French Fic Fanart
Bonjour, chers invités
Vous désirez nous rejoindre? N'hésitez pas, notre petit forum est un concentré de bonne humeur et d'histoires passionnantes. Nous avons une partie réservée aux membres car les histoires qu'elle contient n'est pas à mettre entre toutes les mains.
Pour y avoir accès vous devez respecter plusieurs consignes. Il n'y pas de passe droit possible.
(Mais tout d'abord un petit extrait de notre règlement):
1) Après votre inscription sur le forum il vous est demandé de "signer" la charte et le règlement du forum pour indiquer que vous avez bien pris note des règles qui régissent FFF. Pour cela il vous suffit de répondre aux messages "J'ai pris connaissance de la charte" et "J'ai pris connaissance du règlement". Toutes personnes n'ayant pas signé verra l'activation de son compte suspendue.
2) Veuillez, avant toute chose, vous présenter dans le topic consacré à cette intention en créant un nouveau sujet. Un petit questionnaire est mis à votre disposition pour nous permettre de mieux vous connaître. Toute personne n'ayant pas fait sa présentation sous 15 jours verra son compte effacé automatiquement sans mail de rappel.
......
13) Pour pouvoir demander l'accès au-delà de l'horizon vous devez répondre à certains critères : être inscrit de puis 15 jours minium, avoir signé le règlement et la charte, avoir fait votre présentation, et avoir posté au moins 15 messages, être âgé d'au moins 17 ans et avoir remplit son profil.
14) L'accès au-delà de l'horizon du forum est un privilège et non un droit, donc il pourra vous être retiré.
.......
La V3 du Forum est optimalisé pour Firefox et Safari. Il est malheureusement incompatible avec Internet explorer et G Chrome.
Bonne navigation.
Admin.



 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Merlin - Le choix d'une vie - Merlin & Arthur- PG13

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
catouchka
Le rêve devient ta réalité….
Le rêve devient ta réalité….
avatar

Féminin Zodiaque : Scorpion
Signe Chinois : Tigre
Messages : 13777
Date d'inscription : 23/03/2011
Age : 44

MessageSujet: Re: Merlin - Le choix d'une vie - Merlin & Arthur- PG13   Mar 1 Jan 2013 - 17:17

Merlin est de retour. L’amour qu’il porte à Arthur l’a fait grandir encore et la peur de le perdre, le danger que représente Morgana et surtout voir s’effondrer celui qu’il aime à fait revenir un Merlin plus puissant que jamais. Toutes les forces de la nature semblent s’être alliées avec lui, sa douleur est incommensurable, Morgana n’a aucune chance d’en réchapper… Merlin va se battre, il ne peut pas en être autrement. Arthur va revenir, je l’espère, et il va devoir enfin écouter son cœur et ouvrir les yeux, il aura enfin toutes les réponses qu’il se pose tant depuis que Emrys est entré dans sa vie…



Rien n'est plus fort et plus intimidant que l'intensité d'un regard posé sur soi...
Rien n'est plus émouvant que la douceur d'un regard que l'on devine mais que l'on ne voit pas...
Revenir en haut Aller en bas
http://www.frenchficsfanart.com/t2375-catouchka
Cissy
Moderatrice générale
Moderatrice générale
avatar

Féminin Zodiaque : Lion
Signe Chinois : Tigre
Messages : 37006
Date d'inscription : 20/06/2009
Age : 56
Localisation : Normandie

MessageSujet: Re: Merlin - Le choix d'une vie - Merlin & Arthur- PG13   Mar 1 Jan 2013 - 19:56

Superbe chapitre!!! La colère de Merlin y est décrite de manière magistrale à travers les éléments déchaînés!
Arthur n'est donc pas mort? Mais quelle épreuve l'attend encore?


Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage (S. Guitry)
La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence. L'intelligence, elle, a des limites, tandis que la bêtise n'en a pas (C. Chabrol)
Revenir en haut Aller en bas
http://www.frenchficsfanart.com/t709-cissy
christelle72
Le rêve devient ta réalité….
Le rêve devient ta réalité….
avatar

Féminin Zodiaque : Cancer
Signe Chinois : Chat
Messages : 5118
Date d'inscription : 24/02/2012
Age : 43
Localisation : Namur
Mon pairing du moment: : Eliott/Olivia

MessageSujet: Re: Merlin - Le choix d'une vie - Merlin & Arthur- PG13   Mar 1 Jan 2013 - 23:50

suerbe récit dans lequel les éléments naturels se déchainent tout comme les sentiments des protagonistes


Revenir en haut Aller en bas
http://www.frenchficsfanart.com/t3706-christelle72
Aynath
Lentement le rêve s'empare de toi….
Lentement le rêve s'empare de toi….
avatar

Féminin Zodiaque : Scorpion
Signe Chinois : Chèvre
Messages : 643
Date d'inscription : 13/10/2012
Age : 39
Mon pairing du moment: : Merlin & Ar
Mon Fandom du moment: : Merlin

MessageSujet: re   Dim 6 Jan 2013 - 10:52

arigatou arigatou merci pour les commentaires

CHAPITRE 7 : Le combat de deux hommes


Le paysage n'avait rien à envier en ce jour remplis de haine et de tristesse. Les ténèbres avaient envahi tout l'espace autour du lac et des forêts avoisinantes. La chaleur n'y était plus, seul le souffle froid et humide du vent flottait dans cette atmosphère lourde et pesante. Les larmes de la Terre continuaient à tomber du ciel, un peu plus calme mais toujours avec violence. Tout semblait attendre la sentence du juge.

Envers celle qui avait brisé le destin de Merlin, envers celle qui, sans le savoir, avait tué celui qu'il chérissait… Durant une minute de calme, l'un en face de l'autre, la dureté du regard bleutée semblait écraser celui de la traitresse, la rendant encore plus insignifiante aux yeux du monde.
.
.
Là-haut, au-dessus des nuages qui masquaient le regard du soleil, Kilgarah raclait de ses ailes le vide avec force puis dans un déchirement hurlant, il donna le coup d'envoi.
Merlin, debout et immobile, tendit sa main droite en direction de Morgana. Son aura, puissante et chaleureuse, se dessinait tout autour de lui. La beauté même de cette magie fusionnelle était d'une rareté souveraine. Tous les regards se tournaient sur lui… oui, sur l'enfant de la terre.

La colère divine était le juge suprême mais seul celui qui la détenait, avait le droit de vie, de mort ou de souffrance perpétuelle. Qu'en était-il du jeune homme ? Le sorcier qui avait autrefois dans son regard bleu tellement de compassion, pouvait-il lui accorder le pardon ?

L'élu choisi par l'ancienne religion qui avait la souplesse de laisser la vie à tout être vivant, survivrait-il en attribuant une mort ? Merlin si dévoué et si juste, permettrait-il de faire souffrir le pire des châtiments à son ennemie ? Comment jugera-t-il son combat pour l'homme qu'il a aimé ?
.
Une lueur bleutée vint étinceler cette main tendue, attirant le corps de la sorcière et lentement, en se débattant, cette dernière hurla sa colère. Trainant à peine ses pieds sur le sol extrêmement humide, son regard était terrifié mais dans son cœur, la haine était toujours présente. Merlin, les yeux toujours aussi étincelant ne laissait rien paraître dans son regard. Seule la magie pure s'affichait dans ces prunelles. Avec légèreté, le jeune sorcier cala la poitrine de la traitresse sur sa paume. À ce contact, Morgana fut éblouie par l'intensité de son aura si bleue et si éternelle.

Éternelle… parce qu'elle allait devoir se racheter, telle était sa punition. Merlin n'était pas un meurtrier et son âme laissa enfin transparaitre sa douleur. De ses yeux, ses perles dévalèrent rageusement sur ses joues. Une peine incommensurable le tiraillait et malgré qu'elle ait osé tuer son roi, Merlin ne la tuera pas. Cela ne le lui ramènera pas…

Devant cette scène où la jeune sorcière, figée, flottait au-dessus du sol et le jeune sorcier qui la maintenait par le bout de sa main… tous les éléments acceptèrent sa décision.
.
Or le juge n'en avait pas fini, la fixant durement, il lui murmura calmement, maitrisant sa colère et son chagrin :
— Tu as vécu comme tu as vécu ta peur…
Tu as suivi ta haine comme tu t'es fermée aux autres...
Tu as souhaité la mort de plusieurs des tiens !
Moi ! Emrys, juge de la colère divine, je te livre ma douleur !

Le jeune sorcier enveloppa Morgana de sa lumière et devant ses pieds, elle tomba à genoux. Merlin désirait qu'elle partage sa peine, qu'elle ressente sa douleur et qu'elle comprenne la souffrance destructrice qu'elle lui a infligée. Le juge s'agenouilla à sa hauteur et leva le visage rougi de la sorcière en tenant son menton entre ses doigts. À quatre pattes, elle s'essouffla subitement en posant une main sur sa poitrine. Ainsi, Merlin souhaitait regarder aux travers de ses yeux, cette immense peine.
.
Face à son juge, la jeune sorcière ne savait pas ce qui l'attendait mais avec fierté, elle dressait son buste d'un air hautain. Sous cette pluie, elle sentait son corps porté par un souffle frais. L'homme qui l'attirait par sa force, avait un regard insistant et sombre. Elle tressaillit au contact de sa main sur sa poitrine et tout en hurlant sa rage, elle commença à craindre pour sa vie. Morgana était entourée par la chaleur de cette colère et finissant à terre, elle ferma ses yeux.

Durant à peine quelques secondes, mais des secondes tellement lentes et d'une durée éternelle, elle la ressentit… Elle ressentait cette douleur… durement et férocement. La souffrance de Merlin était telle qu'elle ne trouvait plus assez d'air pour respirer. Elle la picorait en chacun de ses membres la forçant à trembloter encore plus. Elle était en chacune des fibres de son corps. Cette sinistre dépression lui tordait le bas du ventre, la faisant hurler de chagrin.

Morgana endurait cette tristesse, horriblement elle avait si mal qu'elle serra entre ses doigts la terre molle et humide. La jeune sorcière en tremblait de morosité et pour la première fois de sa vie, elle savait ce que la plus terrifiante des peines pouvait apporter. Respirant avec difficulté, ses membres frissonnaient aux rythmes des battements de son cœur si cruellement meurtrie.
Et des larmes…
Des larmes de cette peine et de cette souffrance tombèrent de ses yeux. Elle cligna de ses paupières lorsqu'elle assimila enfin qu'elle n'aurait jamais imaginées qu'une telle douleur pouvait exister. Elle la pénétrait comme si elle était sienne et ce mal qui la rongeait doucement lui démontrait à quel point sa haine contre Arthur n'était rien à côté de ce que subissait Emrys. Morgana n'en pouvait plus, sa poitrine se comprimait à tel point qu'elle laissa échapper des hoquets suivis de plusieurs sanglots. Elle sentait les vibrations de sa gorge au souffle de ses cris amers tout comme ses lèvres qui se mobilisaient aux mouvements de ses hurlements… Elle secoua la tête avec difficulté :
— Je… ça fait mal !... Cria-t-elle en fixant les yeux bleutés de son juge.
Oui, elle souffrait et apprenait ce qu'était la vraie souffrance, de celle qui persévérait et de celle qui s'insinuait au plus profond de votre être... La douleur n'était pas physique, elle l'avait bien compris mais le plus dur avait été d'interpréter cette trahison de l'être aimé, de ressentir cet abandon soudain… Même la douleur d'un poignard n'était rien comparée à celle-ci. Elle était tenace et ancrée en son âme et son pauvre cœur. Morgana lâcha ses gémissements plaintifs… cette mortelle sensation… de n'avoir jamais réellement existé… de n'avoir jamais été accepté…

Tout ce que Merlin avait ressenti et malheureusement, ce dernier la ressentait encore davantage à ce moment. La main toujours sur sa poitrine, elle essayait d'arrêter ses pleurs et ces tremblements mais sa gorge trépidait encore de cette douleur. Alors Emrys, l'observant, lui souffla douloureusement :
— Tu aurais pu me poignarder autant de fois que tu l'aurais souhaité… ce que tu ressens à cet instant est la pire des émotions… une condamnation des plus affligeantes…
Les doigts du juge lâchèrent le menton de la sorcière et il ajouta d'une voix vibrante et cassée :
— Le fardeau est lourd… mais tu sais ce qui est le plus terrifiant à supporter ?… demanda-t-il sans cacher sa nervosité soudaine.

