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 NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G

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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Jeu 30 Mai 2013 - 21:51

Le chemin du retour se fit en silence. Fait inhabituel, surtout lorsque vous avez la présence de Tony. Lui qui avait toujours quelque chose à dire et avait une opinion sur tout.

- Ça va Tony?

- Oui,

- Je te trouve très silencieux. Tu ne penses pas encore à ce qu’Abby t’a dit ce matin?

- Elle t’en a parlé?

- Oui, et elle est très malheureuse.

- Non, je ne pensais pas à ça.

- Menteur.

- OK, oui je pensais à ça, me trouves-tu intelligent, Fox?

- Très.

- Hum pff! Tu dis ça pour me faire plaisir.

- Si tu ne l’étais pas, tu ne serais pas dans mon équipe. Tony?

- Ouais.

- Des surdoués en informatiques je peux en trouver à tous les coins de rue, mais toi, tu es surdoué dans les missions secrètes et tu le sais très bien. Alors, arrête de te mettre martèle en tête pour ces insignifiances. En fait, pourquoi Abby t’a fait ce commentaire?

- Pour rien.

- Tony!

- On bavardait de chose et d’autre.

- Et comme ça, elle t’a dit «tu es beau Tony, mais pas intelligent.»

- C’est à peu près comme ça que ça s’est passé.


Rendu à la maison, Tony prépara le repas tandis que Gibbs vaquait à différentes tâches autour de la maison. Tout en mangeant, Gibbs essaya de faire parler Tony. Après tout, lui aussi était un as pour interroger un suspect.

- Dis-moi, qu'est-ce qu’Abby avait tant à te dire ce matin?

- Rien d’important.

- Pourtant, elle m’a dit qu’elle t’avait confié un secret.

- C’est pour ça que ça s’appelle un secret, sinon nous appellerions ça une nouvelle.

- C’est grave?

- Quoi?

- Le secret.

- Cesse de me harceler, je ne te dirai rien.

- Oh! Voyons Tony, tu sais que dans un couple, on ne doit rien se cacher.

- Mais, ça ne regarde pas notre couple.


- Bon, OK je te fiche la paix.

0o0o0o0o0o0

Le lendemain, Gibbs entra dans le laboratoire d’Abby comme chaque matin, afin de saluer la jeune femme, qu’il aimait comme sa fille. Comme personne ne se trouvait dans le labo, Gibbs, inquiet, se rendit immédiatement à la morgue voir Ducky, pour savoir s’il avait des nouvelles d’Abby. Rendu tout proche, il entendit les voix de ses deux amis.

- Comment vont les nausées matinales, Abby?

- Ca va, rien de bien terrible.

- As-tu parlé au futur papa?

Abby, enceinte! Gibbs sentit un élan de bonheur, un nouveau petit bébé dans sa vie.

- Je lui en ai parlé hier. Il ne semble pas très heureux par la nouvelle.

- Ça se comprend!

- Pourquoi, il m’a toujours dit vouloir des enfants?

- En vouloir et en avoir, c’est deux choses.

- Ouais. Il ne faut pas que Gibbs soit au courant. Il lui arracherait la tête.

Autant que Gibbs fût content d’apprendre qu’Abby était enceinte, autant son cœur lui fit mal en apprenant qui était le père. Pas étonnant que Tony ne voulait pas en parler. Gibbs ne put en entendre davantage et s’éloigna de la morgue pour s’engouffrer dans l’ascenseur.


- Oui, je sais la fameuse règle numéro douze.

- Je vais attendre un peu avant de lui en parler. Je sais qu’il sera content pour moi, mais quand il saura qui est le père…

- Mais n’attend pas trop tard Abigaïl, il ne faut jamais rien remettre au lendemain.

0o0o0o0o0o0o0o0

Ce soir-là, ce fut au tour de Gibbs d’être silencieux sur le chemin du retour. Tony avait essayé de toutes les façons de le dérider, mais rien n’y fit. Découragé, il décida d’aller droit au but.

- Fox, dis-moi ce qui ne va pas? Tu n’as rien dit depuis ce matin. Pas un mot.

- Pas maintenant.

- Ah! Au moins, je suis rassuré, tu n’as pas perdu ta langue.

- Ta gueule DiNozzo!

Cela n’inaugurait rien de bon. Langage vulgaire et du DiNozzo, ça annonçait l’arrivée d’une tempête. Rendus à la maison, les deux hommes se retrouvèrent au salon. Comme Tony venait pour ouvrir la télé, Gibbs lui dit d’une voix sourde. — Non, je veux te parler tout de suite.

- Enfin, je vais pouvoir savoir.

- Je suis au courant pour le secret d’Abby.

- Elle te l’a dit?

- Non.

- Comment l’as-tu su?

- Ça n’a pas d’importance. Qui est le père?

- Je ne sais pas.

- Tu mens.

- OK, je ne peux pas te le dire.

- Tony, j’ai été souvent trahi dans ma vie, mais jamais une trahison ne m’a fait aussi mal que la tienne.

- Hein! De quoi tu parles! Tu te sens trahi parce que je n’ai pas voulu te dire le secret d’Abby?

- Ne fais pas l’innocent. Tu sais très bien de quoi je parle. Je te parle d’Abby et de ton enfant.

- Hein! Mon enfant! Mais ce n’est pas moi le père.

- Ne me mens pas, Tony. Sois assez homme pour me dire la vérité.

Tony debout au milieu du salon les bras ballants chaque coté de son corps, regardait Gibbs, abasourdi. Il ne pouvait pas croire que son amant le soupçonnait de l’avoir trahi. Incapable de dire un mot, la gorge trop serrée à force de retenir un cri de rage ou peut-être même un sanglot, il ne savait plus quoi faire. Gibbs, voyant la réaction de Tony, s’approcha de lui encore en colère, mais celle-ci tomba aussitôt qu’il vit les larmes dans les yeux de son amant.

- Tony, dis-moi la vérité. Demanda-t-il doucement.

Tony sortit son téléphone cellulaire et le tendit à Gibbs.

- Téléphone à Abby et demande-lui. Si elle veut te le dire, se sera sa décision. Moi je ne veux plus rien savoir de ça.

Tony quitta la pièce et monta à l’étage où se trouvait la chambre. Gibbs signala le numéro de la jeune femme.

- Ah! Mon beau patron qui me téléphone.

- Abby, je sais que tu as confié un secret à Tony. J’en ai entendu un bout lorsque tu étais avec Ducky. Mais je suis déconcerté. Dis-moi qui est le père?

- Tony t’a parlé.

- Non, pas un mot.

- Ben…

- C’est Tony n’est-ce pas? La voix de Gibbs reflétait toute la peine qu’il ressentait, du fait que les deux êtres qu’il aimait le plus au monde l’avaient trompé.

- Tony! Mais non, ce n’est pas lui le père. Qui a pu te mettre ça dans la tête? C’est McGee.

- McGee!

- Mais oui, c’est pour ça qu’hier matin j’ai insulté Tony en lui disant que je préférais un enfant intelligent plutôt que beau.

- Ah! Seigneur, quelle comédie! Non, c’est plutôt quel drame, car moi aussi, j’ai fait une terrible bourde. Merci Abby.

- Tu ne vas pas le tuer, hein, Bossman?

- Tony! Mais non…

- Pas Tony, McGee.

- Non, je ne tuerai pas le père de mon futur petit-fils!

- Que tu es chou, Gibbs! Je t’aime.

- Moi aussi je t’aime. Je te laisse, car j’ai un bel italien qui boude dans la chambre et je vais de ce pas essayé de me faire pardonner.

0o0o0o0o0o0

Gibbs monta à l’étage, Tony allongé sur le lit fixait le plafond, il ne daigna même pas regarder Gibbs, lorsque celui-ci pénétra dans leur chambre.

- Tony, je suis désolé d’avoir douté de toi.

- …

- Écoute-moi! Je sais que je t’ai blessé en pensant que tu pouvais m’avoir trahi. Mais j’étais persuadé que tu étais le père.

- Je ne t’ai jamais trompé Fox. Qu’est-ce que j’ai fait pour que tu puisses douter de moi?

- Rien, c’est mon côté bâtard qui ressort de temps en temps.

- Mais pourquoi avoir pensé ça?

- J’ai entendu une conversation entre Ducky et Abby ce matin. Et elle disait que, lorsque je saurais le nom du père, je lui arracherais la tête. Alors, j’ai pensé…

- À cause de ta fameuse règle numéro 12, Fox, ça te dit quelque chose? «Ne pas fréquenter un membre de l’équipe.»

