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 Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13

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duneline
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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Sam 13 Avr 2013 - 22:01

Ouf! Vive Silesman et son excellente mémoire!

Je pensais bien que ce serait Mac notre victime! Bravo!

La suite!

bravo bravo bravo


Elijah Baley, l'inspecteur brun et le chatain R.Daneel Olivaw.



"Le véritable amour efface l'intolérance et les différences."

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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Sam 13 Avr 2013 - 22:25

très bonne suite, vivement la prochaine.
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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Sam 13 Avr 2013 - 22:38

ben en voilà un retournement de situation Mac était la cible, heureusement que l'équipe l'a secouru a temps il n'a pas été violenté , parce que si c'est le cas, il aura du mal à s'en remettre alors qu'il prend à peine conscience de son attirance pour Don .


Le silence est parfois plus éloquent que les mots

**
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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Dim 14 Avr 2013 - 5:00

Eh bien, ça a été juste pour Mac, heureusement que Silesman avait une bonne mémoire et que les hommes de l'équipe sont très efficaces rire démoniaque Mais je pense que Taylor a quand même été secoué, Don va devoir l'aider...


Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous
ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir. (Pierre Dac)


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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Dim 14 Avr 2013 - 11:58



Merci Louzanes pour ce kit
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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Dim 14 Avr 2013 - 19:36

L’histoire a failli tourner au drame ! Tout le monde avait les yeux rivés sur Don et le tueur lui avait les yeux rivés sur Mac. Un jeu du chat et de la souris qui a fait grincer quelques dents et suscité énormément d’inquiétude et de culpabilité. Oui Mac avait aussi le profil de la victime, un appât parfait auquel le tueur n’a pas pu résister… Expéditif le tueur, il s’en est fallu de peu, de vraiment très peu, mais Mac est sauf...

J’ai vraiment beaucoup aimé ce chapitre, j’attends la suite avec impatience.



Rien n'est plus fort et plus intimidant que l'intensité d'un regard posé sur soi...
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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Dim 14 Avr 2013 - 22:01

Un grand merci pour vos commentaires! Voici une petite suite...

Jour 7
Don sursauta au bruit venant du lit et se redressa, plein d’espoir. Mais son visage se fana en s’apercevant que Mac n’avait toujours pas ouvert les yeux.

- Mac ! Ca fait plus de vingt quatre heures maintenant ! Tu ne penses pas qu’il est temps de revenir parmi nous ?

Il s’aperçut qu’il avait de nouveau tutoyé le chef du service scientifique, comme si le fait qu’il reste là, à le veiller, leur accordait une intimité qu’ils n’avaient jamais eue.

Bien évidemment son admonestation n’eut aucune réponse et il se rencogna dans le fauteuil, las jusqu’à l’épuisement, inquiet au-delà des mots : et si les médecins s’étaient trompés ? Et si Mac ne se réveillait pas, ou bien s’il se réveillait avec des lésions irréversibles ? Et si tout simplement il avait été plus attentif ? Si, au lieu de ruminer sa colère contre le lieutenant, il s’était comporté en professionnel, surveillant les arrières de son équipier comme celui-ci surveillait les siens ? Mais non ! Ulcéré par les reproches de Mac Taylor, il avait fait en sorte de ne pas croiser son regard une seule fois durant la soirée, jouant avec conviction son rôle de gars venu, l’espace de quelques heures, oublier sa petite vie bien rangée et laisser parler sa vraie nature. L’agent Rogers était un type sympa avec lequel il n’avait eu aucun mal à jouer le jeu. Certes ça n’avait pas été aussi évident qu’avec Alan, mais il n’avait eu aucun mal à se laisser toucher ou embrasser. Et cela l’amenait à se poser d’autres questions auxquelles il n’avait pas envie de répondre pour le moment.

Il s’obligea donc à passer en revue tout ce qui s’était passé depuis leur arrivée à l’hôpital et la prise en charge de son ami par une kyrielle de médecins et d’infirmiers qui faisaient le pied de grue à l’entrée des urgences lorsque les portes de l’ambulance s’étaient ouvertes. Il avait très vite été rejoint dans la salle d’attente par Sheldon, Sid et Lindsay qui lui avaient appris que l’agent Silesman et le capitaine Morel, prévenu de ce qui était arrivé à Mac et arrivé en renfort, s’occupaient d’interroger leur suspect – leur coupable, avait alors coupé Don d’un ton acrimonieux – tandis que Jo, Danny et Adam se penchaient sur l’analyse complète du camping-car afin d’y relever des traces d’ADN prouvant que leurs quatre victimes y avaient bien séjourné. Quelques flics alertés par la rumeur étaient aussi arrivés petit à petit, témoignant, si besoin était, de la popularité du lieutenant Taylor auprès des représentants des forces de l’ordre de la ville, popularité inversement proportionnelle à celle dont il jouissait dans les hautes sphères si on devait en juger par l’absence de représentants de celles-ci, grinça intérieurement Flack. Mais il était vrai que le franc parler de Mac et son refus obstiné de se plier aux compromissions politiques dès lors que la justice était dans l’autre plateau de la balance, lui avait valu de nombreuses inimitiés en haut lieu. Nul doute que sans sa remarquable réputation au sein de la police et des médias et son taux d’élucidation plus qu’honorable, on lui aurait depuis longtemps demandé de faire valoir ses droits à la retraite ou poussé vers la sortie de toutes les manières imaginables !

L’attente avait duré un peu plus de deux heures puis un médecin était venu leur apporter les nouvelles qu’ils attendaient avec impatience couplée à une angoisse grandissante au fur et à mesure que le temps s’étirait. Avec toutes les précautions oratoires exigées par un monde de plus en plus procédurier où on vous attaquait pour avoir donné un espoir ou provoqué une trop forte inquiétude, qui, au final, s’avéraient aussi exagérés l’un que l’autre, le praticien leur avait indiqué que Mac ne souffrait pas de blessures trop graves. Son bras avait été suturé : il aurait un peu de mal à l’utiliser durant les deux prochaines semaines et il serait donc interdit de terrain pour le même laps de temps. De toute façon il devrait prendre une semaine de congés maladie. A cette précision, les quatre membres de l’équipe s’étaient entre-regardés, sachant bien qu’il était fort peu probable que leur chef accepte de rester aussi longtemps hors jeu. Puis ils avaient reporté leur attention sur le médecin qui précisait que, pour le moment, Mac était toujours inconscient, ayant fait une forte réaction allergique à la drogue injectée par son ravisseur.

- Injectée ? s’était étonné Sid qui n’avait pas relevé de signes d’injection chez les quatre autres victimes – Comme cela était étrange de ranger Mac Taylor au nombre des victimes ! – avaient-ils tous pensé simultanément.

Le médecin avait confirmé son diagnostic et Sheldon s’était fait une note mentale de trouver le pourquoi de cette différence, ne mettant nullement en doute le fait que, si les autres hommes avaient eux aussi reçu la drogue à l’aide d’une seringue, Sid l’aurait décelé.

- Mais il va se remettre ? s’était inquiété Don, pour qui seul ce point importait.

- Selon toute probabilité oui. Il avait un peu de mal à respirer alors nous l’avons mis sous oxygène, mais ça va déjà mieux. Cependant il devrait dormir au moins vingt-quatre heures.