Il voyait dans ses yeux la souffrance qu'elle commençait à peine à réaliser, oui, Emrys la ressentait avec elle… Et sa mémoire avait gardé le regard noir et sombre du jeune roi à son encontre. Il secoua la tête comme pour évacuer cette image et il continua sur le même ton :
— L'indifférence !… voilà la pire des sanctions que je pouvais ressentir après autant de dévotion !… après autant d'amitié que j'avais idéalisé !…
Emrys laissa encore de nouvelles larmes couler… des larmes où regorgeaient la colère de son souverain... Il la sentait se perdre dans cette affreuse tourmente et la relevant de sa main, debout face à lui, par sa force attractive, il lui hurla, essoufflé :
— Tu as brisé mon lien !… tu as détruit ma vie !… tu as tué !… celui qui faisait de la mienne l'objectif de ma destinée !
Flottant à quelques centimètre du sol, Morgana, ravagée par le supplice du juge, réussit à bredouiller entre ses sanglots :
— Je… suis… désolée…
Le jeune sorcier serra des dents avant de se pincer la lèvre inferieur :
— Je ne peux te pardonner car de ton acte, j'ai été banni !... trahi !... rejeté et ignoré !

La colère commençait peu à peu à le reprendre de part et d'autre, alors fermant ses paupières, il prit une profonde respiration car tel un juge, il se devait d'avoir les idées claires. Si cela n'avait tenu qu'à lui, il lui aurait demandé pourquoi lui ? Pourquoi avoir conservé cette rancœur quand Arthur souhaitait l'aider ? Il lui aurait demandé d'ouvrir ses yeux et de comprendre qu'à cause d'elle, lui, Merlin ne représentait plus rien au regard de Camelot !

Il lui aurait hurlé sa peine tout en lui demandant si cela la réjouissait tant de voir l'un des siens mourir de la sorte ! Pourquoi devait-il, lui qui était si puissant, se sentir vidé pour un seul homme ! ? Pourquoi son amour avait été balayé par le seul geste d'un regard meurtrier ! ? Oui, Merlin avait cette rage au fond de lui et il détestait la sentir parcourir tout le long de son corps… comme ce jour où tout avait basculé… Mais le juge ne fera rien de tout cela… La contemplant d'un regard encore plus brillant, faisant accentuer les nuances bleutées et dorées, il lui souffla seulement :
— Je ne te priverai jamais de ta vie Morgana. Nous sommes faits de la même magie mais ton cœur est trop noir et trop rempli de haine…
Il soupira profondément et ajouta :
— De ta mémoire, je t'efface tout… de tout Camelot, de toute ta vie, tu ne te souviendras de rien… de ta magie, tu n'en auras plus…
La jeune sorcière, tremblante, le coupa en posant une main sur sa joue, effleurant de ses doigts ses perles, lui chuchota :
— Je ne mérite pas ta clémence… commença-t-elle en pleurant à chaudes larmes.
Morgana déglutit et reprit :
— Ta peine m'a fait entrevoir qu'elle était encore plus terrible que la mort de Morgause, plus dure que toutes mes pertes… si je pouvais changer cela, je le ferais…

Emrys la maintenait encore de la force de sa main, immobile en hauteur, elle bascula la tête en arrière lorsque la pluie cessa subitement. Les nuages semblaient doucement s'écarter pour laisser le soleil éblouir la jeune fille. L'obscurité reprenait ses couleurs d'automne de cette fin d'après-midi. Sanglotant de sa défaite mais surtout de ses regrets, parce que la Terre les avait ressenties dans ses gouttes, Morgana voulait que tout disparaisse. Elle désirait que tout ce qui faisait d'elle une traitresse soit scellée en ce jour où elle avait tué son frère. Or le juge avait déjà fait son choix et lui annonça sa sentence.
— Je me suis battu pour Camelot, je me suis battu pour Arthur Pendragon… que cette phrase le faisait souffrir…
Douloureusement, il peina à respirer et sous les rayons caressant du soleil comme pour l'inciter à continuer, il ajouta :
— Je me suis battu pour celui que j'aime… mais j'ai quand même perdu…
Emrys éclata finalement en sanglots… car sans l'attaque de Morgana, il n'aurait jamais su le fond des pensées d'Arthur envers lui et ce fut cette découverte qui le blessait encore le plus.
— Et de par ma colère divine et du droit accordé par la Terre, tu retournes à l'état de nourrisson et ce… dès maintenant auprès d'Hunit…
Entre le tonnement des éclairs qui fuyaient, le hurlement de Kilgarah, les secousses de la Terre et ses cris de tristesse… Morgana lui souffla '' Merci ''…
.
La nature avait repris ses droits et dans cette continuité, la magie de la terre quitta le corps du jeune sorcier, contente de son choix. Tel un verdict digne d'un juge, elle savait que Merlin ne l'aurait jamais tué mais il avait pu au moins soulager cette part de colère contre l'une des siennes.
.
Merlin s'écroula à genoux, laissant ses perles tomber inévitablement sur cette terre humidifiée par les pluies de tristesse. Posant ses deux mains sur ses tempes, le jeune sorcier releva son regard doré au ciel et sous les rayons, il hurla ! Cela n'avait en rien changé ses mots... il continuait à les entendre... tel un refrain...
'' Sorcier ! Hors de ma vue sorcier ! Hors de ma vue menteur que tu sois ! Je ne veux plus jamais te voir ! Où je te mettrais moi-même au bucher ! ''
Cela n'avait en rien changé ses émotions… il continuait malgré tout à les ressentir…
.
.
Arthur ressentait peu à peu ses membres et ce souffle étrange qui lui rendait lentement sa vie, le ramena dans son corps dépourvu de blessure. La chaleur du soleil sur sa peau et la caresse du vent le réveilla… Toussant de sa gorge sèche, il sentit un bras se poser sous sa nuque. Avec difficulté, il ouvrit ses paupières et à l'ombre du visage d'un homme, Arthur découvrit celui de Merlin. Dans ses yeux, le jeune Pendragon, y décela une petite lueur bleutée mélangée à la couleur or.
Merlin
Le cœur serré, il aperçut les trainées que les larmes avaient marquées sur ses joues. Sa main tenta de les effacer mais Merlin tourna son regard sur son torse. Arthur le suivit dans ce geste et à sa surprise, il n'avait plus rien… Seule sa tunique avait été déchiré par cette attaque. De ses yeux, il vit Merlin fixer la marque de sa sœur au-dessus de sa poitrine et à nouveaux, il détourna sa tête. Soudainement, Merlin le lâcha, le faisant tomber pendant qu'il se mit à crier en posant ses mains sur ses oreilles.
.
Merlin entendit la voix de sa Terre lui murmurait : '' Il est en vie ''… Le cœur battant, se plantant devant le corps du jeune roi, un léger sourire se dessina sur son visage. Avec douceur, il passa sa main sous la nuque de celui-ci. Lorsqu'il croisa furtivement le regard bleu de son souverain, la douleur d'entendre à nouveau ses paroles se firent encore plus violentes. Fermant ses yeux quelques secondes, Merlin revoyait la dureté et cette noirceur au fond de ses yeux qu'il avait tant regardés avec respect et… amour.

Le corps chancelant, le jeune sorcier savait… il ne pourrait pas continuer ainsi. À répétition, cette horrible voix revenait le hantée, alors se redressant, il ne voulait plus les entendre. Même ses mains ne les empêchaient pas de pénétrer sa conscience. Il vit qu'Arthur essayait de s'approcher alors le regard doré, il planta un mur invisible entre eux et tristement, Merlin recula et se tourna sur la vue du lac. Fermant son regard un instant, il revit sa renaissance…
— Merlin, je ne peux me résoudre à croire que ta vie se termine ainsi. Avait-il entendu de la voix vibrante de Kilgarah.

Il se souvint que seul l'ombre de lui-même était présent, comme s'il ne pouvait pas répondre. Mais la douleur que lui avait faite le roi était toujours pesante et présente. Ses paroles répercutaient encore dans sa tête, le faisant frissonner de tout son être.
— Merlin, la seule chose que je peux te proposer est de revenir l'enfant que tu avais été et de grandir au fil du temps… et quand l'heure arrivera, j'accepterais ton choix.
Merlin posa une main sur son cœur blessé. Baissant la tête, il savait qu'en restant ici ou ailleurs, sa peine ne fera qu'augmenter. Pouvait-il survivre avec ses échos dans la tête ? Même ses mains n'interdisaient pas le cri de traverser ses tympans. Et cette douleur d'avoir donné foi en un sentiment qu'il aurait cru partager… Le regard humide, Merlin se pinça les lèvres. Un sanglot résonna dans l'air du temps transportant avec lui tout l'amour qu'il aurait pu lui offrir… pour seulement un homme, pour son roi…

Merlin sourit légèrement en secouant la tête… même cela le roi n'en était pas digne, se disait-il… Et pourtant, il savait… mais ce crétin royal ne s'en apercevait pas, tout comme il n'avait vu pour sa magie. Alors levant son regard une dernière fois sur la beauté que lui exposait le lac, ces paroles le dominaient. Vivre chaque jour en entendant encore et encore ses mots qui l'avaient brisé, Merlin fit le choix incertain de retourner là où il aurait sa place.
Merlin se tourna sur le jeune roi quand ce dernier l'interpella.
.
.
Face au jeune sorcier, Arthur percuta ce mur et posant ses deux mains dessus pour deviner la chose, il resta figé sur place, contemplant Merlin. Il ne ressentait rien de bon et détaillant l'attitude du jeune sorcier mais à ses mouvements, le torse comprimé, il comprit. Et de toutes ses forces, Arthur cria :
— Que fais-tu Merlin ? !
Le jeune Pendragon vit ce dernier reculer d'un pas dans le lac ce qui fit tressaillir son propre cœur, déjà broyé par sa peine. Cet organe si vital semblait vouloir sortir de sa poitrine… Ce dernier tapa de ses mains sur ce pan de mur en tentant de résonner Merlin.
— Merlin ! Je t'en prie ne fais pas ça ! hurla-t-il avec rage.
Sa gorge semblait perdre sa voix et voir son ami si près de l'eau l'effrayait. Il ne pouvait admettre que Merlin était revenu juste pour le sauver et repartir de la sorte sans qu'ils en aient discuté. Le brun s'avança d'un second pas faisant enrager Arthur avec plus de vivacité.
— NON !

Le jeune Pendragon ne voulait pas, il ne pouvait pas regarder Merlin s'enfoncer dans le lac. Arthur sentit son cœur se briser de toute sa mélancolie. Tapant honteusement cette cloison, il ne cessait de beugler le nom de son valet. Il vit ce dernier se retourner et durant un instant ils se fixèrent sans dire un mot. Merlin le regardait droit dans les yeux. Il avait fait un choix et rien ne pouvait l'empêcher d'accepter l'offre de Kilgarah. Et même s'il lisait de la tristesse dans ceux du roi, son tourment était bien trop profond pour être soigné. Arthur le dévisagea, il ne comprenait pas sa raison de fuir cette vie. Il savait que son erreur avait été fatale mais le jeune roi ne pouvait s'autoriser une nouvelle fois à le perdre.
— Je t'en prie Merlin ! Ne fais pas ça !
Arthur sentait ses larmes chaudes couler sur ses joues. Il crut une minute que le jeune sorcier allait se jeter dans l'eau et se dressant contre le mur, il frappa hystériquement celui-ci.
— Ne fais pas ça Merlin ! Pardonne-moi ! cria-t-il entre ses sanglots.

