre. La voix de Nikki en disait long. Si c'était pour une enquête, c’était Don qui l'aurait contactée. Non, c'était plus grave, bien plus grave. Elle s'imagina alors le pire. Don ? Charlie ? L'un des deux devait être menacé.

- Je...J'ai...

La voix hésitante de Nikki trahissait ce qu'elle pensait. Mais prenant son courage à deux mains, elle prononça alors ce qu'il fallait dire.

- Robin. Nous revenons de chez Alan et Charlie. Don était parti dîner avec eux avant de continuer une enquête quand... Nous avons reçu un appel de la police, elle nous a annoncé que Don...n'était plus de ce monde

Ne voulant ni y croire, ni prononcer ces mots, Nikki avala sa salive, se sentant si mal de devoir dire ces choses-là. A l'autre bout du fil, Robin se laissa alors aller ses émotions. La douleur d’avoir perdu la personne qui comptait le plus pour elle la submergea. Elle aurait voulut le voir une dernière fois. Elle se sentait comme trahie, car la dernière fois qu'ils s’étaient vus, il lui avait promis d'aller au cinéma voir un film qui paraissait intéressant. Il devait lui téléphoner pour lui donner rendez-vous. Une nouvelle fois, Don n'avait pas tenu sa promesse, mais cette fois l'excuse était différente des fois précédentes. C'était lui la victime, c'était lui le centre de l'enquête.

(A suivre...)
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MessageSujet: Mort sous protection - Chapitre 5   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeJeu 10 Sep 2009 - 22:09

CHAPITRE V


Bureaux du F.B.I.

Colby entra dans la pièce et il rejoignit rapidement Nikki, qui étudiait attentivement un rapport sur son ordinateur.

- Alors ? Du nouveau ?

- Rien de très probant, marmonna Nikki avec une moue désabusée sur les lèvres.

- Bordel ! Ce n’est pourtant pas…

Il s’interrompit, conscient qu’elle faisait de son mieux et que ce n’était pas sa faute si les résultats n’étaient pas à la hauteur de leurs espérance.

- Et si nous faisions fausse route ? questionna-t-elle.

- Comment ça ?

- Nous sommes partis du principe que le meurtre de Don avait été commandité par Farrell.

- Ca semble le plus logique. C’est lui qui a le plus à perdre actuellement. Don se rapprochait dangereusement de lui.

- Bien sûr mais, ce n’est que l’une des hypothèses.

- Je sais. C’est d’ailleurs pourquoi Liz et David se penchent, eux, sur les anciens dossiers de Don pour voir s’il pourrait s’agir d’une vengeance.

- C’est un travail titanesque.

- Je sais aussi. J’espère qu’on pourra bientôt faire appel à Larry et Amita au moins, pour nous aider.

Ils se regardèrent. Il y avait maintenant quarante-huit heures que le drame avait eu lieu et ils n’avaient pas l’ombre d’une piste. L’équipe s’était partagée en deux : David et Liz fouillaient dans le passé de Don, Nikki et lui s’occupaient de remonter la piste de l’affaire sur laquelle ils étaient juste avant l’attentat. Mais cette fois-ci, ils ne pouvaient pas compter sur les scientifiques pour leur déblayer un peu la tâche : Charlie était inaccessible et Larry et Amita restaient près de lui et Alan pour les soutenir dans leur épreuve. Ils savaient que ce serait dur : il leur manquerait à la fois la clairvoyance de Charlie et surtout le dynamisme et l’intuition redoutable de Don qui avaient tant de fois permis d’aboutir dans les enquêtes les plus ardues.

Quand il y pensait, Colby trouvait fort plausible que Farrell soit à l’origine de l’attentat. C’était le chef d’un gang raciste que le F.B.I. avait dans son collimateur depuis plusieurs semaines. Il était soupçonné de plusieurs attaques et meurtres à caractère raciste. Trois jours avant sa disparition, Don l’avait coincé et sérieusement cuisiné durant plusieurs heures. Mais l’homme n’était pas un novice et il n’avait pas craqué.

A l’issue de la garde-à-vue, Don, la rage au cœur, avait dû le relâcher faute de preuve. Colby n’oublierait jamais le regard triomphant qu’avait le malfrat en sortant, mais il avait lu aussi, au fond de ses yeux, la volonté implacable de se venger de cet agent qui l’avait humilié en l’arrêtant devant sa famille, tout d’abord, puis en lui imposant des heures d’interrogatoire éprouvant durant lequel il avait senti tout le mépris qu’il avait à son égard. Et Spencer H. Farrell n’était pas un homme qui acceptait qu’on le méprise.

Colby était donc persuadé que c’était Farrell qui était l’instigateur du meurtre : il avait le mobile, l’opportunité et une main d’œuvre docile pour accomplir ses volontés. Don mort, l’homme lavait l’affront, mais il gagnait aussi du temps. Il n’était pas assez idiot pour ne pas savoir que l’étau se resserrait autour de lui et que ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne se fasse pincer. Il avait pu juger de l’efficacité et de l’opiniâtreté de l’agent qui dirigeait l’enquête : il ne le lâcherait pas. Or, il lui fallait un peu de mou, juste assez pour réussir à passer à l’étranger le temps que les choses se tassent. Il l’avait déjà fait par le passé.
La mort de Don, si elle n’arrêtait pas l’enquête, pouvait la suspendre assez longtemps pour lui permettre de prendre la fuite, en profitant de l’obligatoire flottement qu’allait provoquer la disparition du chef d’équipe.

C’était compter sans le désir de vengeance de Colby. Pour lui, il était hors de question de laisser le criminel s’en tirer. Qu’il soit pour quelque chose ou non dans la mort de Don, il devait à celui-ci de finir ce qu’il avait à cœur : mettre hors d’état de nuire un dangereux malfrat, qui ne reculait devant rien pour parvenir à ses fins.
Depuis la veille, ils cherchaient désespérément l’adresse d’une compagnie par laquelle Farrell pouvait passer à l’étranger. Le chef de gang possédait en effet, en sous-main, un certains nombres d’entreprises qui le servaient dans ses desseins malhonnêtes et xénophobes. Colby était certain qu’il se servirait de ce biais pour s’éclipser.

- J’ai quelque chose ! cria soudain Nikki, en proie à une excitation manifeste.

Colby se précipita et étudia attentivement les informations qui s’affichaient à l’écran. Son visage fatigué, marqué par ces deux jours au cours desquels il n’avait pratiquement pas dormi, se détendit et s’éclaira sous le coup de l’émotion.

- On fonce ! clama-t-il soudain.

Ils quittèrent précipitamment le bureau. Tout en se hâtant vers les ascenseurs, Colby sortait son téléphone pour appeler David et Liz : pas question de les tenir à l’écart. Eux aussi avaient le droit de participer à l’hallali.

(à suivre)
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MessageSujet: Mort sous protection - chapitre 6   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeVen 11 Sep 2009 - 22:52

CHAPITRE VI


A l’extérieur :

Les agents se regroupèrent autour de l’équipe de Don. Il y avait là une dizaine d’agents du F.B.I. appartenant tous à la section des crimes violents, autant d’agents du SWAT revêtus de leur tenue d’intervention et plusieurs patrouilles de la police municipale. Colby interrogea David du regard. Celui-ci lui dit :

- A toi l’honneur mon vieux. C’est toi qui a levé le lièvre, c’est ton intervention.

Colby le remercia d’un signe de tête, appréciant de le voir lui céder les prérogatives qui étaient les siennes depuis la disparition de Don.

- D’accord. Alors les gars, voilà comment on s’y prend.

Tranquillement, d’une voix claire et forte, en mots nets et concis, il leur détailla le plan de l’intervention, assignant à chacun un poste précis, s’arrangeant pour minimiser au maximum les risques pour chacun. David le laissait faire, impressionné malgré lui par le professionnalisme de l’agent encore si jeune pourtant dans le métier. Mais ses années dans l’armée l’avaient habitué à prendre le commandement et à planifier des opérations. En regardant son collègue, David eut l’intuition, comme cela lui était déjà arrivé, qu’il serait un jour un grand agent. Digne de Don en tout cas, oui, c’était ça le terme : Colby était digne de Don.

L’agent avait terminé son briefing et chacun s’apprêtait à prendre sa part dans l’opération qui était maintenant imminente. Les quatre adjoints de Don, avant de rejoindre leurs places respectives échangèrent un long regard, puis leurs poings se touchèrent rapidement :

- Pour Don ! dit Colby.

- Pour Don ! répondirent David, Nikki et Liz.

Puis ils se lancèrent dans l’action.

*****


- F.B.I. ! Plus un geste ! Jetez vos armes ! F.B.I. !

Ils s’étaient rués en vociférant les sommations, comme on le leur avait enseigné lors de leur stage de formation. Surpris par leur irruption, la plupart des membres du gang furent désarmés sur place, incapables de se défendre. Il y eut quelques échanges de coups de feu, mais apparemment, aucun policier n’était touché.

Colby avançait droit devant lui, couvert par Liz qui s’attachait à ses pas. Il n’avait qu’une pensée en tête : trouver Farrell. Soudain il vit celui-ci courir juste devant lui et il se lança à sa poursuite en hurlant :

- Farrell ! F.B.I. ! Arrêtez-vous immédiatement où je tire ! F.B.I. !

L’homme se retourna et lâcha une rafale. Colby se jeta à l’abri. Du regard, il s’assura que Liz en avait fait autant, puis, courbé pour échapper aux tirs, il continua sa progression. Cet homme ne lui échapperait pas, jamais ! Devant lui, il voyait le criminel courir, s’efforçant de le distancer. Mais là, il ne savait pas à qui il avait à faire ! Il accéléra encore l’allure et la distance entre son gibier et lui diminua. Soudain il vit le malfrat se retourner de nouveau. Mais cette fois-ci il était prêt. Il tira le premier et il vit Farrell s’effondrer dans un grand cri, en étreignant son épaule.

Il se précipita vers lui et le tint un instant en joue, tandis que Liz, essoufflée, écartait l’arme du criminel d’un coup de pied. Pendant un moment, en contemplant le sinistre individu qui geignait à terre, l’envie irrépressible de l’abattre comme un chien enragé lui traversa la tête. Après tout, Farrell avait bien ainsi exécuté ou fait exécuter sans pitié plusieurs personnes, dont Don. Mais en se souvenant justement de Don, il sut qu’il ne tirerait pas sur l’homme désarmé : Don ne l’aurait pas voulu et il se devait de lui être fidèle. Il rengaina son arme et s’accroupit auprès de Farrell qu’il retourna sans ménagement sur le ventre, sans se soucier de ses plaintes. Puis il lui ramena brutalement les poignets dans le dos, lui arrachant un cri de douleur qui ne lui fit ni chaud ni froid.

« Spencer Farrell, vous êtes en état d’arrestation. Vous avez le droit de garder le silence. Tout ce que vous direz…. »

Les paroles tellement connues lui vinrent machinalement aux lèvres tandis qu’il relevait Farrell et le poussait devant lui, à la rencontre du groupe de David qui arrivait à son tour.

*****


Bureau du F.B.I.

