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 L'Ancien Codex - G - Poésie

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MessageSujet: L'Ancien Codex - G - Poésie   Sam 22 Juin 2013 - 0:48

[Ceci est le recueil de mes "meilleurs" poèmes faisant partie de mon ancienne poésie, c'est à dire celle de l'époque où j'étais encore plein de rêves et d'innocence et muni d'un lyrisme exacerbé. Les nouvelles poésies seront publiées dans le secteur pour adulte, à cause des thèmes abordés. :) ]


Poésie I
Romance


#1 Novembre

Nos chemins s'y croiseront mon bien-aimé
Ornementés des racines de tes pensées
Venteront hagards les vents murmurants des chants
Et nous les siffleront aux fantômes des champs
Même la pluie ne saura pas faire silence
Brumaire résonne cet écho qui s'élance
Reflète la brise légère et rompt le charme
En instillant le doute à ses images parme
 
Elles dansent les dryades près du grand hêtre
Recouvrant de feuillages nos tombeaux nos êtres
Basculant en-dessous lentement sous la terre 
Maudit paradis au goût de cimetière
Et se brisait le miroir nous étions cendres
Voici quand n'était plus l'ombre parmi nous deux
Orgueil chanceux car le mirage aux amoureux
Ne montrait pas le froid visage de Novembre


#2 Novembre Partie II

Nos divins anges aux ailes ensanglantées
Obscurs éphémères des gloires oubliées
Voleurs en vos lumières je me perds au jour
En vos regards je n’aperçois que des vautours
Menez mon chemin en ce qui m'est infernal
Bordez d'arbres calcinés ma terre natale
Résistante à la brisure de vos naufrages
Échapper d'en rêver je n'ai eu le courage

Étranger si lumineux pourtant au lointain
Raffiné des sens plus tacites que les vents
Beaucoup de cendres ont voleté jusqu'au ciel
Mère Nature aux douceurs parfumées de miel
Emmène-nous à voir les blafardes blancheurs
Virevoltant aux crépuscules tourmenteurs
Où bercées des nuages les âmes unies
Ne chanteront alors qu'aux larmes de la pluie


#3 Novembre (Acte III)

Nos roseaux s'enlacent quand s'est perdu le vent
Oublions de nos peines ces soleils levants
Vainqueurs d'un jour durant des doutes éphémères
Envoyons-nous encore un baiser mortifère
Maintenant a perdu son avance le temps
Bercé aux affres d'autant de sourires blêmes
Rendant à ces nuits esseulées les blâmes d'Eden
En les abysses nos regards voient, flamboyants

Espoir enchanteur d'avoir percé au matin
Rares étaient les lueurs que j'ai alors atteint
Baignés aux leurres nous deviendrons complices
Mentir s'il faut au cœur pour un seul sacrifice
Entendais-tu tout là-haut le chant des oiseaux
Voilà qu'il s'est éteint quand seuls quelques corbeaux
Osent venir y braver les mots alléchants
Ne m'appelle plus, voici revenir le temps


#4 Lettre à Aphrodite

Voilà qu'à toi je viens, une lettre à la main.
Et pour me satisfaire tout ce que de prière
Tu n'as su m'apporter, cet amour j'aimerai !
Las même après le vin, il ne se passe rien !
Tu n'es pas de pierre ni de parfums amers !
Ce ne sera aisé ni même bien sorcier.
Un conseil assez fin à l'aube de ce matin?
Comment ça? Laisser faire? Je ne le pourrai guère !
Même si j’espérais, je m'en suis bien douté
Qu'avoir été serein ne m'apporterai rien.
Alors je désespère, lentement je m'y perds.
Je peux bien m'en aller, si j'en suis destiné.
Notes qu'au mot prochain, je n'en aurai besoin
Car je laisserai faire en sifflant quelques airs,
Cœur empli de gaieté, mains si bien retranchées.


#5 Les Rêves Eternels

Dans le ciel un jour est venu
Quand sont tombées les feuilles brunes
Il pleut les larmes de la lune
Prenant mes pleurs au dépourvu

Que vienne la nuit pour qu'enfin
Je puisse à nouveau les chercher
Cachées par les nuages nos amours passées

Les rires des enfants résonnent
Et mes pas un à un se meurent
La brise récite en mon cœur
Des doux soirs les cendres d'automne

Je plonge alors dans le sommeil
Conte-moi toutes ces merveilles
Celles qui n'auraient jamais dû avoir de fin


#6 Cancer

Aujourd'hui je suis tombé amoureux.
Amoureux d'un être peu envieux;
De ses membres je vis l'asymétrie,
Portant en eux les bris de l'harmonie.
Ses deux iris, rondes et incolores,
Étaient semblables à celles d'un mort,
Mais elles scintillaient à l'unisson,
Réveillant le reflet de mes passions.
Car de son âme je voyais le feu,
Un feu flamboyant et impétueux,
Repoussant la noirceur de la mienne,
En un déluge des mistrals bohèmes.
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MessageSujet: Re: L'Ancien Codex - G - Poésie   Sam 22 Juin 2013 - 1:26