Merlin voulait qu'il se taise, sa voix ne faisait que lui rappeler ses mots, alors le fixant durement, enfin il lui répondit le plus calmement possible :
— Comment pourrais-je vous pardonner ? Combien de fois m'avez-vous humilié quand j'avais raison ? Combien de fois m'avez-vous enfermés au cachot pour vous avoir sauver ?
En chacune de ses questions, il sentait cette émotion revenir lui transpercer le cœur comme le jour où… Le jeune sorcier secoua la tête en la baissant.
— Je suis désolé Votre majesté mais ma vie s'achève ici… finit-il doucement.
— Non ! hurla Arthur, tel un excité derrière cette séparation.
— J'ai fait mon devoir, puis levant son regard humide Merlin ajouta, vous avez un royaume à gouverner… moi… plus rien ne me retient…
Arthur tomba à genoux, Merlin le tiraillait de l'intérieur. Le corps tremblant, il demanda :
— Que puis-je faire pour effacer ce que je t'ai dit ?
Le jeune roi hoqueta, il avait, pour la première fois de sa vie si peur que tout ce qui comptait pour lui, était que Merlin reste. Il avait la chair de poule et ses membres étaient secoués de ses frissons tenaces. Et ces larmes étaient versées seulement pour cet homme qui avait plusieurs fois été présent dans sa vie. Merlin, les mains en forme de poing :

— Vous ne pouvez plus rien sir ! Vos paroles ne s'effaceront jamais ! Elles se sont inscrites au fond de mon âme… s'imprégnant de votre propre colère ! hurla Merlin.
Arthur serra des dents… et toujours en fixant le jeune sorcier, il lui dit d'une voix cassée :
— Je regrette Merlin… je regrette tellement ce que je t'ai dit…
Le jeune Pendragon ne supportait plus cette poignante douleur alors il pleura, traînant sa peine en chacune de ses perles. Tandis que Merlin le regardait, ce dernier malgré son dévouement, ne pouvait plus continuer sa vie de cette manière.

— Il est trop tard pour cela…
Le jeune sorcier fit face au lac et à peine deux pas qu'Arthur reprit de plus belle. Debout, le corps mitraillé de tension inconnue, de sa main droite, il frappa à nouveau ce pan de mur :
— Merlin ! Non ! À tes quatorze ans tu m'as dit que tu ne me quitterais jamais ! À tes seize ans tu m'as dit que j'étais important pour toi !…
Arthur souffrait en repensant à chacun de ses souvenirs et entre sanglots et affliction, il continua :
— A dix-sept ans, tu m'as dit que si tu pouvais, tu resterais avec moi…
La dernière phrase fut tellement mêlée de tristesse et de malaise qu'il frémit de tout son être.
— Je n'étais pas moi ! répondit rageusement Merlin, soudainement en s'approchant de son interlocuteur. Tu as essayé de m'attendrir ! Tu t'es joué de mon innocence !

Le roi avait touché un point sensible, espérant l'éloigner du lac. Le tutoyé était signe que Merlin hésitait encore.
— Tu m'as tué ! Et ça Arthur, je ne peux pas te le pardonner ! Ta haine contre les miens m'a littéralement foudroyé !
Le jeune Pendragon s'étrangla dans ses hoquets en entendant Merlin lui infliger ses paroles. Merlin serra sa mâchoire, retenant ses larmes et lui tonna :
"— Tu as tellement été loin qu'à chaque fois que je pense à toi, ce sont tes mots qui me tuent à petit feu ! Chaque fois que je te regarde, j'entends ta voix si pleine d'amertume que ça me brule ! Et je sais que je ne le supporterais pas !"

Arthur réalisa la douleur qu'avait engendrée ses terribles paroles. Il allait lui répondre mais Merlin le coupa en pointant son index sur lui :
— Je t'interdis de me retenir !
Le jeune roi sentit une vague de souffle le repousser en arrière et à travers ce geste, il sentit la colère du jeune sorcier.
— Si je dois subir ta colère, Merlin, je préférais mourir de tes mains que de vivre une minute de plus avec ma honte ! Lui cria le roi.
Le cœur d'Arthur sombrait dans la même démence que Merlin. Oui, il préférait mille fois plus endurer le courroux de celui-ci que de vivre sans lui.
.
Mais Merlin était tout sauf idiot et sans un regard, il se tourna à nouveau sur le lac. Marchant d'un pas décidé, il pouvait entendre les hurlements du jeune roi tapant hostilement contre la paroi. Le jeune sorcier n'avait plus la force de le regarder. Sa vie n'a été que pour veiller sur un homme qui ne le respectait même pas. Devant l'étendue d'eau, les mots revenaient se pendre à son oreille. Refermant à nouveau ses mains en des poings, il savait qu'il n'y avait plus aucun espoir pour rétablir cette paix qu'ils avaient autrefois.

Merlin se souvint de son Arthur d'avant mais celui-ci l'avait poignardé de toute sa haine. Lentement, il posa une main à l'emplacement de sa marque qu'il avait partagé avec lui. Dans sa crainte de perdre le roi, sa magie avait récupéré une partie des blessures du jeune roi. Et quand de ses lèvres, soufflant ses mots d'une autre religion, il avait réparti sa peine… ses sentiments… Peu importait, maintenant, il savait que rien ne changerait et cette douleur qui l'assenait sans arrêt lui était insupportable.

Les pieds dans l'eau, il ne regrettait en rien de l'avoir veillé parce qu'au fond, il savait que ce roi sera le meilleur de tous. Le brun ferma un instant ses yeux ressentant encore cette souffrance. Non plus rien n'avait d'importance… Inévitablement, Merlin se laissa empoter par le lac…
.
Arthur ne sentait plus ses jambes le soutenir. Merlin avait déjà fait son choix et le cœur meurtri, il hurla en brutalisant durement ce mur. Fou… il était fou… il ne pouvait rien faire d'où il était. La rage au ventre, il continua ses coups. Arthur avait tellement mal que jamais il n'aurait pensé qu'elle serait encore plus dure à vivre. Quand il avait su la façon dont il s'était laissé mourir, il s'en était voulu mais quand devant ses yeux, la même chose se produisait, il n'avait pas le pouvoir d'arrêter la marche de Merlin. La gorge nouée, il criait le nom de son valet jusqu'à ce que sa voix ne parvienne plus à sortir un son. Il resta figé lorsqu'il s'aperçut qu'il ne voyait plus que le torse de Merlin. Arthur tremblait de tous ses membres. Les mains contre ce mur invisible, la tête baissée, ses perles affluaient vers le sol d'une vitesse phénoménale.
— Non ! Brailla-t-il.

La douleur était sinistre et perverse. Entre ses larmes, enfin il comprenait sa vraie souffrance. Plus il tentait de hurler plus sa gorge semblait s'arracher d'elle-même, et son cœur… si Arthur avait pu l'extirper pour ne plus souffrir, il l'aurait arracher sur le champ. Arthur avait eu tort d'avoir agi sous l'impulsion car Merlin avait confiance en lui mais surtout il avait eu foi en sa nature. Et son âme… se mourait avec le brun…
— Mon dieu, comme je regrette Merlin !… continua-t-il en n'apercevant plus que les épaules de celui-ci se confondre avec l'eau.

Secouant la tête, il ne tolérait pas son échec tout comme il n'admettait pas que le jeune sorcier l'abandonne. Baissant son regard rougis, il sentait à nouveau ce vide s'emparait de lui. Il ne pourra jamais régner si Merlin ne faisait plus partie de sa vie. Alors sa tristesse redoubla encore plus… Arthur souhaitait vivre avec Merlin, il voulait qu'il lui revienne… et cet élancement qui tirait son cœur vers l'extérieur lui faisait effroyablement souffrir.

La douleur était trop grande, tout comme l'un que pour l'autre… Il lui avait fallu se trouver au pied du mur pour enfin laisser son cœur s'ouvrir lentement... Pourquoi tenait-il tant à lui ? Pourquoi voulait-il qu'il soit avec lui ? Pourquoi son cœur semblait vouloir sortir quand il le sentait loin de lui ? Respirant douloureusement de ses souffles rauques et relevant son regard brouillé sur Merlin, il entendit la mélodie siffler dans cet air... Et dans un silence baigné de solitude, enfin, cette mélodie portée par le souffle du passé trouva l'oreille destinée à écouter ces mots qu'elle avait conservée.

Je lui aurais donné ma vie…
J'aurais veillé sur la sienne…
Je l'aurais suivi où qu'il aille…
J'aurais traversé des royaumes pour lui…
Je lui aurais prouvé que la magie est douce…
Je lui aurais expliqué que la mienne vient de lui…
Et j'aurais fini un jour par lui dire…

.
.
La force divine de la Terre figea le temps entier. Merlin n'avançait plus, le jeune roi était immobile comme toute le reste de la planète. Dans un silence que le souffle du vent portait, elle murmura tel un fantôme :
'' Il est temps Arthur, temps que vous vous rendiez enfin compte ce que représente Merlin…''

Dans un éclatement, le corps d'Arthur fut projeté dans un monde où pour une seule journée entière, il devra vivre sans Merlin… Dans un monde où la magie n'existait pas, où sa vie resterait celle qu'il avait connue avec Uther, où ils espéraient qu'il se souvienne de lui… Une épreuve que lui avait prédite cette mère… La Terre, mère de toutes les essences vitale, le soleil, père de toute vie… avaient senti la décision hésitante de Merlin qui vacillait et tant que Kilgarah ne lui accordait pas son choix, ils préférèrent intervenir.
.
.
Le vent était plus calme que le matin, faisant à peine virevolter les feuilles. Le soleil paraissait apaiser la tension de la nature car elle savait que ce jour tant attendu été arrivé… Seuls les êtres magiques pouvaient entendre le souffle mélancolique qui avait tant espéré… Pleurait-elle de joie ? Peut-être… Pleurait-elle de peine ? Peut-être… Kilgarah survolait le lac le cœur battant au rythme de son seigneur… triste et accablé…

De ses mouvements, le vent caressait avec amour son corps qui se mouvait avec élégance dans cette atmosphère vide… Aussi vide qu'était la magie de Merlin, aussi vide qu'était le cœur d'Arthur…
.
A suivre



Revenir en haut Aller en bas
http://www.frenchficsfanart.com/t4445-aynath http://www.schevalierkiraeridine.com/
christelle72
Le rêve devient ta réalité….
Le rêve devient ta réalité….
avatar

Féminin Zodiaque : Cancer
Signe Chinois : Chat
Messages : 5118
Date d'inscription : 24/02/2012
Age : 43
Localisation : Namur
Mon pairing du moment: : Eliott/Olivia

MessageSujet: Re: Merlin - Le choix d'une vie - Merlin & Arthur- PG13   Dim 6 Jan 2013 - 14:16

encore un chapitre magnifique

Morgana qui ressent enfin la vraie douleur , celle qu"on ne mesure pas , les émotions se libèrent enfin .Hélas les regrets viennent trop tard.

Merlin n'arrive pas à oublier les paroles tellement blessantes d'Arthur....

les deux hommes ariveront-ils à retrouver un équilibre et s'avouer vraiment ce qu'ils ressentent


Revenir en haut Aller en bas
http://www.frenchficsfanart.com/t3706-christelle72
catouchka
Le rêve devient ta réalité….
Le rêve devient ta réalité….
avatar

Féminin Zodiaque : Scorpion
Signe Chinois : Tigre
Messages : 13777
Date d'inscription : 23/03/2011
Age : 44

MessageSujet: Re: Merlin - Le choix d'une vie - Merlin & Arthur- PG13   Dim 6 Jan 2013 - 17:32

Magnifique chapitre... La douleur incommensurable que Merlin éprouve et que Morgana comprend, ressent enfin. Tout ce gâchis, cette blessure si vivace qui étreint encore Merlin et le pousse à se détruire. Arthur ne peut que le regarder sombrer sans trouver les mots pour le réconforter... Il n'y en a pourtant que 3 qui pourraient sauver Merlin du désespoir et de la colère, 3 petits mots... Encore faut-il qu'Arthur prenne enfin conscience de la véritable raison qui le pousse constamment vers le jeune homme...

On a l'impression que ce cercle vicieux de douleur et de non-dits ne prendra jamais fin...



Rien n'est plus fort et plus intimidant que l'intensité d'un regard posé sur soi...
Rien n'est plus émouvant que la douceur d'un regard que l'on devine mais que l'on ne voit pas...
Revenir en haut Aller en bas
http://www.frenchficsfanart.com/t2375-catouchka
Cissy
Moderatrice générale
Moderatrice générale
avatar

Féminin Zodiaque : Lion
Signe Chinois : Tigre
Messages : 37006
Date d'inscription : 20/06/2009
Age : 56
Localisation : Normandie

MessageSujet: Re: Merlin - Le choix d'une vie - Merlin & Arthur- PG13   Dim 6 Jan 2013 - 19:49

Pourquoi Merlin décide-t-il de partir alors qu'Arthur a survécu? Il se souvient de ce qui s'est passé certes, mais Arthur a changé durant le temps où il l'a cru mort! Il aurait maintenant sa place auprès de lui! Quel démon le pousse à retourner au lac, à recommencer la boucle maudite?


Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage (S. Guitry)
La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence. L'intelligence, elle, a des limites, tandis que la bêtise n'en a pas (C. Chabrol)
Revenir en haut Aller en bas
http://www.frenchficsfanart.com/t709-cissy
Aynath
Lentement le rêve s'empare de toi….
Lentement le rêve s'empare de toi….
avatar

Féminin Zodiaque : Scorpion
Signe Chinois : Chèvre
Messages : 643
Date d'inscription : 13/10/2012
Age : 39
Mon pairing du moment: : Merlin & Ar
Mon Fandom du moment: : Merlin

MessageSujet: re   Jeu 10 Jan 2013 - 8:58

arigatou arigatou

CHAPITRE 8 : Qui est-il ?


Dehors, le temps changea de comportement, le vent devint plus doux et le soleil brillait de toute sa splendeur. Un été comme jamais Camelot aurait connu. Les rayons passaient à travers la fenêtre du prince Arthur… oui le jeune prince Pendragon, car ici, dans ce nouveau monde, Uther n'était pas mort parce que la magie n'existait pas. La Terre, mère de toutes les essences vitales, envoya Arthur Pendragon vers sa nouvelle vie pour une épreuve. Saura-t-il se souvenir de Merlin ? De celui qui ferait de lui, celui qui deviendra le roi tant attendu par Albion ?
.
Allongé à plat ventre sur son lit, le jeune Pendragon émergea d'un étrange sommeil sans rêve. Quelques murmures inaudibles semblèrent attirer son attention mais en vain, il resta sourd. De ses mains, il tira sur sa légère couverture tout en sortant un pied pour la rafraichir. Les yeux encore flous, Arthur se débattit dans ses draps lorsqu'il entendit un coup frappé à sa porte.
— Entrez.
Un jeune homme, aussi jeune blond que lui, pénétra dans ses appartements et le fixa de ses yeux noisette. Le prince le détailla comme s'il ne le connaissait pas mais à l'intonation de ce dernier, il crut y avoir tort quelques secondes. Pourtant Arthur était certain d'avoir des habitudes bien plus amicales avec son valet et tout en continuant à le scruter, rien dans les gestes du jeune homme ne lui montrait un tel rapprochement.
— Bonjour, sir. Je vous apporte votre petit déjeuner, dit le valet.
Ce dernier se mit à ouvrir les volets, faisant plisser les yeux du jeune prince qui passa ses mains sur ses paupières, il grommela :
— Tu ne pourrais pas y aller doucement… le reste se tut au fond de sa gorge quand il croisa le regard médusé du valet.
Arthur avait soudainement l'impression d'être un étranger dans sa propre demeure.
— Votre père désirerait vous voir dès que vous serez prêt à descendre, ajouta-t-il avant de quitter la pièce et sans un regard au prince.

Arthur se leva en se grattant le cuir chevelure et s'assit à sa table. Instinctivement, il sentait que quelque chose n'allait pas mais pensant que cela venait sûrement de sa fatigue, il finit son repas et s'habilla prestement pour retrouver son père dans la salle du trône. Tout en se dirigeant vers sa destination, il avait l'habitude qu'une personne le suive à ses côtés mais il n'y avait personne.

Une soudaine sensation de vide s'empara de lui surtout quand il savait au fond de lui que cet homme, parce que c'était bien d'un homme qu'il s'agissait, lui était dévoué. Au pas de cette porte, il contempla son père le cœur palpitant comme s'il ne l'avait pas revu depuis que… mais il ne se souvint plus de quel événement il faisait référence… Il s'avança le sourire aux lèvres :
— Bonjour père ! Mon valet m'a dit que vous souhaitiez me voir ?
Uther se tourna sur son fils, le regard noir et perplexe.
— Pourquoi se sourire ? Efface-moi cela de ton visage ! Je suis ton roi et non ton père quand je te fais demander ! Est-ce bien claire Prince Arthur ?
La voix rauque et froide l'immobilisa sur place et à ses mots si difficilement acceptables, il resta droit affichant un visage impassible.
— Bien, cela est mieux… et que cela ne se produise plus à l'avenir !
— Oui, votre altesse, répondit-il, le cœur lourd, sur le même ton.
— Il semblerait qu'un hors la loi se cacherait dans un village au nord de notre royaume. J'aimerais que tu y ailles avec tes meilleurs chevaliers et que tu l'amènes ici.
— Quel est son crime, si cela n'est pas trop vous demander Votre Altesse ? demanda Arthur en baissant la tête.
— Comment oses-tu ! Depuis quand me demandes-tu ce genre de requête ! dit-il en s'approchant durement vers le jeune héritier qui tout d'un coup se crispa à cette surprise.
Arthur déglutit :
— Je vous prie de m'en excuser, Votre Altesse, chuchota-t-il.
— Si tu ne t'en sens pas capable, je préfère envoyer Sir Léon à ta place ! s'écria-t-il en le faisant sursauter.
— Je…
— Cela suffit Arthur ! En à peine quelques secondes tu viens de bafouer mon autorité et tu te permets en plus de tout cela, de me couper la parole !
Le jeune prince ne comprenait pas ce qui se passait autour de lui. Tout lui semblait irréel et pourtant, son père était bien devant lui, encore plus froid que… il avait beau fouiller sa mémoire mais là encore, ce fut le vide absolu.
— Serais-tu malade ? interrogea le roi.
Le prince leva son regard brillant sur Uther et allait répondre quand il le devança :
— Tu vas aller voir Gaius et qu'il t'examine ! Et ne t'avise pas à remettre un pied ici tant que tu n'auras pas repris ta conscience !
Deux gardes le saisirent par les bras et Arthur, étonné, se débattit comme un acharné.
— Mais qu'est-ce qui vous prend ? ! Lâchez-moi ! En tentant de les éloigner de lui.
— Arthur ! lui hurla le roi. Cesse de faire l'enfant ! Puis d'un geste de la main, il l'intima les gardes de l'amener au médecin.
— Je vous interdis de me toucher ! cria-t-il les yeux médusés.
Arthur reçut un coup derrière la nuque et s'évanouit. Il faisait noir et rien ne semblait venir troubler ce curieux sentiment de solitude. Cependant, il se sentit bercer par une douceur exquise et dans cette profondeur il entendit :
Je lui aurais donné ma vie…
J'aurais veillé sur la sienne…

La voix lui parut si familière et si pleine d'amour… Arthur la ressentit à la manière d'une caresse… une voix cristalline, douce et attirante…
.
Lentement dans le lit de fortune réservé au malade, le jeune prince se réveilla difficilement. Ouvrant ses paupières avec difficulté, il vit le médecin le regarder avec inquiétude.
— Sir, que vous arrive-t-il ? J'ai entendu le roi d'ici, ce qui ma foi est bien rare… lui dit-il.
— Gaius… non, je… je ne sais pas… bredouilla le prince.
Le médecin lui désigna une chaise où il s'assit d'une lenteur désespérante comme s'il cherchait une réponse.
— Sir, allez-y, expliquez-moi, lui demanda Gaius.
Arthur lui raconta son entrevue avec Uther mais dans les traits de ce visage marqué par le temps, rien ne démontrait de la stupeur ou de l'étonnement. Il préféra se taire car au fond de lui, rien de ce qui se déroulait autour de lui ne lui paraissait claire.
— Vous avez besoin de repos, allez-vous coucher dans la pièce du fond que je puisse garder un œil sur vous.
Le jeune Pendragon fixa cette porte et son cœur se mit à battre si vite que son souffle se saccada. Un frisson le traversa des pieds à la tête. Cette porte… il en était sûr, cachait la chambre de son… Or il ne se rappelait pas. Secouant la tête, de son regard, il suivit Gaius qui l'ouvrit si doucement qu'il crut que son cœur allait s'arrêter. Frémissant sans savoir d'où cela provenait, il pénétra dans la pièce puis le médecin s'excusa pour aller à la rencontre de ses autres patients.

Immobile, le jeune prince inspecta toute cette chambre et prit d'une subite crainte, il vacilla et s'écroula à même le sol... Il avait une sensation de déjà vu. Allongé et recroquevillé sur lui-même, il ferma ses yeux comme s'il s'attendait à ce que les murs ou le plancher lui parlent d'une personne importante… Caressant de sa main ce lieu imprégné de froideur, des larmes coulèrent subitement sur ses joues. Un sentiment poignant vint le poignarder si profondément qu'il hoqueta de chagrin.
Secouant la tête, cette douleur de ne pas comprendre ce qu'il ressentait, le fit tressaillir. Et cette souffrance qui s'insinuait en lui comme une peur paralysante, semblait soudainement le rendre fou. Cette pièce appartenait déjà à quelqu'un… pas au médecin mais à… le nom était au bout de sa langue mais il ne le trouva pas. Il se laissa s'endormir parce qu'ici, il n'avait pas sa place. Le cœur brisé par cette sensation de ne pas exister, Arthur s'abandonna au plancher.

Dans un songe, il voyait le corps frêle d'un jeune homme à ses côtés sans visage. Il tenta de le toucher mais il le fuyait. Arthur était seul… face à un regret qu'il ne saisissait pas. Il voulait croire en quelque chose de bien plus grand que lui… Alors telle une prière, ses larmes se glissèrent entre les barres du plancher et dans cette solitude étrange et bouleversante, il murmura :
— Pardonne-moi…
A qui devait-il s'excuser ? Et pour quelle raison le devait-il ? Lentement, un sommeil profond l'emporta encore plus loin dans cette noirceur. Arthur s'y sentait bien malgré le néant qui y régnait. Il savait qu'il n'était pas seul car une vérité se cachait lui soufflant tendrement :
Je l'aurais suivi où qu'il aille…
J'aurais traversé des royaumes pour lui…