Puis, après quelques secondes d’hésitations, le médecin avait annoncé qu’il n’était pas exclu que le patient présente des séquelles dues à la quantité de drogue administrée, précisant que celles-ci pouvaient aller de pertes de mémoires temporaire ou définitive des événements, ce qui, avaient-ils tous pensé, ne serait pas très grave, à des difficultés à s’exprimer ou à mémoriser les choses de manière occasionnelle ou récurrente, l’hypothèse la plus grave étant un handicap moteur mais, quant à cette dernière, il n’y avait que d’infimes risques, s’était-il empressé d’ajouter. Mais l’idée que Mac puisse avoir des difficultés à s’exprimer ou une mémoire défaillante avait suffi à plonger ses quatre amis dans un peu plus d’inquiétude : comment pourrait-il garder son poste dans ces conditions ? Puis chacun s’était dit qu’il ne fallait surtout pas se décourager à l’avance : comme le dit un peu plus tard Sheldon, le médecin ne faisait que leur énoncer tous les risques possibles, comme on inscrit sur les notices de médicaments tous les effets secondaires observés, ne l’eussent-ils été que chez un patient sur mille, pour se mettre à l’abri d’éventuelles poursuites.

La meilleure nouvelle de la journée avait tout de même été celle qui vint ensuite, lorsque le praticien leur avait affirmé que Mac n’avait subi aucune violence sexuelle ! Au moins ils avaient évité cette horreur, et un même soupir de soulagement s’était échappé de quatre poitrines différentes. Don avait demandé à rester près du patient et le médecin avait tenté de l’en dissuader, répétant que celui-ci n’ouvrirait pas les yeux avant au moins vingt-quatre heures.

- Vous ne connaissez pas Mac. Il est fichu de se réveiller dans dix heures juste pour vous faire mentir ou pour montrer qu’il est le plus fort ! avait contré Don. Et je ne veux pas qu’il se réveille seul ! Il pourrait être déboussolé et en tout état de cause, il voudra savoir sur le champ ce qui s’est passé. Je préfère donc rester auprès de lui.

Son interlocuteur n’avait pas protesté plus avant et les trois autres membres de l’équipe étaient retournés au siège de la police pour aller aux nouvelles mais aussi prendre part aux analyses, promettant à Flack de le tenir au courant.

Et depuis, celui-ci restait au chevet de cet homme qu’il admirait et pour lequel il avait tellement d’amitié. D’amitié ? grinça une petite voix intérieure. Arrête de te raconter des salades !

La conversation qu’il avait eue avec Silesman quelques heures plus tôt, lorsque celui-ci était venu prendre des nouvelles de Mac en même temps que lui apporter une copie des aveux du suspect, lui revient en mémoire.

Flashback

- Don… Comment va-t-il ?

Flack sursauta, arraché à sa contemplation morose de Mac Taylor qui ne bougeait pas d’un pouce. Il avait posé sa main sur la poitrine du blessé, se rassurant de la sentir s’élever et s’abaisser régulièrement. Il tourna la tête vers Silesman qui venait d’entrer :

- Il est en vie ! Les médecins disent que ça devrait aller. Il a encore besoin d’oxygène mais sa saturation remonte.

- Tant mieux ! Arrête de t’inquiéter, c’est un costaud ! Il va s’en sortir !

- Qu’est-ce que tu en sais ? Tu es toubib peut-être ? lança Don, hargneux.

- Hé ! Calmos mon pote ! Si tu réagis comme ça quand on essaie de te rassurer, je n’imagine pas avoir un jour à t’annoncer une mauvaise nouvelle !

- Excuse-moi ! Je suis un peu à cran, répondit Flack, passant une main lasse sur son visage.

- Viens, je t’offre un café, tu te sentiras mieux après.

Don jeta un regard hésitant sur l’homme qu’il veillait avant de hocher négativement la tête :

- Non… Si jamais il se réveillait…

- Il ne se réveillera pas tout de suite, tu le sais et je le sais ! Et puis je n’ai pas l’intention de t’emmener plus loin qu’au bout du couloir, à la machine à café. En plus ce n’est pas négociable ! J’ai besoin de te parler !

Jetant un dernier regard inquiet à Mac qui n’avait pas bougé un cil durant toute la conversation, Don se décida à suivre son ami. Lorsqu’ils furent installés sur les banquettes de la petite salle d’attente d’où ils avaient une parfaite vision sur la porte de la chambre de Mac, il attaqua :

- Qu’est-ce que tu as de si important à me dire ?

- Je t’ai apporté une copie des aveux de ce malade.

- Il a avoué ?

- Oui, trop fier de pouvoir nous exposer sa grande habileté. Il s’appelle Peter MacDermott, quarante-deux ans, gay et fier de l’être, assistant vétérinaire, d’où sa facilité à se procurer certaines drogues.

- Gay tu dis ? Ce ne sont donc pas des crimes homophobes ?

- Non ! Ce seraient plutôt des crimes contre ceux qui refusent de reconnaître leur homosexualité.

- De quoi tu parles ? Tous ces mecs fréquentaient des boîtes gays !

- Mais à l’extérieur on ignorait leur orientation sexuelle. Je me souviens très bien que Tim refusait de se voir comme gay ! Tout au plus acceptait-il l’appellation bi, et encore. Combien de fois m’a-t-il dit que c’était juste une passe, une étape dans sa vie mais qu’en vérité il aimait les femmes et finirait par se marier et avoir des enfants ! Je me souviens m’être bien souvent foutu de lui à cause de cela. J’aurais peut-être dû l’aider à s’assumer, il n’en serait pas là.

- Explique-toi, je ne comprends rien ! s’impatienta Don, peu enclin à laisser son ami s’auto-flageller pour rien et à perdre du temps à le réconforter.

En d’autres circonstances, il lui aurait sans aucun doute prêté une oreille attentive, mais là, tout ce qu’il voulait, c’était se retrouver près de Mac.


- En fait MacDermott est tombé amoureux d’un certain Kyle Burton, marié et père de famille. Ils ont entretenu une liaison pendant plus de trois ans. Mais Burton a toujours refusé de faire son coming-out ou de quitter sa famille. Total, il y a trois mois MacDermott l’a « suicidé ». Evidemment on n’a pas fait le rapprochement : il a jeté son amant du haut du pont de Brooklyn après lui avoir administré des tranquillisants. On a conclu au suicide, et il a basculé dans la folie meurtrière, ciblant les hommes ressemblant à son amant défunt, qui fréquentaient les boîtes homos mais ne s’assumaient pas pour autant.

- Mais comment pouvait-il les reconnaître ?

- A des riens : des regards un peu honteux, une manière de se tenir, de refuser autre chose qu’une rencontre d’un soir…

- Ca peut être le cas d’un type qui s’assume totalement mais ne veut pas d’une relation suivie.

- Ecoute, c’est difficile à expliquer, mais oui, on est capable le plus souvent de reconnaître les gars qui refusent obstinément qu’on sache qu’ils sont gays, voire se le cachent à eux-mêmes. Et MacDermott était passé maître dans cette reconnaissance.

- Mais pourquoi Mac ? C’était moi l’appât ! C’est moi qui devrais être dans ce lit ! C’est moi qu’il aurait dû attaquer !

Silesman éclata de rire :

- On a oublié de lui refiler le mode d’emploi figure-toi ! Ou peut-être qu’on aurait dû t’affubler d’un T-Shirt disant : « C’est moi qui suis votre prochaine victime ! »

- Il n’y a rien de drôle ! s’emporta Don.

- Peut-être ! Mais quand je t’entends proférer de telles absurdités, j’ai le choix entre rire et pleurer, alors pardonne-moi de préférer rire ! répliqua Alan.

- Je ne vois pas en quoi ce sont des absurdités !