Les quatre agents étaient réunis dans la petite cuisine du F.B.I. Ils dégustaient un café, en silence, perdus chacun dans ses pensées. L’intervention avait été un succès : quatre blessés chez les malfaiteurs, pas une perte côté policier. Farrell avait été emmené à l’hôpital et ils l’attendaient d’un moment à l’autre. La balle n’avait fait qu’effleurer l’épaule, enlevant un gros bout de chair, mais sans pénétrer à l’intérieur. Et Colby se félicitait de la précision de son tir : ainsi le criminel n’aurait pas besoin de soins de longue durée et ils allaient pouvoir l’interroger dès qu’on l’aurait pansé. Et cette fois-ci il parlerait. Pas question qu’il s’en tire après ce qu’il avait fait.

- Et si ce n’était pas lui ? osa soudain suggérer Nikki.

- C’est forcément lui, rétorqua Colby. Qui d’autre ?

- C’est vrai qu’il est celui à qui le crime profite le plus, appuya Liz.

- Et puis, il voulait se venger de Don, c’était visible, opina David à son tour.

- Oui, il n’empêche que je ne suis pas sûre…

- Et pourquoi donc ?

Le ton de Colby était presque agressif.

- Je ne sais pas. Ca ne colle pas trop avec le personnage.

- Comment ça, ça ne colle pas avec le personnage ? Quinze meurtres directs ou commandités en moins de six mois, des actes de barbarie, de torture simplement dictés par le racisme et l’intolérance, pillages, vols, viols et j’en passe… Alors le meurtre d’un pauvre petit agent fédéral, c’est de la roupie de sansonnet pour un type comme lui !

- Oui mais, il est tellement prudent, tellement méticuleux. Il savait que ça nous rendrait enragés cette affaire.

- Mais il s’est laissé dominé par ses émotions et c’est ce qui le perdra.

- J’espère, j’espère que vous avez raison.

Un agent se présenta alors, dispensant Colby de répondre : on venait d’amener Farrell en salle d’interrogatoire, il était tout à eux !

*****


Pourtant, dix heures plus tard, épuisés par le long interrogatoire durant lequel ils n’avaient pas ménagé le criminel, les agents durent s’avouer que Nikki avait raison. Il n’était pour rien dans la mort de Don. Bien sûr, ils avaient enfin réussi à le coincer : entre les preuves saisies sur les lieux de son arrestation et les hommes du gang qui se mettaient à table afin d’éviter la peine de mort pour certains et pour d’autres simplement s’attirer la clémence du procureur, son compte était bon.

Et c’était une belle victoire à dédier à Don : la mise hors d’état de nuire du dernier des criminels qu’il avait poursuivi et dont l’arrestation lui tenait tellement à cœur. Mais ce n’était pas la victoire dont ils rêvaient, ce n’étaient pas la victoire qui aurait vu le meurtrier de leur chef et ami enfin livré à la justice. Et malgré ce succès, ce qui les submergeait à ce moment-là, c’était le sentiment d’un épouvantable échec.

- C’est pas vrai ! hurla Colby, à bout de nerfs, en envoyant rageusement promener la pile de gobelets qui se trouvait là.

Ils avaient fait fausse route ! Tout était à reprendre à zéro. Et après plus de trois jours, ils savaient que les choses seraient encore plus compliquées.

(à suivre)
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MessageSujet: numb3rs rating G: Mort sous protection chapitre VII   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeSam 12 Sep 2009 - 17:23

CHAPITRE VII

Bureaux du F.B.I.:

Cela faisait maintenant 2 jours que Colby, avec l'aide de ses collègues, reprenait tous les anciens dossiers de Don. Mais l'ardeur à cette tache ne semblait pas la même pour tous. David et Liz semblaient ne plus être aussi motivés que durant les premières heures de l'enquête. Nikki restait optimiste malgré l'ambiance glaciale qui s'était installé dans les locaux du F.B.I.. Colby, lui, était sûrement le plus motivé de tous pour retrouver l'assassin de Don.
Il avait passé en revu les quinze ans de fidélité de celui-ci au F.B.I. La liste de ceux qui voulaient la peau de cet agent était très longue. Il avait pu ainsi voir un dossier parlant d'un ancien pédophile qu'il avait arrêté après six agressions. Ce dernier avait proféré des menaces de morts envers lui et sa famille. Croyant au début qu'il s'agissait d'une bonne piste, Colby fit des recherches sur son sujet. Mais rien ne concordait : il était en prison, avec un comportement exemplaire. D'ailleurs, lui même dirait dit plus tard à la presse que le fait d'aller en prison lui avait permis de comprendre son erreur.
Puis venait l'affaire des douze bijouteries. Là il s'agissait d'un gang qui avait volé surtout pour effrayer la population de Los Angeles. Leur chef Rave Romuald semblait être un parfait suspect. Colby savait que ce dernier n'avait jamais reconnu les vols, et pire qu'il les avait mit sur le compte d'un autre gang. Mais toutes les preuves et les témoins avaient permis de délivrer à ce criminel un aller simple en prison. Colby pensa alors que cela pouvait être une vengeance des membres du gang. Mais cela ne collait pas non plus : ils se seraient plutôt servi d’armes automatique, ou de couteaux. Et s'ils avaient vraiment envie de lui faire du mal, ils s’en seraient pris d'abord à sa famille plutôt qu'à lui directement.
Et il y avait l'affaire des ciseaux, celle des femmes enlevées, celle du trafic d’organes...Plus il recherchait, plus il remarquait que la liste des suspects était trop longue pour pouvoir être vraiment utile. Cela allait un peu dans tout les sens. D'un côté, il y avait la possibilité des vengeances directes où un criminel qui avait eu à faire à lui aurait put le tuer, puis de l'autre, il y avait la possibilité d'une vengeance par la famille ou les amis de victimes qui trouvaient le F.B.I incompétent et qui l’accusaient d’avoir laissé les tueurs massacrer leur famille. Ils auraient préféré rejeté la faute sur les agents du F.B.I plutôt que sur le véritable tueur.
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MessageSujet: numb3rs rating G: Mort sous protection chapitre VIII   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeSam 12 Sep 2009 - 17:29

CHAPITRE VIII

Bureaux du F.B.I.

Lassé, épuisé par ces recherches ne menant nulle part, Colby ne savait plus que faire. A ce moment là, le sous directeur arriva avec un homme aux cheveux blond. Surpris dans un premier temps, Colby se redressa pour rejoindre le sous directeur qui lui avait fait signe de venir le trouver.

- Je sais que vous avez repris l'enquête à la place de l'agent Sinclair. Voici l’agent Dimitri qui a collaboré avec l'agent Eppes pour certaines affaire. Il est venu dés qu'il a su qu'il était mort. Peut être pourra-t-il vous aider lors de votre enquête ?

Ne refusant aucune aide extérieure, Colby accueillit le nouveau venu avec reconnaissance. Grâce à lui peut-être, l'enquête allait un peu avancer.
Après quelques consignes données par le sous-directeur pour lui permettre de suivre cette enquête, Colby installa le nouveau venu avec les autres. Il lui tendit plusieurs dossiers des affaires de Don qui paraissaient avoir les plus fortes probabilités d'être en lien avec son meurtre.

- Voilà, nous avions pensé à deux possibilités. Soit, c'est une vengeance personnelle et le tueur a dû ou sortir de prison, ou embaucher quelqu'un pour faire son sale boulot. Soit, il peut s'agir aussi des victimes qui sont mécontentes du travail du F.B.I, et vu que Don supervise beaucoup d'enquêtes, ils se seraient dit que cela allait frapper un bon coup de l'attaquer comme ça.

L’homme feuilleta les dossiers rapidement, puis sembla se souvenir de quelque chose.

- Cela me rappelle cette affaire. Où l'on a travaillé pour traquer un gros trafiquant d'armes...Comment il s'appelait déjà...Ah oui, l'affaire Sobieski, c'est ça. Don et moi avions été appelés pour le rechercher. Cela avait commencé tout d'abord par un carnage incroyable dans un des ports de la ville. Il avait tout simplement engagé des hommes pour faire le sale travail à sa place parce que ces hommes et ces femmes avaient découvert la cachette de son dépôt d’armes. Ensuite quand Don et moi avons enquêté un peu plus loin sur cet homme, nous avons trouvé que la plupart de ses hommes de main, au moment où ils allaient se rendre à la police, se faisaient descendre. Puis, nous avons eu un contact nous disant où il se trouvait. Mais c’était un piége, et cela a provoqué la mort de trois agents. Après, Don a réussi à infiltrer le réseau et nous a permis de remonter la piste pour retrouver ce monstre et nous avons put l'arrêter.

- Mais pourquoi vous pensez à lui ? demanda David.

- Je m'en souviens surtout parce qu'il avait dit quelque chose de percutant. Oui, il avait menacé calmement un agent de le tuer, parce qu'il avait réussi à persuader sa femme de témoigner contre lui. Et puis, il se trouve que Don durant son infiltration a assisté directement à un meurtre commis par Sobieski, devenant du même coup un témoin direct contre celui-ci. Pourtant…

- Quoi…

- D’après ce que j’en sais, Sobieski n’a jamais eu l’occasion de faire le lien entre l’homme qui avait rejoint son équipe et l’agent Don Eppes du F.B.I.

- Donc, il est toujours en prison ? Et il y a des témoins pour déposer contre lui ?

- Il y en avait !! précisa le collègue de Don.

- Comment ça, avait ? s'étonna Nikki, agacée par le manque de clarté de l’agent Dimitri.

- Une semaine après l’arrestation de Sobieski, on a retrouvé le corps sans vie de sa jeune femme dans sa maison. La C.I.A n'a rien fait pour éclaircir cette affaire.

- La C.I.A !!!! réagit à son tour Liz surprise par le fait qu'elle n'avait pas l'habitude de voir Don dans ce genre d'affaire.

- Oui. Après cette affaire, je n'ai plus eu d'information. D'ailleurs pendant toute l'enquête, je n'avais pas eu de nombreux renseignement. J’en connais uniquement les grandes lignes.

- Donc, vous ne savez pas qui était aux commandes à la C.I.A ?
risqua Colby, en espérant un nom.

Le collègue hocha négativement de la tête.

- Par contre, dit soudain Nikki, une chose m’étonne.

- Quoi donc ?
questionna Colby.

- Il y a deux ans vous travailliez bien déjà ensemble non ?

- Oui.


- Comment se fait-il alors que vous n’ayez visiblement aucune connaissance de ce dossier ?