Poésie II
Mythes


#1 Thanatos

Un enfant je vis le long d'un chemin
Parfois d'un sentier menant à Alceste
D'un voile recouvert son noir visage
Chaque matin semblait se révéler
Et plus encore quand sera demain
Bien plus encore après nuits d'incestes

Soudain disparut alors le charmant mirage
Jusqu'au lendemain, jusqu'à un matin d'après
Son affreux visage à l'aube j'irai mirer

Cette nuit durant, les aurores j'attendrai

Où cessera la plainte à mère lune
Quand sera le rayon premier aux cimes
Il paraîtra de nouveau à l'appel
Le désirant de tout lambeau de chair
Aux mains mes cendres il tiendra dans l'urne
Du châtiment apaisera le crime

Des griffes libérera l'enfant les blanches ailes
D'un papillon voletant haut de lumière
Qui jamais pourtant ne quittera cet enfer

Cette nuit durant, les aurores j'attendrai


#2 Léviathan

Sonnent les trompettes funestes
Quand vient l'heure où les marées lestes
Se déversent vagues serpents
Succombant au brasier ardent

Depuis les abîmes des Hommes
Vient la créature sans forme
Remuant sinistres abyssales
Au gouffre piégeant les étoiles

Et le monstre alla au Soleil qu'il avala
Aveuglant les Hommes de ses pieuses lueurs
Entraînant le navire jusqu'aux profondeurs 
Où jamais plus la lumière n'éclairera


#3 Les Yeux de Méduse

Dans ce grand temple enfermée sans miroir
Ô faux sanctuaire véritable geôle
Son visage en cet antre elle imagine
Mais sans parvenir à l'apercevoir
Autant d'obscures passions frivoles
Lui ont fait croire à tord aux divins signes

Réside pourtant l'épais mur de verre
Où s'y voir jamais elle ne le pourra
Si ses cheveux ne sont pas d'or blanc
Son visage repousse la lumière
Puisqu'y survivre elle ne le pourra
Arrachant son dévolu aux serpents


#4 L'Appel des Muses

L'air apaisant, je m'éveille à d'or symphonies
Portées par les vents les notes des harmonies
Siphonnaient latentes les brises d'au-delà
Transvasait l'aurore entité rompant le glas
Les douces mélodies rimant à chaque pas
Chantaient une partition aux sons de lumière
Sans frontières murmurant des douces prières

À ses beaux chants en vibre une plume et écrit
Tout ce que d'amertume n'a pu conter la vie
Vivre après cette chanson j'aurai tant aimer
Lorsque s'en ira la composition, d'un souffle
Partir, jusqu'aux confins je m'en irai d'un gouffre
Même en cet enfer où le vent n'est plus que soufre
Toujours de chanter je ne saurai m'arrêter 
Quand viendra alors à me manquer la claire voix
Les blanches harpes l'étendront outre trépas

Façonnent d'or les filaments un requiem
Versant chaque note mes larmes diluviennes 


#5 Le Charme

Edentées les lames d'un marais féroce
Un chemin se frayant à travers les nuages
Déjà débordaient aux récifs des plus précoces
La troubleur scandante des calmes marécages
En l'espoir intime à briser des eaux le chant
Des bas-fonds provenant résidaient les sirènes
Chantant des mélopées à leurs tendres amants
Venant, chavirant, nageant auprès des couleurs ternes
Isolées des abyssaux tourments et des peines
Suivant la mélodie, vibrant aux fantaisies
Embrasés les flots, comme en proie à mille hyènes
Se mirent grondant à retentir d'atroces cris
Déchirant des noyés leurs âmes éperdues
Que frayeur ne ressentait à leur triste face
Vers les abîmes leurs corps tirés, dévêtus
À jamais ne pouvoir atteindre la surface


#6 Le Testament (YHWH)

Aux mers lègue l'envie
De deferler sur le pays

Aux vents lègue la colère
De souffler ô grandes chimères

Aux démons lègue la luxure
À toute tentation impure

Aux adeptes lègue l'avarice
Pour avoir bu le Saint Calice

Aux anges lègue la paresse
De n'avoir fait que lestes gestes

À l'univers lègue la gourmandise
Pour n'avoir pris forme précise

À l'Homme lègue l'orgueil
D'avoir cru disposer d'un oeil


#7 Le Char Etincelant

Paisiblement il s'endormait sur les draps blancs
Par sa beauté il était l'élu de la Lune
Bercé aux vagues de sa celeste lagune
Dans un sommeil infini il mirait ses chants

La Dame aimante, vêtue de linceuls brillants 
Lissait sa chevelure iréelle et brune
Tendrement, elle jouissait de sa fortune
En baignant de ses clairs rayons son bel amant

Eternelle avait été la nuit et pourtant
Hélios venait de paraitre au-dela des dunes
Elle vit l'oeil de l'amant s'ouvrir doucement

Des brumes sortit sa vision aveuglée
Il lui semblait avoir percu un cheval blanc
Vint la clarté, au loin une étoile luisait
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MessageSujet: Re: L'Ancien Codex - G - Poésie   Sam 22 Juin 2013 - 1:28