- Alors il est plus que temps que tu changes de métier mon pote ! Tu sais très bien qu’on ne peut jamais savoir comment un suspect va réagir. Tu étais l’appât, certes, mais pour autant il y avait mille raisons pour qu’il ne te choisisse pas. Il aurait tout aussi bien pu jeter son dévolu sur n’importe qui dans n’importe laquelle des boîtes qu’il fréquentait ! Bienheureux qu’il ait choisi Taylor.

- Comment peux-tu dire ça ? ragea Don en serrant les poings. Je sais que tu n’apprécies pas Mac, mais de là à te réjouir de ce qui lui est arrivé, c’est…

Silesman lui coupa la parole :

- Je ne me réjouis pas de ce qui lui est arrivé, juste du fait que ce soit lui que notre tueur ait ciblé ! S’il avait enlevé n’importe qui d’autre, dans quelques heures nous aurions eu une nouvelle victime sur les bras. Et on ne se serait pas sentis vraiment mieux. Le fait qu’il s’en soit pris à Mac nous a permis de nous apercevoir aussitôt de sa disparition et, de là, de lancer les recherches qui ont conduit à la mise hors d’état de nuire de cette ordure ! Alors oui, je le dis et j’assume : on a eu de la chance qu’il choisisse Taylor ! Et ça n’a rien à voir avec le fait que je l’aime ou non !

- Pardonne-moi, s’excusa Don pour la seconde fois en quelques minutes. Je suis vraiment sur les nerfs !

- Je comprends, t’inquiète.

- Alors : pourquoi Mac ? reprit Don.

- Tiens, voici la copie de son interrogatoire : tu y trouveras la réponse.

- Tu pourrais me la dire non ?

- Je crois qu’il est préférable que tu la lises.

- Je ne vois pas pourquoi…

- Tu verras en lisant. Bon maintenant j’y retourne, j’ai un tas de paperasses à remplir ! Veille bien sur Taylor et salue-le de ma part à son réveil.

Silesman se leva mais Flack le retint :

- Al, pourquoi n’aimes-tu pas Mac ? Vous devriez vous entendre pourtant. Vous êtes tous les deux de grands professionnels, vous avez plein de trucs en commun et…

- On a surtout en commun un « truc » qui est du genre à plutôt dresser les hommes les uns contre les autres qu’à les rapprocher ! répliqua le fédéral.

- De quoi tu parles ? s’étonna Don.

- Tu sais très bien de quoi je parle Don. Tu le sais parfaitement. Rappelle-toi l’école de police.

Don sembla confus un instant puis son visage exprima le plus profond ébahissement :

- Non… Ne me dis-pas que tu as encore… Enfin… J’ai toujours cru que c’était juste une passade de ta part, parce que j’étais l’un des seuls qui t’acceptait comme tu étais.

- Ce n’était pas une passade.

- Je suis désolé Al.

- Tu n’as pas à l’être. Tu es mon ami et c’est déjà très bien.

- Je ne vois pas le rapport avec ton hostilité envers Mac, ou celle qu’il montre envers toi.

Alan sourit :

- Ne te fais pas plus bête que tu n’es Don Flack ! Cherche un peu et tu comprendras. Une petite piste : que se passe-t-il quand eux mâles dominants convoitent le ou la même partenaire hein ?

- Tu racontes n’importe quoi ! protesta Don, le visage cramoisi.

Alan posa sa main sur la joue de son ami :

- Tu sais très bien que j’aurais aimé qu’il y ait plus entre nous que de l’amitié. A l’époque tu n’étais pas prêt et maintenant…

- Je ne suis pas g…

L’agent fédéral posa un doigt sur les lèvres de son ami pour l’empêcher de continuer :

- Arrête ! Mens aux autres si tu le veux, mais pas à moi ! Je te connais trop bien ! Et surtout ne te mens pas à toi-même !

Lorsqu’Alan Desmond Silseman eut disparu au coude du couloir, il retourna lentement dans la chambre et reprit sa place auprès de Mac.
Fin du flashback.

Flack revint au présent, regardant Mac, son regard passant du visage trop pâle du lieutenant au fil de la perfusion qui aboutissait sur le dos de sa main droite, puis au lourd bandage qui entourait son bras gauche, à la canule nasale qui lui apportait l’oxygène et au moniteur qui affichait les constantes du blessé.

Dans sa tête tournaient maintenant les propos de Peter MacDermott, écrits noir sur blanc dans le dossier abandonné sur la petite table au coin de la chambre. Il avait tant lu et relu ce passage qu’il le connaissait par cœur.

« Pourquoi celui-là ? Parce qu’il est l’un d’eux ! Il n’assume pas ! Il refuse de voir SA vérité ! Ce sont des types comme lui qui nous obligent à vivre dans l’ombre ! Je l’ai tout de suite remarqué lorsque je suis entré dans le bar. Il était dans un coin, hors du champ des caméras, comme s’il voulait éviter qu’on ne puisse le relier à cet endroit. Et j’ai vu ses yeux : il ne quittait pas du regard l’autre type, celui qui m’a passé les menottes. Il y avait tout dans ce regard : le désir, la jalousie, la colère, la honte ! Vous voulez un scoop les gars ? Votre lieutenant Taylor, il rêve de se faire votre lieutenant Flack ! Et je pense que celui-ci ne dirait pas non ! »

Il n’avait pas lu le reste de l’interrogatoire, restant rivé à ces quelques lignes tandis qu’une multitude de pensées affluait à son cerveau. Les mots dansaient toujours dans sa tête tandis qu’il regardait l’homme inconscient, cet homme qu’il admirait, pour lequel il avait de l’amitié.

« Amitié ? Vraiment ? » grinça une voix ironique dans sa tête.

Il soupira, comprenant qu’il ne servait à rien de continuer à se mentir à lui-même. Et pour la première fois, le lieutenant Don Flack osa enfin s’avouer qu’il aimait cet homme, il l’aimait comme un fou et sans espoir.

(à suivre)
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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Dim 14 Avr 2013 - 22:29

et bien il est long à la détente Don, le suspect a vu ce qu'il en était, l'agent du FBI lui aussi et pas le flic il lui faudrait peut-être des lunettes . Maintenant que l'évidence est là, Mac, lorsqu'il se réveillera, en prendra-t-il aussi conscience?


Le silence est parfois plus éloquent que les mots

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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Dim 14 Avr 2013 - 23:22

J'aime beaucoup le début de la fiction et j'ai hâte de lire la suite !!!




clin d\'oeil- "Ne changez jamais ce grain de folie au fond de vous, de votre coeur, de votre tête, il fait de nous ce que nous sommes." rire démoniaque  

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- "Do or do not, there is no try ! " :

* Star Wars de Yoda à Luke Skywalker dans l'épisode 5: L'empire contre-attaque

* KITT à Mike, Knight Rider 2008, saison 1 épisode 4


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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Lun 15 Avr 2013 - 11:46



Merci Louzanes pour ce kit
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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Lun 15 Avr 2013 - 12:43

Si ce type est bien le meurtrier qu’ils recherchent pourquoi a-t-il modifié son mode opératoire en droguant sa victime ? C’est vraiment très inhabituel ! Perspicace en tous les cas ce sale type, il sait déceler les failles chez ces victimes ! Gay et fier de l’être et probablement aussi fier d’être sous les feux des protecteurs comme tous les criminels à l’égo surdimensionné… Perspicace Silesman l’est aussi et Don ne peut plus ignorer les sentiments qu’il ressent pour Mac, c’est de l’amour à n’en pas douter et il aura fallu cette sombre histoire pour qu’enfin se révèle son moi profond. Il n’y a pas de honte à être gay et il risque d’avoir quelques difficultés à convaincre Mac qu’il est comme lui…

J’attends le réveil de Mac avec beaucoup d’impatience et j’attends aussi la réponse à certaines questions que je me pose encore…



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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Lun 15 Avr 2013 - 20:24

Je suis comme Cathoucka: J'attends la suite!

bravo bravo bravo


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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Lun 15 Avr 2013 - 22:20

Merci de vos commentaires.
Voici la suite.