Il ne voulait pas se réveiller mais il sentit des secousses sur son épaule, le forçant à ouvrir les yeux. Tournant son regard, un sourire s'afficha sur son visage :
— Sir, entendit-il de la belle voix de la servante.
— Gwen…
— Levez-vous ! Le roi arrive afin de connaitre votre état ! S'exclama-t-elle avec une lueur de crainte dans ses yeux. Allongez-vous sur le lit, vite !
Arthur se dépêcha et se mit sous la couverture.
— Fermez les yeux et faites comme si vous dormiez, lui dit-elle en passant un mouchoir sur son visage où des traces de larmes se dessinaient encore.
Arthur fit ce qu'elle lui demanda et il put entendre la voix dure du roi :
— Quand il reviendra à lui, dites-lui de venir me voir.
— Bien sir, répondit la servante.
Après quelques minutes de silence couvert de respirations lourdes de Guenièvre, elle finit par lui dire :
— C'est bon sir, il est parti.
Arthur la fixa et la remercia quand il s'aperçut qu'elle le regardait avec curiosité.
— Que se passe-t-il Gwen ?
— C'est que… vous ne m'appelez jamais par mon prénom et encore moins par… bredouilla-t-elle en se sentant honteuse.
Le jeune héritier se sentait perdu mais osa tout de même poser une question :
— Alors pourquoi as-tu pris la peine de m'aider ?
— Sir, J'ai promis à Dame Morgana de veiller sur vous pendant qu'elle se rendait à la tombe de son père…
Une immense déception le prit sur le torse, le comprimant douloureusement.
— A qui appartient cette chambre ? Enfin je veux dire, il y a bien quelqu'un qui dors ici à part Gaius ?
— Non, sir…
Arthur n'assimilait rien de ce qui ne ressemblait pas du tout au royaume qu'il connaissait, de ce qu'il en déduisait. Il était pourtant persuadé qu'une personne qu'il devait connaitre vivait en ce lieu. Qui était-il ? Il se voyait encore debout à cette porte à la pousser plusieurs fois, à hurler après cette personne, à discuter avec elle… Lamentablement, il leva son regard sur la jeune fille :
— Qui suis-je ? murmura-t-il le regard dans le vague.
— Vous êtes le futur…
— Non ! Je veux dire… sommes-nous proches ?
A ces mots, la servante sursauta comme s'il venait de l'offenser. Pour toute réponse, elle secoua la tête en rougissant.
— Hier à l'entrainement, je pense que Sir Lancelot a dû vous frapper trop fort, finit-elle par lui dire en grimaçant.
— Lancelot ?...
— Oui, répondit-elle.
— Pouvez-vous le faire venir, s'il vous plait ? demanda-t-il.
— Non, il est parti avec Sir Léon et Sir Perceval à la recherche d'un hors la loi… répondant au nom de Gauvain, il me semble.
— Gauvain… souffla Arthur comme pour lui-même …
A ce moment une voix dans sa tête lui disait de ne croire que ce en quoi il avait foi mais surtout d'écouter son cœur.
— Qu'a-t-il fait ? demanda-t-il.
— Il a bu à la taverne sans rien régler tout en se battant contre des gardes ? lui répondit-elle encore plus étonné. Mais vous y étiez et vous ne vous en souvenez pas ?
— Non… il faut croire que Lancelot m'a bien assommé, dit-il pour détendre cette atmosphère lourde de questions.
Après quelques minutes de silence, elle l'accompagna jusqu'à la chambre du roi et l'abandonna sur place. Arthur avait toujours cette sensation de vide comme s'il lui manquait quelque chose ou quelqu'un…
Prenant une bonne respiration, Arthur frappa et entra quand il entendit la voix de son père.
— Les chevaliers n'ont pas pu appréhender la bonne personne mais ils ont eu son compagnon alors pour te rattraper de ton insolence de ce matin, tu vas l'interroger jusqu'à ce qu'il te dise où se trouve cet hors la loi !
Le jeune prince hocha seulement la tête et descendit au cachot. En s'approchant des cellules, il reconnut la voix de Lancelot résonnée aux travers les parois du château.
— Tu vas me dire où se trouve ton compagnon !
Un cri se fit entendre… un cri qui déchira le cœur d'Arthur le faisant frémir de tout son corps. Une intonation qu'il aurait reconnu entre mille. Les mains moites et le front en sueur, il courut et arriva devant Lancelot qui lui cachait l'identité du prisonnier.
— Il est tout à vous Sir ! Et pour toute l'après-midi… après… se sera sa mise à mort, lui dit d'un sourire narquois aux coins des lèvres.
Le jeune Pendragon le suivit du regard, tremblant devant ce visage qui n'était empreinte de méchanceté… non, ce ne pouvait être son chevalier… et quand enfin, il leva son regard, sa poitrine se comprima atrocement. Un jeune homme brun était avachi sur le sol, les lèvres ensanglantées et le haut déchiré. Il n'arrivait plus à détacher ses yeux de ce corps mince et le cœur palpitant comme jamais, il s'agenouilla. Tel un poignard, le regard noir que lui lança le jeune homme, lui fit l'effet d'une torture. Le prisonnier recula jusqu'aux murs et lui hurla :
— Je ne vous dirais pas où se trouve mon ami !
Quelque chose semblait briser le jeune prince. Il se souvint de ses traits, habituellement doux et serein, il avala difficilement sa salive sans écouter les paroles de celui-ci. Il y avait dans le regard du plus jeune une lueur qui l'attrista et suivant seulement son instinct, il s'approcha encore plus de lui. Frissonnant, il posa sa main tremblante sur la joue chaude de celui-ci et murmura comme pour lui-même :
— Pardonne-moi…
Des larmes…

Des larmes de regrets dévalèrent parce qu'il était l'homme qu'il devait libérer. Arthur effaça de ses doigts les traces de sang des coins des lèvres rougis dû par la douleur des coups. Il avait l'impression qu'aucun des deux n'avait leurs places dans ce royaume et même si le prisonnier le regardait avec incompréhension, il continuait à avoir une foi… cette foi dont il ne connaissait pas la source.
— Ne faites pas comme si vous me connaissiez ! Je haie les gens de votre espèce ! Si pathétique et si ignorant ! Vous ne méritez même pas le respect du peuple ! entendit-il de cette voix qui lui était familière…
Arthur ne prêta nullement à ses paroles parce qu'il savait que ce n'était pas envers lui alors il lui tendit la clé du cachot et une petite lame. Devant le regard médusé du brun, ce dernier lui dit sur le même ton :
— Je ne suis pas un fuyard ! Je peux paraitre idiot mais jamais je ne vous ferais ce plaisir et…
Le reste mourut dans sa gorge parce qu'Arthur le prit dans ses bras et lui chuchota :
— Non, tu n'es pas comme ça… je le sais Merlin…
Le prénom qui franchit de ses lèvres le fit souffrir… un nom qu'il avait vainement cherché toute la journée. Gardant toujours le brun tout contre lui, il continua :
— Je t'ai tué… et je ne veux pas être celui qui te tuerait une nouvelle fois… alors si tu peux t'enfuir, fais-le…
— Je ne vous connais pas… lui rétorqua plus calmement Merlin.
Arthur ferma ses yeux. Sa mémoire lui jouait surement un tour mais son cœur ne se trompait pas de cible. Merlin ne devait pas mourir alors il fera ce qu'il faudra pour l'aider.
— Dans cette vie peut-être… mais dans une autre, j'ai été lâche et…
Le jeune Pendragon recula son visage défait et contempla celui de Merlin. Ses yeux bleus étaient remplis de vie, d'une étincelle vibrante comme si elle pouvait éclairer et apaiser sa peine…
— Ne vois pas en moi le reflet du roi Uther, je ne serais jamais comme lui…
Pour la première fois, Merlin lui sourit et lui répondit vaillamment :
— Alors je vous souhaite de devenir le roi que tous attendent… un homme bon. Vous me semblez bien meilleur que lui… mais je ne tenterais pas d'évasion.
Arthur se détacha de lui et durement, il lui cria presque :
— Je t'en prie ! Ne gâche pas ta vie pour un autre !
— Je ne la gâche pas ! Gauvain est mon compagnon et jamais je ne le trahirai ! lui répondit gravement le brun la rage au ventre.
Arthur le dévisagea parce qu'il ne comprenait pas l'utilisation de ce terme et comme si Merlin avait compris :
— Gauvain est mon amant ! Et votre royaume ne tolère pas ce genre d'amour et c'est pour cela que votre roi veut l'abattre !
Le prisonnier osa ricaner en voyant le regard dont il n'arrivait pas à déchiffrer.
— Alors je la bannirais des lois ! répondit le jeune Pendragon.
— Hélas, sir, je ne serais plus là pour en jouir… dit-il en se levant.
Le prince fit de même et fixa intensément Merlin. Il n'était peut-être pas son Merlin mais cette annonce était reçu par son âme comme une trahison… Le jeune Pendragon sembla recevoir de multitude de coup de poignard sur tout le corps… seulement, il ne savait pas pour quelle raison il la ressentait ainsi.
— Votre silence est tout à votre honneur, sir. Je suis certain que vous ferez aussi bien que votre père !
Ces paroles le blessèrent tellement qu'il était tenté de le gifler, mais il ne fit rien. Il se contenta de le contempler et en sortant il lui murmura :
— Tu vivras tant que je serais en vie…
Tournant des talons, il referma la cellule et sursauta quand Merlin posa une main sur l'une des siennes. Un frisson le traversa des pieds à la tête et il vacilla tout en se tenant au barreau. Les paupières closes et le front collé aux barres, il entendit encore des mots :
J'aurais traversé des royaumes pour lui…
Je lui aurais prouvé que la magie est douce…
Je lui aurais expliqué que la mienne vient de lui…

Il sourit au jeune brun car cette étincelle dans ses yeux était sa force. Alors sans un mot, ils entremêlèrent leurs doigts ce qui eut l'effet de faire frémir Arthur. La chaleur que dégageait Merlin était d'une douceur extraordinaire, enveloppante et envoutante. Sur un dernier regard, il le quitta tout en sachant qu'il allait mentir à son roi… à son père. Marchant lentement, son cœur était soulagé parce qu'il savait ce qu'il devait faire…
.
— T'a-t-il dit où se trouver son ami ? Tonna son père quand Arthur pénétra dans la salle du trône.
— Non, Votre altesse.
Uther se leva de son siège et dévisagea l'héritier d'un œil critique.
— Je t'ai connu bien plus coriace que cela ! Ce prisonnier mérite d'être écartelé !
Arthur tressaillit en entendant ces mots. Debout devant son père, il serra ses poings le long de son corps, tremblant, il hurla :
— Non ! Vous ne ferez jamais cette torture à cet homme, ni même à un autre !
— Comment oses-tu me défier ? ! cria son père.
— Quel genre de souverain montrez-vous au peuple ? Souhaitez-vous les effrayer de la sorte ?
Uther se mit à ricaner et répondit si rudement que le jeune Pendragon ne le reconnaissait pas.
— Bien dans ce cas qu'on installe un poteau ! Il mourra sous les jets de lame !
— Non ! hurla Arthur dont le corps tremblait.
Il chercha au fond de lui cette lueur d'espérance, parce que ce n'était pas son père, ni même ses amis qui l'entouraient… il trouvait que sa vie actuelle n'avait aucun sens. Il ne pourrait jamais, en tant que futur souverain se permettre de châtier une personne pour un autre. Quel genre de roi serait-il en appliquant des lois qui ne devaient pas exister à ses yeux ? Les gens avaient leur propre caractère et de leur colère, ils pouvaient se dévoiler encore plus odieux, voire ignoble. Comment son père pouvait assassiner sans aucun scrupule ?

Combien d'homme et de femme devaient payer pour des crimes qui n'avaient pas commis ? Honteusement, il fusilla de son regard sombre son père… qui à ses yeux n'en était pas un. Uther ne méritait pas de l'avoir.
— Dehors ! Tu me fais honte ! Hors de ma vue ! Grinça le roi en lui indiquant la porte.
Deux gardes le jetèrent hors de la pièce et il profita de cet instant pour retrouver le prisonnier. Arthur réussit à passer avec soulagement sans être vu. Quand il apparut devant la cellule, il aperçut le brun contempler le ciel de la petite ouverture.
— Merlin ? murmura-t-il doucement.
— Sir ?
Cette voix, il aurait voulu l'entendre encore et encore… rien que pour le plaisir de l'écouter… Péniblement, en pinçant sa lèvre inferieur, il lui demanda d'une voix inquiète :
— Qu'as-tu décidé ?
— Pourquoi faites-vous cela ?
Le jeune Pendragon ne voyait que de l'étonnement dans son regard et il lui dit :
— Ne m'as-tu pas écouté tout à l'heure ?
— Bien sûr que oui. Mais j'aimerais savoir ce qui vous pousse à agir ainsi et même si pour vous, je serais un devoir … j'aimerais seulement en saisir le sens…
Arthur ne put lui répondre quand il sentit un coup derrière la tête. Lancelot venait chercher le prisonnier pour l'attacher au poteau pour subir la sentence.
.
Arthur se réveilla avec un mal de tête. La main sur la nuque, il malaxa doucement sa blessure.
— Comment avez-vous osé tenter de faire évader le prisonnier ? entendit-il de la voix de Lancelot.
Le jeune Pendragon déglutit et en réfléchissant, jamais cet homme ne lui aurait été déloyal, jamais il n'aurait ainsi envers lui… à cet instant, le chevalier n'était plus son ami. Voyant que Lancelot s'approchait dangereusement des barreaux, Arthur tira brutalement sur la ceinture de celui-ci, le faisant durement cogner la tête contre la cellule. Il se saisit de la clé quand soudain il pouvait entendre les cris des villageois. Le corps chancelant et tremblant devant ces gémissements stridents qui réclamaient un spectacle, il s'activa encore plus vite et enferma le chevalier.

Arthur courait aussi vite que ses pas le supportaient. Arrivé dehors, il se figea devant la scène qui se déroulait devant lui. Merlin était attaché à un poteau, la tête haute et d'où il était, il pouvait lire de la peur dans son regard. Un frisson encore plus glacial le parcourut le faisant encore davantage frémir par cette peur paralysante. Elle s'enfonça encore plus quand il entendit le roi ordonner de lancer les lames.