Étonnés, David et Colby se regardèrent. En effet, comment se faisait-il que… ? Et puis soudain la mémoire leur revint.
A cette époque là, l’équipe s’était trouvée séparée durant environ deux mois. David était parti dans une affaire de gang de rue et de fusillade en chaîne, car il avait visiblement une certaine expérience de la rue et de ses dangers. ses supérieurs avaient voulut qu'il les aide pour cette affaire très sérieuse. Colby, lui, était parti sur une affaire sous couverture pour le compte du F.B.I.. Il devait arrêter un trafic de drogue, en se faisant passer pour un acheteur. Pendant deux mois ils avaient établi une étroite surveillance autour des suspects. Et grâce à Colby, ils avaient réussi à démanteler tout le réseau. Megan devait prendre une équipe en charge, pour remplacer un collègue blessé, et travailler comme chef pour permettre de savoir si elle serait capable un jour d'avoir sa propre équipe. D'après Colby, Don, quant à lui avait été demandé pour animer des sessions de travail à Quantico à partir de ses expériences personnelles sur le terrain.
Enfin, c’est ce qu’ils avaient cru à l’époque : ils réalisaient maintenant qu’en fait leur ami avait alors été envoyé en mission d’infiltration. C’est évidemment pour ça qu’il ne leur avait jamais donné signe de vie durant cette période et ça expliquait aussi l’avalanche de coïncidences qui avait abouti à la séparation momentanée de l’équipe : la C.I.A. devait y avoir veillé.
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MessageSujet: numb3rs rating G: mort sous protection chapitre IX   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeSam 12 Sep 2009 - 17:32

CHAPITRE IX

Bureaux du F.B.I.

Se disant qu'il n'avait pas beaucoup d'options, Colby se précipita vers son téléphone. Etonné, David lui demanda :

- Qu'est ce que tu fais ?

- Je vais demander des éclaircissements sur cette affaire. Allo, ici l'agent Colby Granger.


Au correspondant qui lui répondit, Colby indiqua, en quelques mots la nécessité de pouvoir entrer en contact avec une personne capable de lui parler d’une ancienne affaire. On l’orienta vers un nouvel interlocuteur, puis un autre. Il finit ensuite par être mis en relation avec une jeune femme à laquelle, après avoir, une fois de plus exposé le cas sur lequel il travaillait, il précisa :

- J'aimerai parler avec l'agent qui travaillait sur l'affaire Sobieski.

La jeune femme répondit alors qu'il lui était impossible de répondre à sa requête, se contentant de lui redire la même histoire que l'agent Dimitri. Il n'eut même pas un nom, ni la moindre précision sur cette affaire. Et quand il insista en disant que l'affaire était sans doute liée au meurtre d’un agent fédéral, on lui répondit que la C.I.A allait le rappeler plus tard.

N'étant pas satisfait de cette réponse, Colby en colère raccrocha le téléphone. Comprenant qu'il n'avait pas d'autre solution, il téléphona alors à un de ses amis des renseignements. Ce dernier lui avait promis, après avoir appris qu'il enquêtait sur le meurtre d'un collègue, de faire du mieux qu'il pouvait pour avoir les informations qui pourraient lui être nécessaires.

Il ne fallut que quelques heures pour que son ami lui fournisse certains renseignements. C'est alors que tout devint clair pour Colby : Sobieski était vraisemblablement l'homme qu'il cherchait. D’après ce qu’on en savait, les quatre témoins directs sur lesquels l’accusation comptait pour faire condamner le trafiquant étaient morts les uns après les autres dans d’étranges accidents. Le seul qui restait en vie, jusqu’à cinq jours auparavant, c’était Don. Sobieski allait être jugé bientôt, et visiblement, comme il n'y avait plus de témoins contre lui, il allait s'en sortir sans aucun problème. A Nikki qui s’étonnait que quatre témoins sur cinq aient été victimes d’un accident et Don, lui, d’un meurtre évident, Colby répondit que, sans doute pressé par l’imminence du début du procès, Sobieski n’avait pas eu le temps de finasser. De plus, la profession de Don était de celles qui pouvaient conduire à une mort violente et les suspects potentiels si nombreux qu’il pouvait penser que les enquêteurs ne remonteraient jamais jusqu’à lui. C’est d’ailleurs ce qui serait vraisemblablement arrivé sans l’agent Dimitri.
Pour Colby tout était clair. Maintenant il devait trouver des preuves pour faire accuser cet homme de ce meurtre, et lui faire payer ce crime.
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MessageSujet: numb3rs rating G: mort sous protection chapitre X   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeSam 12 Sep 2009 - 17:35

CHAPITRE X

Bureaux du F.B.I.

- David, il faut y aller.

Plongé dans ses dossiers, David leva la tête, regardant Nikki qui venait de l’interpeller ainsi d’un air interrogateur.

- Quoi ?

- David : il va être l’heure.


Derrière elle il aperçut Colby et Liz, le visage grave et soudain il blêmit, horrifié d’avoir, durant quelques instants, oublié que ce jour-là on enterrait leur chef. Il se leva et saisit sa veste puis il emboîta le pas à ses coéquipiers.
Durant tout le trajet qui les emmenait vers la cérémonie funèbre, ils n’échangèrent aucun mot, chacun perdu dans ses pensées.

*****

David ressentait une tristesse immense, il n’aurait pu décrire ce qu'il pensait. Cet homme, ce chef d'équipe avait toujours su lui apprendre de grandes choses. Bien qu'au départ l'ambiance n'ait pas toujours été au beau fixe, il savait que l'un et l'autre pouvaient se faire confiance. A un point tel que parfois David devait faire revenir Don sur terre. Car de temps à autre, Alan se confiait à lui, et il passait le message à Don. Il avait servi d'intermédiaire peut-être, mais s'était rapproché plus étroitement de son ami. Il se souvenait que, même dans les situations les plus délicates, faisant ressurgir du passé des blessures que l'on pensait oubliées, David pouvait compter sur Don pour lui parler et pour pouvoir garder un certain sang froid. Cependant, l'agent Sinclair avait apporté à l'équipe un certain cadre, afin de ne pas trop outrepasser les règles, et de ne pas se faire épingler par la hiérarchie. Il avait tout de même laissé Don permettre à Charlie d’intervenir quand ce dernier avait perdu son accréditation, mais combien de fois l'avait-il défendu auprès de ses supérieurs ? Combien de fois s'était-il dit que, malgré le fait qu'il enfreignait parfois les règles, il avait toujours abouti à un résultat impeccable ?
Mais cette fois, alors qu'il était chargé de l'affaire, David ne savait pas comment réagir, comment agir. Aucun règlement, aucune loi, aucune règle ne lui permettait de reprendre le droit chemin. Seule la vision de Don, cet homme au grand coeur, à la force incommensurable, au sang-froid à toute épreuve, à l'amitié si précieuse, restait dans son esprit. Et lui, il ne pourrait jamais l'oublier : Don Eppes, le meilleur agent de tous les temps.
*****

Colby avait un peu la tête ailleurs. Ses souvenirs revenaient, lui offrant l'image d'un homme qui avait besoin d’avoir confiance en ses subordonnés, et que ces derniers aient confiance en lui. Il ne pensait pas tout de suite à son petit monde, à sa propre personne, mais bien à son équipe. Quand il parlait d'une affaire, jamais, au grand jamais il n'employait le mot "je", mais toujours le "nous".
Et quand une sanction devait être prise, il acceptait d’endosser toute ses responsabilités. Certes il n'aimait pas les injustices, mais il savait prendre des décisions qui n'étaient pas faciles, et pouvait faire le sale boulot s'il le fallait pour avancer dans une enquête afin de sauver des vies.
Mais Don était bien plus que ça. Plus qu'un chef incroyable, plus qu'un frère admirable, plus qu'un fils formidable, c'était aussi un ami loyal. Un ami qui voulait que tout le monde se sente bien. Un ami sur l’épaule duquel on pouvait poser son fardeau pour raconter les choses que l'on avait vues ou vécues. Colby se souvenait, qu'une fois, il avait raconté comment cela se passait en Afganistan, ce qu'il avait ressenti : les morts, la torture des innocents, les gestes parfois déplacés de certains supérieurs, et lui, qui se trouvait au milieu de tout cette haine. Don, lui, l'écoutait, sans bouger, sans juger, attentif à chacun des mots de son ami, s'imaginant tout ce qu'il avait pu voir, ce qu'il avait pu ressentir, et à quelles horreurs parfois il avait dû faire face : les fusillades, les amis tombés au combat. Et après qu’il lui ait exposé tout ces faits, Don avait mis sa main sur son épaule. Son regard voulait tout dire. Il voulait montrer sa compassion, mais aussi sa confiance en cet homme qui, malgré tout ce qu'il avait vécu, avait permis de sauver des tas de personnes.
Prenant les devants, regardant ce cercueil, imaginant ce que pouvait penser Don en ce moment, Colby finit par dire : « T'inquiète vieux. On les aura. »


(A suivre...)
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MessageSujet: Mort sous protection - Chapitre 11   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeDim 13 Sep 2009 - 20:34

CHAPITRE XI


Maison des Eppes
- Charlie, Charlie il faut aller te changer maintenant…

Charlie leva des yeux vides vers Amita, ne comprenant rien à ce qu’elle lui disait et elle soupira en s’installant tendrement près de lui. Elle posa la main sur son bras et répéta, doucement :

- Il faut te changer Charlie. C’est bientôt l’heure.

- L’heure ? L’heure de quoi ?

Atterrée, elle se rendit compte qu’il avait totalement oublié que, ce jour-là, on enterrait Don. Cela faisait six jours que l’agent avait été tué dans l’explosion de sa voiture. Six jours de larmes et de souffrance durant lesquels elle et Larry n’avaient pas quitté Alan et Charlie, s’efforçant, malgré leur propre chagrin, de les soutenir dans la terrible épreuve qu’ils traversaient. Effondrés, les deux hommes semblaient totalement brisés, c’était comme si la vie les avait quittés en même temps qu’elle quittait Don. Mais c’était surtout Charlie qui inquiétait Amita. Il ne réagissait pas. Il refusait de parler de son chagrin. Il restait prostré, ne quittant quasiment pas le garage. Il fallait l’obliger à se nourrir, à se laver, à se changer, comme un gamin.

Il avait énergiquement refusé de s’impliquer dans l’organisation des obsèques. En fait, il semblait être dans le déni le plus total. Il ne pouvait pas admettre la mort de son frère. Lorsqu’il était revenu à lui, à l’hôpital, il n’avait d’abord pas compris ce qu’il faisait là. Amita sanglotait à son chevet et Larry le regardait d’un air bouleversé. Quant à Alan, prostré dans un fauteuil, il semblait bien loin de là.

- Qu’est-ce qui s’est passé ? J’ai eu un accident ? avait-il demandé.

- Oh Charlie, Charlie !

Amita s’était jetée à son cou en pleurant. Larry s’était approché de lui et lui avait serré la main tandis qu’Alan le regardait, l’air incertain, sans qu’un mot ne franchisse ses lèvres.

- Vous en faites des têtes ! Allons, visiblement je ne suis pas mort alors reprenez-vous, avait-il tenté de plaisanter pour détendre cette atmosphère lourde qui l’angoissait.

Mais, du plus profond de son subconscient, il sentait monter une déferlante, un séisme qui allait apporter un bouleversement insupportable dans son existence. Il pressentait que quelque chose était arrivé, quelque chose de terrible et qui n’avait rien à voir avec un accident. Ce n’était pas lui qui était en cause. Pas lui…

« Tu viens avec moi Charlie ? »

Il lui semblait entendre la voix chaude, pleine de vie, de son frère et il se dressa soudain sur les oreillers, s’attendant à voir sa silhouette se profiler sur le seuil de la chambre. Et la réalité le rattrapa dans un ouragan de douleur.