Jour 8
- Taylor ! Ravi de vous revoir sur pieds !

Mac sursauta : en proie à ses pensées, il n’avait pas entendu entrer l’agent fédéral. Il se retourna vers celui-ci :

- Merci Silesman. Mais si vous cherchez Flack, comme vous le voyez : il n’est pas ici !

- Vous ne désarmez jamais vous, répliqua Alan en souriant et en s’installant sans façon sur le lit, sans attendre que l’occupant des lieux le lui permette.

- Je vous en prie, asseyez-vous, ironisa Mac en prenant lui-même place dans le fauteuil que Don avait occupé durant de longues heures tandis que lui-même était inconscient.

- C’est gentil de votre part, mais je ne vais pas m’attarder.

- Est-ce à dire que notre si intéressante collaboration s’arrête-là ? persifla Mac.

- Vous pouvez dire ce que vous voudrez Taylor, mais il n’empêche que je trouve que cette collaboration n’a pas si mal marché : un tueur en série est sous les verrous et à partir de là j’estime qu’on n’a rien à regretter.

- Vous avez raison, admis Mac se décidant à retirer le masque sarcastique qu’il arborait depuis l’entrée du fédéral dans sa chambre d’hôpital. Excusez-moi, je ne suis pas ingrat et je sais ce que je vous dois.

Et comme l’agent faisait un vague geste semblant dire « ce n’est rien », il enchaîna :

- Si si ! Je suis conscient que sans vous je ne serai peut-être plus là, ou qu’en tout cas j’aurais sans doute été bien plus esquinté que cela.

Sa voix se voila à la mention de la manière dont il aurait pu être « esquinté » sans l’esprit d’observation, d’analyse et de décision de Silesman, et celui-ci comprit tout à fait à quoi il pensait à ce moment exact. Même s’il ne gardait aucun souvenir de son agression, Mac savait exactement à quoi il avait échappé.

- Bah… Je n’étais pas seul sur l’affaire voyez-vous. Et je suis sûr que si les rôles avaient été inversés, vous auriez fait exactement la même chose pour moi.

- Evidemment !

On ne pouvait se méprendre sur l’accent de sincérité de Mac : il était évident que si cela s’était présenté, il aurait fait tout ce qui était en son pouvoir pour retrouver son collègue avant que celui-ci ne subisse l’abomination promise. Quelles que soient les dissensions entre eux, ils étaient avant tout des policiers, ayant juré de servir et de protéger, et leurs amitiés ou inimitiés n’avaient pas à rentrer en ligne de compte dans l’accomplissement de leur devoir.

- Bien… Comme je vous le disais, je suis venu prendre congé. Le dossier est bouclé. Don m’a dit que vous ne vous souveniez de rien…

- De quasiment rien effectivement. Je me rappelle être sorti de la boîte de nuit, ensuite tout est flou.

Il frissonna. Il se remémorait quelques sensations et images qui allaient hanter ses nuits un moment : une voix rauque à son oreille, emplie de désir et de haine, un rictus lubrique au-dessus de lui, des mains avides qui couraient sur son corps dénudé, la douleur dans son bras et l’odeur du sang qui agressait ses narines… Il se souvenait s’être débattu de toutes ses forces lorsque l’homme s’était allongé sur lui, à tel point qu’il avait soudain senti une nouvelle douleur, au niveau du cou. Ensuite c’était le noir total ! Il aurait pu se passer n’importe quoi, il n’en gardait aucun souvenir. Flack, qui était à son chevet lorsqu’il avait repris conscience, l’avait rassuré : rien d’irrémédiable ne s’était produit. Puis il lui avait narré son sauvetage, insistant sur le rôle prépondérant joué par Silesman, une insistance qui avait agacé Mac, comme si le fait que Don loue ainsi les qualités de son ami était une offense à sa propre bêtise.

- Oui, j’ai lu votre déposition.

- Ca n’a pas dû vous prendre trop de temps !

L’amertume dans la voix de Mac n’échappa pas à la sagacité du fédéral :

- Ne vous en veuillez pas Taylor ! Vous avez fait de votre mieux !

- J’aurais surtout dû éviter de me laisser piéger comme un bleu ! répliqua Mac.

- Sans doute aviez-vous d’autres choses en tête, renvoya Alan.

- Que voulez-vous dire ?

- Je pense que vous le savez très bien. Je n’ai d’ailleurs pas le temps ni l’envie d’entamer avec vous cette conversation. Il se trouve que mon chef m’attend dans, il consulta rapidement sa montre, trois quart d’heures et qu’il n’aime guère que l’on soit en retard. Je voulais simplement passer vous dire au revoir. J’ajouterais bien « à une prochaine fois », mais je ne suis pas sûr que ni vous ni moi ne souhaitions collaborer à nouveau ensemble.

- Ne vous méprenez pas Silesman : je vous suis reconnaissant de votre aide dans cette affaire. Sans vous, il y aurait sans doute eu beaucoup plus de morts, j’en ferais peut-être même partie ! Vous êtes un excellent flic, même si vous êtes un fédéral, sourit-il afin d’alléger un peu l’atmosphère. D’un point de vue professionnel, je serai ravi de collaborer de nouveau avec vous.

- Mais pas d’un point de vue personnel n’est-ce pas ? Je suis un peu trop proche de certains de vos collaborateurs à votre goût.

Le visage de Mac se referma aussitôt :

- Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.

- Vous venez de le dire Taylor : je suis un excellent flic ! Alors mentez à qui vous voulez, mais pas à moi ! Vous savez très exactement de quoi je veux parler. Ou si vraiment vous ne le savez pas, alors je vous plains.

- Soyez un peu plus clair Silesman.

- C’est simple : je vous rappelle que Rogers n’attaquait que des hommes qui n’assumaient pas leur vraie nature et…

- En ce qui me concerne il a fait erreur !

- Bien sûr ! Si vous le dites. Il serait peut-être temps de vous poser les bonnes questions Mac Taylor. Sur ce, vous m’excuserez mais je dois vraiment y aller ! Je ne vous dis pas « à bientôt », même si nous serons sans doute amenés à nous croiser en dehors du boulot.

- Comment cela ?

- Il est vraisemblable qu’on se retrouvera parfois à cause de Don.

Mac sentit son cœur se serrer brutalement à cette annonce. :

- Don… Est-ce que vous envisagez de…

- D’avoir une liaison avec lui ? Merde Taylor, on est entre adultes ! Finissez vos phrases !

- Oui, enfin, je pensais plutôt à « … vous installer avec lui ».

- Comme je vous l’ai dit il y a trois jours, et même si je ne vous cache pas que je ne demanderais pas mieux, Don n’est pas fait pour moi… Mais il reste mon ami, et en tant que tel, j’ai bien l’intention de ne plus laisser passer des années avant de le revoir. Et je vous jure aussi que j’ai bien l’intention de veiller sur lui !

Dissimulant le soulagement inexplicable qu’il ressentait à cette déclaration, Mac dit :

- Je vous crois.