Poésie III
Désespoir


#1 Bribes de Novembre

Ornementés des racines de tes pensées
Empreintes à l'automne de couleurs embrasées

Reflète la brise légère et rompt le charme
Miroitant le scintillement des fleurs profanes

De tels sentiments j'ai éprouvé si longtemps
Tant jeté au torrent leurs soupirs véhéments 
D'enchevêtrés tourments m'ont conduit au serment
En vouant la lanterne aux assaillants sarments

Recouvrant de feuillages nos tombeaux nos êtres
Faits d'ébènes et rouages dont nul n'est maître

Et se brisait le miroir nous étions cendres
Aux incessants hurlements du visage tendre

L'amas au ciel noirci des fibres gangrenées
À l'unisson de mes cris vibre, déchiré
La détresse des rugissements foudroyés
Rendait taciturnes mes échos esseulés

Voici quand n'était plus l'ombre parmi nous deux
Nos amours brisées haletantes de cent feux


#2 Le Pacte de Novembre

Au cloître de mille lucioles ferventes
Apparaissent ces hivers qui me hantent
D’amères mélodies je peux me souvenir
D'une note où semble mon esprit se tarir
Dans l'océan la larme de réminiscence
Brise en éclats l'ombre de ma fragile essence
Mythifiant mon histoire des aigres plumes
Qui jamais n'en prendront l'envol parmi la brume 

Quand l'aube des lumières mystificatrices
Viendra un demi durant jouira la justice
Pour qu'enfin je puisse revoir le doux visage
De la fille abandonnée depuis autant d'âges
Auprès du démon plein de tromperie j'irai
D'écumantes escalades que je ferai
Pour ramener de sa fiévreuse dépouille
D'un passé les vestiges couverts par la rouille

Ne filtre la mémoire cachée d'un linceul
Ne pourrais-je donc me sentir jamais seul
Si solitaire de sa macabre présence
Ma vue se ténèbre au poids de ses défunts sens
Seule ses orbites vides elle me fixe
La sensation me transmettant que rien n'existe
Devient si ambigu le néant à son appel
De ce cadavre à la face pourtant si belle 

Ce passé le choix de garder j'ai pourtant eu
Mais par méprise ou par la peur d'être rompu
L'amnésie j'ai préféré d'échapper aux tords
Je n'ai cessé mais je vois son visage encore
Condamnés à vivre de ses belles chimères
Déchirant mes tissus de plaisirs mortuaires
Ô doux sourires venus des anciens tombeaux
Amenez-moi dans le vrai dans ce qui est beau

Ce qu'elle signifie je ne sais plus la vie
Ce grand don est-ce vraiment ou juste un sursis
M'épier je la sens dans l'ombre de mes nuits
Allongé j'attends les yeux fermés sur le lit
Que me portent à elle mes désirs de fuite
Vers l'âme lugubre afin qu'elle ne me quitte
L'étincelant maléfice et les feus damnés
Jusqu'à mes lèvres me portent un mort baiser

Ni souffrances ni d'amertumes je ne veux
En échapper je ne peux en faire le vœu
De ses mains au creux le spectre me rendait l'âme
Aiguisée des feux noirs une goutte une larme
Défilantes mes pensées brisaient le suaire
Des racines aux fibres du Père des pères
S'engouffrait l'Immaculée au sein de mes veines
De ce détour la traversée n'a été vaine

Ni perdition ni cécité n'ont disparu
Errant comme un esprit malade dans les rues
Quand vides de pensées des tréfonds et si gais
Les corps pantelants des ivrognes enchaînés
Galopaient aux instruments de toute allégresse
Sans savoir le vrai qui jamais ne se confesse 
J'aurai aimé rien qu'une dernière fois au moins
Voguer au terme insouciant par tous les chemins


#3 Les Passeurs

Au péril d'un âge un souffle j'accorderai
Le dernier qui n'arrivera jusqu'à sa fin
Le plus faible quand vibreront mes cordes raides
Quand le son des harpes pointera au matin

Saches-le, ce soupir je t'en ferai l'offrande
Quand reposer serein sera l'occupation
Mon unique alors je ne voudrai de demande
J'en aurai bien quand les vers pour moi se battront

Ce sera mon présent, le dernier de ma ligne
Fais-en bon usage car est proche le jour
Où de faire ce soupir viendra ton tour 

Le message à un autre tu feras passer 
Comme Charon passeur de la fin des destinées
Nos sangs ce jour-là se mêleront dans les vignes


#4 À Nos Souvenirs

Te souviens-tu quand ensembles nous errions,
Au bord d'un lac lorsque la nuit s'y refletait?
Nous nous admirions durant de longues heures.
Je fermais les yeux et je t'écoutais parler..
Nous étions si bien, nous voguions aux horizons.
Jusqu'à l'aube, quand vint cette immonde torpeur. 

Tu n'étais plus, le soleil venait te brûler,
Et le temps malgré lui m'a fait perdre tes cendres.
Mon regard noir, mes yeux devinrent de pierre.
Mais chaque soir, à ce grand lac je revenais,
Et ne t'y voyant plus, je voulais y descendre.
Fais-moi un signe par-delà les rivières.