- Don ! Non ! Où est Don, où est-il ? hurla-t-il soudain.

Il lut l’indicible réponse dans les yeux éteints de son père, dans le regard éperdu de Larry, dans les larmes qui brouillaient le teint d’Amita.

« Tu viens avec moi Charlie ? »

Il ne pourrait plus jamais aller avec lui, nulle part. Plus jamais. Son grand frère, son idole, était parti sans lui, pour toujours. Il avait fondu en larmes dans les bras d’Amita puis, chancelant, il s’était levé et avait rejoint Alan pour se blottir contre lui. Il avait physiquement besoin de contact avec la seule famille qui lui restait désormais.

*****


Mais depuis six jours, contrairement à son père qui s’efforçait de surmonter son effroyable chagrin, ne serait-ce que pour se montrer digne de son fils disparu, Charlie se laissait de plus en plus dériver et tous s’inquiétaient pour lui. La veille, son père lui avait rappelé que les obsèques de Don avait lieu le lendemain, et, visiblement, il l’avait totalement oublié. A moins qu’il ne veuille tout simplement pas s’en souvenir.

- Charlie, on enterre Don tout à l’heure. Tu dois venir avec nous.

Son visage se contracta douloureusement au rappel de la tragédie qu’il voulait à toutes forces occulter de ses pensées.

- Non, non. Amita, ça, je ne pourrai pas. C’est au-dessus de mes forces !

- Charlie, tu dois venir. Pour Don, et pour ton père. Il faut que tu sois là !

- Non ! Non !

Cette fois-ci, c’était un véritable hurlement qui avait franchi ses lèvres. Il ne pouvait pas, cela lui était impossible. Tant qu’il restait là, terré dans son garage, il lui semblait que la réalité ne pouvait pas le rattraper ; il pouvait encore croire que Don allait franchir le seuil pour l’interroger, un sourire dans la voix :

- Tu viens avec moi Charlie ?

Mais s’il allait là-bas, s’il voyait tous ces visages affligés, s’il voyait pleurer son père et tous ceux qui aimaient Don, s’il voyait la longue boîte de bois que l’on descendrait doucement dans la fosse fraîchement creusée, alors les choses deviendraient épouvantablement irréversibles. Et ça, il ne pouvait pas l’accepter, pas encore, pas maintenant !

Au cri qu’il poussa, Alan fit irruption dans le garage. Il avait revêtu un costume sombre et son visage portait les stigmates de ces six jours de chagrin. Six jours déjà sans son fils chéri et il avait l’impression qu’une éternité s’était passée. Une éternité sans lui ! Il s’avança pour prendre son cadet dans ses bras.

- Charlie, s’il te plaît. Viens. Pour moi…

Charlie regarda son père et lut l’immensité de sa souffrance au fond de ses yeux. Il n’avait pas le droit de le laisser souffrir ainsi sans l’aider. Ses épaules se voûtèrent et il capitula :

- D’accord. Je vais me changer.

Il monta lourdement jusqu’à sa chambre, suivi d’Amita qui voulait l’aider à choisir les vêtements qui convenaient. Il redescendit une vingtaine de minutes plus tard, lui aussi habillé d’un costume sombre, un désespoir infini dans les yeux. Alan le serra contre lui :

- Allons-y maintenant.

Mais, au moment de passer le seuil, tout son corps se révulsa à l’idée d’aller là-bas, dans ce grand terrain où on allait abandonner son frère pour toujours.

- Charlie ?

Pas là-bas non, pas là-bas ! Il se mit à trembler de tous ses membres.

- Je ne peux pas. Papa, je suis désolé, je ne peux pas !

- Charlie, essaya de le convaincre Amita.

- Non Amita. Laissez-le. Je comprends.

Il déposa un baiser sur le front de son fils et lui murmura :

- Ce n’est pas grave Charlie. Ne t’en fais pas.

Puis il se détourna, encadré par Amita et Larry. Charlie les regarda s’éloigner, rejoindre David, Liz et Colby qui les attendaient au bout de l’allée. Puis il rentra lentement dans la maison et retourna dans le garage.

- Tu viens avec moi Charlie ?

La silhouette de son frère se découpait dans la lumière qui traversait la fenêtre du garage. Il lui sourit.

- Oui, je viens avec toi frangin. Je n’ai pas l’intention de te quitter.

(à suivre)
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MessageSujet: Numb3rs rating G: mort sous protection chapitre XII   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeMer 16 Sep 2009 - 19:31

CHAPITRE XII

Lieu de prière

L’assemblée était recueillie. Chacun avait dit un mot sur l’homme qu’elle venait saluer aujourd’hui et chacun, au plus profond de ses pensées, repassait les souvenirs qu’il avait de l’agent disparu.
Larry et Amita se souvenaient de nombreuses histoires que Charlie leur avait racontées, avant qu'ils ne rencontrent son frère. D'après Charlie, c'était un homme admirable, grand, fort, puissant. Même s'il n'était pas toujours présent chez eux, Don était un modèle pour lui. Le modèle d'un grand frère qui semblait énormément compter. Puis, quand les deux frères avaient commencé à coopérer, Larry et Amita avaient pu enfin comprendre ce que Charlie aimait en ce frère travaillant au F.B.I.. Ce modéle, qui faisait penser à Amita à la véritable image du grand frère : toujours inquiet pour son petit frère, mais en même temps légèrement jaloux. Ce dernier avait senti tout de suite l'alchimie qui passait entre Amita et Charlie. Et il n'avait pas hésité à le faire remarquer. Pour elle, il était comme un grand frère qui protégeait sa petite soeur. Une petite soeur fragile et mignonne qui travaillait avec son petit frère. Il ne faisait aucun doute qu'il la protégerait toujours pour éviter de voir Charlie dans un désespoir immense. Mais aurait-il pensé que sa propre mort aurait eu la même conséquence, voire pire, sur Charlie ?
Larry quand à lui se souvenait de ces différents moments où il avait croisé les deux frères plus jeunes. Charlie et Don se disputaient assez souvent pour un oui ou pour un non. Aucun des deux ne voulait céder à l'autre, et Larry, bien qu'étant le meilleur ami de Charlie, devait parfois lui rappeler que Don n'avait pas toujours tort. Cet homme et lui se ressemblaient. Ils étaient souvent très concentrés dans leur travail, voire parfois trop, car ils oubliaient leurs aventures amoureuses. Oh c'est vrai que Charlie était pareil, mais Don et Larry se ressemblaient tellement ! Ils ne rentraient que très peu chez eux. Ils ne se fixaient pas d'objectifs faciles à atteindre. Mais malgré tout dans leur métier ils étaient vraiment de grand hommes. Oui c'était le mot exact pour qualifier au mieux Don Eppes : un grand Homme.

*****

Vers la fin de la cérémonie, Alan Eppes s'approcha du cercueil. Une grande impression de solitude l'envahissait. Il sentait ses jambes flageoler. La dernière fois que cela lui était arrivé, c'était quand sa femme était morte. Charlie n'avait pas assisté non plus à son enterrement. Mais Don était là pour le soutenir, pour lui permettre de dire le dernier au revoir à sa femme. Pour accepter de ne plus la revoir, avant sa propre mort. Maintenant il devait faire face à cette nouvelle épreuve seul. Quand Don était là, il lui avait tenu la main. Il l'avait aidé à aller jusqu'au cercueil. Et tout bas, il murmurait à son père : « Je suis là papa. Je suis là. Si tu n'as pas envie de le faire, tu me le dis. »
Mais comme à son habitude, ne voulant pas montrer ses émotions, Alan avait fait des efforts pour ne rien montrer. Il avait murmuré à son tour à son fils. « Ca va aller Don. Je peux le faire. »
Don avait apparemment compris que son père avait besoin à ce moment là de quelqu'un pour l'aider. De quelqu'un sur qui se reposer, et en qui avoir confiance pour déverser toutes ses larmes. C'est ce qu'il avait fait d'ailleurs quand ils étaient rentrés, Charlie étant toujours dans son garage. Les deux hommes avaient pris un verre de whisky, et l’avaient bu. Tout doucement, Alan avait commencé à parler de sa femme à Don, lui racontant leur rencontre, leur premier flirt, comment ils avaient réussi à consolider leur couple, les disputes entre leurs familles respectives…
Mais maintenant il se sentait seul. Il regrettait déjà amèrement le temps qu'il n'avait pas passé avec son aîné, pour se consacrer au développement des qualités de son cadet. Mais malgré tout, il avait passé tellement de bons moments avec Don. Même quand Margaret n'était plus là, Don était toujours présent pour lui : pour l'aider, le soutenir, pour pouvoir canaliser toute cette peine. Mais maintenant qui allait prendre le relais ?
Le voyant défaillir, Nikki alla prêter main forte au père de son chef. Elle était peut être la plus récente recrue du groupe de Don. Mais elle avait aussi sa place. Et cela même si elle ne remplacerait jamais Megan Reeves. C'était d'ailleurs ce que pensait Don au départ. Qu'elle allait juste remplacer Megan. Mais en voyant son caractère et son goût pour le risque, Don avait dû canaliser rapidement cette boule de nerfs. Tout doucement, entre ces deux collègues, une amitié venait de naître. Ils avaient tous les deux des tendances à aller au devant des risques, malheureusement parfois aux détriments d'une mission. Cependant le fait qu'ils aient cette ressemblance avait favorisé leur entente. Certes elle ne le connaissait pas bien, et ne le connaîtrait jamais mieux. Mais c'était déjà pour elle un homme qui était grand. Et comme pour honorer sa mémoire elle soutint Alan durant cette épreuve. La mise en terre de l'agent Don Eppes.

(A suivre...)
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MessageSujet: Mort sous protection - chapitre 13   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeVen 18 Sep 2009 - 23:24

CHAPITRE XIII


Cimetière

Il faisait beau. Comme par une cruelle ironie du destin, c’était l’une des plus belles journées qu’il y ait eu depuis six jours. Un de ces jours ensoleillé ou on a envie de sourire à la vie : le ciel était d’un bleu magnifique, une petite brise soufflait qui permettait d’apprécier encore plus cette chaleur pas trop étouffante. Et par contraste avec ce jour magnifique, la tristesse qui assombrissait leur cœur était d’autant plus lourde, alors que l’assemblée se tenait, muette et recueillie, devant la fosse où Don reposait désormais aux côtés de sa mère bien aimée.

Debout près de la tombe, Robin, en larmes revoyait l’homme qu’elle aimait, sûr de lui, conquérant. Elle revivait ce soir, il lui semblait qu’il y avait des siècles de cela, où il était venu frapper à sa porte à la fin de l’enquête sur la mort de Nikki Davis, son ex petite amie..

Elle était installée dans son salon, à relire ses notes sur un procès qui commençait deux jours plus tard, à mille lieues de penser qu’il pourrait venir. Il lui semblait qu’avec ce qui s’était passé au cours de ces derniers jours, plus rien n’était possible entre eux. Puis il était venu, il avait fait ce premier pas, lui qui était si circonspect pour tout ce qui concernait les relations humaines. Lorsqu’il était entré dans la maison, passant devant elle avec cet air un peu arrogant, trop sûr de lui (elle avait appris depuis que ce n’était qu’une apparence qu’il se donnait), elle n’avait eu qu’un désir : qu’il la prenne dans ses bras et lui fasse l’amour. Elle le désirait comme elle avait rarement désiré un homme. Et son désir à lui devait être tout aussi impérieux puisqu’il était à peine rentré qu’il l’embrassait à pleine bouche. La suite était écrite d’avance et leurs ébats cette nuit-là furent intenses, presque violents tant ils se donnèrent de plaisir mutuellement.