- Encore heureux. Alors à une prochaine fois Taylor.

L’homme lui tendait la main et il était inconcevable de ne pas la prendre, aussi Mac échangea-t-il avec lui une poignée de main ferme dans laquelle il tenta de faire passer toute la reconnaissance et le respect pour le boulot de l’agent fédéral qu’il n’arrivait pas à exprimer par des mots. Celui-ci se dirigea vers la porte, puis, avant de sortir il se retourna vers le chef du laboratoire et ajouta :

- Prenez soin de vous… et de Don.

Et sur cette phrase sibylline, il disparut, laissant Mac en proie à une multitude de pensées contradictoires. Pensif, le lieutenant se dirigea vers la fenêtre de sa chambre qui surplombait la sortie de l’hôpital : il allait ainsi voir son rival quitter les lieux. Le terme de rival, qui lui était monté spontanément aux lèvres, le fit sursauter. En quoi Alan Desmond Silesman, agent fédéral de l’agence de New York, pouvait-il être un rival pour lui, Mac Taylor, chef du laboratoire de la police scientifique de la même ville ? Ils travaillaient parallèlement et avaient donc fort peu de chances d’entrer en conflit direct.

« Arrête de te mentir ! Tu sais très bien de quoi il retourne ! » susurra la petite voix agaçante qui hantait sa tête depuis son réveil.

Mais ses pensées furent brutalement interrompues lorsqu’il vit Silesman sortir et se diriger vers le parking. Soudain il sursauta : un homme venait à la rencontre de l’agent fédéral.

- Don…, murmura-t-il.

Celui-ci n’était pas revenu le voir depuis son réveil. Qu’il ait pu accompagner le fédéral sans éprouver le besoin de monter prendre de ses nouvelles lui fit l’effet d’un coup de poignard.

« Mais qu’est-ce qui m’arrive ? pensa-t-il » refusant de voir la vérité, tandis qu’il observait les deux hommes sur le trottoir.


*****
- Comment va-t-il ?

- Ronchon, comme d’habitude, répliqua Alan à la demande de Don qui venait vers lui. Il est habillé et attend avec impatience son exéat je suppose. J’en ferai autant à sa place. J’ai jamais aimé les hostos !

- Il t’a dit quelque chose ?

- Comme quoi ? Si tu veux savoir s’il a demandé où tu étais, alors c’est non. De toute façon je n’allais pas lui faire la causette, juste prendre congé de lui comme il est normal : c’est toujours lui le chef de service.

- Je ne m’attendais pas à ce qu’il te parle de moi…

Le ton désabusé de Don alerta Silesman :

- Qu’est-ce qui s’est passé Don ?

- Comment ça ? questionna celui-ci en retour.

L’agent fédéral soupira : pourquoi les gens pensaient-il que répondre à une question par une autre était un moyen de se défiler ? En ce qui le concernait, cela ne faisait que le conforter dans son impression qu’on lui cachait quelque chose.

- Je ne suis pas idiot au cas où tu l’aurais oublié. Tu as passé près de trente heures à son chevet sans accepter de le quitter plus de quelques minutes. Tu étais là à son réveil et tu as recueilli son témoignage. Et depuis tu n’es même pas retourné passer trois minutes avec lui !

- Il n’en avait plus besoin. Il allait bien : la preuve, il va sortir. Et comme tu l’as dit si bien : j’ai passé plus de trente heures à ses côtés. J’avais bien le droit d’aller dormir un peu non ?

- Bien sûr ! Mais je sais qu’il y a autre chose…

Don se mordit la lèvre. Comment expliquer, même à son meilleur ami, ce qui s’était passé entre lui et Mac ?
Il s’était endormi au chevet de son ami lorsqu’un cri de celui-ci l’avait éveillé : Mac se débattait dans un cauchemar et il avait posé les mains sur ses épaules :

- Mac ! Mac réveillez-vous ! C’est juste un cauchemar ! Vous êtes en sécurité !

Après quelques secondes, le lieutenant avait ouvert les yeux et Don avait ressenti un soulagement tel qu’il n’avait jamais connu auparavant : Mac avait ouvert les yeux, Mac était réveillé, Mac était sauvé ! Le médecin l’avait fait sortir le temps d’ausculter son patient et il avait été on ne pouvait plus rassurant : le policier allait bien, avait toute sa tête et ne présentait aucune séquelle sinon la perte de la mémoire des événements ayant conduit à son hospitalisation, ce qui n’avait rien d’étonnant.

Don était retourné auprès de Mac qui l’attendait impatiemment, avide de savoir exactement ce qui s’était passé. Il lui avait d’abord demandé s’il se sentait assez fort pour témoigner de ce dont il se souvenait et, connaissant la procédure, le blessé avait livré les bribes d’informations qui lui restaient en mémoire, les flashs qu’il revoyait : comme l’avait dit le médecin, il ne gardait pratiquement aucun souvenir depuis le moment où il avait quitté le Recto-Verso. Don s’était donc chargé de remplir les blancs, mettant en avant le rôle joué par Silesman, comme pour prouver à Mac combien celui-ci avait mal jugé l’agent fédéral.

Le chef du laboratoire s’était renfrogné aux louanges adressées à Alan et le ton entre eux était petit à petit monté au point que l’infirmière était entrée et avait menacé Flack de le faire jeter dehors par la sécurité. Honteux de s’être laissés ainsi aller, les deux hommes s’étaient plongés dans le silence. Don regardait Mac, allongé sur les oreillers, le teint encore empourpré par la colère, la respiration un peu oppressée et soudain ça avait été plus fort que lui : il s’était penché sur lui et l’avait embrassé, un baiser fiévreux et plein de désir auquel le malade avait répondu. Leurs langues s’étaient trouvées, et pour la première fois ils avaient goûté la saveur de l’autre. Et puis soudain Mac avait repoussé Don :

- Mais qu’est-ce qui vous prend ?

- Je suis désolé ! Je ne sais pas ce qui m’arrive ! avait balbutié le lieutenant, le rouge au front.

- Foutez le camp ! Vous êtes aussi dégénéré que l’autre malade ! avait alors hurlé Mac.

Sans demander son reste, Flack avait quitté la chambre, se jurant bien de tout faire pour ne jamais se retrouver face au lieutenant Mac Taylor.

- On s’est embrassés, avoua-t-il à son ami qui eut un sourire, ne paraissant nullement étonné de l’annonce.

- Et ?...

- Et rien ! Il m’a repoussé ! Qu’est-ce que tu crois ! D’ailleurs je ne sais même pas ce qui m’a pris ! Sans doute que j’étais tellement soulagé de le voir sorti d’affaire que j’ai un peu perdu la tête.

- Donc, c’était juste un accident ?

- Evidemment ! Quoi d’autre ? De toute façon, comme je viens de te le dire, il m’a repoussé !

Même s’il s’était enfin avoué à lui-même l’amour qu’il portait à Mac, Don n’était pas prêt à le reconnaître devant quelqu’un d’autre, fut-il un ami de longue date qui pourrait, mieux que quiconque, comprendre et ne le jugerait surtout pas. Si Mac avait accepté son baiser sans esclandre, peut-être se serait-il ouvert à Alan de ce sentiments dont il avait fini par prendre entièrement conscience, mais la réaction de son collègue lui avait prouvé que tout espoir était vain et à partir de là, quel besoin aurait-il eu d’admettre cet amour qui n’avait aucun avenir. Puisqu’il devrait l’enterrer au plus profond de lui-même, le mieux était déjà de ne pas l’évoquer.