À mon ami de la pensée que j'ai perdu
Aux larmes de la pluie qui un jour s'était tût.
Ô imaginaire reviens-moi comme avant
Ô temps cruel ramènes-moi jusqu'à l'enfant.


#5 Verset 17

Aujourd'hui le jour est mort
Et notre lune est en sang
Pleurant mille étoiles encore
Pleurant l'eternité durant

Car les fils ont tué leur mère
Car notre source a tari
Essoufflant ses râles amers
Et souffrant ô palais fleuri

Je vois au loin tous ces rivages blancs
S'éteignant déjà au feu firmament
La voie s'étend en un brasier opale
Où vont se perdre ces visages pâles

Ce soir nous nous endormons
L'aube jamais ne reviendra
Dans nos chimères nous verrons
La blessure de son trépas
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MessageSujet: Re: L'Ancien Codex - G - Poésie   Sam 22 Juin 2013 - 1:30

Poésie IV
Cauchemar


#1 Cauchemar

À l'orée d'une farouche clairière de nuit
À l'heure charnière où les lunes se croisaient
S'était là étendue la licorne blessée
Meurtrie des rêveurs assauts de mes féeries

Valsait aux vents sa douce crinière argentée
Entachée des myriades d'écarlates perles
Gouttant sur les hautes herbes d'un pré vermeil
Se brisaient mes pas n'ayant su venir l'aider

La pluie rouge avait dessiné un arc-en-ciel
D'azur lueurs lunaires resplendissaient ses cris
Déchirant la voûte nuageuse en mille bris
Cauchemars d'antan vos visions étaient si belles


#2 À L'Ombre de Phobos

Une lueur se meurt, descendant des cieux 
Il est venu l'heure, au temps de s'arrêter
Ainsi les cœurs, tout ceux qu'au jour j'ai tant aimé 
S'en iront d'horreur, mirant ce noir dans tes yeux

Une lueur se meurt, décadent des dieux
Pour toutes ces frayeurs, dès lors qu'enfant j'étais
Qui a chaque noirceur, la nuit se reformaient
Remplissant de fureur, mes larmes de cent feux 

Une lueur se meurt, jusqu'au Styx chavirant
Déposant mes lèvres, j'en boirai l'eau livide
Pour cesser la fièvre, d'avoir été lucide
Grimper aux hauteurs, pour sentir ivre les vents

Une lueur se meurt, tes reflets se montrant
M’enlacent de terreur, aux rivages placides
De n'avoir eu des leurs, que leurs regards acides
Dépité par mes peurs, toutes les nuits je mens

Une lueur se meurt, celle de mes amours
Puisse cette lune me cacher de ton jour 


#3 Le Danseur Désarticulé

Un cercle dans le noir
La pénombre se mouvait
Une forme dans les ténèbres
Vers mon repos venait

Dans la glace se figeaient mes cris
Qui, à l'aube, s'éteindront d'avanie
Un lancinant reflet parcourt le givre
Surplombant mes visions de plaisir ivre

Mes mots me manquent dans le marbre
Que cesse la ronde et ses pétales
Je mirerai retors l'avenir vénal
À chaque instant s'éteint un feu du candélabre