- Mais elle n’est plus en vigueur depuis que nous sommes ensemble.

- Tu l’as déjà spécifié?

- Non.

- Alors, tu devrais.

- Oui d’accord je le ferai. Mais pardonne-moi, s’il te plait. Je suis si désolé, Tony.

- C’est bien ma faiblesse, je te pardonne tout. Viens ici, grand-papa.

- Grand-papa!

- Tu ne considères pas Abby comme ta fille?

- Oui, mais….

- Ou tu préfères Papi? Oui, papi Fox, c’est mignon.

- Moi, mignon, dit Gibbs en se couchant à côté de son amant. Je vais te montrer si je suis mignon. En commençant à dévêtir Tony et en l’embrassant presque sauvagement, Gibbs se fit pardonner plus d’une fois cette nuit-là. Le lendemain matin, les deux amants entrelacés paraissaient au lit, savourant ce moment de tranquillité. Ils sursautèrent au timbre du cellulaire de Gibbs. Maugréant et jaspinant, il finit par retrouver son téléphone, caché sous un tas de vêtements et aboya un Gibbs tonitruant, selon son habitude.

- Bossman, tu ne l’as pas tué, hein!

- Si on veut, car la définition de tuer est «mettre à mort» alors, il est mort plusieurs fois cette nuit.

- Oh! Gibbs, comme c’est mignon!

- Je ne suis pas mignon. Répondit-il sèchement

- «Si tu le voyais, maintenant il est très mignon papi Fox» entendit-elle crier Tony.

- Papi Fox, superbe, j’adore. Vous faites une belle paire tous les deux. Mais si ça n’avait pas été si dramatique, ça aurait été presque drôle tout ce quiproquo.

- Tu n’as jamais si bien dis! Seigneur quelle comédie!

Fin

_________________
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Que seraient les êtres humains sans les Femmes?
Ils seraient rares extrêmement rares.
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Cissy
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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Jeu 30 Mai 2013 - 22:06

J'adore! Tu rends à merveille le caractère des personnages... J'aime cette série et si j'écris très peu dessus c'est parce que je ne me sens pas capable de recréer une Abby conforme à la réalité et toi tu le fais sans effort! Je suis jalouse!!!


Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage (S. Guitry)
La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence. L'intelligence, elle, a des limites, tandis que la bêtise n'en a pas (C. Chabrol)
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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Ven 31 Mai 2013 - 1:26

merci Cissy, j'adore cette série aussi.
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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Ven 31 Mai 2013 - 18:16

Bien d'accord avec Cissy, c'est vraiment un plaisir de lecture de lire NCIS sous ta plume, tu croques les personnages tellement bien :j\'aime: :j\'aime:

Encore un épisode génial, Gibbs devrait faire un peu plus confiance à son Tony, cela lui éviterait pas mal d'ennui et des excuses à faire rire démoniaque rire démoniaque
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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Ven 31 Mai 2013 - 19:48

J'adore, c'est vraiment très drôle et j'ai toujours adoré la relation que Gibbs entretient avec Abby ! Mais pauvre Tim, il me fait l'effet d'avoir été choisi sur catalogue ! Toujours aussi maladroit Gibbs, à croire qu'il le fait exprès pour profiter ensuite, jusqu'au bout de la nuit, de son bouillant Italien !



Rien n'est plus fort et plus intimidant que l'intensité d'un regard posé sur soi...
Rien n'est plus émouvant que la douceur d'un regard que l'on devine mais que l'on ne voit pas...
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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Mer 5 Juin 2013 - 23:58

Et voilà où le manque de confiance emmène les gens je deviens dingue un joli quiproquo.
J'aime beaucoup que tu fasses bien ressortir le lien Gibbs/Abby. C'est mignon :j\'aime:
bravo bravo



Merci Aragone pour ce super kit !
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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Ven 7 Juin 2013 - 1:41

merci les filles j'apprécie vraiment vos commentaire. bisous
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MessageSujet: Sujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G    Ven 7 Juin 2013 - 11:06

C'est dingue ce que l'on peut se faire comme idée parfois.
pourtant en aucun Abby a prononcé le nom du futur père mais le" gibbs lui arrachera la tête" et voilà clin d\'oeil

j' :j\'aime: vraiment en tout cas la relation gibbs/abby.
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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Ven 7 Juin 2013 - 15:34

sniff je voulais poster une autres scenes mais ce matin impossible de mettre mon texte en mode edition :(


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MessageSujet: Sujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G    Ven 7 Juin 2013 - 16:00

je l'avais déjà lu mais mdr
Tony malade vaut son pesant d'or comme l'on dit.
Pauvre poussin qui cache son état pour ne pas aller à l'hôpital!
et gibbs en mode maman poule :j\'adore:

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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Ven 7 Juin 2013 - 21:17

DISCLAIMER
Les personnages et les univers décrits dans cette fanfiction présente sur ce forum appartiennent à leurs créateurs.

Je ne retire aucun bénéfice matériel de mon travail.


Pairing: Gibbs/DiNozzo
Rating : G
Relation déjà établie. Le surnom que Tony donne à Gibbs «Fox» vient de Silver Fox (renard argenté), car Tony n’aime pas le prénom de Gibbs, soit Jethro

Résumé : Gibbs en mode maman poule pour soigner son bel italien



ncis - Quelle tête de mule!




• Prenez vos affaires, on a un corps à Norfolk. DiNozzo, le plein du camion cria Gibbs en lui lançant les clés.
• Ce n’est pas mon tour, c’est celui de McGee.
• Je me fiche à qui c’est le tour. J’ai dit « DiNozzo ».

Sans un mot, Tony prit son sac d’un geste brusque et se dirigea vers l’ascenseur sans un mot.

Gibbs le regarda s’éloigner inquiet, fait inhabituel chez son amant de ne pas répliquer. C’était en effet le tour de McGee, mais Gibbs aimait bien étriver Tony, de le taquiner, juste pour être capable de lui donner une claque derrière la tête, histoire de le toucher durant la journée.

L’équipe avait beau savoir qu’ils étaient en couple, il fallait garder quand même un certain décorum, mais il avait besoin de la chaleur de son bel italien. Il était incapable de rester plus de quelques heures sans le toucher. Gibbs s’inquiétait pour son amant, depuis quelques jours, Tony semblait fatigué, il ne dormait pas bien et se levait plusieurs fois par nuit. Gibbs avait bien essayé de le faire parler, mais autant s’adresser à une momie pour les réponses que son amant lui donnait. Son regard toujours fixé sur Tony, il lui semblait que la démarche de ce dernier était moins gracieuse qu’à l’accoutumé.

Le cas était un suicide, la malheureuse victime s’était logée une balle dans la tête. Les dettes de jeux et le départ de sa femme avec ses enfants avait fini par avoir sa peau. Maudit jeu, quel dégât cela pouvait faire dans une vie, dans leur vie, car toute la famille en souffrait. Juste avant qu’ils repartent vers Washington, Gibbs attira son amant à l’écart.

• Tu vas bien ?
• Mais oui. Pourquoi demandes-tu ça ?
• Tu me sembles bien pâle et fatigué.
• Je suis bien, pas de problème, Gibbs.
• Tu en es sûr.
• Mais oui.
• Bon, vas rejoindre les autres, on en reparle ce soir.
• Y a rien à reparler puisque je te dis que je vais bien.

Gibbs ne répondit rien mais fit seulement signe à Tony de déguerpir.

0o0o0o00o0

Le soir venu, les deux amants prirent leur repas en tête à tête. Gibbs adorait ce moment, il était capable d’échanger aisément avec Tony, lui expliquer ce qu’il avait ressenti durant la journée, ses états d’âme, chose qu’il avait été incapable de faire avec aucune de ses femmes, même pas Shannon. Tony semblait tellement avide de savoir, il lisait en lui comme dans un livre ouvert, il semblait devancer tous ses désirs.

Mais ce soir le dîner était silencieux, l’Italien chipotait dans son assiette. Gibbs le regardait faire et commençait sérieusement a s’inquiété. Si Tony perdait l’appétit alors cela n’allait pas du tout.