Ce n’était que le prélude d’une aventure qui semblait s’installer dans le temps, jusqu’à ce qu’elle prenne peur. Jusqu’à ce qu’elle parte un beau jour et que, pour une stupide histoire de pince à cheveux rapportée avec elle, elle ne décide de mettre fin à leur relation.

Elle n’oublierait jamais le regard qu’il lui avait lancé lorsqu’elle lui avait fait part de sa décision. Oh, il n’avait pas protesté, il n’avait pas tenté de savoir pourquoi, il n’avait surtout pas supplié. Il était bien trop fier, bien trop pudique pour ça. Mais elle savait qu’il avait eu mal. Et puis ils s’étaient retrouvés. Malgré la tension qui avait présidé à ces retrouvailles, malgré les soupçons qu’il avait eu à son égard et qui l’avaient blessée, ils s’étaient retrouvés. Elle se souvenait de la manière dont il l’avait serrée dans ses bras lorsqu’il lui avait sauvé la vie. Elle se souvenait aussi combien elle s’était sentie bien, blottie contre sa poitrine, en sécurité. Et lorsqu’ils étaient finalement remontés dans la chambre, ils avaient aussitôt retrouvé les gestes d’intimité, et le plaisir était revenu, intact, peut-être encore plus fort.

Elle se souvenait de son attitude lorsqu’il lui avait assuré que, pour ce qui le concernait, il était prêt à s’engager dans une vraie relation avec elle. Il avait l’air tellement sûr de lui, lui qui pourtant n’était jamais aussi hésitant que dans tout ce qui concernait l’affectif. Etait-elle aussi sûre d’elle qu’il semblait l’être de lui ? Mais elle ne voulait pas qu’ils se séparent à nouveau : il lui avait manqué, bien plus qu’elle n’aurait pu le dire. Elle avait su très vite qu’elle avait fait une erreur en rompant leur relation, mais comment le lui dire ? Et puis, son procès de toute façon la retenait loin de Los Angeles.

Aujourd’hui, debout près de cette tombe fraîchement retournée, alors que les larmes brouillaient sa vue, elle regrettait ces longs mois perdus. Si elle avait eu le courage d’affronter ses peurs, si, par habitude, elle n’avait pas fui devant le tour sérieux que prenait leur relation, ils auraient eu six mois de plus pour se connaître, s’apprécier, s’aimer. A cause d’elle tant de temps avait été gâché, tant de temps qu’ils ne retrouveraient jamais plus maintenant. Don était mort. Il était couché sous la terre froide, dans une boîte en bois et plus jamais, plus jamais elle ne l’entendrait, plus jamais elle ne sentirait ses mains sur sa peau, plus jamais elle ne frémirait sous ses caresses. Tant de jours perdus, tant de regrets que rien jamais n’apaiserait.

- Je t’aime mon amour. Je ne t’oublierai pas.

Du bout des doigts, elle envoya un baiser vers la tombe fraîche, puis elle se détourna et quitta le cimetière. A mesure qu’elle marchait, son visage éploré se durcissait jusqu’à devenir presqu’effrayant de sévérité. Elle venait de se faire la promesse qu’elle ne connaîtrait aucun répit tant que les responsables de la mort de l’homme qu’elle aimait n’auraient pas payé pour leur forfait.

*****


Liz, elle, debout de l’autre côté de la tombe, se souvenait de la première fois où elle avait aperçu Don, six ans auparavant. Elle était assise à côté de Janet, sa copine, celle avec laquelle elle avait tout partagé depuis leur première année d’université : les bons comme les mauvais moments, les flirts et les ruptures. C’était ensemble qu’elles avaient décidé de poser leur candidature au F.B.I., et c’était ensemble qu’elles avaient été admise à participer au stage de formation.

Ce premier jour, terriblement excitées à l’idée de ce qui les attendait, elles avaient rejoint les quelques trente autres stagiaires dans le grand amphithéâtre de l’académie de Quantico. Le sous-directeur du F.B.I., qui s’était dérangé pour l’occasion, venait de leur faire un laïus interminable sur la beauté de leur futur métier, la nécessité de se montrer fidèle à leurs augustes prédécesseurs, etc, etc… Liz devait s’avouer qu’elle avait décroché au bout de quelques minutes. Le pompeux discours avait ensuite été suivi d’un exposé par le directeur de l’académie. Celui-ci, en termes clairs et concis, détaillait les obligations de chaque stagiaire, les règles à respecter scrupuleusement sous peine de renvoi immédiat, l’emploi du temps qui allait être le leur et, cette fois-ci, la jeune femme avait écouté très attentivement.

Cet exposé terminé, le directeur avait enchaîné.

- Je vais maintenant vous présenter les différents instructeurs qui vous accompagneront tout au long de votre formation. Ils seront là pour vous apprendre les différentes techniques dont vous aurez besoin dans l’exercice de votre future profession, mais aussi pour répondre à vos interrogations et, peut-être, à vos doutes. N’hésitez pas à faire appel à eux. N’oubliez jamais qu’eux aussi, un jour, ont été à votre place.

Avait alors suivi la longue litanie des noms : instructeur de droit international, instructeur de close-combat, instructeur de tir, instructeur de procédure pénale. Liz avait vite fini par mélanger les noms et les responsabilités. Et puis, tout à coup, alors qu’elle compulsait ses notes pour savoir si la blonde rondouillarde était instructrice en procédure ou en close-combat, elle entendit Janet murmurer

- Ouaouh canon !

Elle avait alors relevé la tête, juste à temps pour voir le directeur tendre la main vers un jeune homme brun, bien découplé, le visage un peu fermé cependant, qui fit deux pas en avant tandis que son supérieur annonçait :

- Agent spécial Don Eppes, instructeur en techniques d’intervention.

- Je crois que je vais adorer les techniques d’intervention ! lui avait susurré Janet à l’oreille en gloussant.

- Tu as déjà oublié la règle n°1 ma belle !

- Ah oui ? Laquelle ?

- Pas de rapprochement entre les stagiaires et les instructeurs !

- Elle existe cette règle-là ? Tu es sûre ?

- Certaine.

- Bon ! Mais tu sais, à mon sens, une règle ça peut toujours être contourné.

Liz avait étudié attentivement le fin visage un peu sévère.

- A mon avis, je ne pense pas que ce soit son point de vue.

- On verra bien. Et puis au pire des cas, je ne serai pas tout le temps stagiaire, hein ? »

Oui, elle le revoyait debout sur cette estrade, bien plus jeune que la plupart des autres instructeurs. Et ensuite, il y avait eu toutes ces semaines ou, parfois, elle l’avait détesté tellement il était dur et intransigeant. Mais elle comprenait aujourd’hui ce qui le motivait : un agent mal formé c’était un agent en danger. Elle avait tant appris avec lui ! Et aujourd’hui, il ne restait plus rien de lui que ces quelques restes qu’on commençait à recouvrir de terre.

Les larmes brouillèrent son regard tandis qu’elle murmurait :

- Je n’oublierai jamais tout ce que tu m’as appris, tout ce que tu m’as donné. Et je te jure que ceux qui ont fait ça vont payer. On se reverra un jour agent spécial Don Eppes.

(à suivre)
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MessageSujet: Numb3rs rating G: mort sous protection Chapitre XIV   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeDim 20 Sep 2009 - 17:48

CHAPITRE XIV

Le lendemain, bureaux du F.B.I.


Impatient, énervé, agacé même, un homme arriva dans les locaux du F.B.I.. Contenant ses sentiments, il vit s'affairer les collègues de Don. Il arriva alors rapidement aux bureaux des agents du F.B.I.

- Qui est l'agent Granger ?

Colby leva le nez de ses feuilles et se dirigea vers le nouveau venu.

- C'est moi. Que me voulez vous ?
- Nous avons à parler tout les deux, dit l'homme en entraînant Colby un peu plus loin.

Surpris, mais obéissant aux ordres de l'homme, il le suivit. Ils se tinrent légèrement à l'écart. L'homme le regardait d’un air maussade.

- Je suis l'agent Laurton de la C.I.A.. Je pourrais savoir ce que vous faites ?
- Nous recherchons la personne qui a tué notre collègue, Don Eppes. Comme vous ne nous avez pas rappelés, nous nous sommes débrouillés avec les moyens du bord,
rétorqua alors Colby peu content de la façon dont parlait l'agent.
- Ce n'est plus votre enquête. Il n'y a rien de spécial sur cette affaire alors abandonnez !
- Vous croyez que nous allons lâcher aussi vite le morceau ? C'est un de nos collègue et ami qui s'est fait tuer !! Comment auriez-vous réagi si c'était l'un des vôtres ? Colby restait calme malgré la colère qui montait en lui.
- Peut être, mais Sobieski n'est sûrement pas votre homme !
- Nous ne voulons exclure aucune piste. Et celle ci nous paraît l'une des plus intéressantes. Il correspond aux critères de recherches. Aussi bien au niveau psychologique, qu'au niveau logistique : moyens financiers, organisation, complicités possibles, tout concorde.


C'est alors que l'agent tendit un dossier à Colby en lui disant :

- Cet homme, ce soi-disant agent Dimitri, était un espion. Il est mort maintenant. Apparemment un accident de voiture, avant-hier soir en rentrant chez lui. On vient de découvrir son identité. Vous allez devoir revoir toute votre enquête. Vous avez été menés en bateau.
- Quoi ?
- Etudiez ce dossier. Vous verrez que Sobieski n’a rien à voir avec tout ça.
- Mais pourquoi nous avoir lâché ce nom ?

- Allez savoir… Sans doute parce qu’il voulait vous détourner de quelque chose d’essentiel que vous étiez sur le point de découvrir. Il fallait vous donner une piste sérieuse, vous lancer dans une direction que vous ne soupçonniez même pas pour que vous ne vous doutiez pas de l’imposture. C’est ce qu’il a fait. Peut-être aussi qu’il avait une raison quelconque de vous envoyer dans cette direction comme faire sortir Sobieski de sa prison le temps de l’enquête. Qui saura jamais ?

De nouveau abasourdi par ce retournement de situation, Colby sentit sa motivation lui échapper quelques instants. Il se demanda si un jour tout cela allait finir. Mais il savait très bien, qu'il allait retrouver quelque chose.

- Très bien. Je vous remercie, dit-il. Nous allons étudier ce dossier.

Laurton tourna les talons et quitta le bureau sans un mot. Dès qu’il fut parti, peu confiant dans les informations qu’il venait de lui transmettre, Colby retéléphona à son ami des services secrets pour connaître le fin mot de l'histoire. Il lui demanda alors des renseignements sur l’agent Dimitri et sur ce Laurton.

(A suivre...)
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MessageSujet: Re: [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeMer 23 Sep 2009 - 18:11

:lasuite!plusvi

au passage JB je te flélicite d'avoir pu bosser avec Cissy, il faut faire preuve de beaucoup de courage .......


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MessageSujet: Re: [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeVen 25 Sep 2009 - 20:18

Cali a écrit:
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au passage JB je te flélicite d'avoir pu bosser avec Cissy, il faut faire preuve de beaucoup de courage .......

Sauf que dans ce cas, c'est moi qui lui ai demandé de travailler avec moi. Donc c'est plutôt le contraire.


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MessageSujet: Mort sous protection - Chapitre 15   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeVen 25 Sep 2009 - 23:55

Cali tu n'es qu'une affreuse mauvaise langue... Je ne te parle plus!!!! :mangacolére:
Merci ma petite JB d'avoir remis les choses à leur place et non il ne m'a pas fallu du courage pour bosser avec toi: ce fut un plaisir (d'ailleurs je n'oublie pas que nous avons une nouvelle décoction sur le feu, rassure-toi... :mangadémoniaqu )


CHAPITRE XV


Maison des Eppes

En entrant dans la maison, la première chose que sentit Alan fut la délicieuse odeur qui s’échappait de la cuisine. Il resta un instant interdit. Qui pouvait bien être aux fourneaux ? Ce n’était pas Amita, qui lui avait dit qu’elle passait la journée à l’université, mais que, si besoin était, il pouvait la joindre. Elle s’arrangerait pour revenir. Ce n’était évidemment pas Larry puisqu’ils venaient de se quitter et ni Robin ni Liz ne se seraient permises d’utiliser sa cuisine sans lui demander sa permission. Alors ?… Charlie ?

Une bouffée d’espoir le saisit. Peut-être qu’enfin son fils s’était décidé à secouer cette chape de chagrin dans laquelle il s’était enfermé. Peut-être que la conversation qu’ils avaient eu le matin avait enfin porté ses fruits. Peut-être que le mathématicien allait revenir à la vie et qu’il aurait ainsi moins l’impression d’avoir perdu ses deux enfants d’un seul coup.

Il entra dans la cuisine, plein d’espoir et un franc sourire, le premier depuis dix jours, éclaira son visage en voyant son garçon, un grand tablier ceint autour de la taille, qui s’afférait devant une poêle.

- Charlie ? Qu’est-ce que tu prépares ?

Le mathématicien se tourna vers lui, un grand sourire sur le visage et Alan reçut comme un coup au cœur. Il n’était pas naturel ce sourire. Le matin même, Charlie était plongé en pleine dépression, et, quelques heures plus tard, il l’accueillait avec un sourire radieux sur les lèvres, comme s’il trouvait la vie magnifique, comme si… oui, c’était ça, comme si rien ne s’était passé. Charlie avait le sourire heureux du Charlie d’avant la tragédie, et ça, ce n’était pas normal. Et tandis que l’inquiétude se peignait sur son visage, Alan interrogea son fils :

- Qu’est-ce que tu nous fais de bon ?

- Tu vois bien, des pancakes.

- Des pancakes ?

Il y avait de l’étonnement mais aussi, cette fois, presque de la panique dans la voix d’Alan qui commençait à craindre de comprendre.

- Ben oui, des pancakes. Qu’est-ce que ça a d’étonnant ?

- Charlie, tu n’aimes pas les pancakes.

- Non, bien sûr, mais Don les adore lui !

Une bombe explosant à ses pieds n’aurait pas secoué Alan autant que cette phrase anodine qui rendait affreusement réelles ses craintes diffuses.

- Charlie…

- Oui, j’ai décidé de lui en faire la surprise. L’autre jour, il disait qu’il avait envie de pancakes. Alors, je lui en ai préparés.

Il jeta un coup d’œil à sa montre.

- Il ne devrait plus tarder maintenant non ?

Machinalement Alan jeta un coup d’œil à l’horloge et son cœur se serra : bientôt dix-neuf heures trente, l’heure à laquelle leur vie s’était arrêtée dix jours plus tôt.

- Charlie…

- Quoi ? Ecoute papa, si tu préparais de la crème à la noisette. Tu sais, cette crème qu’il adore étaler sur les pancakes. On pourrait le dorloter un peu ce soir, je lui ai trouvé mauvaise mine hier. C’est sans doute l’affaire sur laquelle il travaille qui le turlupine. Si seulement je pouvais l’aider un peu plus ! Mais pour le moment, il n’y a pas assez d’éléments…

Il continuait à parler, comme pour empêcher Alan de l’interrompre, comme conscient, dans son délire, que si son père prenait la parole, le merveilleux monde dans lequel il s’était enfermé, ce monde où son frère était encore auprès de lui, volerait en éclat. Et, un instant, Alan fut tenté de ne rien dire. Après tout, où était le mal si Charlie était heureux ainsi ? A quoi bon l’obliger à vivre l’atroce vérité, à lui faire éprouver à nouveau ce chagrin dévastateur, à le forcer à reprendre pied dans ce vide immense que rien ne viendrait jamais combler ?

Et puis il comprit que ce serait une erreur de laisser Charlie s’égarer sur ces sentiers : qui sait jusqu’où ils pourraient le mener ? La réalité, aussi horrible soit-elle, est toujours préférable à un monde de chimères bâti sur du vent.

Il s’approcha de son garçon, arrêta son geste alors qu’il s’apprêtait à verser une louche de pâte sur la poêle, éteignit le gaz et, le saisissant aux épaules, il le força à lui faire face. Charlie tenta de se débattre

- Papa ! Qu’est-ce que tu fais ? Je n’aurai jamais fini à temps si tu m’interromps.

- Charlie, Charlie tu dois m’écouter chéri.

- Tout à l’heure.

- Non Charlie, maintenant.

- Mais Don va arriver.

- Don ne viendra pas Charlie.

- Bien sûr que si il viendra ! Il me l’a promis.

- Don ne viendra pas Charlie et tu le sais !

Dans les yeux du mathématicien, il vit soudain s’éteindre la lueur de bonheur qui brillait et réapparaître le voile d’infinie tristesse qui avait envahi son regard depuis la disparition de Don. Mais Charlie essayait encore d’échapper à l’inéluctable.

- Non, il va venir. Papa, il va venir.

- Non Charlie. Ton frère ne viendra pas. Ton frère ne viendra plus jamais chéri.

- Papa, s’il te plaît…

Alan se sentait le cœur déchiré de devoir à nouveau prononcer ces mots, de devoir à nouveau lui faire revivre cette souffrance. Mais il savait qu’il le devait, c’était son devoir de père, son devoir envers le seul enfant qui lui restait.

- Charlie…

- Papa, je t’en supplie, je t’en supplie !

Les larmes se mirent à couler sur son visage.

- Charlie, ton frère est mort.

- Non ! Non !

Alan serra contre lui son garçon effondré. Pourquoi avait-il dû l’arracher à son rêve ? Quel mal y avait-il à le laisser oublier, ne serait-ce qu’un moment ? Il savait pourtant qu’il avait pris la bonne décision, mais cela ne l’empêchait pas de souffrir tandis que, cramponné à lui, Charlie sanglotait désespérément. Il le serrait contre lui en passant une main apaisante dans ses cheveux tout en lui murmurant :

- Ca va aller chéri. Tu verras, ça va aller. Ca passera, ça passera.

Mais en même temps qu’il prononçait ces mots, il savait qu’il se mentait à lui-même : non ça ne passerait jamais. Ca ne passerait jamais parce qu’aucun d’entre eux ne pourrait jamais accepter l’inacceptable. Mais pour autant, ils n’avaient pas le droit de fuir la réalité.

(à suivre)
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MessageSujet: Numb3rs rating G: mort sous protection chapitre XVI   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeSam 26 Sep 2009 - 21:07

J'espère bien Cissy, j'ai envie de le faire notre histoire^^


CHAPITRE XVI

Bureaux du F.B.I.

Il y avait maintenant deux jours que Colby avait demandé à son équipe de faire un lien entre tous les crimes récents où les criminels avaient utilisé des explosifs et la liste des repris de justice qui pourraient vouloir la mort de Don. Mais tout en faisant cette enquête, il se demandait s'il ne fallait pas prendre plutôt l'enquête dans le sens où c'était peut être le F.B.I qui était visé. Ensuite après avoir réfléchi quelque temps, il se dit que, s’il s’agissait un tueur de fédéraux, il s'en serait pris aussi à eux. Mais là, il ne s'agissait que de Don. Prenant sa tête entre ses mains, il repensait à ce que l’agent Dimitri avait dit. Peut être il y avait un rapport. Alors malgré l'interdiction de la C.I.A, Colby voulut consulter un peu plus en détail le dossier. Il prit son téléphone et composa le numéro de Larry.
Après quelques tonalités, la voix très claire, légèrement fatiguée, mais reconnaissable de Larry répondit.

- Allo Larry, C'est Colby. J'aurais besoin de l'aide d'Amita ou de la vôtre pour chercher un dossier informatique.

- O.K., je vais arriver. Je suis là dans une quinzaine de minutes.

Ils raccrochèrent tous les deux. Colby savait qu'il allait enfreindre quelques règles. Mais visiblement, David n'était pas là pour l'en empêcher. Ni personne. Depuis la perte de leur chef, on aurait dit que la force de cette équipe avait disparu. Lui et Nikki semblaient encore les seuls à être assez motivés pour régler cette affaire. D'ailleurs la jeune agent arrivait à son tour.

- Qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-elle en voyant la page d'accueil de la C.I.A.

- Je vais chercher un dossier que nous a caché la C.I.A.. Tu n'es pas obligée de me soutenir. Si tu veux aller le dire, je ne t'en voudrai pas Nikki. dit l'agent en se disant qu'elle allait tout dire au sous-directeur. Mais aussi surprenant que cela puisse être, la jeune femme mit sa main sur l'épaule de son collègue masculin.

- Tu rigoles j'espère. On est une équipe, et je ferai tout pour t'aider. On va le coincer ce mec.

Ravi d'avoir un soutien dans cette affaire, Colby n'attendait plus que l'arrivée de Larry.


Dernière édition par juliabaku le Sam 26 Sep 2009 - 21:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Numb3rs rating G: mort sous protection chapitre XVII   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeSam 26 Sep 2009 - 21:11

CHAPITRE XVII

Bureaux du F.B.I.

Dans la voiture, larry repensait à tous ses mots, à tous les événements qui s'étaient passés, à son ami qui partait de plus en plus à la dérive, ne pouvant plus supporter la vérité. Tout cela était dur. Maintenant il avait besoin d'une pause, et Colby lui offrait cette pause. D'un côté il le remerciait, d'un autre côté il le maudissait, voulant rester chez les Eppes. Mais il ne devait pas non plus s'enfermer dans un monde à lui. Il devait se battre, et là il pouvait peut-être trouver quelque chose.

Il arriva enfin aux locaux du F.B.I.. Tremblant légèrement, il descendit de sa voiture pour aller dans le bâtiment. Il entra dans l'ascenseur. Et là il se rappela des jours où il allait au F.B.I. avec Charlie quand ils devaient aller voir Don. Il crut voir alors devant lui le fantôme de Don, souriant, le considérant comme un ami, un confident.
Puis quand la porte s'ouvrit, laissant les larmes où elles devaient être, il s’élança dans les bureaux pour aller aider Colby.

*****

Colby vit arriver le professeur. Ravi qu'il ait pu se libérer rapidement, il l'accueillit avec un grand sourire.
Larry répondit par un petit sourire timide, et alla rapidement sur l'ordinateur.

- Je voudrais que l'on ai le dossier de l'affaire Sobieski. Est-ce qu'il est possible que l'on... commença Colby avant d'être interrompu par Nikki qui enchaîna :

- …pirate les données de la C.I.A.. Même si c’est interdit ?

Larry d'abord surpris répondit d'un hochement de la tête positif.

- Bien, alors je vais appliquer quelques équations que nous avions mis en place avec Charlie...


Mais le physicien s'arrêta en repensant à son ami.

- Je vais vous trouver ce dossier,
finit-il par dire sans ajouter trop de détails.

Il se mit tout de suite au travail.

- Vous pensez en avoir pour combien de temps ? demanda Colby.

- Plusieurs heures, dit il sans lever la tête de l'ordinateur pour ne pas perdre la moindre seconde.

Nikki resta alors aux côté du professeur où cas où il aurait un problème. Colby avait bien sûr pensé que si on voulait retirer l'accréditation de Larry, il ferait tout pour faire comprendre que c'était lui qu’il faudrait punir plutôt que le physicien qui n'avait fait qu'obéir aux ordres.

*****

Colby se dirigea vers la salle de repos du F.B.I. pour aller voir Liz et David. Il entra alors dans la pièce et vit David regardant son verre de jus de fruit, et Liz regardant sa tasse de café. Les deux agents ne semblaient plus réagir, et n'avaient pas vu que Colby était rentré.
Il prit une tasse de café et alla à la table avec ses collègues, il les regarda et sembla chercher à l'intérieur de leur yeux la petite étincelle permettant de croire qu’il était possible de les remotiver. Il était inenvisageable qu'il continue sans son équipe au complet. David leva alors les yeux vers son collègue, remarquant enfin sa présence. Comment celui-ci pouvait garder encore cette lueur d'espoir dans les yeux ?

- Comment arrives tu a être comme ça ? demanda-t-il en le regardant, légèrement en colère. Don est mort, et tu continues comme ça ?

Colby ne s'inquiéta pas, et Liz releva alors les yeux. Tranquillement, en retirant de ses lèvres la tasse, il prit la parole.

- Je veux que cette affaire soit close. Je veux que celui qui a tué Don soit puni, au minimum pour sa famille. Et j'aurai besoin de vous, ajouta t-il avec une douceur étonnante de sa part.

Visiblement Liz n'était pas insensible à ce charme et, tout doucement, une petite étincelle se réveilla aussi dans ses yeux, timide mais présente.
David, lui, semblait incertain. Il se leva et alla vers son collègue et ami.

- A quoi tout cela rime ? Ca ne fera pas revenir Don. Je ne vois pas que l'on peut faire de plus.

- On peut au moins soulager la peine d'Alan et de Charlie. Tu as pensé à eux ? Tu as pensé à ce qu'ils peuvent ressentir ? Au fait qu'ils ont perdu quelqu'un d'important pour eux ? Nous pouvons… non !.. nous devons les aider. C'était un de nos collègue !!! répondit Colby légèrement irrité à cause de l'inactivité de David.

Mais visiblement ses arguments avaient fini par toucher le coeur et la conscience de David qui refirent surface rapidement.
Colby avait raison. Ils ne pouvaient pas se permettre de rester inactifs alors que Charlie et Alan comptaient sur eux pour coincer celui qui avait fait ça.
Soudain, Nikki entra dans la salle, rapidement, légèrement essoufflée.

- Larry a réussi.

Posant sa tasse, Colby sortit à toute vitesse de la salle, suivi de ses autres collègues, pour aller au bureau voir Larry qui avait craqué la protection pour entrer dans le dossier Sobieski.

- Ca y est! J'ai ouvert : tu peux consulter.

Étonné, et surtout tiraillé entre le règlement et la volonté de venger son chef, David regardait Nikki et Colby qui semblaient être ravis. Visiblement Liz acceptait l'idée de ne pas respecter le règlement. Mais il finit par se dire que Colby avait eu une bonne raison de prendre cette décision.
Colby ouvrit le dossier et l'explora. Il découvrit que la plupart des éléments donnés par l'agent Dimitri étaient vrais, mais aussi qu'il n'y avait pas énormément de choses sur ce que Sobieski et Don avaient en commun. Même pire, le dossier semblait n'avoir aucun lien avec le meurtre de Don. Rien ne correspondait. L'homme était emprisonné, et personne ne pouvait vraiment aller le voir. L'agent Laurton semblait avoir raison.
Comprenant que cette affaire ne le mènerait nulle part, il sut alors qu'il allait se faire taper sur les doigts par ses supérieurs pour avoir désobéi au règlement. Mais il n'était pas énervé. Il se doutait que tout allait finir comme ça. Il remercia alors Larry, en lui assurant qu'il n'aurait aucun souci, en lui promettant qu'il ferait tout pour le défendre si jamais les choses dégénéraient par rapport à son action de ce jour.
Mais quelque chose le gênait tout de même : si l'agent Dimitri était vraiment un espion, alors pourquoi avait-il donné toutes ces informations qui étaient vraies ? Et puis, quelles étaient les probabilités qu’il soit tué dans un accident de voiture juste après leur avoir indiqué cette piste ? Colby aurait bien aimé pouvoir interroger Charlie à ce sujet. En attendant, il espérait que la réponse, ou au moins une partie, lui soit donnée par son ami des renseignements. Il hurla alors des ordres à son équipe remotivée, même s'ils étaient tombés dans un cul de sac.

(A suivre...)
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MessageSujet: numb3rs rating G: mort sous protection chapitre XVIII   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeLun 28 Sep 2009 - 18:29

CHAPITRE XVIII

Bureau du F.B.I.

Le lendemain cependant, les recherches restant infructueuses, Colby se dit que tout était dur en ce moment. Il n’y avait aucun autre suspect ayant les même caractéristiques que Sobieski, mais de nombreux suspects remplissaient une partie des critères pouvant amener à tuer un agent du F.B.I. Et même si, pour certains, leurs motivations n'étaient pas suffisantes, il se disait que le tueur se trouvait parmi tous ces gens.
C'est alors que le téléphone de Colby sonna. Il le prit et répondit machinalement.

- Colby Granger à l'appareil.

- Yo vieux, c'est moi Brice. J'ai trouvé des infos sur Laurton et l'autre.

- Tu as quoi ?


Après quelques minutes de discussion, le visage de Colby se figea. Puis un sourire apparut sur ses lèvres.

- Je te remercie Brice. Je te revaudrais ça.

Il raccrocha, et reprit son téléphone pour appeler l'agent Laurton en lui demandant de passer au bureau. Tout d'abord surpris, celui-ci lui demanda pour quel motif. Colby biaisa en insistant pour qu'il vienne car ils avaient trouvé de nouvelles preuves dans l'affaire Sobieski.
Comme un poisson, Laurton mordit à l'appât, et arriva aux bureaux du F.B.I très en colère, ne voulant cette fois ci pas cacher ses émotions.

- AGENT GRANGER !!! hurla alors l'homme avant de se faire attraper par le col.

- Je ne sais pas pourquoi vous faites tout ça, mais apparemment, vous voulez freiner l'enquête. Mais sachez que rien ne m'empêchera de découvrir qui a tué Don !!! Nous sommes en train de faire des recherches sur les explosifs. J'ai eu des informations concernant votre espion...Ce n'en était pas un. Mais apparemment vous le saviez. Vous avez monté cette affaire d'espion pour nous éloigner de notre piste initiale. Pourquoi ?

L'agent de la C.I.A regarda l'agent du F.B.I. et comprit qu'il n'avait pas le choix.

- Bien...Je vais vous expliquer, mais tout d’abord, lâchez-moi.

Colby relâcha alors le col de Laurton. Ce dernier le remit dans une position plus correcte. Puis se mit à tout raconter.

- Nous travaillons sur cette affaire, et nous avons eu des ordres très stricts. Nous ne devions pas en parler : secret défense. Mais nous pouvons vous donner une liste de noms.

- C'est un bon début de collaboration. Mais j'espère que ce n'est pas du vent cette fois.
Comprenant que le jeu ne se ferait pas deux fois, Laurton affirma que cette liste était vraiment une liste de personnes qui travaillaient avec Sobieski.


- Je vais aller vous faire des photocopies et je reviendrai. Mais je doute que vous trouviez quelque chose sur le meurtre de l'agent Eppes.

Quittant les locaux, en regardant de loin l'agent du F.B.I, pour la première fois l'agent Laurton se sentit mal à l'aise.
*****

Quelques heures plus tard.

Colby regardait sa montre en attendant l'agent de la C.I.A. Les recherches sur les explosifs continuaient à se faire. Et tandis qu'il s'impatientait, alors qu'il allait se rendre chez les Eppes pour voir comment Alan et Charlie réagissaient à la situation, Laurton arriva avec en main la fameuse liste.

- Vous partez déjà ? demanda l'agent de la C.I.A, avec un peu de mépris.

- Je vais m'assurer que la famille de la victime va bien. Posez la liste sur la table. Nous la consulterons.

Sans ronchonner l'agent de la C.I.A s'exécuta, puis repartit, tandis que Colby allait voir les Eppes.

(A suivre...)
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MessageSujet: Re: [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeLun 28 Sep 2009 - 23:07

[quote="Cissy"]Cali tu n'es qu'une affreuse mauvaise langue... Je ne te parle plus!!!! :mangacolére:


Il y a longtemps que j'ai arreté de réver malheureusement :mangadémoniaqu :mangadémoniaqu

Bon c'est pas tout mais la suite elle est où?!


[Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G 626718suitsignCali ** [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G 246315cali10
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MessageSujet: Mort sous protection - chapitre 19   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeMar 29 Sep 2009 - 18:55

Hé HO!!!! Y'a pas le feu au lac non plus...
La voilà la suite.... :mangagéné:


CHAPITRE XIX


Maison des Eppes

- Où est Charlie ?

Alan se retourna vers Amita qui venait de rentrer dans la cuisine. Elle avait l’air fatiguée. Elle avait repris ses cours deux jours avant, et assurait en plus ceux de Charlie en alternance avec Larry. Mais Alan savait que ce dernier collaborait aussi étroitement avec le F.B.I. dans l’enquête sur la mort de Don et que, de ce fait, l’essentiel de l’effort reposait sur les épaules de la jeune femme.

De plus celle-ci se faisait un sang d’encre pour Charlie. Depuis maintenant trois jours que son frère avait été enterré, il semblait se déconnecter de plus en plus de la réalité, comme si elle lui était insupportable. Alan aussi commençait à s’affoler de l’attitude de son plus jeune fils. Il se sentait épuisé. Il n’en pouvait plus, en plus de sa propre douleur, de devoir porter le fardeau de son cadet. Il avait toujours su que Charlie adorait son frère et qu’il ne supporterait pas qu’il lui arrive quelque chose, mais il n’avait jamais mesuré, jusqu’à cette tragédie, à quel point cela était vrai. Il était terrorisé à l’idée que le jeune homme soit incapable de surmonter le choc et ne s’enfonce de plus en plus dans la dépression. Si cela arrivait, il aurait perdu ses deux enfants et cette perspective le crucifiait littéralement.