#4 Umbra Oscillum

Chacun de nous deux ne percevait plus que les deux globes oculaires de l'autre au sein des ténèbres avoisinantes. 
Démunis d'outils qui nous auraient permis de prendre connaissance de la longévité de notre échange visuel.
Nos corps semblaient n'être devenus que vapeurs et nos âmes tentaient vainement de s'en évader.
Seul, un pendule reposait entre nous. Il se balançait, voguait d'un côté puis de l'autre.
Seulement, un pendule se balançait.
Rien ne transparaissait de son mouvement et le temps devenait un infernal supplice.
Nous nous regardions. Nos regards fixés vers les horizons. Ceux-là aptes à nous guider, nous diriger.
Mais nous n'entendions que le néant. Les frêles fibres de nos êtres paraissaient s'étendre vers le vide absolu.
Nous nous regardions, sauvages et irascibles, empreints du farouche désir de nous entre-dévorer, tels deux animaux.
Nos destins étaient liés depuis notre naissance commune. Seule, l'hostilité façonnait les liens du désir avide.
Nous puisions dans l'absolue amertume de notre inconsistance sans prêter soin au néant alentour.
Une roue tournait. Elle tournoyait. Sa fureur ne faisait que s'accroitre au fil du temps.
Furieusement, une roue tournoyait.
Que nos yeux se tournent à l'unisson avec elle pour y être aveugles et imperméables.
Les fougères de nos passés se calcinent aux crépuscules. Délaissant au rêve ses sourires déments.
Et nos yeux tournent, ils se balancent et restent figés sur la place d'un village que l'horloge a préféré oublier.
Nous nous voyons nourrisons, enfants, adolescents, adultes et vieillissants. Nos soupirs s'amenuisent et s'achèvent.
Derrière les portes des bâtisses, les visages monstrueux nous fixent tout en souriant. Toujours, ils souriaient.
Les portes sont closes. Les bâtisses tremblent. Les sourires par-delà les vitres se glaçent d'horreur.
Le soleil nous regarde, il vacille lentement de bas en haut. Jusqu'à s'effondrer au sol.
Le soleil vacille, puis nous regarde.
La place se mouvait suivant le rythme du pendule. L'horloge venait de sonner minuit.
Un effroi soudain surgit des maisons. Les portes s'ouvrent et le rêve recommence encore une fois.
Mais le pendule lui a descendu. Et le soleil devient rouge sang. En face, immobile, l'inconnu sourit lui aussi.
Il sera bientôt temps à la nuit de revenir. Les crocs des figures innommables se profilent derrière les vitres tachées.
Le froid revient. Le pendule descend. Des cris stridents parcourent la brise des vents inanimés. Je les vois.
L'inconnu penche sa tête d'un côté puis de l'autre. Ses deux yeux tournent à contresens, disjoints.
La place recommençait sa ronde. Les aiguilles de l'horloge tournaient, tournoyaient.
Les aiguilles de la place tournaient.
L'HORLOGE HURLAIT. LE SOLEIL SAIGNAIT. LES PORTES SE CLAQUAIENT, OUVERTES. 
LES MONSTRES S'APPROCHAIENT. ILS VENAIENT. LA PLACE SE FIGEAIT. L'INCONNU SE PENCHAIT.
LES BÂTISSES SE FISSURAIENT. LE VENT AGONISAIT. LA FIGURE DE l'INCONNU SE MOUVAIT, CHANGEAIT.
Le pendule tomba au centre de la place. Il n'y avait plus rien à son reflet. Pas même l'ombre d'une présence passée.
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MessageSujet: Re: L'Ancien Codex - G - Poésie   Sam 22 Juin 2013 - 1:32

Poésie V
Démence


#1 Synthesis

Le réveil sonne
L'homme en blanc grogne

La dame pleure
Elle pleure encore

Le lit est blanc
Les draps en sang

La femme hurle
La salle est blanche

De l'autre côté
Survient un décès

Le bébé solitaire
Sera parmi les vers

Sa peau sera blanche
Ô naissance étanche

La vie déchire
La mort déchiffre
Synthesis


#2 Bloc 607

Un mur, un sol 
Un toit, un bruit
De toi, qui vole
L'azur, des bris
Là-haut, l'orage
En bas, mes cendres
Le mât, de rage
Vers l'eau, descend
Un ronflement sourd sonne
Là-haut, vers l'eau
Un sol, qui vole
Un toit, l'orage
Descend, l'azur
De toi, un mur
Mes cendres, des bris
Le mât, de rage
En bas, un bruit
Là, ses yeux te regardent
L'azur, mes cendres
Des bris, de rage
En bas, un toit
Là-haut, un sol
Un bruit, le mât
Vers l'eau, qui vole
L'orage, de toi
Un mur, descend
Vois, ses yeux te regardent
Mes cendres, de toi
Un mur, là-haut
Le sol, l'orage
Des bris, de rage
L'azur, un bruit
Le mât, qui vole
Descend, vers l'eau
Le toit, en bas
Un ronflement sourd sonne


#3 Les Errantes

Au prélude du destin croupissent nos larmes.
Atrophiées, les désunies chantent leur complainte.
Si la marée monte, ce n'est que la vase qui stagne.
Comme un poison enivrant, couleur de l'absinthe.

Nos reflets déséchés brillent à la surface,
Pareils aux lueurs de l'étoile qui se meurt.
Le tocsin sonnera aux horizons fugaces,
Quand le bleu des yeux les aura fuit, pour ailleurs.

Aux paupières enfermées je mire, eternel,
La superbe aura d'une marée cristalline
Dedans, les corps mutilés baignent, pris dans le gel
Du froid dévorant de tes lèvres opalines.

Claire Lune brille au sommet de mes déboires.
Seul l'azur de tes faisceaux pourra me guérir.
Mes mains pénètrent l'eau livide pour y boire,
Les mers de ce que d'ivresse j'ai pu vomir.

Les tintements du clocher résonnent à l'aube,
Les flammes se prennent à la cruelle danse.
Mon regard se déchirera quand viendra l'ode
Puis mes entrailles quand se brisera ma panse.

Quelques lames errantes parcourent le givre,
Quelques souffles perdus ensorcelent la rime.
Et les flots deviendront bleus comme les cieux,
Je plongerai alors dans l'océan de tes yeux.


#4 Folie

Dans la brume un pendule se balance
Comme Amertume qui de sa plume s'élance
Ma foi est allée se perdre en silence
Dansant au sein du trouble d'un océan immense

Les pétales des vents sur mon âme se brisent
La vague agonie frappe le navire
Le trouble renait et dans ses eaux il chavire
La mer noircie jusqu'à mon corps s'incise

Suppliciées les visions s'enbrument du clair voile
D'un navire piégé aux profondeurs sages
Ensorcelé aux mille miroirs de sa toile
Tous leurs reflets ne me renvoient aucune image

La sorcellerie de l'éclatante torpeur
S'en va lorsque reviennent les douleurs
Derrière le verre une infinie tristesse
M'envenime au prélude de mes ivresses.