• Tu n’as pas faim ?
• J’ai mangé quelques beignets cet après-midi, cela a dû me gâcher l’appétit.
• A d’autres, Tony, tu manges toujours l’après-midi et cela ne t’empêche pas de dîner.
• J’ai dû en manger trop alors.
• Tony, qu’est-ce qui ne va pas ? Parles-moi !
• Rien, pourquoi toujours cette question ?
• Parce que je sens que quelque chose cloche. Je me trompe ?
• Oui, du tout au tout. Je vais bien, le travail va bien et ici, ça va bien. Alors content ? lui répondit un Tony agressif.
• Ne te fâches pas Tony, c’est normal que je me préoccupe de toi, je t’aime.
• Je sais, Fox mais tu es trop mère poule.
• Moi, mère-poule !
• Oui, aussitôt que je tousse ou pète de travers, tu accours à mes cotés comme si j’étais à l’article de la mort.
• C’est que je ne veux pas te perdre, je suis toujours inquiet à propos de toi. Tu le sais, Tony, tu es toute ma vie.

Les joues de Tony prirent une délicieuse couleur rosée. Gibbs adorait lorsque Tony rougissait ainsi, il était adorable, mais jamais il ne le lui dirait. Un homme, un vrai, ne rougit pas… du moins selon les principes de Tony. Pourtant l’Italien était un homme et un vrai, il avait toutes les qualités pour cela, honnêteté, courage, loyauté, et surtout virilité. D’une loyauté incontestable lorsqu’il s’agissait de lui, Gibbs, ours mal léché, pire un Grissly enragé, mais Tony était toujours à ses cotés. Sa pire crainte était que Tony, un de ces jours, se lasse de son mauvais caractère et le quitte, il ne survivrait pas à cela.

Tony adorait lorsque Gibbs lui disait des mots d’amour, mais il n’avait pas de mot assez fort pour expliquer ce qu’il ressentait quand son renard argenté lui disait « tu es toute ma vie, Tony ». Il se sentit rougir de bonheur, lorsqu’il regarda Gibbs, les yeux bleus de son amant ne reflétaient que l’amour. Dieu que cela faisait du bien de se sentir aimé et désiré. Il prit la main de Fox dans la sienne et lui adressa son plus beau sourire.

• Je sais, Fox, mais ne t’en fais pas, seulement un petit rhume de rien du tout. Mais c’est vrai tu ne sais pas, tu n’as jamais eu de rhume. Il n’y a rien là pour s’inquiéter, je ne fais même pas de fièvre.

Gibbs s’approcha et posa ses lèvres sur le front de Tony, une façon aimante de prendre la température. Tony sourit en voyant le manège de son amant mais se laissa faire sans un mot.

• Tu fais un peu de fièvre, tu as le front chaud et moite.
• Je suis toujours chaud lorsque tu es près de moi.
• N’essaies pas de détourner la conversation.
• Mmmmmm, moi, jamais dit Tony en s’approchant de son amant et entreprit de mâchouiller le lobe d’oreille droit de son renard tout en lui caressant le torse.
• Tony ! bafouilla Jethro.
Lorsqu’il faisait ça, il perdait tous ses moyens, il était complètement à la merci de son homme et savait très bien pourquoi Tony le faisait maintenant. Bon moyen de ne pas lui répondre. Le repoussant doucement, Gibbs le regarda droit dans les yeux, Tony soutient son regard, c’est ce qui lui avait plu en Tony lorsqu’il l’avait engagé, il était une des rares personnes capables de soutenir ce regard glacial qui lui était propre sans ciller.

• Tony, je suis sérieux. Tu ne dors pas très bien ces temps-ci et tu lèves souvent. Dis-moi ce qui ne va pas ?

Tony se redressa et s’éloigna de son amant d’un mouvement brusque en lui jetant un regard meurtrier.

• Bon, on y revient, je t’ai dis que ce n’était qu’un rhume. Combien de fois va-t-il falloir que je le répète pour que ton cerveau enregistre une fois pour toutes ? Hein !
• Je cesserai de te le demander lorsque tu me diras la vérité. Pour un simple rhume, on ne se lève pas des dizaines de fois par nuit comme tu le fais et descendre au premier à chaque fois.
• Car je tousse et je ne veux pas te réveiller.

Gibbs regarda son amant d’air dubitatif mais se résigna. Il dut se contenter de la réponse de Tony.

• Bon, si tu le dis. Faut bien que je te croie.

0o0o0o0o0o0o0

Le lendemain matin, les deux hommes se rendirent au travail comme d’habitude. En entrant dans leur secteur, Ziva leur fit signe bonjour et regarda Tony en haussant un sourcil.

• Quoi ?
• Tu as passé la nuit sur la corde à linge, Tony ?
• Pourquoi, tu t’intéresses à l’endroit où je passe mes nuits maintenant ?
• Non, pas moi mais Gibbs sûrement. C’est que tu as l’air mal en point.
• Juste un petit rhume. C’est tout. (Toux…)
• Si juste un petit rhume te met dans cet état, alors ne souhaite jamais en avoir un gros, tu ne survivras pas.
• Bon, es-ce qu’on peut changer de sujet ? Je ne savais pas que mon état de santé inquiétait autant de monde. Gibbs qui joue les mères-poule, Ducky dans l’ascenseur ce matin même chose et voilà que toi, tu t’en mêles aussi.
• Bonjour, tout le monde dit McGee en entrant à son tour dans le secteur. Mon dieu, Tony ! Encore une nuit…
• Pas un bot de plus, le bleu, (toux…) j’ai un rhume, c’est tout.
• Mais tu as l’air du diable, si c’est…
• Vous n’avez rien à faire, je beux vous trouver quelques beaux pedits rapport à écrire.
• En plus d’avoir passé une nuit blanche, il est marabout ce matin.

Tony ne se sentait pas vraiment bien, mais le monde ne s’arrête pas de tourner juste pour un rhume. Sa gorge lui faisait mal et en plus le nez commençait à couler comme une fontaine. Depuis qu’il était debout il avait du passé au moins 2 paquets de papier mouchoir.

(Toux….Toux….)

• Ben ! Pour un petit rhume, tu tousses pas mal.
• Hummmmphff…

Tony se dirigea vers les toilettes sans répondre, en essayant de cacher sa toux, surtout que Gibbs venait d’arriver dans le secteur. Pour rien au monde, Tony ne voulait le voir agir en mère poule devant ses co-équipiers, car ils ne manqueraient pas de le taquiner à ce propos. Il faillit bien y arriver mais son amant n’était pas né de la dernière pluie et, en voyant la fuite de Tony, le suivit.

(Toux….Toux…)

Gibbs mit sa main sur le front brulant de Tony, le regarda découragé d’avoir un amant si têtu tout en secouant la tête.

« Qu’est-ce qu’il avait de si grave à avouer être malade ? »

Gibbs avait la chance de n’avoir jamais eu le rhume ni la grippe durant toute sa vie, Shannon avait l’habitude de lui dire que les petits microbes fuyaient les gros.

• Ne me dis pas que tu ne fais pas de fièvre, tu es brûlant.
• Je ne suis bas malabe!
• Mais non, on pourrait faire cuire un œuf sur ton front à force qu’il est chaud. Et tu tousses comme un forcené. Mais tu n’es pas malade !
• Juste un pedit rhube.
• Ouais, juste un pedit rhube se moqua Gibbs en reprenant les mots de Tony. Ziva ! cria Gibbs, appelles Ducky immédiatement.
• Oui, c’est comme si c’était fait.
• Et toi, petit microbe, tu vas t’asseoir à ton bureau et attendre Ducky bien sagement, avant de tombé face première et que je sois obligé de te porter. Allez, oust.

Tony retourna à son bureau en boudant et maugréant tout bas.

• Tu peux rouspéter tant que tu veux, cela ne me dérange pas.

A ces mots, Ducky arriva et en voyant Tony comprit la raison pour laquelle Gibbs l’avait fait appeler.

• Anthony, mon garçon, on dirait que tu ne vas pas bien. Pourquoi n’es-tu pas descendu me voir ? Je t’aurais prescris quelque chose…
• Oui et me retrouver à l’hobital, avec ces fichues lumières bleues et me faire transpercer la peau à grands coups de seringues, non berci bas pour moi.

Gibbs et Ducky restèrent muets devant cette révélation.

« Voila donc pourquoi cette tête de mule ne voulait pas avouer être malade » se dit Gibbs.