Silesman soupira : il aurait aimé pouvoir secouer les deux hommes ou les enfermer tous les deux dans la même cellule pour la durée qu’il faudrait afin qu’ils se décident à ouvrir les yeux. Peut-être d’ailleurs qu’il finirait par en venir à cette extrémité, pensa-t-il, mais pour l’heure il n’en avait ni le temps, ni les moyens.

- D’accord… On en reparlera une autre fois. Si je suis en retard mon patron va me passer un savon et je déteste ça. Mais je te jure que tu n’es pas quitte de ça.

Il déposa un léger baiser sur la joue de son ami avant d’enchaîner :

- J’y vais ! Mais cette fois-ci on ne reste pas sept ans sans se voir ! Promis ?

- Promis, balbutia Don en proie à une foule de pensées bien peu agréables.

De sa fenêtre, Mac avait assisté au léger baiser échangé avant que l’agent fédéral ne s’éloigne d’un côté et Don du sien, après avoir levé les yeux vers la fenêtre de la chambre, amenant Mac à reculer rapidement d’un pas pour ne pas être vu. Mais tandis qu’il s’approchait à nouveau pour voir le policier s’engouffrer dans sa voiture, il se sentait le cœur atrocement lourd et un sanglot douloureux lui monta aux lèvres sans qu’il comprenne pourquoi.

(à suivre)


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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Lun 15 Avr 2013 - 22:33

mais il mériterait un coup de pied aux fesses Mac pourquoi refuser d'admettre qu'il ressent quelque chose pour Don? il a bien participé au baiser et après il le repousse le traitant de malade m'étonne pas après que Don ne veuille plus le croiser


Le silence est parfois plus éloquent que les mots

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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Lun 15 Avr 2013 - 22:57

Pauvre Don, il est déboussolé après avoir été rejeté par Mac après qu'ils se soient embrassés. Il serait tant que Mac admette la vérité et que les deux hommes commençent à apprendre à mieux se connaître




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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Mar 16 Avr 2013 - 5:54

Mac est une andouille, je ne vois que ça ! Il faudrait qu'il accepte ce qu'il ressent, qu'il mettre un mot dessus voler


Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous
ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir. (Pierre Dac)


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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Mar 16 Avr 2013 - 12:01



Merci Louzanes pour ce kit
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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Mar 16 Avr 2013 - 19:07

Yeeeees, Cissy! Enferme les deux hommes dans une cellule!

La suite! La suite!

bravo bravo bravo


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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Mar 16 Avr 2013 - 20:04

Aïe ! C'est pas gagné ! Le gros problème de Mac, c'est qu'il refuse de regarder la réalité en face, même le criminel a su lire en lui, c'est dire !... Une vraie tête de mule ce Mac, mais de quoi a-t-il donc si peur ? De ce baiser que Don lui a donné et auquel il a répondu avant de réaliser que c'était un baiser gay. Baiser qu'il a forcément beaucoup apprécié si on en juge sa réaction ! Don n'ose plus l'approcher et Mac joue les espions derrière sa fenêtre les tripes nouées par la jalousie... Une véritable bourrique... Ils sont dans une impasse, comment vont-ils en sortir ?



Rien n'est plus fort et plus intimidant que l'intensité d'un regard posé sur soi...
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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Mar 16 Avr 2013 - 22:04

Merci pour tous vos commentaires!
catouchka a écrit:
Ils sont dans une impasse, comment vont-ils en sortir ?
Euh... En marche arrière?


Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage (S. Guitry)
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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Mer 17 Avr 2013 - 10:14

La suite? je deviens dingue


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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Mer 17 Avr 2013 - 13:41



Le silence est parfois plus éloquent que les mots

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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Mer 17 Avr 2013 - 18:20

Elle arrive!!!

Jour 9
D’un geste excédé, Mac éteignit le téléviseur. Il soupira : décidément, il n’était pas fait pour rester chez lui. On l’avait, comme prévu, libéré de l’hôpital la veille en milieu d’après-midi avec pour consigne de rester au calme chez lui durant une semaine et de reprendre ensuite tranquillement. Une semaine ! S’il devait rester ainsi inoccupé durant sept longs jours, nul doute qu’il n’y survivrait pas.

Il avait essayé de lire, mais au bout de dix lignes son esprit décrochait et il ne savait plus ce qu’il venait de déchiffrer. Il avait tenté de faire un peu de ménage, mais son bras l’élançait et il avait cessé, de peur de faire sauter les points de suture, ce qui ne plaiderait pas en faveur d’un retour anticipé à son poste. Il avait tenté de faire des mots croisés mais avait dû renoncer devant le vide sidéral de son esprit. En désespoir de cause il s’était résigné à allumer la télévision et les inepties qui défilaient sur chacune des chaînes sur lesquelles il avait zappé lui avaient flanqué la migraine.

Il jeta un coup d’œil à sa montre : il n’était que dix heures ! Mais pourquoi le temps qui lui manquait tellement lorsqu’il planchait sur une enquête, se traînait-il ainsi lorsqu’il était inoccupé ? D’ailleurs quelle était cette inaptitude qu’il avait à trouver de quoi faire passer ledit temps en dehors du travail ?

Sept jours ainsi c’était tout bonnement impensable ! D’ailleurs il avait prévu de retrouver son poste dès le lendemain. Après tout il n’avait rien de grave, et tant qu’il se tenait loin des analyses et ne se mêlaient pas des enquêtes en cours, aucun avocat ne pourrait avancer l’idée que son client avait peut-être été victime d’erreurs dues au fait que le chef du service scientifique était encore sous l’emprise de drogue lorsqu’il s’était penché sur l’affaire qui les amenait devant la cour. Après tout, il avait bien assez de dossiers en retard, de rapports à fignoler, de notes à consulter et de recherches à faire pour s’occuper sans risquer de saboter une enquête en cours. C’est qu’ils en avaient de bonnes des toubibs ! On voyait bien qu’ils n’avaient aucune idée de comment se dirigeait un service comme le sien ! Ce n’est certes pas qu’il se sentait indispensable : il savait avoir une équipe à laquelle il pouvait se fier, mais malgré tout, il était toujours plus rassurant de savoir que le capitaine tenait la barre, même s’il ne la tenait que d’une main !

Il avait déjà appelé Jo cinq fois, Danny quatre, Sheldon trois et Lindsay deux. Il n’avait pas réussi à joindre Sid : à croire que celui-ci évitait de décrocher lorsqu’il voyait son numéro s’afficher, et Adam, à son deuxième appel, lui avait fait savoir qu’il allait témoigner et ne serait donc pas disponible le restant de la matinée. Quant à Jo, elle avait fini par lui rappeler qu’il était censé se reposer et presque se fâcher en prenant ses appels pour une surveillance mettant en cause ses capacités à gérer le service en son absence. Il savait bien qu’elle saurait tenir le cap sans faillir : c’est que c’était une sacrée bonne femme Jo Danville ! Lorsque Stella était partie, il avait bien cru qu’il ne retrouverait jamais une assistante aussi douée et fiable : il s’était trompée. Jo était tout aussi professionnelle que Stella et leurs rapports étaient très vite devenus amicaux. Mais en l’occurrence, s’il rappelait une fois de plus, ces mêmes rapports risquaient de virer à la guerre ouverte !