Que jamais ne puisse le verre se briser
Que jamais ne puisse l'océan me noyer
Que jamais ne puissent les miroirs refleter
Que jamais ne puisse le pendule cesser.


#5 Macabre Diurne

Aux sons des brumes vogue une larme aux étoiles
Par delà le fleuve envenimé de brisures
D'or elle étincele ces azurés zéphyrs
Jusqu'aux comètes aux chevelures d'opales
Qu'il faille pleuvoir et d'y boire les morsures
Happant d'un cosmos les hurlements d'en mourir
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MessageSujet: Re: L'Ancien Codex - G - Poésie   Sam 22 Juin 2013 - 1:33

Poésie VI
Rêverie


#1 Les Champs Immortels

Émerveillé quand devant mon regard d'enfant
Au-delà de la raison s'étendaient des champs
Envoûté j'étais devant pareilles beautés
L'améthyste océan aux îles ombragées

Il restait tant à faire auprès des horizons
À dessiner tant aux plus pures passions
Qu'on pouvait entrevoir par-delà les sept mers
Les fiers navires voguant baignés de lumière

Ô infinies douceurs de l'azur estuaire
Reflétez en sa surface le ciel sanctuaire
Des milliers d'étoiles jusqu'aux nébuleuses

Affûtant ses cent lames eaux tempétueuses
Frappent aux falaises brûlantes assassines 
Les champs immortels pour toujours inaccessibles 


#2 Les Folles Fantastiques

Dans les océans s'en est allé un soupir
De fièvre les mers et les terres se déchirent
Dans les mistrals s'est enfuie une mélodie
Là-bas, là-bas, par-delà les eaux de minuit

Une fée danse au lointain d'une marée folle
Scrutant les cieux afin d'en prendre son envol
Aux nuages se forment les visages blancs
Des sages rêveurs de ses mirages d'antan

Une vieille femme à sa main porte une rose
Elle s'envole auprès d'une âme et la dépose
La fleur la fleur soudain s'emplie de noir et fâne
Seule à la pénombre d'un crépuscule insane

La mélopée résonne aux rayons de l'aurore
Jusqu'aux eaux troubles descend d'un ciel déchu l'or
Et la fée mire aux marées ses reflets livides
Et la fée pleure une larme de sa vie vide

Ses chants vivront quand sera revenue la nuit
Et ses membres valseront à sa symphonie
Une danse pour une nocturne éphèmère
Un hymne pour une douce âme solitaire

Dans les océans s'en est allé un soupir
De fièvre les mers et les terres se déchirent
Dans les mistrals s'est enfuie une mélodie
Là-bas, là-bas, par-delà les eaux de minuit


#3 Un Jour de Pluie

Aujourd'hui je n'ai plus l'inspiration
Elle s'en est allée par la fenêtre
Puis un violent courant d'air est venu
Ma plume a voleté pour la rejoindre
L'encrier a chuté jusqu'à ma feuille
Et ma résolution s'est mutilée

Pourtant, mon regard fixé au papier
J'ai vite repoussé l'envie du deuil
Annihilé ces quelques détails moindres
Qui venaient nourrir ces idées menues
Du noir sur le blanc tendait à paraître
Un chef d'oeuvre esquisse de destruction


#4 La Voix des Images

Il montre ces choses à ceux qui doutent,
Soigne ces peaux, brise les liens.
Les miroirs nous retenant dans le trouble
Sont ternes à présent au creux de nos mains

Leur éclat s'en est allé vers la brume,
Si évaporé, dissident, et pieux
Qu'une lueur se traçant dans l'écume
Ne suffirait à atteindre les cieux.

La nuit, encore aujourd'hui, se soulève
Avec peine d'un néant. Sans angoisse.
Ici, les brises du temps s'accélèrent.
Pourtant, une nouvelle fois encore
Elle reste immuable. Toujours sans trace.


#5 Néant

Ô tendre terreur, brise-moi de ton envol
Va-t-en noir cœur, hisse-toi par-dessous le sol
Evade-toi des méandres de la chair folle
Saignant pour cet océan de clartés d'antan
Saillant aux ténèbres d'un rougeoyant printemps
Quitte-moi à présent, revient au néant


#6 Soupir

J'aurai tant aimé te léguer un fin soupir
Pour toutes ces choses ce que je n'ai pu te dire

Briser ce qui me retiens dans la torpeur
Assécher de ces flots les larmes de douleur

Ces yeux en moi ne devront voir la sénescence
Telle qu'elle a su se dévoiler, mais en vain

En ce soupir je pars vers un pays lointain
Avivé au feu de l'éternelle quiescence


#7 Au-delà

Aux dryades des forêts
Et aux élans de beauté
Pour avoir su y inscrire
Leur note avant d'en mourir


#8 En Silence

Au grand air, soufflant en bas
Grand parmi l'écume opale
Gisant, en-dessous, brillant
Là-bas fuit tout l'air vénal
En bas, en-dessous, ici
Ne résonnent plus mes cris
Au jamais, silence, grand
Brillant parmi l'oeil infâme
Lueur, s'étend, tout en bas
Vent, brise, souffle, soupir
Au néant puisant nulle âme
Jamais plus, là-bas, n'écrit
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MessageSujet: Re: L'Ancien Codex - G - Poésie   Sam 22 Juin 2013 - 1:36

Poésie VII
Perte


#01 Aux Amoureux des lettres qui dîneront bien seuls

Aux amoureux des lettres qui dîneront bien seuls
Puissiez-vous porter l'inspiration sans écueil
Que toute richesse non dévoilée à autrui
Soit par la plume sur le papier mise à l'écrit

Par treize fois l'horloge ainsi sonnera ce soir
Pour qu'une année seul ne soit pas faite de déboires
Après tout même le célibat a ses vertus
Ne pleurez donc pas vous qui ne l'avez point perdu

Quand au matin l'âme soeur viendra sonner aux portes
Résonneront toujours les treize saintes cohortes
D'un battement léger de poignée elle s'ouvrira

L'abondante clarté mais sans présent alors entra
Ne soyez précipités il n'arrive jamais
De rencontrer l'ange au premier son du clocher !


#02 Le Chant des Chrysanthèmes

À la plume du jour, il vole en noirs éclats
Par un matin couchant, quand l'aube ne sera.
Flânez chrysanthèmes sous la rosée infâme,
Au noir des plumages dès lors que les fleurs fanent.

Ô vives éperdus des longs sourires blêmes,
Que brillent vos carnes lorsque la terre saigne.
Ces pétales et veines par-dessous grandissent.
Quand l'aube ne brille toujours elles fleurissent.

Grands seigneurs et vassaux, tous, par-delà les cimes,
Gouvernez le chemin menant aux lueurs blanches,
Soyez le seul flambeau dans la nuit des tréfonds.

Par-delà les pleurs emportez ivre la rime
Au gré des sols dénués de toute semence;
Dans la perte vivez de mes pieux démons;


#03 Serpentine

C'est un soir où la brise caresse les sens
Susurrant sans cesser ses basses tyrannies
Incitant cent sacrifices pour son sang
Serpentines ensemble je vous en supplie
Aspirez mes maux, conservez en cette essence
Suis-je sacré serpent ou alors seulement 
Simple servant de mes passions et souffrances?


#04 L'Évangélisation

Ainsi entre en l'antre en le centre de son ventre
Feu pieux heureux des lieux et de ceux mieux des dieux
Un mensonge qui longe et ronge les songes entre
Et parvient au sein des saints les desseins du gueux


#05 Sinöé

Sinöé à toi je serai
Pour toi je vivrai par-delà
Les océans de larmes sang
Que tu ériges jusqu'à moi

Si non est la brise d'effroi
Je nagerai vers toi longtemps
Pour te revoir là tout en bas
D'encre et de sang pour moi tu es

Sinöé ne fuis pas là-bas
Je sombre en toi aux instants morts
Ne le vois-tu pas Sinöé
Comme il chavire lentement

Six noyés portent l'océan
Vogue et tremble tendre Sinöé
Je ne suis plus sept fois encore
Que lambeau aux mains d'au-delà

Sinöé jusqu'en toi j'irai
Y sentir tes lames froides
Par-dessus ma chair assaillie
Sois ce que je suis Sinöé

Mes paumes sur toi Sinöé
Grandit une fois de plus saillie
Brise une fois encor le poids
Qui me garde de te mirer

En bas sept silences rugissent
Sinöé sauve-moi de toi
Sinöé ne me fuira pas
Tout en bas sept noyés pourrissent



#06 Psycho-I

Le train fume
Les rives s'éloignent
Tes yeux hors de vue
S'en vont dans les brumes
Le midi est loin
Le zénith si proche
Pourtant je ne vois rien
Seulement la poussière
Et l'hébétude des fleurs
Devant la scène de bal
Qui se reflète dans l'eau
Qu'elles boivent chaque jour
En s’asséchant encore


#07 Psycho-II

L'hérédité m'a atteint
Un jour de pleine lune
Quand la brise s'est éteinte
Et que les loups hurlaient
Dans la savane brisée
Les murs sont verts
Et d'un bleu étanche
Le froid revient
Quand l'enfant pleure
Par-delà les montagnes
Par-delà les lacs enneigés
Où baignent dans l'eau rouge
Des milliers de flashs blancs
Attirés par les lueurs
D'un croissant de lune retombant

FIN


[Excusez ma brutalité de tout mettre en une fois, mais je trouve que c'est mieux pour être plus clair et puis... j'avoue ne pas avoir envie de vous faire passer plusieurs semaines sur mes anciens poèmes qui sont, je trouve, bien moins bons que les plus récents :D ]
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MessageSujet: Re: L'Ancien Codex - G - Poésie   Sam 22 Juin 2013 - 20:21