• Voyons, Anthony, ce n’est pas parce que tu as un rhube pardon un rhume que c’est automatiquement la peste.
• Non beut-être pas, mais je ne prends bas de chance.
• Et en te taisant, risquer d’être plus malade. Où est la logique là-dedans, DiNozzo? Espèce de mule, essayer de cacher ton état n’éloignera pas la maladie ?
• Jethro, voyons, du calme. Anthony n’a sûrement pas fait ça pour te contrarier. Je comprends très bien ta crainte, jeune homme. Mais ne nous énervons pas, ce n’est sûrement pas la peste qui est revenue. Laisses-moi t’examiner et si cela est nécessaire, tu iras passer des radiographie et nous en aurons le cœur net.
• Non, tu ne be toucheras pas. Tu vois, tu ne m’as bême pas exabiné que tu es prêt à m’envoyer à l’hôbital.
• Ce n’est que pour des radiographies, espèce d’idiot dit Gibbs en haussant le ton d’impatience. Tu ne vas pas…

Il s’arrêta de parler voyant que Tony avait les yeux pleins de larmes. Il s’approcha de son amant et le serra dans ses bras. Premier geste intime au bureau, mais voyant Tony si désemparé, il se foutait des commentaires que cela engendrerait.

• Tony, mon amour, ce n’est pas la peste lui dit Gibbs d’une voix qui se voulait rassurante. J’en suis sur car le bacille est mort, le docteur Pandi me l’a confirmé. C’est un mauvais rhume et je vais te soigner et te dorloter, tu vas voir comme je peux être une bonne infirmière.

Il n’eut comme réponse que quelques reniflements et crut entendre Tony ricaner, il relâcha son étreinte et regarda son amant, Celui-ci avait un large sourire.

• Bon, je vois que tu as changé d’humeur. Je peux savoir ce qui est si amusant ?
• Je t’imagine en uniforbe d’infibière. (Toux…) Tu serais bignon comme tout en jube et bas de nylon.
• Ducky, soignes-le et en même temps, donnes-lui quelque chose pour le faire taire. Entendre ces conneries me rend malade.

0o0o0o0o0o0o

Après que le vieux médecin eut examiné Tony, il lui ordonna de rentrer à la maison et de prendre du repos. Il lui donna quelques médicaments efficaces dans les cas de grippe sévère. Tony eut droit aux conseils d’usage et une sérieuse semonce de la part de son ami médecin à propos de son entêtement de ne pas admettre qu’il était malade.

Quant à Gibbs, le mode mère-poule et protection poussin était en marche. Si Gibbs conduisait rapidement en temps normal, cette fois, il battit tous les records. En temps de le dire, Tony se retrouva dans son lit emmitouflé jusqu’au cou et un bol de soupe au poulet chaude entre les mains.

• Tu as besoin de quelque chose d’autre ?
• Non, maman, j’ai tout ce qu’il be faut répondit un Tony au nez rouge et aux yeux larmoyants.
• Tu en es sûr ?
• Oui, cesses de t’activer comme ça, Fox, tu me donnes le tournis répondit-il d’un ton impatient.
• Tony, je fais ça pour que tu te sentes mieux, pas la peine de me parler sur ce ton.
• Tu be fatigues à tourner cobbe une âme en peine. Si tu beux (toux…) faire quelque chose bour moi, alors disbarais dans le sous-sol et fiches-moi la baix. (Toux…)
• Regardes ce que cela t’apporte d’être comme ça. Tu ne fais qu’empirer ta toux et en plus, tu as renversé de la soupe sur les draps.
• Ah ! Fox, ne cries pas, je t’en prie. J’ai un mal de bloc lancinant.
• Désolé, mon poussin dit Fox en s’allongeant à côté de son bel italien au nez rouge. Je ne peux m’empêcher d’être inquiet. Je n’aime pas te voir souffrir.
• Ce n’est qu’un petit… bon, ok ! Un gros rhube. Ne t’inquiète pas.
• Tu as fini ta soupe. Enfin ce qu’il te restait de soupe. Je vais nettoyer les dégâts et après, tu prendras tes médicaments et tu feras une sieste.
• D’accord mais à la seule condition que tu viennes me border.
• Avec joie.
• Tu veux ! S’étonna Tony.
• Mais bien sûr, tout ce que tu voudras.
• Tu es malade ou quoi ! Le virus du rhube ne t’atteint pas mais tu n’es sûrement pas bien.
• Parce que je veux te border ?
• Entre autres.
• Je suis si dur avec toi ? demanda Jethro d’une voix qui ne lui était pas coutumière et ou transperçait une teinte d’amertume.
• Hein ! Mais non, tu es un abant très attentionné, Fox.
• C’est vrai ?
• Fox, qu’es-ce qui t’arribe ? Tu ne t’inquiètes (toux…) jabais de ce que le bonde pense.
• Mais de ce que tu penses, toi, oui, je m’inquiète.
• Charmeur en plus d’être beau.
• Moi, beau! Seigneur, tu as plus de fièvre que je ne le pensais. Allez, dors maintenant dit Gibbs en ôtant la couverture salie et donna un baiser sur la tempe de Tony. Dors bien, mon bébé. Je vais revenir avec une couverture propre.
• Tu vas faire une sieste avec boi ?
• Si tu le désires.
• Oui, je dors mieux avec mon gros nounours.
• Maintenant je suis ton nounours.
• Oui, répondit Tony en baillant à s’en décrocher les mâchoires.
• Dors, je reviens immédiatement.
• Mmmmookk.

Gibbs mit la couverture sale dans le panier à linge et alla en chercher une autre. Tout en effectuant ces tâches il réfléchissait à son amant. Lui aussi avait eu peur d’une rechute pour la peste, mais n’avait pas osé le dire ouvertement à Tony pour ne pas l’énerver inutilement.

Lorsqu’il revint dans la chambre, son homme dormait du sommeil du juste, ronflant légèrement à cause de son nez bouché. Ne voulant pas déranger le repos de l’italien, il déposa tout doucement la couverture propre sur Tony et quitta la pièce sans faire de bruit.

Il pensa descendre au sous-sol pour travailler à son bateau mais changea d’idée, il serait trop loin si jamais Tony avait besoin de lui. Il décida de rester au salon et alluma la télé en souhaitant qu’il y ait un match de baseball. A un moment donné, son attention fut attirée par un cri poussé par Tony, il monta les marches deux par deux et entra dans la chambre au pas de course pour apercevoir un Tony se débattre avec un ennemi invisible.

• Tony, Tony ! Calmes-toi, ce n’est qu’un cauchemar dit Gibbs en tentant de réveiller Tony, qui continuait à se débattre.

Il prit Tony par les épaules afin de le secouer un peu pour qu’il se réveille. Au contact de la peau de son amant, il sentit que la fièvre avait repris de plus bel, l’ancien policier était bouillant. Laissant Tony juste le temps d’attraper son téléphone et il composa le numéro de Ducky.

• Mallard répondit le médecin presqu’au premier timbre.
• Tony fait de la fièvre, il délire. Je ne suis pas capable de le réveiller.
• Il faut qu’il reprenne connaissance, Jethro. J’arrive immédiatement, mais en attendant essaies de lui donner un bain à l’eau la plus froide possible et après, tu le frictionneras avec de l’alcool.
• Bien.

Gibbs raccrocha sans plus de préambule, il courut à la salle de bains et fit couler l’eau froide. Il retourna aussi rapidement à la chambre. Tony se débattait toujours avec ses démons. Gibbs le secoua un peu et voyant que le jeune homme ne répondait pas, lui donna une claque derrière la tête cela fonctionnait toujours, même lorsque Tony eut la peste, presque dans le coma il avait réagit à la claque de Gibbs. Tony ouvrit les yeux immédiatement et le regarda d’un air hébété.

• Boss bredouilla Tony
• Tony, viens, on va aller prendre un bon bain, cela…
• Douche…
• Non, un bain. Tu fais de la fièvre et tu as besoin d’un bain.
• Non, dormir.
• Pas tout de suite, viens.
• Tu… (Toux…) prendre un bain avec moi ? (Toux…)
• J’aimerais bien mais pas cette fois. Tu crois être capable de marcher jusqu'à la salle de bains.
• Euh! … je... crois.

C’est clopin clopan que les deux hommes s’y rendirent. Tony regarda l’eau du bain et fixa son amant inquiet. La fièvre l’empêchait de penser normalement et il ne voyait vraiment pas pourquoi il était là. Gibbs lui ôta le pantalon de pyjama rapidement.

• Allez ! Embarque dans le bain, mon amour.
• Non, je… j’ai pas… je ne sais pas ce que je n’ai pas.
• Alors vite dans le bain. Je vais te savonner à la manière gibbséenne, tu verras, tu vas adorer.
• Savon… bon, Ok.

Tony mis un pied dans l’eau pour le retirer rapidement, il faillit en perdre l’équilibre. Gibbs le rattrapa aussitôt et Tony se recula en vitesse.