Il soupira, jetant un regard à son téléphone, fixant la touche du seul membre de son équipe qu’il n’avait pas appelé. En fait il savait très bien à quoi était due son inaptitude à s’occuper et à fixer son attention sur quoi que ce soit depuis son retour. Il voulait à tout prix éviter de penser, éviter de répondre aux questions qui assaillaient son esprit dès lors qu’il baissait sa garde, éviter surtout de devoir faire face à ses propres défaillances. Parce que depuis son réveil il se reprochait ce qui s’était passé : il aurait dû se méfier de cet homme qui l’avait abordé dans la boîte ! Où était son professionnalisme tandis que celui qu’il prenait alors pour un simple importun versait la drogue dans son verre ? Il savait très bien où il était : disparu sous la jalousie qui le dévorait à voir Don se donner en spectacle sur la piste.

Et à y bien réfléchir, depuis l’arrivée même de l’agent Silesman, le professionnalisme dont il était si fier avait cédé la place à ses sentiments, lui qui se targuait pourtant de ne jamais les laisser le dominer ! Du moment où l’agent blond était entré dans le bureau, de l’instant où Don avait arboré cet air ravi de le retrouver, il avait été la proie d’émotions contradictoires comme il n’en avait jamais connues. Il savait que s’il prenait le temps de se poser, il devrait affronter la réalité des choses et il lui semblait que cela allait bouleverser totalement la vie bien rangée qu’il s’était forgée depuis la disparition de Claire. Pourtant il savait aussi qu’il lui faudrait bien, tôt ou tard, affronter son tumulte intérieur et faire face à ce qu’il se refusait obstinément à regarder en face depuis bien trop longtemps. Et ça ce n’était pas lui : le lieutenant Mac Taylor avait toujours été fier d’être quelqu’un d’honnête, et s’il ne l’était pas envers lui-même alors cette honnêteté ne serait que mensonge !

Vaincu, il se rencogna dans le canapé et laissa enfin ses pensées le submerger, ou plutôt une seule pensée : Don Flack. Il y avait combien de temps maintenant qu’il se sentait attiré par cet homme ? Combien de temps qu’il luttait contre cette attirance qui lui paraissait d’autant plus absurde qu’il n’avait jamais éprouvé la moindre tendance homosexuelle durant toutes ses années de vie militaire où pourtant la promiscuité avec ses compagnons de combat était autre que celle qu’il connaissait dans la police new-yorkaise ? Mais oui, puisqu’il avait décidé d’être franc avec lui-même, alors il devait se l’avouer : par il ne savait quel mystère de la vie, le lieutenant Flack l’attirait et même plus. Ce n’était pas seulement physique. Tout en lui, lui plaisait : ses yeux d’un bleu profond, cette fossette qui se creusait au coin de ses lèvres lorsqu’il souriait, sa franchise, sa bravoure, sa grande intelligence… C’était un collaborateur exceptionnel et un homme qu’on pouvait être fier d’avoir pour ami. Mais par quelle alchimie mystérieuse avait-il basculé de cette amitié à l’amour ? Parce que oui, Mac Taylor le savait depuis longtemps, même s’il avait tout fait pour se le cacher, il aimait Don Flack.

Le baiser que celui-ci lui avait donné à l’hôpital l’avait bouleversé. Jamais il n’avait ressenti un tel sentiment de bonheur, de plénitude et un tel flot de désir ! Il avait aimé Claire de toute son âme et pourtant, ce qu’il ressentait pour Don, maintenant qu’il s’autorisait à le regarder en face, était mille fois plus fort, plus ardent et surtout plus douloureux ! Que se serait-il passé si Claire avait survécu ? Les mêmes sentiments l’auraient-ils poussé vers le lieutenant, faisant par là-même capoter son mariage, à supposer que celui-ci ait encore tenu, grinça la petite voix amère lui rappelant les statistiques sur les échecs des mariages chez les membres des forces de l’ordre. Et puis il repoussa cette pensée, de toute façon totalement inutile : Claire n’était plus là et il ne servait à rien de se demander ce qui se serait passé si le destin en avait décidé autrement.

Il passa un doigt sur ses lèvres, tentant de retrouver le tumulte qui l’avait submergé lors de ce baiser. Durant une fraction de seconde il avait eu l’impression de toucher à l’essence même de l’amour, l’impression que son âme s’évadait de lui pour venir s’unir à celle de Don. Pourtant il l’avait repoussé puis il avait eu ces mots si durs et impardonnables qui trahissaient avant tout sa propre peur. Parce qu’il avait peur comme jamais : peur d’affronter une vérité qu’il n’avait jamais soupçonnée, peur de ce qu’on dirait autour de lui, lui qui pourtant s’était toujours vanté de se moquer du qu’en dira-t-on, peur surtout de souffrir à nouveau.

Certes c’était Don qui l’avait embrassé, mais celui-ci ne répondait-il pas plutôt à une pulsion faite de la peur qu’il avait ressentie lors de son enlèvement, du soulagement de le voir sauvé et de la confusion dans laquelle l’avait plongé le retour de cet ami avec lequel il y avait peut-être eu plus que de l’amitié ? Et de nouveau, en envisageant cette hypothèse, Mac sentit la jalousie lui mordre les entrailles : il était évident que Silesman avait plus que de l’amitié pour Don, il ne s’en était d’ailleurs pas caché. Mais s’il devait en croire le fédéral, Don, pour sa part, ne partageait pas ses sentiments. La question était : devait-il croire Silesman ? Celui-ci ne mentait-il pas pour couvrir son ami ? Le couvrir de quoi ? pensa aussitôt Mac. Après tout, l’agent fédéral ne se cachait nullement d’être gay, il n’aurait donc eu aucune gêne à afficher une liaison… à condition que son compagnon soit, de son côté, près à assumer sa différence dans un milieu où elle était tout au plus tolérée…

Mais si Don aimait Silesman, comme semblait le prouver le baiser qu’ils avaient échangé en bas de sa chambre d’hôpital, alors pourquoi l’avoir embrassé lui, Mac ? Etait-ce juste pour le faire souffrir ? Etait-ce… ?
Le chef du laboratoire passa une main lasse sur son visage, se pinçant l’arête du nez dans l’espoir de faire disparaître son début de migraine. Pourquoi fallait-il que les choses soient si compliquées ?

« Parce que tu t’acharnes à les compliquer », lui murmura la petite voix grinçante de sa conscience.

Et c’était vrai : après tout qu’avait-il à perdre à affronter ses sentiments comme il avait toujours fait front ? Don l’avait embrassé, c’était un fait ! Et, de son côté, il avait enfin le cran de s’avouer qu’il aimait cet homme. Alors pourquoi continuer à tergiverser ? Silesman était parti, il lui laissait le champ libre ! Il se remémora soudain la conversation qu’il avait eue avec le fédéral, lorsque celui-ci était venu lui reprocher son attitude envers Don.

- Je ne suis pas et n’ai jamais été l’amant de Don. Je ne vous cacherais pas que j’aurais aimé et que j’aimerais toujours, qu’il n’aurait qu’un mot à dire pour que notre relation prenne une tout autre tournure. Mais il y a dix ans, il était persuadé être hétéro et il n’a jamais cédé, et aujourd’hui, son cœur est pris ailleurs.

Son cœur est pris ailleurs ! Et ces mots prirent soudain une consonance toute particulière qui firent battre le sien plus vite. Son cœur est pris ailleurs ! Et si c’était lui qui avait capturé le cœur de Don, comme celui-ci avait capturé le sien ! Et s’il était temps enfin de faire tomber ce masque qu’il n’avait pas eu conscience d’avoir porté pendant trop longtemps. Et si désormais le bonheur était à portée de main et que seule sa lâcheté l’empêchait de le saisir ? Don avait fait le premier pas, à lui de faire le second !