Très beaux poèmes, complexes parfois, pas toujours très optimistes, quelque peu désenchantés aussi. ben voyons  Si ces poèmes là datent de quelques temps, je suis curieuse de découvrir ce que tu as écrit plus récemment... arigatou

Merci pour ce partage Alex...bravo



Rien n'est plus fort et plus intimidant que l'intensité d'un regard posé sur soi...
Rien n'est plus émouvant que la douceur d'un regard que l'on devine mais que l'on ne voit pas...
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MessageSujet: Re: L'Ancien Codex - G - Poésie   Sam 22 Juin 2013 - 23:57

Dommage que tu aies posté toutes tes poésies d'un coup.... cela fait beaucoup à lire, même si j'adore la poésie c'est malheureusement le temps qui me manque... ça craint vraiment

Et lorsque les messages n'apparaissent plus en "nouveau", j'ai tendance à les oublier, trop prise par d'autres lectures.
J'ai lu le premier de tes poèmes et je l'ai adoré, je devrais donc penser à venir lire les autres du coup... clin d\'oeil


Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage (S. Guitry)
La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence. L'intelligence, elle, a des limites, tandis que la bêtise n'en a pas (C. Chabrol)
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MessageSujet: Re: L'Ancien Codex - G - Poésie   Dim 23 Juin 2013 - 2:03

Catouchka > Merci (a) C'est vrai qu'ils n'étaient pas très optimistes déjà à cette époque, on va dire que ma poésie ne s'est pas arrangée dans ce sens-là depuis :P
Je publierai les autres lorsque j'aurai accès à la partie lointaine de nos contrées, en raison des thématiques et aussi car la nouvelle poésie se situe plus dans le romantisme décadent (avec toute sa dimension horreur et érotique) que dans le premier romantisme, centré sur le deuil et les sentiments désagréables. 

Cissy > C'est vrai que ça en fait une sacrée masse d'un coup ! Je voulais faire en sorte que ça reste le plus facilement lisible, et c'est aussi une manière finalement de dire que ça, c'était le passé :D
J'ai choisi Novembre pour ouvrir le recueil car il a toujours été dans mes favoris. Il résume dans ses trois parties à peu près tout l'univers dans lequel tournent tous les autres poèmes de ce recueil. Si tu t’intéresses au prochain recueil, tu constateras que le poème d'ouverture est aussi très expansif :D (recueil que je posterai moins vite d'ailleurs, c'est promis ! ).
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MessageSujet: Re: L'Ancien Codex - G - Poésie   Dim 23 Juin 2013 - 20:56

Je viens de lire les poèmes trois, quatre et cinq et j'aime toujours autant.... clin d\'oeil


Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage (S. Guitry)
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MessageSujet: Sujet: Re: L'Ancien Codex - G - Poésie    Lun 24 Juin 2013 - 13:03

De la très belle poésie:j:aime:
pas toujours très optimiste c'est vrai mais très touchant et très jolis...
j'attends de lire ce que seront les poèmes plus récents et qui sembleraient être plus  désenchantés et donc moins optimistes.
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MessageSujet: Re: L'Ancien Codex - G - Poésie   Lun 24 Juin 2013 - 21:24

Je viens de lire la partie "Mythe", parfois un peu abscons, mais qui a dit que la poésie devait toujours être évidente? :clien:Tu as une plume très classique ce qui, à mon grand regret, se fait un peu trop rare... sucette au caramel


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MessageSujet: Re: L'Ancien Codex - G - Poésie   Mar 25 Juin 2013 - 0:16

Heheh non, l'optimisme n'est pas dans ma nature :(
La nouvelle poésie n'est pas optimiste du tout, en fait, elle a un aspect plutôt insane que désespéré :p
C'est vrai que certains endroits sont obscurs, mais j'avoue ne pas faire d'effort pour me rendre plus clair: j'écris ce qui me vient, c'est tout rire démoniaque

On m'a déjà fait remarqué cette rigueur dans la forme, et c'est vrai que je suis incapable d'écrire en vers libre. J'ai toujours eu ce besoin de structure, et même lorsque celle-ci tend à l'instabilité c'est toujours un effet volontaire !

Merci en tout cas pour ces commentaires, j'avoue ne pas y être habitué (encore moins concernant la poésie ) ! confue, perdu
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MessageSujet: Re: L'Ancien Codex - G - Poésie   Mar 25 Juin 2013 - 21:26

J'aime aussi le cadrage poétique et j'ai du mal avec les vers libres, donc loin de moi l'idée ou la vanité de te reprocher ton choix. J'aime ce que tu fais à l'instar de la partie désespoir. Cependant je dois avouer que le poème sur "Novembre" m'est apparu particulièrement obscur pour le coup...  :heuuuu:et il ne m'a pas trop parlé faute de vraiment le comprendre. C'est un petit bémol, mais dans un recueil en règle générale il faut bien une pièce qui plaira moins, sinon on tombe dans la complaisance béate (et si tu restes parmi nous tu verras que parmi mes nombreux défauts ne figure pas la langue de bois... sadique)

D'un autre côté quand on écoute l'indigence des poésies ou des chansons actuelles ta poésie est un chef-d'oeuvre!!!rire démoniaque


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