• Tu ne me feras pas embarquer la dedans dit Tony en reprenant un peu ses esprits. C’est glacial.
• Je sais mais c’est pour faire baisser ta fièvre.
• Non, pas question. (toux…)
• Tony dit Gibbs de sa voix de sergent des marines, tu vas dans le bain tout de suite, ou je t’embarque de force. Et tu sais que j’en suis capable. Alors, tête de mule, tu choisis et vite fait.
• Fox, je vais geler tout rond. S’il te plait, ne me forces pas, je sens que ma fièvre baisse. Tiens, regarde dit Tony en prenant la main de son amant et la mettant sur son front.
• Oh ! Oui, je vois qu’elle baisse en effet, tu es brûlant. J’ai été patient jusqu’ici mais je sens ma bonne résolution fondre comme neige au soleil. Dans le bain, Tony, je te donne 30 secondes pour obéir.
• Oh ! T’es pas drôle quand tu es en mode sergent de marine maugréa Tony mais en embarquant dans le bain.

L’eau froide le fit frissonner de la tête aux pieds.

• Il faut que je m’assois ?
• Oui, Monsieur, assis !

Tony obéit en maudissant son amant et se laissa tomber dans le bain ce qui eu pour effet de faire déborder l’eau. Voyant l’air sévère de Gibbs, Tony resta assis bien sagement dans le bain, mais commença à grelotter immédiatement. Gibbs avait le cœur en morceau d’être obliger de lui faire ça mais il le fallait pour son bien. Pour amoindrir le choc de l’eau froide contre la peau brulante de son amant, Jethro se mit à le frotter et savonner énergiquement.

• Mais qu’es-ce que fait, Ducky?
• Il… attend… proba… blement… que… je… sois… congelé ?

Impossible de parler normalement lorsqu’on tremble de tout son être. Chaque mot était accompagné de trémolos plus ou moins graves.

• N’exagères pas, c’est froid, j’en conviens mais de là à congeler.
• Ça parait …que c’est …pas toi …qui est dans… le bain.

Gibbs sourit aux propos de Tony, mais il désenchanta vite lorsqu’il vit les lèvres de son italien devenir bleues à vue d’œil...

• Bon, ce n'était peut-être pas une bonne idée après tout. Sors du bain, tu es tout bleu.
• Mais… je… viens... juste… d’y… entrer…
• Sors tout de suite…
• AAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHH! C’est moi qui fais de la fièvre et c’est lui qui délire. Tu ne sais pas ce que tu veux, une minute, c’est dans le bain et la seconde qui suit, c’est hors du bain.
• Mode silence, Tony.

Comme Tony venait pour répondre, la voix de Ducky se fit entendre.

• Jethro ! cria Ducky en entrant dans la maison, qui comme d’habitude n’avait aucune porte de verrouillées.
• En haut, Duck ! Dans la salle de bains.

Ducky se dirigea immédiatement vers le lieu indiqué et entra dans la pièce pour voir ses deux amis, un nu comme un ver et l’autre trempé jusqu’aux os.

• My ! My ! Jethro, avant de prendre un bain, il est préférable de se dévêtir.
• Je sais, mais baigner un bébé de 6 pieds et 2 pouces ( 1m89), laisses-moi te dire que ça déplace de l’eau.
• Comment va notre cher Anthony ? demanda le médecin en regardant Tony.
• Congelé et bleu à ce qu’il parait, une chance que c’est une couleur qui me va bien. Sinon, je dois ressembler (toux…) à un schtroumf enrhumé répondit Tony debout au milieu de la pièce grelottant encore un peu, avec un Gibbs en mode séchage express d’italien en voie de devenir un iceberg.
• Bon, je vois que la fièvre est tombée un peu.
• Oui et depuis, il ne fait que des bêtises.
• C’est bon signe, s’il est redevenu notre cher Tony habituel, c’est que la fièvre a diminué. Viens t’assoir sur le bord du lit, mon ami, car avec ta stature, je serai obligé de t’ausculter sur la pointe des pieds.

Après un examen minutieux, Ducky sourit à son patient.

• Tes poumons semblent bien pour l’instant. Mais tu gardes le lit, Tony, tu sembles aller un peu mieux mais rien n’est gagné. Avec la poussée de fièvre que tu viens de faire, cela indique une infection. Et j’ai peur que tu fasses une pneumonie. Tu le sais bien avec tes poumons affaiblis, il ne faut pas brusquer les choses. Avec les antibiotiques que je t’ai prescrit et beaucoup de repos, tout devrait être dans l’ordre dans deux ou trois jours. Alors soit un gentil garçon et ne fait pas trop enrager ton amant.
• Je n’ai pas besoin de faire quoi que ce soit, il est toujours enragé. Que je fasse bien ou mal, c’est la même chose maugréa un Tony à moitié endormi.

Pour toute réaction, Gibbs ne fit que lever les épaules et secoua la tête désespérément.

• Allez ! Bébé au lit avant de tomber face première sur le plancher, tu dors pratiquement assis.

Gibbs aida Tony à se coucher et le borda tout en l’embrassant sur le front.

• Dors, mon ange! Je prends soin de toi.
• Ange cornu… marmonna Tony
• Oui, mais mon ange quand même. Dors maintenant.
• Mmmoooui!

Ducky sortit de la chambre suivi de Gibbs, comme il venait pour fermer la porte la voix de Tony se fit entendre.

• Fox ! demanda Tony d’une presque plaintive.
• Oui.
• J’ai comme une petite faim.
• Tu veux manger ? Bon, que voudrais-tu ? De la soupe ?
• Noooooon! Des rôties au beurre de cacahuète et un grand verre de lait.
• Tu crois rester éveillé assez longtemps pour attendre que je t’apporte ce que tu veux ?
• Je vais essayer, mais si je dors tu n’auras qu’à me réveiller avec un baiser comme la belle au bois dormant.
• Gamin.
• Oui et tu aimes.
• C’est vrai, c’est ce qui fait ton charme.

Gibbs sortit de la chambre et rejoignit Ducky à la cuisine.

• Jethro, excuses mon impolitesse mais je me suis permis de me faire un thé. Je ne savais pas que tu gardais de l’Earl Gray dans tes armoires.
• Ce n’est pas moi mais Tony, qui, comme toujours, a pensé que cela te plairait.
• Gentil garçon, comme d’habitude, il pense aux autres.
• Tu crois que le beurre de cacahuète lui convient. Une soupe aux légumes serait mieux pour sa santé.
• Mais oui, le beurre de cacahuète est tout à fait correct. Tu sais, Jethro, tu ne cesseras jamais de m’étonner.
• Ah oui ! Pourquoi ?
• Avec Tony, tu es méconnaissable. Derrière cette carapace d’homme sévère et irascible se cache un amant doux et attentionné.
• Lorsqu’il est malade, je ne peux m’empêcher de le couver. Il est si vulnérable, lui aussi cache bien son jeu, Ducky. Connaître le vrai Tony et surtout l’avoir dans ma vie m’apporte une bouffée d’air frais. Lorsque nous avons fait l’amour la première fois, j’ai eu l’impression que je n’avais pas respiré depuis la mort de Shannon et Kelly. Il est tout ce que je ne suis pas.
• Mon ami, j’avais bien raison. Tu es Gibbs au bureau et Fox à la maison.
• Tu as tout compris, mais dernièrement, Fox commence a empiété sur le bureau.
• Oui, j’ai cru comprendre. Bon, je m’en vais et continues à soigner ton italien et dans deux ou trois jours, il sera sur pieds. Tu vas venir au bureau, demain ?
• Je ne crois pas, j’ai beaucoup de jours de congés d’accumuler et Vance me crie après pour que je les prenne. Alors il sera très content de m’accorder ceux-là.
• Bonne idée. Cela te fera du bien. Et tu pourras surveiller ton homme.
• Je vais dorloter mon italien. Il a raison, tu sais quand il dit que j’aime le sentir dépendant de moi.

A ces mots, ils virent apparaitre un Tony, échevelé, torse nu, vêtu seulement d’un pantalon de pyjama, à moitié endormi, debout dans l’encadrement et se frottant les yeux pour se réveiller un peu.

• Tu fais boulangerie ou quoi ? J’ai faim.
• Ma foi, Tony, tu es fait en téflon, pas moyen de te laisser seul deux minutes que tu glisses hors du lit.
• Mais j’ai faim.
• Vas te recoucher immédiatement tu m’entends, je t’apporte tes rôties. Si dans quinze secondes, tu n’es pas couché, gare à tes fesses.
• Promis.
• Ducky, aides-moi ! Il a la grippe, de la fièvre, des problèmes à mettre un pied devant l’autre sans zigzaguer, et il vient à bout de penser à ses fesses.
• Avoues que tu les aimes, mes fesses.
• Oui, je les aime mais intactes. Si tu continues, tu auras des problèmes à t’asseoir pour une semaine et ce ne sera pas à cause que je t’aurai fait l’amour. Qu’es-ce que j’ai fait au bon dieu pour qu’il m’envoie un fléau semblable.
• Probablement rien, c’est juste que tu m’aimes.
• Oui, je t’aime, mais quelle tête de mule tu es !


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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Sam 8 Juin 2013 - 10:27

Et ben ce n'est pas rien, un DiNozzo malade et Gibbs a bien du mal à lui faire entendre raison rire démoniaque rire démoniaque



Merci Aragone pour ce super kit !
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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Sam 8 Juin 2013 - 12:09

C'est pas un cadeau Tony malade rire démoniaque rire démoniaque Gibbs a bien du courage.

bravo bravo
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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Sam 8 Juin 2013 - 13:46

J'adore ! Cette scène de vie est franchement très drôle et attendrissante aussi. Gibbs en mère poule avec son bel italien, c'est trop mignon même s'il lui faut une sacrée dose de patience ! Prendre soin d'un Tony avec un méga rhube ce n'est pas seulement une partie de plaisir ! Mais c'est surtout beaucoup d'amour...



Rien n'est plus fort et plus intimidant que l'intensité d'un regard posé sur soi...
Rien n'est plus émouvant que la douceur d'un regard que l'on devine mais que l'on ne voit pas...
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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Sam 8 Juin 2013 - 22:18

Génial cet Os! Bourré d'humour et d'amour!!! La relation entre Gibbs et Tony est parfaitement rendue et la situation qui oscille entre inquiétude et exaspération menée de main de maîtresse!!


Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage (S. Guitry)
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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Sam 8 Juin 2013 - 23:02

Très amusante cette scène de vie


Le silence est parfois plus éloquent que les mots

**
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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Dim 9 Juin 2013 - 5:48

merci pour vos comm. je suis contente que vous aimiez :j\'aime: autant que j'y ai pris plaisir a écrire.
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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Dim 9 Juin 2013 - 19:49

J'adore bravo
Gibbs qui prend soin d'un Tony malade c'est juste trop mignon :j\'aime:
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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Dim 9 Juin 2013 - 21:22

Pauvre Tony malade... bravo bravo bravo


William Shakespeare a écrit : Aime chacun, fie toi à peu, ne fait de tort à personne.Penelope Garcia309"

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MessageSujet: Sujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Lun 10 Juin 2013 - 10:31

J'avais laissé un com qui se retrouve sur la page d'avant interogation interogation interogation
enfin bon tony en mode malade n'est pas un cadeau!!!
quelle idée de passer sous silence son rhume par peur des hôpitaux et par peur surtout de l'y pestis...
mais soit dit en passant ça se comprend;

Quant à gibbs en mode maman poule j' :j\'aime:
il peut être dur au boulot mais dans l'intimité...
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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Mar 11 Juin 2013 - 18:13

merci
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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Mer 19 Juin 2013 - 17:33

NCIS – Quel gâteau !



POV Gibbs

C’est l’anniversaire de Tony demain. Cette année, je n’oublierai pas comme l’an passé. Je veux que cela soit une des journées les plus mémorables de sa vie, sachant que ses parents ne pensaient jamais à lui en cette journée spéciale.

J’ai acheté son cadeau, plutôt ses cadeaux, McGee m’a donné un sérieux coup de main car je ne connais absolument rien en gadget électronique. Je lui ai acheté l’ordinateur dernier cri, aux dires de McGee, on ne peut pas trouver mieux sur le marché en ce moment, un ordinateur puissant plein de GO ou de méga quelque chose et aussi, un téléphone cellulaire, avec plein de gadgets intégrés, dernier cri cela aussi bien entendu.

Et le plus important, deux billets d’avion avec hôtel de luxe 5 étoiles pour Porto-Rico, le rêve de Tony, seulement une semaine, mais j’ai sorti l’artillerie lourde pour avoir cette semaine pour nous deux, Vance était un peu réticent à nous l’accorder, les deux en même temps, mais j’avais des arguments de taille, il a bien fallu qu’il s’incline.

Je ne veux pas l’emmener au restaurant, nous y allons trop souvent, je veux quelque chose de plus original, de plus intime. Comme je suis nul en cuisine, Abby, ma gentille Abby, a trouvé un endroit où ils ont des sushi à emporter, ils sont succulents paraît-il et Tony adore les Sushi. D’ailleurs, ce serait moins long de dire ce qu’il n’aime pas, il bouffe à longueur de journée. Il a pris un peu de poids dernièrement et ce n’est pas pour me déplaire.

Reste le dessert, je veux le faire moi-même, je veux le faire avec tout l’amour que je ressens pour lui et essayer de me faire pardonner mon maudit caractère de cochon. Cela n’a pas été facile de trouver une raison pour mon absence de ce soir, je suis chez Abby pour justement cuisiner ce fameux gâteau, un Tsunami, euh non comment Abby a-t-elle appelé cela, c’est un gâteau italien, oui je sais cela ne va pas très bien avec les sushi japonais, mais c’est le préféré de Tony, le fameux gâteau est fait avec fromage, moka et crème fouettée, etc.… ah ! Oui un Tiramisu. « Un délice béni des dieux » selon Abby. Le gâteau fait, je le ramènerai à la maison en douce et directement au sous-sol, j’ai un réfrigérateur en bas, alors le gâteau sera au frais. Tony n’y va jamais à cause de la sciure de bois, car lorsqu’il est en bas, il a des problèmes de respiration à cause de ses lésions aux poumons dues à la peste.

Je me suis même entendu avec Ducky et Abby, ils partiront un peu plus tôt demain du travail et iront mettre la table chez moi : jolie nappe, vaisselle des grands jours, bougies, même des fleurs, des pivoines des Baléares, belles fleurs rouges écarlates, rares en cette saison mais j’ai réussi à en avoir, les préférées de Tony.

Après le souper, Tony pourra choisir ce qu’il veut faire, il aura droit à tout ce qu’il voudra, moi y compris. Ce sera sa nuit à lui et moi, je serais son esclave. Les seules fois dans ma vie où je me déteste, c’est lorsque je veux exprimer mes sentiments et que les mots me manquent, j’ai tellement de difficultés avec les mots. Je voudrais tellement lui dire combien je l’aime et que, depuis qu’il partage ma vie, je respire enfin, ce que je n’ai pas fait depuis vingt ans. Que je vois l’avenir avec lui avec espoir, au lieu de finir dans un asile pour vieux, encore plus aigri que je ne le suis déjà et détesté par tout le personnel. Car à ses côtés, au lieu de vieillir, je me sens rajeunir. Il a le pouvoir de me faire sentir important et indispensable, juste de la façon qu’il me regarde, quand je sais très bien que s’il à survécu jusqu’à aujourd’hui, je n’ai qu’une infime partie de responsabilité, il s’est battu, défendu et travaillé fort pour arriver à ce qu’il est devenu : un homme aimant, franc, loyal et un cœur d’or.

Parfois, il est un vrai gamin espiègle, mais je ne m’en plains pas trop, car dans mon for intérieur, j’adore le coté enfantin de Tony. Il est tout pour moi : mon meilleur ami, mon mari, mon enfant, quelqu’un qui me comprend et surtout il est mon confident et ne porte jamais de jugement sur mes états d’âmes même si parfois il ne les approuve pas.

Ce coté de Tony, je suis pratiquement le seul à le savoir, il cache bien son jeu envers les autres, il s’est forgé une carapace pour se protéger au fil des ans. Nous allons bien ensemble sur ce coté car en fait de carapace, la mienne est - était plutôt - assez épaisse. Mais cet homme, le mien, a réussi à y percer des trous, ce qui l’a fragilisée et m’a permis de lui avouer, un jour, qu’il ne m’était pas indifférent. Ce qui m’attriste le plus dans notre relation, c’est qu’il sait que je l’aime mais ne serait pas surpris que je le quitte, tout le monde l’a toujours laissé tombé, alors il y croit presque comme une malédiction.


POV Tony

Fox est bizarre depuis hier. Pour commencer, il est sorti avec des vieux copains du temps où il était dans les marines. Jamais entendu parler de ces hommes, mais enfin, il a le droit de voir qui il veut. Il est rentré très tard et est descendu directement au sous-sol. Curieux qu’il descende travailler à son bateau à une heure aussi tardive, car il y travaille de moins en moins depuis quelques temps. Il préfère regarder des films avec moi. Je n’aurais jamais imaginé Gibbs regarder quoi que ce soit à la télé, sauf des matchs de football ou baseball, mais j’adore ça. Il s’assied sur le grand divan et moi, étendu de tout mon long, ma tête sur ses genoux, lui, la main dans mes cheveux et les caressant doucement. Je sais, je sais que ça parait un peu « fleur bleue », mais je ne peux m’empêcher d’être aux anges lorsqu’il me touche ainsi, cela doit être mon coté féminin qui ressort.

Ducky est parti très tôt aujourd’hui. Comme aucun cadavre n’attendait ses services, il en a profité pour se reposer un peu. Mais le plus curieux dans tout ça, c’est que Abby aussi est partie avec McGee et Gibbs n’a rien dit. Il n’est que 14 heures, alors pourquoi les laisser partir si tôt ? J’aurais bien voulu, moi aussi, avoir mon après midi de libre mais Fox a prétexté que nous ne pouvions pas tous nous absenter la même journée, que notre tour viendra. Connaissant bien mon Fox, accro au travail comme il est, ce jour-là sera probablement dans la semaine des quatre jeudi.

C’est mon anniversaire aujourd’hui. Abby, avec son enthousiasme habituel, m’a embrassé ce matin et m’a étouffé jusqu'à ce que je me sente devenir bleu. Alors, elle a pris pitié de moi et m’a relâché. Elle m’a offert un collier pour chien avec des petits bouts de métal en guise de décoration et ils sont vraiment acérés. Bon moyen de me débarrasser de Fox lorsque je n’aurais pas le gout qu’il m’approche ; avec le collier et en montrant les dents un peu, l’illusion d’un chien sera parfaite.

McGee m’a serré la main et Ziva m’a donné un beignet avec une chandelle dessus. Venant de Ziva, c’est tout un exploit qu’elle ait pensé à moi. Quand à Ducky, il m’a appelé dans son bureau et m’a offert un verre de scotch écossais, l’offre sublime qui vient de me consacrer son ami à vie. Je suis comblé, tous mes amis ont pensé à mon anniversaire, ils m’ont pris par surprise car ce matin en me levant, je n’y pensais même pas. Personne n’a jamais porté attention à mon anniversaire. Tout jeune, c’est moi qui me faisais mon gâteau et mettait les bougies dessus. Alors, cette année, je suis très gâté.

Quant à Fox, rien de nouveau, il n’y a pas pensé. Comment lui en vouloir quant moi même, cela m’a échappé. Je ne peux m’empêcher de le regarder souvent. Je le trouve tellement beau, surprenant venant d’un homme comme moi qui, avant de le connaître, n’avait aucun penchant sexuel pour la gente masculine. Pas plus aujourd’hui d’ailleurs, quand je regarde les autres hommes, je ne leur trouve rien de génial. Mais lui, seigneur dieu, je suis prêt à ramper pour lui. Il n’a qu’a me regarder, ses yeux sont si bleus lorsqu’il est de bonne humeur et si gris quand c’est le contraire, je perds tous mes moyens juste par un regard. Bien sûr, j’ai déjà eu quelques aventures avec des hommes dans ma vie mais rien de sérieux, c’était seulement par curiosité.

Fox est ma raison de vivre, je lui suis tellement reconnaissant d’avoir accepter que je partage sa vie. Je serais prêt à donner n’importe quoi pour lui, même ma propre vie. Il m’a donné espoir pour un avenir heureux, me voir vieillir à ses cotés, car lui ne vieillit pas, il semble rajeunir, c’est mon souhait le plus cher. Mais qu’a t-il aujourd’hui à regarder sa montre à tout bout de champ ? Il se promène comme un lion en cage depuis au moins une trentaine de minutes.



NCIS, 17h00

Le téléphone m’a fait sursauter, j’étais perdu dans mes pensées. Quant à Gibbs, il se rua sur l’appareil. Mais, contrairement à son habitude, il chuchota. Je n’ai pu rien entendre de la conversation, qui fut de très courte durée d’ailleurs, que quelques mots échangés.

• Ok, Tony, c’est assez pour aujourd’hui. On ferme la baraque et on déguerpit.
• Mon dieu, la météo doit annoncer la tempête du siècle si tu veux partir si rapidement, il n’est que 17 heures.
• Oui et on est ici depuis 7 heures ce matin. Alors on s’en va, c’est assez pour une seule journée.


POV Tony

Depuis mon enfance, j’ai toujours eu la nausée en voiture, peut-être du fait que je n’y allais pas souvent. Mes parents étant toujours en voyage, moi dans un collège et durant les vacances dans un établissement pour jeunes, alors les balades en voiture se faisaient rares.

Mais à la vitesse à laquelle Gibbs conduit, j’ai la nausée presque à chaque fois. Les trous et les bosses de la chaussée ne semblent pas le déranger. Mais ce soir, nous volons à la vitesse de la lumière, les avions volent bas à Washington. Je n’ose pas lui dire, car il va augmenter la vitesse, juste pour voir jusqu'à quel point je peux verdir. Nous arrivons à la maison en un temps record, je descends de la voiture, content de ne pas avoir été malade, prenant une grande respiration, je me sens un peu mieux. Fox est à mon coté aussitôt et par son regard, je vois qu’il sait que je ne me sens pas bien.

• Ça va aller, Fox.
• Pourquoi tu n’as rien dit ?
• Cela aurait changé quelque chose ?
• Oui, j’aurais ralenti.

Je le regarde avec étonnement.

« Mais qu’est-ce qui lui prend tout d’un coup, depuis quand il se préoccupe que je sois malade en auto ou pas. »

• Allez, viens, entrons dans la maison avant de prendre froid.

Rendu près de la porte, Fox me laisse entrer en premier. J’entre dans la cuisine pour faire le café de mon chéri et je reste figé sur place. La table est mise avec la plus belle vaisselle, bougies, fleurs, tout y est. Il arrive près de moi, le sourire aux lèvres en voyant ma réaction.

• Joyeux anniversaire, mon amour.

Je suis incapable de répondre tant que ma gorge est serrée, je me sens comme pris d’un vertige. Je m’assois pour ne pas montrer ma faiblesse, je le regarde et je lui fais un de mes plus beaux sourires.


POV Gibbs

- Tu as fait tout ça pour moi?
- Oui je voulais que ton anniversaire soit un de tes plus beaux jours de ta vie Tony? Je voulais me faire pardonner le fait que j’ai oublié l’an passé.
- C’est merveilleux Fox, mais qui a mis cette table? Ce matin… Oh! J’ai saisi, Abby et McGee.
- Et Ducky aussi.
- Ils on fait un travail du tonnerre.
- Oui en effet. Tu as faim?
- Cela ne se demande même pas. Bien sur que j’ai faim. Qu’es-ce qu’on bouffe ce soir?
- Sushi et saké au menu ce soir.
- Wow! Merci Fox, me dit-il tout en s’approchant, il me donna un baiser à la DiNozzo, j’étais aux anges. J’ai bien réussi mon plan, il est content mais il ne perd rien pour attendre, j’ai tellement hâte de lui donner ses cadeaux, que je crois que je ne serai pas capable d’attendre après le diner. Surtout s’il continue à m’embrasser comme il le fait depuis quelques minutes, je ne serai même pas apte pour diner, nous passerons au dessert tout de suite.

- Attend, j’ai encore d’autre surprise pour toi. L’éclair de joie qui illumina ses beaux yeux, ils sont verts ce soir, il a les yeux qui changent de couleurs avec son humeur. Vert il est heureux, noisette il va bien, gris-vert il n’est pas content, j’ai appris à me fier a la couleur, jusqu’ici cela ma bien servi, je sais comment agir selon son humeur. Mais ce soir, ils sont d’un vert émeraude, brillant et plein de vie.
- Une autre surprise, je suis choyé ce soir.
- Viens avec moi, dans le bureau.
- Dans le bureau?
Je l’entrainai avec moi en lui prenant la main. McGee avait fait du beau travail. Le nouvel ordinateur trônait dans toute sa gloire le bureau brillant de tout ses feux, et Tim as laissé un message en grosse lettre de couleur « Bon anniversaire Tony!» et placé le téléphone cellulaire a coté, avec une petite note « Tout a été reprogrammé Tony, même tes photos de Gibbs tout nu». Lorsque je lu le message, je sentis une rougeur envahir hypocritement mon visage.

- Tu as des photos de moi nu dans ton ordi?
- Heu! Oui, un peu …disons…quelques unes…
- Tony! Seigneur quelle idée.
- Comment je pouvais savoir que McGee reprogrammerais mon ordi ?
- Non effectivement. Mais bon passons. Alors qu’es-ce que tu en dis?
- C’est fantastique, c’est McGee qui t’as donné l’idée? C’est justement celui que je voulais.
- C’est McGee qui a fait l’achat mais c’est mon idée.
Il regardait son nouvel ordinateur, passant un doigt le long du clavier, comme s’il n’était pas sur de son existence. Il se tourna, m’adressant son plus beau sourire et se serra contre moi. J’ai cru sentir un tremblement et un reniflement. Surpris de sa réaction je me suis éloigné un peu de lui pour le regardé.
- Pas un mot Fox, pas de commentaire
- Non Tony aucun commentaire sur le fait que tu pleure.
- C’est trop Fox, c’est trop…
- Mais non rien n’est trop beau pour toi. Allons, viens on va aller diner, et j’ai un dessert tout à fait fabuleux dont tu m’en diras des nouvelles?
- Ah! Oui, c’est quoi, un Gibbs flambé au cognac avec une seule chandelle.
- Idiot.

Le diner fut savoureux, les sushis étaient délicieux et le saké a une température parfaite. Nous avons mangés comme des goinfres, mais naturellement il restait de la place pour le gâteau. Fier de mon œuvre, je le sorti du réfrigérateur et le déposa avec un geste digne des meilleurs maitres d’hôtel sur la table. L’air de gourmandise sur le visage de mon amant, me récompensa de tout le labeur investi dans cette montagne de crème fouetté, chocolat et fromage. Je lui en servis une immense part, car mon homme est gourmand et très friand de sucré. Normal avec l’énergie qu’il dépense en une seule journée. Aussitôt servi il engouffra une énorme bouchée et resta figé, pas un muscle ne bougea seul ses beaux yeux furent envahies de larmes. Hébété par ce comportement insolite, je ne savais plus quoi faire.
- Tony! Tout va bien?
Il me fit signe que non, et recracha le gâteau dans son assiette.
- Tu es malade?
- Non me répondit-il d’une voix enroué tout en s’essuyant les yeux. Ou as-tu acheté ce gâteau?
- Nul part, c’est moi qui l’ai fait.
- Oh!...heu…je…
- Tony, mais qu’es-ce tu as? Je commençais a m’inquiété sérieusement, lui si volubile en temps ordinaire, n’était pas capable d’enligner deux mots de suite.
- Heu! Rien, non ce n’est rien me répondit-il en me faisant un sourire timide. Je ne suis pas malade. Je vais bien.
- Mais oui, surement a te voir comme ça, tout va bien je lui répondis sarcastiquement, alors pourquoi as-tu recraché le gâteau? En disant ces mots, je regardai le gâteau et je compris tout de suite le malaise de mon amant. Je pris une fourchette et avala une bouchée pour la recraché aussitôt.
- Pouah! Mais c’est immangeable. Pourquoi t’as rien dis? Je comprends ton malaise mon chéri.
- Je ne voulais pas te faire de la peine Fox. Tu as pris le temps de cuisiner pour moi…
- Oui, mais avouons que ce n’est pas une réussite. J’ai surement foiré dans les mesures.
- Ça goute le vinaigre. Qu’es-ce que tu as mis dedans?
- Ben du fromage, moka et il y a une tasse ( 250 ml) de vinaigre dans la recette.
- Une tasse? Voyons Fox, une tasse, ce ne serais pas une cuillérée plutôt.
- Ben… je ne me souviens plus…probablement…je lui répondis en essayant de revoir la recette dans ma tête, je n’avais pas vraiment fait attention a la quantité mais en y repensant bien une cuillérée était plus logique qu’une tasse.
Tony parti à rire probablement de moi avec mon air de chien battu, j’étais complètement découragé. Moi qui était si fier de mon coup mais en fait de surprise alors fallait dire que j’avais réussi. Tony riait toujours, au moins je lui fais passé un bon moment a mes dépends.
- Ah! Fox finit-il par dire en s’essuyant les yeux, tu es adorable.
- Moi adorable.
- Oui, je t’adore, et merci pour cette fête. C’est le plus bel anniversaire de ma vie.
- Même si j’ai failli de faire mourir étouffé à cause du gâteau.
- Oui même avec ça.
- J’ai quelques chose d’autres pour toi, lui dis-je en sortant un e enveloppe d’une de mes poches. Je lui tendis et il la prit doucement comme si en la touchant elle s’évaporerait en fumée.
- Qu’es-ce que c’est?
- Ouvre tu verras.
Il ouvrit l’enveloppe doucement comme s’il avait peur que cela lui saute au visage et en sortit la paire de billets d’avion. J’ai vu par sa réaction qu’il ne s’attendait pas à ça.
- Oh! Fox, Porto-Rico, mon rêve...
- Je sais, c’est pourquoi je veux t’y emmener.
- Porto-Rico, répéta-t-il rêveusement, le sable, la mer et le cadeau suprême je vais y être avec toi.
- Oui, mon chéri j’y serai. J’ai réservé une suite privée, dans un hôtel gay comme ca on pourra faire ce que nous voulons sans avoir l’air des animaux de cirque, plage privée, chambre avec terrasse et jacuzzi. Nous partons vendredi soir prochain.
- La semaine prochaine, tout les deux. Mais comment…
- J’ai soudoyé Vance, ben en vérité je l’ai plutôt menacé afin qu’il nous accorde cette semaine de vacances.
- Menacé?
- Oui je lui ai dit que je t’enverrais travailler avec lui pendant une semaine et il a accepté tout de suite en voyant dans quel pétrin il serait.
- Très drôle, mais c’est toi qui se serait ennuyé sans moi durant 5 jours.
- Tu as raison, je ne peux pas m’imaginer ma vie sans toi a mes cotés.

POV Tony

Quand j’ai ouvert l’enveloppe et vu les deux billets d’avion, je ne pouvais pas croire ce que je voyais. Des billets pour Porto-Rico et avec Fox, mon rêve prenait forme, je me voyais déjà là-bas me promenant main dans la main avec lui. Pour la première fois de ma vie, je me sentis vraiment aimer, la vie avec Fox n’est pas toujours facile, mais il est un être honnête et bon. Il a un caractère de chien mais il est aussi loyal que l’animal. Et aujourd’hui il m’a rendu heureux, comme je ne l’ai jamais été, pas seulement a cause des cadeaux, mais juste d’avoir pensé a mon anniversaire. Même si le gâteau n’était pas mangeable, j’aimerais pourvoir le garder toujours en gage de son amour. Il l’as fait lui-même. Mon Fox a cuisiné seulement pour moi. Le cœur me fait mal par tant d’émotions, mais cette douleur je voudrais toujours la ressentir, car c’est la douleur du bonheur. Sans un mot je le pris dans mes bras et me collai a lui.
- Merci Fox, merci pour cette magnifique journée. Je suis si heureux.
- Je voulais que ce soit mémorable. Désolé pour le gâteau.
- Pas grave car je crois que je vais essayer un nouveau dessert.
- Et c’est?
- Un Gibbs, moka et crème fouettée servis sur un lit de chocolat. Humm! Un régal.
- Et moi j’aurais quoi comme dessert?
- Heu! Laisse-moi y réfléchir. Que dirais tu d’un DiNozzo à la fraise et banane érigée et crème fouettée.
- Mon dessert favori, j’adore les bananes. Alors on oublie le gâteau.
- Non je ne veux pas l’oublié, il est atroce, mais Quel gâteau!
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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Mer 19 Juin 2013 - 18:33

Un régal cette scène ! De la guimauve en veux-tu en voilà, de l'humour, de l'amour ! J'ai adoré !:j:aime::j:aime::j:aime:  Gibbs est touchant, Tony trop mignon et malgré le vinaigre, moi aussi j'ai adoré ce gâteau ! rire démoniaquerire démoniaque  Merci pour ce bon moment de lecture...bravobravo



Rien n'est plus fort et plus intimidant que l'intensité d'un regard posé sur soi...
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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Mer 19 Juin 2013 - 18:45

Gibbs n'a pas fait les choses à moitié pour l'anniversaire de Tony, j'aime voir son côté romantique :j:aime: :j:aime: :j:aime:

bravo bravo pour cette nouvelle scène Mirabelle
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MessageSujet: Re: NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G   Mer 19 Juin 2013 - 20:28

merci pour vos commentaires, c'Est vrai que meme si c'est moi qui a écrit cette scenes, elle est une de mes préférée:clien:s.
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NCIS - Scène de la vie quotidienne - Gibbs/DiNozzo – G
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