Le visage décomposé, le jeune Pendragon se contenta de hurler un « Non » qui sembla porter tellement de haine et de colère, que cela attira le regard bleu du brun sur lui. Arthur le fixa et se mit à rejoindre aussi rapidement que possible Merlin. Il ne voulait pas lâcher de ses yeux la personne qui ne devait pas mourir encore une fois, alors même si une douleur lui parvint de son épaule, Arthur se jeta sur le corps de brun. Puis lentement, il s'agrippa de ses mains tremblantes, à la tunique déchirée du prisonnier qui continuait à le regarder de ses yeux maintenant humides. Le jeune prince ne céda pas malgré que son dos réceptionna plusieurs lames.
— Arthur ! hurla soudainement Merlin qui se détacha les mains grâce au poignard que lui avait donné le jeune Pendragon.
En parallèle, le roi stoppa les lancées quand il s'aperçut trop tard que son fils s'interposait entre les armes et le prisonnier. Merlin prit Arthur dans ses bras et même si pour le jeune prince, le brun n'était pas son ami dans cette vie, il aurait eu la chance de le sauver… Le sauver, ne serait-ce qu'une fois… Arthur pouvait sentir l'odeur de son propre sang qui le quittait inévitablement de son corps… tout comme sa vie. Seule la chaleur de Merlin avait le pouvoir de le calmer, comme à chaque fois s'avoua enfin le jeune Pendragon.

Son cœur ne battait que pour lui et n'avait seulement palpité parce que c'était son ami.
— Pourquoi avez-vous fait cela ? ! Pourquoi Arthur ? ! comprit-il de la bouche tremblotante du brun.
Avec difficulté, il tenta de garder les paupières ouvertes sur Merlin mais déjà le froid le gagnait de toute part. Il n'entendait plus rien autour de lui… seule la brise le caressait de ses airs doux, alors fermant enfin ses yeux il finit par tout entendre… cette mélodie qui avait appartenu à son ami… à Merlin…
Je lui aurais donné ma vie…
J'aurais veillé sur la sienne…
Je l'aurais suivi où qu'il aille…
J'aurais traversé des royaumes pour lui…
Je lui aurais prouvé que la magie est douce…
Je lui aurais expliqué que la mienne vient de lui…
Et j'aurais fini un jour par lui dire…
Je t'aime Arthur…
Mais cela n'arrivera jamais….

Et dans un ultime effort, il laissa échapper dans un souffle :
— Je t'aime…
Arthur ne sentait plus les mains qui le serraient mais des larmes tombèrent sur son visage et telle une récompense, son corps ne lui appartenait plus. Il était libéré…
.
.
Le jeune roi avait enfin trouvé son chemin, cette vérité qui éclatera aux yeux de tous mais surtout envers Merlin. De retour à cet instant où Arthur frappait durement cette paroi, le monde était encore plongé dans l'immobilité, laissant au jeune Pendragon seul face à ce silence. Il réalisa que cette épreuve avait été une torture or il avait finalement compris la raison de son désir à le garder si près de lui. De son regard rougis et remplis de larmes, il l'aimait de toutes ses forces et lorsque la barrière s'effaça, le temps reprit à ce moment. Courant jusqu'au bord de l'étendu où le lac commençait à absorber Merlin, Arthur ne voyait plus que sa tête et se jetant dans cette eau froide, il tenta de rejoindre son ami. La peur le saisissant, il hurla de tout son cœur :
— Ne m'abandonne pas Merlin ! Je t'aime ! Tu m'entends !
Merlin n'était plus à la surface et terrifié, il plongea à l'endroit d'où se tenait le brun. Au fond du lac, il faisait trop sombre pour discerner son corps. Alors ressortant son visage, il jura énergiquement le nom de celui qu'il chérissait. Rage et terreur étaient mêlées dans un hurlement et semblable à un appel, la nature entière s'unit à lui pour l'assister dans sa recherche.

Les nuages s'écartèrent prestement pour laisser au soleil éclairer de ses rayons lumineux le fond du lac. Ainsi en piquant une tête, le roi put facilement trouver Merlin et dans ses frayeurs les plus profondes, il réussit à hisser le brun hors de l'eau. Rapidement, à genoux, il souleva le torse de Merlin et l'approcha tout contre lui. Le visage mêlé de larmes et d'eau du lac, Arthur inclina son oreille vers la bouche de Merlin d'où un faible souffle se faisait sentir contre sa joue.
— S'il te plait Merlin, revient… ne me laisse pas…disait-il en frictionnant le corps pâle de son ami.
.
La Terre continuait à espérer pendant que Kilgarah descendait en direction du jeune roi. Le vent semblait le porter avec douceur et cette bête mystique posa lourdement ses pattes sur le sol encore humide des larmes éternelles. La brise aussi était plus calme, voire même inexistante à ce moment. Les arbres ne bougeaient plus… Tous attendaient la réponse du grand dragon. Cependant le regard luisant de celui-ci paraissait attendre encore une dernière réponse qui viendrait du lac.
.
A suivre





Dernière édition par Aynath le Jeu 10 Jan 2013 - 21:03, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://www.frenchficsfanart.com/t4445-aynath http://www.schevalierkiraeridine.com/
catouchka
Le rêve devient ta réalité….
Le rêve devient ta réalité….
avatar

Féminin Zodiaque : Scorpion
Signe Chinois : Tigre
Messages : 13777
Date d'inscription : 23/03/2011
Age : 44

MessageSujet: Re: Merlin - Le choix d'une vie - Merlin & Arthur- PG13   Jeu 10 Jan 2013 - 20:55

Encore un très beau et intense chapitre. Cette plongée dans un passé, un pan de sa vie qu'Arthur de reconnait pas, n'a pas vécu. Un bouleversement des évènements où il rencontre un Merlin qui ignore tout de lui. Un Merlin voué à une mort certaine, qu'il sauve et à qui il déclare cet amour qu'il n'a jamais su dire à son Merlin. La peur de le perdre à nouveau qui lui accorde enfin la possibilité de mettre des mots sur les émotions qui le traversent... L'amour comme une évidence, qui le délivre de ses chaines et qui le plonge dans le désespoir quand il ramène sur la rive le corps sans vie de celui, à qui, c'est certain, il ne pourra plus jamais cacher ses sentiments...

J'ai adoré...



Rien n'est plus fort et plus intimidant que l'intensité d'un regard posé sur soi...
Rien n'est plus émouvant que la douceur d'un regard que l'on devine mais que l'on ne voit pas...
Revenir en haut Aller en bas
http://www.frenchficsfanart.com/t2375-catouchka
Cissy
Moderatrice générale
Moderatrice générale
avatar

Féminin Zodiaque : Lion
Signe Chinois : Tigre
Messages : 37006
Date d'inscription : 20/06/2009
Age : 56
Localisation : Normandie

MessageSujet: Re: Merlin - Le choix d'une vie - Merlin & Arthur- PG13   Jeu 10 Jan 2013 - 22:20

Est-il encore temps pour Arthur de déclarer son amour à celui qui semble avoir rejoint l'autre monde?


Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage (S. Guitry)
La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence. L'intelligence, elle, a des limites, tandis que la bêtise n'en a pas (C. Chabrol)
Revenir en haut Aller en bas
http://www.frenchficsfanart.com/t709-cissy
Cali
Moderatrice générale
Moderatrice générale
avatar

Féminin Zodiaque : Poissons
Signe Chinois : Serpent
Messages : 6398
Date d'inscription : 20/06/2009
Age : 41
Localisation : juste derrière vous ^^

MessageSujet: Re: Merlin - Le choix d'une vie - Merlin & Arthur- PG13   Jeu 10 Jan 2013 - 23:32

Merlin/Arthur .... :j\'aime: :j\'aime: :j\'aime:

J'aime beaucoup mais pleurer à chaude lar pleurer à chaude lar pleurer à chaude lar pleurer à chaude lar



**
Revenir en haut Aller en bas
http://www.frenchficsfanart.com/t732-cali http://calixetera.livejournal.com/
christelle72
Le rêve devient ta réalité….
Le rêve devient ta réalité….
avatar

Féminin Zodiaque : Cancer
Signe Chinois : Chat
Messages : 5118
Date d'inscription : 24/02/2012
Age : 43
Localisation : Namur
Mon pairing du moment: : Eliott/Olivia

MessageSujet: Re: Merlin - Le choix d'une vie - Merlin & Arthur- PG13   Jeu 10 Jan 2013 - 23:47

quek beau chapitre d'une émotion intense


Revenir en haut Aller en bas
http://www.frenchficsfanart.com/t3706-christelle72
Aynath
Lentement le rêve s'empare de toi….
Lentement le rêve s'empare de toi….
avatar

Féminin Zodiaque : Scorpion
Signe Chinois : Chèvre
Messages : 643
Date d'inscription : 13/10/2012
Age : 39
Mon pairing du moment: : Merlin & Ar
Mon Fandom du moment: : Merlin

MessageSujet: fin   Ven 11 Jan 2013 - 12:36

arigatou arigatou voilà la fin !

CHAPITRE 9 : Le choix


Quelques minutes avant que le vent ne se taise, avant que Kilgarah ne se pose au sol, avant que Merlin ne s'enfonce dans l'eau… Et bien avant qu'Arthur ne revienne… La Terre avait prié en contemplant son enfant qui désirait rejoindre lentement les profondeurs obscures du lac et surtout ce monde où certainement, beaucoup de ceux que Merlin avait aimés à travers sa courte vie… l'avaient quitté : William, Freya et Balinor… de simples noms mais, des noms liés à tant d'évènement et qui signifiaient tellement de choses à ses yeux…
Amitié, fraternité, amour, dévouement, égalité et tant d'autres encore… Dans le cœur de cet enfant si chéri de la terre et de la magie, tout cela avait un sens mais Arthur… le savait-il au moins ?


Merlin avançait lentement en détaillant les reflets des arbres sur l'eau. Les ondulations que provoquèrent les mouvements de son corps, semblaient l'accueillir à bras ouverts. Doucement, il frôlait la froideur de cette eau glacée, le caressant et le frissonnant de part en part. Et levant son regard au ciel à peine voilé de nuages, il entendait encore les mots qui ne cessaient de contaminer son corps. Des paroles dites si longtemps déjà mais si enraciné en lui qu'il n'arrivait pas à les annihiler de son âme.

D'une profonde respiration, les paupières closes quelques secondes, il apprécia cette brise qui avait gardé en elle ses quelques mots pour celui qu'il chérissait. L'eau atteignit ses épaules lorsqu'il tenta d'entendre une dernière fois le pardon d'Arthur mais elle ne pesait pas lourd sur la balance… elle était trop faible pour tout effacer. Péniblement, il sourit à l'horizon car il allait finir par rejoindre ceux qu'il avait perdus pour un seul homme.

Le souffle du vent emportait maintenant le tintement des bruits de gouttelettes d'eau que provoquaient les gestes de déplacement de Merlin. La proposition de Kilgarah de refaire un choix tenait-elle encore debout ?
— Elle n'est pas donné à tout le monde… le choix d'une vie… la tienne… lui avait-il dit.
Mais quel était ce choix quand il avait une destinée ? Et que cette dernière était déjà bien avancée ? Arthur était roi, il ne lui restait qu'à abroger cette loi contre la magie. Et Merlin avait gardé l'espace d'une seconde, un espoir qu'Arthur le retienne.

Cette seconde où toute une éternité il aurait attendu son roi… où toute une vie entière il aurait voulu entendre certains mots franchir de ses lèvres… rien que pour lui et seulement pour lui…
Depuis cet instant, où Arthur, encore prince, avait prouvé qu'il avait un cœur pur en faisant amende honorable, il avait sacrifié sa vie pour sauver celle de Merlin. (1) De ce jour où dans le cœur du jeune sorcier tout avait basculé, il avait cru faillir à sa destinée. Il avait fini par laisser sa vie entre parenthèse pour seulement cet homme parce que malgré son destin, il avait fini par comprendre qu'il l'aimait.