« Sauf que vue la manière dont tu l’as rembarré, tu risques de devoir ramer un moment ! »

Il lui aurait bien tordu le cou à cette maudite voix qui lui parlait dans sa tête, le mettant face à ses contradictions, à ses erreurs, à sa lâcheté ! Parce que oui, il avait été lâche ! Il aurait dû bien plus tôt oser dévoiler ce qu’il ressentait. Bien sûr il avait toujours eu les meilleurs excuses pour ne pas le faire, à commencer par le fait qu’il n’avait jamais voulu aller jusqu’à ce point de réflexion, jusqu’à cet aveu qui lui brûlait maintenant les lèvres. Et même s’il pouvait nourrir quelques espoirs quant au partage de ses sentiments, n’avait-il pas tout gâché avec sa réaction de vierge effarouchée, d’autant plus disproportionnée qu’il s’agissait pour lui de cacher l’état dans lequel l’avait mis ce baiser et de ne surtout pas affronter les questions que soulevait sa réaction à l’initiative de Don ?

De toute façon une chose était certaine : la balle était dans son camp parce qu’il savait, au plus profond de lui-même, que le lieutenant ne reviendrait pas vers lui. Le fait qu’il ne lui ait pas rendu visite une seule fois depuis l’incident, le merveilleux incident, chantonna une autre petite voix – à se demander s’il n’était pas en train de développer une schizophrénie ! – alors que tous lui avaient dit et répété qu’il ne l’avait pas quitté durant les trente heures, et plus, où il était resté inconscient, prouvaient mieux que des mots combien il avait été blessé par la réaction de Mac. Blessé et sans doute aussi désespéré à l’idée que ce qu’il ressentait pour le chef de la police scientifique ne serait jamais partagé ! Mac imaginait bien dans quel état il serait si Don le rejetait impitoyablement avec les mêmes mots qu’il avait eus à son égard ! Parce que maintenant qu’il avait eu enfin le cran de regarder la vérité en face, il n’y avait plus qu’une chose qui comptait pour lui : être en face de Don, lui dire ce qu’il ressentait et savoir si c’était partagé. Cet espoir mâtiné de crainte qu’il ressentait à ce moment précis, pourrait tout aussi bien se transformer en bonheur ineffable qu’en chagrin incommensurable selon que la réponse serait affirmative ou négative. Et en l’occurrence, la réponse qu’avait reçue Don n’était pas de celle qui vous transportait sur les ailes de l’allégresse !

« Et si tu t’étais trompé ? Et si en te déclarant tu mettais fin à une amitié qui t’est chère ? »

Pouvait-il s’être mépris ? Pas sur ce que lui-même ressentait, mais sur les motifs qui avaient amené Don à l’embrasser de cette manière ? Après tout, il avait bien embrassé Silesman vingt-quatre heures plus tard. Ca ne voulait peut-être rien dire.

« Arrête de te mentir ! »

Comme si on la lui avait projetée, il revoyait nettement la scène de la veille : les deux hommes discutant, puis Silesman s’approchant de Don et déposant un baiser sur sa joue. Sur sa joue ! explosa soudain son cœur en joie ! Sur sa joue ! Et c’était Silesman qui avait embrassé Don, pas le contraire ! Alors que dans la chambre, c’était bien Don qui l’avait embrassé, et pas sur la joue, loin de là ! Soudain tout devenait plus clair, comme si on arrachait un voile de ses yeux, un voile que l’agent fédéral s’était pourtant échiné à lui ôter mais qu’il remettait en place à chaque fois, comme le fieffé imbécile entêté qu’il pouvait être parfois !

Don ne l’aimait peut-être pas autant que lui l’aimait, mais il était désormais certain que lui aussi éprouvait des sentiments un peu plus forts que la simple amitié à son égard. Et lui, comme un stupide gamin immature avait peut-être tout saccagé juste parce qu’il avait peur de s’avouer la vérité, peur de salir l’image qu’on pouvait avoir de lui, le grand Mac Taylor, le flic renommé, dirigeant d’une main de fer l’un des services les plus en pointe de la police mondiale ! Ah il était beau le grand flic maintenant ! Que lui resterait-il si jamais il avait gâché toutes ses chances de connaître à nouveau le bonheur ? Parce qu’il avait beau adorer son métier et prétendre qu’il lui suffisait, il savait combien il se sentait seul parfois, combien, depuis la disparition de Claire, il se noyait dans le travail simplement pour oublier que personne ne l’attendait chez lui et qu’il rentrait, soir après soir, dans un appartement désespérément vide !

Mac regarda l’horloge accrochée au mur du salon et sursauta : quinze heures trente ! Cela faisait plus de dix heures qu’il était en proie à ses pensées, hésitant, avançant d’un pas pour reculer de deux, acceptant puis refusant tour à tour les évidences que ses souvenirs lui fournissaient tandis qu’il passait en revue sa relation avec Don Flack depuis le jour où celui-ci était arrivé dans le commissariat de Manhattan.

Résolu, il se leva : les choses étaient maintenant tout à fait claires dans sa tête et dans son cœur. Il ne lui restait plus qu’à prendre les mesures qui s’imposaient pour savoir s’il avait encore une chance d’être heureux ou s’il avait piétiné irrémédiablement celle-ci. Il prit son portable et appuya sur la touche raccourci pour appeler Don, le seul auquel il n’avait pas parlé, en près de quarante-huit heures maintenant. Il ne savait pas trop ce qu’il allait dire, ce qu’il devait dire, mais il se fiait à son instinct : il saurait trouver les mots, malgré son cœur qui battait la chamade et ses mains moites.

Mais il n’eut pas à se creuser la cervelle pour entamer la conversation : il tomba sur la boîte vocale du lieutenant.

« Flack, c’est Taylor. J’aurais besoin de vous parler. De vive voix. Ca vous dérangerait beaucoup de passer chez moi ? De toute façon je ne bouge pas. Vous pouvez m’appeler si vous le voulez. Comme je vous l’ai dit, je ne bouge pas. »

Il laissa passer quelques instants, prêt à dire ces mots qu’il brûlait maintenant de dire, puis il se contenta de soupirer : pas comme ça, pas sur un répondeur froid. Ce qu’il avait à dire, il devrait le dire en face. Il alla dans la cuisine se préparer un sandwiche et un café, puis s’installa devant la télévision, sans prêter attention à ce qui défilait sous ses yeux.

Il attendait que Don le rappelle, pour pouvoir lui parler, lui dire combien il était désolé et faire tomber les barrières qu’il avait lui-même érigées entre eux. Mais la journée s’écoula sans que le lieutenant ne rappelle et Mac Taylor se coucha, le cœur gros, ayant l’impression d’avoir laissé passer sa chance et que celle-ci ne se représenterait plus jamais.

(à suivre)
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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Mer 17 Avr 2013 - 18:35

Quoi, c'est quoi cette fin? pleure

La suite!

bravo bravo bravo


Elijah Baley, l'inspecteur brun et le chatain R.Daneel Olivaw.



"Le véritable amour efface l'intolérance et les différences."

Duneline 16/03/12
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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   Mer 17 Avr 2013 - 19:33

Eh bien, c'est ce qui s'appelle "se triturer les neurones" ! Il ne reste plus qu'à attendre de voir si Don répondra à la demande de Mac ! Que vat-il en penser ? Va-t-il se décider à mettre cartes sur table rire démoniaque



Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous
ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir. (Pierre Dac)


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MessageSujet: Re: Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13   

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Les Experts Manhattan - Dix jours - Mac/Don - PG-13
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