Il se retourna vers Amita et lui répondit :

- Il prend un bain.

- Oh ! C’est qu’il va mieux alors ?

Il eut un sourire las en voyant le visage de la jeune femme s’éclairer à l’idée d’un mieux chez Charlie. Elle l’aimait vraiment, il n’y avait aucun doute. Pourquoi son fils ne la laissait-il pas l’aider ?

- A vrai dire, je ne sais pas trop, répondit-il, ne pouvant se résoudre à lui mentir.

- Bon, il y a longtemps qu’il est dans la salle de bain ?

Il jeta un coup d’œil à la pendule et soudain son visage se tendit sous l’effet de la préoccupation :

- Oui, ça fait déjà près de deux heures !

Ils échangèrent un regard dans lequel l’affolement commençait à poindre, la même atroce idée ayant traversé leurs esprits en même temps. Et déjà Alan s’en voulait de n’avoir pas prêté attention plus tôt à la longueur de ce bain que prenait son fils. Mais il s’était perdu dans ses pensées, revivant les merveilleux souvenirs qu’il gardait de son Donnie, de l’époque où il n’était encore qu’un petit enfant confiant jusqu’à ce repas neuf jours plus tôt où, pour la dernière fois, son rire avait empli la maison. Et il n’avait pas vu le temps passer.
D’un même élan ils se ruèrent vers la salle de bain et entrèrent.

Charlie était allongé dans la baignoire, les yeux clos, l’air totalement absent et ils eurent un instant de panique à le regarder : on aurait dit qu’il n’était plus de ce monde tant il était pâle.

- Charlie ? interrogea doucement la jeune femme.

- Charlie, qu’est-ce que tu fais ? Le repas est prêt, il faut sortir de ton bain.

Pas de réponse, rien, le néant total.

- Charlie, réponds-nous.

Devant le manque de réaction du mathématicien, la peur les envahit de nouveau et Alan s’approcha de la baignoire. Il posa la main sur l’épaule de son fils et la sentit froide sous ses doigts. Un frisson le parcourut tandis qu’il hurlait :

- Charlie !!!

Puis il plongea les bras dans l’eau pour arracher son fils à son linceul liquide et s’aperçut alors que celle-ci était glacée. Sa panique s’accrût d’un seul coup.

- Amita, venez m’aider, vite !

La jeune femme s’empressa et à eux deux ils sortirent Charlie de l’eau. Celui-ci se mit soudain à se débattre, comme s’ils l’arrachaient à un rêve merveilleux. Un soupir de soulagement leur échappa : il était vivant !

- Charlie ! Oh Charlie ! Mais qu’est-ce que tu voulais faire ? pleurait la jeune femme tout en le frottant énergiquement avec une serviette qu’elle avait récupérée sur le porte-serviettes.

Charlie ne répondait pas, se contentant de les regarder du regard morne qui était désormais le sien : à la fois infiniment triste, un peu étonné, mais aussi légèrement hostile, comme s’il leur en voulait d’être là et de l’obliger à réintégrer un monde qu’il haïssait.

- Amita, allez chercher du café bien chaud s’il vous plaît, ordonna Alan. Je m’occupe de Charlie.

Elle obtempéra sur le champ, heureuse à la fois de pouvoir être utile, mais aussi de quitter cette pièce où elle ne supportait plus de contempler la déchéance de celui qu’elle aimait.

*****


Alan enveloppa chaudement Charlie dans un peignoir tout en lui parlant d’une voix calme pour tenter de l’atteindre dans ce monde où il s’était réfugié. Il le fit asseoir sur le tabouret qui meublait la pièce et lui sécha soigneusement les cheveux. Puis il l’entraîna avec lui vers sa chambre, lui enfila un pyjama et le coucha, le recouvrant soigneusement de manière à ce qu’il se réchauffe. Le mathématicien se laissait faire, sans protester mais sans participer non plus. Comme une marionnette décérébrée il tendait le bras que son père lui demandait de tendre, s’asseyait ou marchait à la demande : son corps obéissait aux injonctions mais son cerveau semblait totalement étranger à l’action.

Amita revint avec un mug fumant ainsi qu’une cafetière remplie du liquide ambré et Alan approcha la tasse des lèvres blêmes de froid de son fils. Celui-ci, toujours aussi passif, absorba le liquide chaud. Et soudain, avec un infini soulagement, Alan et Amita virent revenir une lueur dans son regard éteint. Et même si elle faisait mal par l’intensité de la douleur qu’on y lisait, elle prouvait que Charlie était en train de revenir de son voyage immobile.

- Papa ? Amita ? Mais…

Il regardait autour de lui, étonné de se retrouver là.

- Qu’est-ce qui t’est passé par la tête bon sang ?

D’un seul coup, avec le soulagement, la colère submergea Alan. Comment son fils pouvait-il leur faire subir ça ? Est-ce qu’ils n’en avaient pas déjà assez comme ça ?

- Que voulais-tu faire ? A quoi ça rime tout ça hein ? Tu peux m’expliquer ?

- Papa…

- Tu crois que ton frère serait fier de toi s’il te voyait en ce moment ?

- Alan !

Amita intervenait, comprenant que le vieil homme, à bout de nerfs, risquait de dire des choses que Charlie n’était pas en mesure de supporter. D’ailleurs, en entendant la réflexion de son père, celui-ci fondit aussitôt en larmes. La colère d’Alan s’envola sur le champ et il prit son fils dans ses bras, le serrant contre lui.

- Pardon chéri, pardon. Je ne voulais pas m’énerver. Mais tu m’as fait si peur, si tu savais…

Charlie s’accrochait désespérément à son père et Amita vint les enlacer tous les deux pour les réchauffer de son étreinte. Lorsqu’il sentit que son fils se calmait, Alan le recoucha sur ses oreillers et l’obligea à absorber encore un peu de café. Puis, d’une voix douce, il reprit.

- Charlie, j’ai besoin de savoir….

- Je ne sais pas papa. Je crois que…

- Que quoi Charlie ?

- Je crois que je voulais juste voir ce que ça faisait tu comprends ? D’être ainsi, seul, dans le froid et dans le noir. Je voulais me rapprocher de Don !

- Oh Charlie !

Que pouvaient-ils dire ? Comment réussir à lui faire comprendre que ce n’était pas ainsi qu’il soulagerait sa souffrance ? Que jamais son frère n’aurait voulu qu’il se laisse ainsi aller à cause de lui ? Alan se demandait comment trouver les mots pour lui expliquer que son frère n’était pas dans le noir et dans le froid, mais bien au chaud auprès de sa mère. Il lui aurait demandé comment il le savait. C’est à des moments comme ça qu’Alan regrettait de ne pas avoir transmis ses croyances à son fils trop cartésien : ça aurait pu l’aider de penser son frère en sécurité. Au lieu de ça, il devait se contenter de lui murmurer :

- Ca va aller chéri, tu verras, ça va aller.

Il ne trouvait rien d’autre à dire et il ne croyait même plus à ses propres mots. Il déposa un baiser sur le front de son fils qui s’endormait et Amita en fit autant. Au moment où ils quittaient la chambre, la voix de Charlie s’éleva de nouveau et Alan sentit son cœur se serrer devant le ton enfantin qu’il avait alors :

- Papa…

- Oui chéri.

- Tu crois que Don aurait honte de moi ?

Son père se figea sur le seuil. Comment avait-il pu laisser échapper une telle énormité ? Avait-il vraiment besoin d’ajouter ce genre de supplice à ce que son fils traversait déjà ?
Il revint vers le lit, s’assit au bord et prit la main de Charlie entre les siennes. Il la porta à ses lèvres en lui disant :

- Non, bien sûr que non Charlie. Ton frère a toujours été très fier de toi, toujours. Et je suis sûr qu’il l’est encore plus aujourd’hui, de là où il est. Tu comprends Charlie ?

Déjà à moitié endormi, le mathématicien marmonna vaguement quelque chose que son père ne comprit pas et Alan ne put pas déterminer si ce qu’il venait de lui dire avait atteint sa conscience. Il enfoui délicatement la main qu’il tenait sous les couvertures et les remonta soigneusement jusqu’au menton de son fils pour le garder bien au chaud, puis il se dirigea à nouveau vers la porte. Au moment où il la refermait, Charlie soupira et, le cœur déchiré, son père l’entendit murmurer dans son sommeil :

- Donnie… Attends-moi, je viens aussi. »

(à suivre)
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MessageSujet: numb3rs rating G: mort sous protection chapitre XX   [Numb3rs] - Mort sous protection - ???/??? -G Icon_minitimeJeu 1 Oct 2009 - 19:56

Oups, avait oublié de publier nonna!!^^"

CHAPITRE XX

Bureaux du F.B.I.

L'enquête avançait. Malgré tout ces tueurs avaient laissé des traces. Et la meilleure piste était le genre d'explosif qu'ils utilisaient. Chaque fois le même. Du C4. Colby mit alors tout le monde sur les affaires de vols de C4 dans les bases militaires.
Tout de suite, et sans attendre le moindre ordre, avec l'aide de David ils appelèrent les différents contacts dans le milieu. Ils devaient faire peur, sans pour autant utiliser la violence. Et pour cela, Colby avait choisi comme solution d'aller chercher parmi les anciennes adresse des tueurs et vers les anciens militaires. Il cherchait quelqu'un qui pouvait correspondre à ce genre d'homme.

« Je pense plutôt qu'il s'agit d'un groupe, avait suggéré Larry qui était venu prêter main forte pour l'enquête. Regardez. Rien que pour prendre ce camion, aller chercher les explosifs, et surtout savoir les manier, il fallait être au moins deux.

- Oui l'un conduisait, et l'autre volait les explosifs, reprit Colby heureux que l'affaire avance.

Ils laissèrent Larry sur cette affaire, le laissant visionner heures après heures les vidéos afin de voir qui aurait put voler le C4. David et Colby avaient, quant à eux, décidé d'interroger plusieurs suspects qu'ils avaient grâce à la liste établie par la C.I.A..
Dans trois salles séparées, trois hommes potentiellement suspects, étaient en train d'attendre les agents. Chacun était seul. Pas d'avocat. Le premier, Ricardo, était un ancien prisonnier qui en avait pris pour dix ans pour vol sur une base militaire. Le second, Franck, était un militaire déchu de ses fonctions pour avoir, je cite, « considéré uniquement son intérêt personnel dans des occasions où l’action de groupe était essentielle », autrement dit : « Joué trop individualiste ».Le dernier enfin, Jack, plus jeune, travaillait dans le bâtiment et plus spécialement dans les explosifs.
David prit Ricardo, Liz prit Franck et Nikki alla dans la salle de Jack.
Colby resta derrière les vitres teintées observant chacun des interrogatoires, avec à côté de lui l'agent de la C.I.A..
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