Toutefois cet amour inavoué et caché au plus profond de lui, l'avait aussi rendu vulnérable. Telle une force et une faiblesse, seul Arthur avait un pouvoir sur Merlin. Et les paroles, sans doute crachées par la colère et la surprise du moment, auraient pu être effacé s'il n'avait pas éprouvé ce qu'il ressentait pour le roi.
Or ce sentiment que tout humain accède un jour ou l'autre, reste une preuve irréfutable que l'amour est le plus dure à survivre mais parfois, il vaut mieux l'avoir ressenti que de n'avoir jamais rien éprouvé.
Alors le jeune homme amoureux ne pouvait pardonner ces paroles car elles l'avaient seulement abattue. Dans les yeux bleus de son roi, il se souviendra toujours de cette lueur d'espoir qu'un jour il serait aimé et de cette espérance, Merlin continuait à croire en une seconde chance. Si Arthur ne l'aimait pas en retour, Merlin l'aurait accepté… cependant, il n'admettrait jamais que de telles paroles aient pu être prononcées après tous ses sacrifices et cet étrange lien qui les unissait. Une amitié, certes, mais elle était là, évoluant à chacun de leurs aventures.

Et parce qu'il avait eu l'audace de cacher sa magie pour le protéger, le roi avait tout simplement balayé d'un geste tout ce en quoi leur lien avait mis du temps pour se créer. Malheureusement rien ne vint perturber cet instant alors tristement, il continua sa marche jusqu'à perdre pied… puis se laissa emporter par les flots.
— Ne m'abandonne pas Merlin ! Je t'aime ! Tu m'entends !
Le corps léger et détendu, le jeune sorcier s'enfonça au fond du lac… jusqu'à ne plus pouvoir bouger. La poitrine imbibée, Merlin put entendre distinctement le cri de son souverain à travers cette eau froide. Des mots qu'il avait éternellement attendu en vain et dans l'obscurité qui l'emportait doucement, son cœur se soulagea de cet amour… partargé.


Retour à l'instant T
Le roi courbé sur le corps du jeune sorcier, déchira sa tunique pour mieux le frictionner. De ses mains froides, il les réchauffa rapidement en les frottant l'une contre l'autre et les larmes aux yeux, il insista sur ses caresses soutenues.
— Merlin… murmura-t-il.
Arthur ne voyait plus rien, le regard flou, il finit par lâcher son rythme et posa sa main droite sur la marque du torse du jeune sorcier.
— Je t'aime… j'aurais dû te le dire… marmonna-t-il en fermant ses paupières tout en laissant couler ses larmes.
Le jeune roi frissonnait tellement qu'il ne savait plus si cela était dû par l'eau ou par sa peur… surement des deux… Le souffle court, il contempla encore Merlin, pâle comme un mort, quand soudainement une colère l'envahit de tout son être le laissant hurler :
— Pourquoi tu ne m'as rien dit ! Pourquoi tu ne m'as pas fait confiance ! Je t'aurais aussi donné ma vie !
Criant de rage contre lui-même, il blottit son ami tout contre son torse et se calmant doucement, une douceur remplaça sa colère et lui murmura :
« — Tu me l'aurais avoué, je t'en aurais peut-être voulu… parce que, c'était Toi et personne d'autre
Ses doigts tremblants dessinèrent le passage de la frange imaginaire de Merlin.
Tu m'aurais laissé du temps, je t'aurais surement pardonné… parce que, ce serait encore toi
Ils les glissèrent jusqu'à son oreille, posant ainsi sa paume sur la joue.
Tu m'aurais accompagné où que j'aille… je t'aurais accepté à mes côtés… comme toujours
Du bout de son pouce, il caressa la bouche froide de son ami.
Tu m'aurais dit que ta magie viendrait de moi alors un jour j'aurais compris que…
Lentement, il décala sa main pour la passer sous la nuque du sorcier.
Parce qu'aujourd'hui, j'ai compris que je t'aime et je ne veux pas que tu me laisses… »
Fermant son regard, il déposa avec tout son amour un baiser sur les lèvres de Merlin d'où quelques-unes de ses perles avaient glissé pour y laisser un gout salé.
.
Toujours penché sur ce visage qu'il découvrait comme un trésor, les lèvres d'Arthur s'étirèrent de nouveau pour évacuer un sanglot puis d'autres encore plus douloureux. Sa gorge tiraillée par cette souffrance semblait s'y être logée définitivement. Son cœur saignait de cette blessure insoutenable parce qu'il n'avait rien vu et tel le crétin royal qu'il était pour Merlin, il ne voulait pas le perdre. D'avoir dû réaliser tardivement que tous les sentiments qu'il avait envers son serviteur n'était qu'autre de l'amour, il se détesta…
Arthur savait qu'il ne méritait pas le dévouement mais surtout l'amour de Merlin. Le jeune roi préférait encore subir mille fois la haine de Morgana que de supporter de vivre sans son sorcier. Berçant lentement le corps du jeune homme au gré de ses mouvements, il déposa un baiser humide sur le front de celui qu'il aimait.
.
Arthur ne souhaitait pas relever son regard sur le grand dragon. Secouant violement la tête, il ne lâchera pas le corps de Merlin. Kilgarah devra lui passer dessus ou même l'achever, parce que sa vie n'avait plus aucun sens. De son épreuve, il avait enfin compris trop tard pourquoi Merlin tenait une place importante. D'où il était, il perçut le souffle âcre de la bête et serrant encore plus son ami, il posa sa tête sur la poitrine de ce dernier. Ses tremblements augmentèrent au fur et à mesure qu'Arthur sentait cette fin inévitable. Le roi ne disait plus rien… Il écoutait les battements cœur, court et lent, de Merlin tout contre son oreille.
— Reviens… je te laisserais me traiter d'idiot… reviens… souffla-t-il.
Les larmes redoublèrent quand Merlin restait encore immobile et apercevant une patte du dragon s'avancer, Arthur sans lever ses yeux de son aimé, l'intima à ne plus bouger. Le corps frémissant, il n'arrivait pas à le laisser partir… alors de son regard humide, il demanda entre deux sanglots étouffés à Kilgarah :
— N'y-a-t-il donc plus d'espoir ?
Le jeune roi dirigea ses yeux voilés encore de tant de peine sur les traits fermes de son sorcier, quand brusquement le silence devint maitre de cet instant. Une intense lumière bleutée s'installa autour d'eux forçant Arthur à quitter son regard de Merlin. Une sensation identique où le temps se figea se fit ressentir autour de lui. L'eau ne se mouvait plus sous le souffle du vent qu'il ne sentait plus contre son corps trempé. Les feuilles des arbres ne s'emmêlèrent plus entre elles.

À la fois apeuré et émerveillé, il fixa Merlin qui restait malheureusement inerte. Une moue de tristesse se dessina sur le visage royal quand il entendit la voix d'une femme. Cette dernière s'agenouilla près d'eux.
— Arthur, souverain de Camelot… je m'appelle Freya, dit cette femme aux cheveux châtains.
Sa voix était pleine de douceur et de sincérité. Il la dévisagea puis il reporta son regard sur Merlin.
— Merlin a fini par faire un choix et sa décision est sans appel, continua-t-elle.
Arthur, pris d'une panique déjà connue, le cœur affolé, serra Merlin fermement dans ses bras tremblant.
— Non ! hurla-t-il.
Et ses perles remplies d'affection tombèrent sur le corps du jeune sorcier, encore et encore…
— Ne me le prenait pas ! Il est…
Baissant la tête, il murmura au creux du cou du jeune sorcier :
— Je t'aime…
Ses derniers mots finirent par le terrasser. Le jeune roi le gardait fortement tout contre lui, comme l'objet le plus précieux du monde. Il osa jeter un regard noir à la jeune femme qui lui sourit tendrement mais Arthur ne le lui rendit pas. Telle une faucheuse, elle croyait pouvoir lui prendre celui qu'il aimait ? Soudain en la détaillant de plus près, le jeune roi comprit enfin le sens de son sourire.
— Je crois qu'il est temps pour vous de vous retrouver… dit-elle en caressant les cheveux d'Emrys.
Puis tout d'un coup, tout avait disparu autour de lui. Plus de Freya, plus de lumière bleue… plus de Kilgarah qui s'envola au-dessus du lac. Rien que la nature, Merlin et lui.
.
De son regard humide, le sorcier recracha subitement l'eau qui s'était rempli dans ses poumons pendant qu'Arthur abandonna sa peur comme elle était venue. Puis enfin soulagé, sa gorge se détendit pour laisser place à ses sanglots de joie. Le jeune Pendragon serra le corps frêle encore plus tout contre sa poitrine et dans cette situation magiquement inattendue, un rire jaune se mélangea à ses jérémiades. Son corps tremblant d'émotion avait subi tant d'épreuve qu'il avait besoin de tout relâcher. Ce fut dans cette euphorie, crispée et incroyable, qu'Arthur déposa de multitude de baisers papillon sur les joues de son aimé, tout en lui murmurant inlassablement :
— Je t'aime, Je t'aime tellement… oh mon dieu… je t'aime, je t'aime….
.
Ouvrant avec difficulté ses paupières lourdes, Merlin sentit des baisers lui chatouiller le visage et à travers les gestes bourrus du roi, il n'entendait plus ses vieilles paroles… Juste des mots d'amour qui envahirent sa tête... ces mots si longtemps attendus… De cette étrange situation, ils se fixèrent et dans ce silence de plénitude, Arthur sembla avoir trouvé l'homme de sa vie et depuis toujours il était devant ses yeux… Tandis que le sorcier réalisa enfin qu'Arthur l'aimait et ce, à force qu'il le braya à son oreille, Merlin avait bien reçu le message.

Le cœur battant à l'unisson, ils s'effleurèrent des lèvres puis évacuant toute cette terrifiante tension, ils se jetèrent dans les bras et ce fut au tour de Merlin de déverser sa peine pour la laisser loin derrière lui. Arthur profita de cette étreinte pour humer le parfum du jeune homme et les larmes aux yeux, il était heureux parce que Merlin l'avait choisi…
— Je t'aime tellement Arthur... murmura le jeune sorcier contre son cou.
Ainsi le jeune Pendragon comprit que le choix d'une vie, était d'ouvrir ses yeux et de tout mettre de côté pour s'affronter soi-même mais surtout de s'ouvrir au monde. Que tout l'or du monde ne remplacerait jamais l'amour qu'il éprouvait pour Merlin.
.
Quant au bout de dix minutes, tremblotant de froid, Arthur chuchota sans cacher ses tremblements à Merlin :
— Nous devrions rentrer… ta mère doit être morte d'inquiétude… et surtout nous sommes trempés et je t'avouerais que j'ai froid…
Mais Merlin ne le voyait pas de cette façon et d'un regard doré, il sécha leurs vêtements et forma une bulle autour d'eux, les enveloppant d'une petite chaleur.
— Non pas maintenant, je veux pouvoir encore gouter à tes lèvres, je veux pouvoir te sentir tout contre moi… commença le jeune sorcier encore sous la tristesse.
Arthur étira un léger sourire en constatant que Merlin rougissait au fur et à mesure qu'il lui parlait.
— Je veux pouvoir encore t'entendre me dire que tu m'aimes… souffla-t-il en caressant la joue de son roi.
Touché, Arthur s'assit plus correctement, les fesses au sol, plaçant Merlin devant lui, le dos de celui-ci contre son genou gauche. Il passa sa jambe droite en dessous de celles de Merlin et renversant la tête de son amant sur son bras gauche, enfin Arthur se pencha. Le jeune Pendragon déposa ses lèvres contre ceux de Merlin et avec douceur, la langue d'Arthur s'aventura dans la bouche de son amant, à la recherche de sa jumelle.

Quand il la trouva, se caressant l'une contre l'autre, timide et tremblante, d'une tendresse qu'il voulait prouver à Merlin, il l'entendit gémir de passion. Un baiser qui scellait enfin leur lien pour toujours et sous le regard du monde, ils reformaient cette pièce qui les représentait. Merlin apprécia ce premier baiser, leurs langues se mêlant à leurs salives, il n'aurait jamais cru que ce royal crétin pourrait être une affection sans limite. Et Arthur était dorénavant le sien. Une perle d'amour céda et coula sur sa joue, son cœur battait et ce, pour un seul homme : Arthur. Fermant ses yeux dorés, il gémit sans honte devant le manque d'air.

Le jeune sorcier échappa sa magie autour d'eux, faisant briller le regard de son amant. Sentant que le jeune roi allait se détacher de lui, Merlin tira de ses mains les pans de la tunique de celui-ci. Arthur comprit à ce geste qu'il en voulait encore et frissonnant pour cet homme seulement, il pressa ses lèvres encore davantage sur celle du jeune sorcier... plus fiévreux, plus passionné... De ces gestes et ces sensations inconnues, Arthur en aurait presque pleuré… Et les gémissements de Merlin enchanté ses oreilles… car il était en vie…

Après ce merveilleux baiser, Arthur s'éloigna de son visage et admira les traits du jeune sorcier. Il ne percevait plus cette colère dans ses yeux et de sa main droite, il lui caressa la joue. Dans son regard, Arthur admirait l'étincelle de vie… celle qu'il avait dû voir disparaitre…
— Merlin, je…
Le plus jeune qui le fixait tendrement, étira un grand sourire et le coupa en en simple baiser papillon :
— S'il te plait, tais-toi, ne va pas gâcher ce moment…
Arthur lui sourit, content de voir que Merlin était de retour… Oui, il en aurait pleuré…
— Je t'aime Merlin… chuchota le roi en baisant son cou.
Il ne voulait plus penser à la blessure qu'il avait indignement causée au jeune sorcier. Arthur voulait le rendre heureux et ne désirait plus jamais revoir ce regard vide. Comment avait-il pu passer à côté de ce qu'il ressentait pour Merlin ? Comment avait-il pu ne pas comprendre ce qu'il désirait ? Toucher le corps de son sorcier le faisait vibrer, le caresser envoutaient diablement ses mains et ses lèvres si chaudes et si vivantes, ne demandaient qu'à être embrassé.

Déposant un dernier baiser sur les lèvres de son amant, Arthur lui fit mine de se lever. Mais là encore Merlin refusa. Ce dernier tira encore plus le haut de son amant plus près de lui.
— Merlin, murmura le jeune roi dont les yeux pétillaient d'une lueur d'envie.
— Embrasse-moi encore…souffla sensuellement le sorcier.
Arthur sentit son corps pénétrer d'une intense chaleur qui l'envahi sur toute sa peau. Frémissant aux gestes doux de son amant, il sentit son bas-ventre se réveiller de désir… Subitement essoufflé, il fixa ardemment les pupilles de Merlin pour lui susurrer difficilement :
— Je ne vais pas pouvoir me retenir si tu continues…
En guise de réponse, le jeune sorcier l'attira de nouveau, léchant de sa langue le contour des lèvres du roi. Tremblotant d'amour, Merlin le voulait à lui et tel un manque… il avait cette faim de consumer ici et maintenant, son amour pour cet homme. Arthur s'allongea à côté de Merlin et le contempla quelques secondes. Il ne pouvait plus le détacher de son regard tant il avait du mal à croire que tout cela était fini. Du sourire que lui offrit Merlin, le jeune souverain sentit son coeur palpiter d'amour et de leurs mouvements, ils se laissèrent emporter...

Leurs torses frissonnèrent sous leurs caresses insatiables et enveloppantes… Ce couple se désirait tant que tout ce qu'il les entourait ne comptait plus. Seuls leurs bras, leurs baisers … leurs corps brulants semblaient seulement compter… Oui, plus rien ne pouvait les retenir, leurs regards crevaient l'envie, leurs mains hésitantes tremblaient de désirs et leurs souffles saccadés humaient leurs parfums enivrants… Blotti l'un contre l'autre, ce fut aux yeux de tous ceux qui les avaient aidés à traverser cette période difficile qu'ils s'abandonnèrent à leur envie de s'unir.
.
Chevauchant l'un contre l'autre, le vent s'était soulevé d'une douce brise. Les arbres semblaient écarter leurs branches à leurs passages. Le soleil, haut dans le ciel enfin bleu, caressait de ses reflets le visage de l'enfant choisi des dieux ainsi que l'enfant chéri de la terre. Non loin de Healdor, Kilgarah chantait l'avènement et l'union de ses deux êtres car il partageait enfin cette joie qui battait au fond de l'âme d'Emrys.
D'un battement d'ailes, il donna signe à Iseldir que leur grand druide était enfin de retour. A cet instant, la nature avait retrouvé son rythme… toute sa splendeur et surtout cette force de savoir qu'un jour Albion, bientôt ouvrira ses portes et ce, grâce à eux.
.
.
Quelques années plus tard, les rires de la petite Morgana résonnaient à travers les murs de étaient souvent suivis des éclats de rire de Merlin parce qu'il aurait fallu qu'il rate un sort pour se faire gronder par son royal crétin. Comme si rien ne s'était jamais produit, les choses les plus importantes avaient repris leurs chemins sauf que leur amour flottait tout autour du royaume.

Ce qu'en pensa la Terre, ce fut avec joie qu'elle finit par voir grandir cette petite fille qui était aimée par ses deux pères et entourée par de preux chevaliers. Le bonheur de toute cette splendide nature fut de voir ces deux êtres se tenir par la main à travers les bois et surtout à travers le temps. Toujours souriant, toujours aimant… et pour avoir fait un choix, Merlin l'enchanteur vécut une vie comblée auprès de son souverain et de tous ses amis.
.
Et s'il vous prenait l'envie de retrouver le château, peut-être qu'en fermant les yeux et en vous laissant bercer par la brise, entendriez-vous leurs éclats de rire… leur '' je t'aime '' car parfois, la magie de ce sorcier restait en ce lieu magique pour notre seul bonheur de croire en eux.

.
Encore merci à tous pour vos reviews !
Fin
1 : Fin de l'épisode de la licorne.



Revenir en haut Aller en bas
http://www.frenchficsfanart.com/t4445-aynath http://www.schevalierkiraeridine.com/
catouchka
Le rêve devient ta réalité….
Le rêve devient ta réalité….
avatar

Féminin Zodiaque : Scorpion
Signe Chinois : Tigre
Messages : 13777
Date d'inscription : 23/03/2011
Age : 44

MessageSujet: Re: Merlin - Le choix d'une vie - Merlin & Arthur- PG13   Ven 11 Jan 2013 - 19:26

Bon sang, quel dernier chapitre magnifique. Que d'émotions partout, dans chaque ligne, dans chaque geste d'Arthur. Les émotions d'Arthur sont vraiment poignantes, sa douleur, sa tendresse, tout cet amour qui le consume de l'intérieur. Merlin a fait le choix de sa vie, celui de marcher aux côtés de son Roi, son amour, il a fait le bon choix. Le choix de pardonner, de vivre le meilleur auprès de celui qu'il aime après avoir connu le pire. Il y a une telle sensualité qui se dégage de ces deux là...

J'ai vraiment aimé cette histoire, Aynath, merci de l'avoir partagée avec nous...



Rien n'est plus fort et plus intimidant que l'intensité d'un regard posé sur soi...
Rien n'est plus émouvant que la douceur d'un regard que l'on devine mais que l'on ne voit pas...
Revenir en haut Aller en bas
http://www.frenchficsfanart.com/t2375-catouchka
Aragone17
Modo section
Modo section
avatar

Féminin Zodiaque : Vierge
Signe Chinois : Cheval
Messages : 14374
Date d'inscription : 03/01/2010
Age : 52
Localisation : Dans les bras du Gallois!

MessageSujet: Re: Merlin - Le choix d'une vie - Merlin & Arthur- PG13   Ven 11 Jan 2013 - 19:45

une très belle fin pour cette belle histoire après toutes les peines, les rancœurs, les voilà enfin réunis. Arthur a vraiment eu peur de le perdre et a su, par ses mots ramener Merlin vers la lumière . Merci d'avoir partagé avec nous la Miss


Le silence est parfois plus éloquent que les mots

**


Dernière édition par Aragone17 le Sam 12 Jan 2013 - 0:02, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://www.frenchficsfanart.com/t731-aragone17 http://aragone17.livejournal.com
christelle72
Le rêve devient ta réalité….
Le rêve devient ta réalité….
avatar

Féminin Zodiaque : Cancer
Signe Chinois : Chat
Messages : 5118
Date d'inscription : 24/02/2012
Age : 43
Localisation : Namur
Mon pairing du moment: : Eliott/Olivia

MessageSujet: Re: Merlin - Le choix d'une vie - Merlin & Arthur- PG13   Ven 11 Jan 2013 - 20:54

une fin à la hauteur de ton histoire tellement intense en émotion. un grand bravo


Revenir en haut Aller en bas
http://www.frenchficsfanart.com/t3706-christelle72
Cissy
Moderatrice générale
Moderatrice générale
avatar

Féminin Zodiaque : Lion
Signe Chinois : Tigre
Messages : 37006
Date d'inscription : 20/06/2009
Age : 56
Localisation : Normandie

MessageSujet: Re: Merlin - Le choix d'une vie - Merlin & Arthur- PG13   Ven 11 Jan 2013 - 23:33

Magnifique fin pour cette histoire toujours sur le fil de l'émotion! Merci de l'avoir partagée avec nous.


Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage (S. Guitry)
La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence. L'intelligence, elle, a des limites, tandis que la bêtise n'en a pas (C. Chabrol)
Revenir en haut Aller en bas
http://www.frenchficsfanart.com/t709-cissy
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Merlin - Le choix d'une vie - Merlin & Arthur- PG13   Mar 15 Jan 2013 - 18:00

Superbe histoire j'ai passé un bon moment à la lire, que d'émotion BRAVO :j\'aime: :j\'aime: bravo bravo
Revenir en haut Aller en bas
Cali
Moderatrice générale
Moderatrice générale
avatar

Féminin Zodiaque : Poissons
Signe Chinois : Serpent
Messages : 6398
Date d'inscription : 20/06/2009
Age : 41
Localisation : juste derrière vous ^^

MessageSujet: Re: Merlin - Le choix d'une vie - Merlin & Arthur- PG13   Mar 15 Jan 2013 - 20:06

Une bien jolie fin pour une bonne fiction.

Merci :j\'aime:



**
Revenir en haut Aller en bas
http://www.frenchficsfanart.com/t732-cali http://calixetera.livejournal.com/
Aynath
Lentement le rêve s'empare de toi….
Lentement le rêve s'empare de toi….
avatar

Féminin Zodiaque : Scorpion
Signe Chinois : Chèvre
Messages : 643
Date d'inscription : 13/10/2012
Age : 39
Mon pairing du moment: : Merlin & Ar
Mon Fandom du moment: : Merlin

MessageSujet: re   Mer 16 Jan 2013 - 17:37

arigatou arigatou merci pour vos commentaires !



Revenir en haut Aller en bas
http://www.frenchficsfanart.com/t4445-aynath http://www.schevalierkiraeridine.com/
Blanche61
Douce immersion dans l'imaginaire…….
Douce immersion dans l'imaginaire…….
avatar

Féminin Messages : 8
Date d'inscription : 30/01/2018

MessageSujet: Re: Merlin - Le choix d'une vie - Merlin & Arthur- PG13   Mer 31 Jan 2018 - 19:15

Magnifique histoire !!
Revenir en haut Aller en bas
misslineas
Douce immersion dans l'imaginaire…….
Douce immersion dans l'imaginaire…….
avatar

Féminin Messages : 8
Date d'inscription : 31/03/2016

MessageSujet: reviews   Sam 24 Mar 2018 - 23:01

J'adore cette fanfic, dommage qu'elle soit aussi courte! J'aurais adoré en lire plus!
Revenir en haut Aller en bas
orora
L'imagination te tient dans ses bras………
L'imagination te tient dans ses bras………
avatar

Féminin Zodiaque : Cancer
Signe Chinois : Chien
Messages : 483
Date d'inscription : 10/05/2011
Age : 36
Localisation : Ailleurs

MessageSujet: Re: Merlin - Le choix d'une vie - Merlin & Arthur- PG13   Dim 28 Oct 2018 - 0:38

J'ai craqué une nouvelle fois et une fois encore ce que tu m'as fais pleurer! C'était tellement beau, émouvant, touchant, poignant et je n'ai plus de mots. Magnifique histoire.




Revenir en haut Aller en bas
http://www.frenchficsfanart.com/t4412-orora http://cassookkie.skyrock.com/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Merlin - Le choix d'une vie - Merlin & Arthur- PG13   

Revenir en haut Aller en bas
 
Merlin - Le choix d'une vie - Merlin & Arthur- PG13
Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
French Fic Fanart :: Fanfictions :: Slash :: Séries TV :: Devant l'horizon Série TV Slash-
Sauter vers: