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 Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G

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Cissy
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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Lun 14 Avr 2014 - 22:35

Ma connexion étant de retour, voici enfin le chapitre suivant que, je n'en doute pas, vous attendiez avec une impatience difficilement maîtrisée et maîtrisable...  rire démoniaque  rire démoniaque  rire démoniaque  rire démoniaque  rire démoniaque 



80
 
 
- S’il vous plaît ! S’il vous plaît, mademoiselle !

La réceptionniste de l’hôpital se tourna vers la femme qui venait de l’interpeller ainsi : âgée visiblement d’une bonne cinquantaine d’année, son visage était ravagé par l’inquiétude et, bien qu’elle soit habituée à l’angoisse des familles qui venaient la trouver, le cœur de la jeune femme, encore trop novice dans son métier pour être devenue dure, s’emplit de compassion.

- Oui ? Que puis-je pour vous madame ?

- On m’a appelé… On m’a dit que mon père… mes pères… Qu’ils avaient été transportés chez vous.

L’air perplexe de la réceptionniste fit comprendre à la quinquagénaire qu’elle n’était pas assez précise :

- Le colonel McGarrett et le commandant Williams. Ils ont été agressés sur la plage et…

- Oh ! Eux !

Le sourire que lui adressa la jeune femme, à la fois admiratif et amusé retira instantanément un énorme poids de la poitrine de Grace : sans doute ne sourirait-elle pas ainsi si l’état des deux hommes était inquiétant.

- Vous les trouverez box 3. Mais… annoncez-vous avant d’entrer, et elle accompagna cette recommandation d’un grand clin d’œil avant de se mettre à pouffer de rire.

Grace lui adressa un regard réprobateur : comme si c’était le moment de plaisanter. Elle avait cru mourir lorsque, un peu plus de deux heures plus tôt, elle avait reçu un appel d’un policier lui apprenant que Steve et Danny avaient été agressés sur la plage et qu’ils étaient en route pour l’hôpital. Affolée, elle n’avait pas prêté attention aux paroles rassurantes de l’agent qui lui spécifiait que cette précaution était plus due à l’âge des deux hommes qu’aux blessures constatées et qu’elle ne devait pas trop s’inquiéter. Mais comment ne pas s’inquiéter ? Ses pères avaient quatre-vingts ans et ils avaient beau être encore verts pour leur âge, il n’en restait pas moins qu’ils étaient des vieillards qui n’avaient plus ni la force ni les réflexes d’autrefois, quand bien même ils auraient voulu se convaincre du contraire et n’étaient pas toujours aussi raisonnables qu’ils l’auraient dû. Et évidemment, comme par un méchant coup du destin, cela s’était produit alors qu’elle avait quitté la ville et était à plus de deux heures d’Honolulu, deux heures qui lui avaient paru interminables pendant qu’elle revenait, se demandant si, malgré les mots rassurants du policier, elle allait retrouver ses pères vivants, craignant qu’ils ne soient grièvement blessés. Elle en était même arrivé à prier, si le pire devait arriver, pour que les deux hommes partent ensemble tant elle savait que la douleur du survivant serait intolérable et qu’elle ne pourrait pas l’aider malgré tout l’amour qu’ils partageaient.

La réaction de la réceptionniste l’avait un peu rassurée en même temps que décontenancée : si elle souriait ainsi, c’était que les nouvelles n’étaient pas trop mauvaises, mais si c’était le cas, pourquoi les deux hommes étaient-ils toujours dans un box plutôt qu’à attendre dans la salle réservée à cet effet qu’on vienne les raccompagner chez eux ? En tout cas, quoi qu’ils disent, cette fois-ci ils n’y couperaient pas : elle allait les obliger à quitter la maison de la plage pour venir s’installer dans la grande propriété achetée dix ans plus tôt avec Vincent et où ils avaient prévu une annexe pour les deux hommes : assez à l’écart pour qu’ils se sentent chez eux, assez proche pour qu’elle puisse veiller sur eux lorsque le besoin s’en ferait sentir.  Cela faisait maintenant plus de deux ans qu’elle bataillait régulièrement avec ses pères pour leur faire accepter sa proposition, plus de deux ans qu’ils rétorquaient qu’ils étaient bien assez grands pour prendre soin d’eux-mêmes et qu’ils n’avaient nullement envie qu’on les traite comme des vieux débris… Et à chaque fois elle se laissait convaincre. Mais là, c’en était terminé !

Arrivée devant le rideau du box 3, elle marqua un temps d’attente pour reprendre son souffle et tempérer les battements anarchiques de son cœur : s’ils continuaient comme ça, c’est elle qu’ils finiraient par enterrer les deux incorrigibles ! pensa-t-elle fugacement. Puis elle écarta le rideau et pénétra dans le petit espace :

- Danno ! Steve ! Comment allez-vous ? On m’a dit que vous aviez été agressés.

Tout en parlant, elle cherchait anxieusement des signes de blessures chez les deux vieillards. Danny arborait un magnifique œil au beurre noir et une lèvre éclatée tandis que Steve avait la pommette enflammée et une main dans le plâtre. Cependant ce qui la stupéfia le plus, ce fut l’attitude des deux hommes, assis sur la table d’examen du box, l’air heureux de gamins qui ont fait un mauvais coup, serrés l’un contre l’autre avec une étincelle de bonheur dans les yeux qui la toucha.

- T’inquiète Monkey, tout va bien, rigola Danny.

- Vous êtes blessés…

- T’as pas vu les deux autres, répliqua Steve avec un sourire d’une oreille à l’autre. C’est qu’on n’a pas perdu la main tous les deux, hein Danno !

- Sûr !!!

Et les deux hommes choquèrent leurs mains gauches l’une contre l’autre visiblement très fiers d’eux. Grace se campa sur ses deux jambes et croisa les bras, cherchant à se donner l’air sévère :

- Et si vous me disiez ce qui est arrivé ? Et ce que vous avez fait pour que la réceptionniste me jette ce regard en coin quand j’ai demandé après vous !

Elle vit ses pères échanger un regard mi-amusé, mi contrit et elle se fit violence pour garder son air sévère :

- Tu sais qu’on dirait tout à fait toi au même âge, déclara Steve à Danny. Quand tu avais cet air-là, aucun suspect n’osait te raconter de craques !

- Tu crois qu’elle pourrait utiliser tes méthodes pour nous faire parler ? rétorqua Danny du tac au tac.

- ELLE est devant vous ! râla Grace et ELLE n’a pas l’intention de bouger avant d’en savoir plus !

- Tu crois qu’on peut lui dire ? questionna Steve avec un clin d’œil.

- Hé ! C’est ma fille… On ne peut tout de même pas…

- Ca suffit tous les deux ! Vous me dites ce qui s’est passé ou…

- D’accord… d’accord, Maître ! déclara Danny en levant les mains en signe de reddition. Mais c’est toi qui l’auras voulu…

Alors, à deux voix, les deux hommes se lancèrent dans leur récit.
 


Flashback :

- Hé les vieux schnoques ! Oh !

Les deux hommes qui se promenaient tranquillement sur la plage sursautèrent à l’interpellation et Danny posa une main lénifiante sur le poignet de Steve : pas question que celui-ci se sente obligé d’apprendre les bonnes manières au jeune malappris d’une vingtaine d’année, qui fumait ce qui était vraisemblablement un joint, avec un de ses camarades du même âge, et devant lequel ils venaient de passer durant leur balade quotidienne.

- Laisse tomber, murmura-t-il. Il n’en vaut pas la peine ce petit con.

Ce n’est pas qu’il n’aurait pas eu envie de lui flanquer les gifles que ses parents avaient dû oublier de lui donner, mais il n’était pas assez stupide pour penser qu’à quatre-vingts balais, il pourrait facilement venir à bout d’un gamin qui n’avait pas l’air pourri. Par contre, il craignait que Steve, lui, ne soit pas capable de se rendre compte qu’il n’avait plus les réflexes d’antan et qu’aller à la confrontation avec les deux garçons pourraient très mal tourner.

Comprenant l’appréhension de son compagnon, l’ex SEAL lui serra la main en retour pour lui faire comprendre qu’il n’avait pas l’intention de répliquer, quand bien même ça le démangeait. Mais son geste ne passa pas inaperçu du voyou qui s’exclama à l’intention de son comparse :

- Non mais… Regarde les Billy ! C’est des fiottes !!! Je savais pas que même les vieux en étaient !

Puis, tandis que son compère ricanait, il interpella à nouveau les deux hommes qui continuaient leur chemin :

- Hé ! Les vieilles tarlouzes ! Arrêtez-vous ! J’ai deux mots à vous dire !!!

Steve marqua un temps d’arrêt, mais d’une pression des doigts, Danny lui fit comprendre de continuer à marcher, en espérant que les deux voyous s’en tiendraient aux insultes. Son cœur se serra lorsqu’il comprit que ce ne serait pas le cas et qu’il entendit les pas rapides des deux garçons lancés à leurs trousses. Il savait bien qu’il était inutile de se mettre à courir : ils avaient beau être plutôt en forme pour leur âge, contre des jeunes comme eux, ils n’avaient plus aucune chance à la course.

Soudain, les deux petites frappes furent devant eux et ils s’arrêtèrent net :

- Alors les tatas… On prend le soleil ?

- Qu’est-ce qu’il dit ? fit Steve en se tournant vers Danny, faisant mine de n’avoir pas compris les paroles de leur interlocuteur.

- Je dis que je veux ton portefeuille pépé ! répliqua le vaurien.

- Qu’est-ce qu’il dit ? répéta Steve vers Danny.

Mais celui-ci sentit le raidissement sous l’apparente inconscience.

- J’en sais rien… Je comprends pas le babouin ! répliqua-t-il alors.

- Qui tu traites de babouin ? s’irrita le second loubard en avançant d’un pas menaçant vers Danny tandis que son complice pointait soudain un couteau en ordonnant :

- Vos portefeuilles, vos montres et tout, ou je vous crève !

La suite, les deux apprentis criminels ne devaient jamais se la rappeler exactement durant les trois ans de prison qu’ils purgèrent suite à cette agression, reconnus coupables d’avoir dévalisé d’autres personnes âgées.

Celui qui brandissait le couteau se retrouva dans le sable, hurlant en tenant son poignet cassé tandis que son complice, à genoux, tentait en vain d’endiguer le flot de sang qui coulait de son nez fracturé. Lorsque les policiers avertis par des passants arrivèrent à la rescousse, il n’y avait plus grand-chose d’autre à faire qu’à passer les menottes aux malfrats et à accompagner les « victimes » à l’hôpital pour s’assurer qu’elles n’avaient rien de grave.

Compte tenu de leur âge, on ne fit pas attendre les deux hommes et les médecins constatèrent très vite que Danny s’en tirait avec un bel hématome à l’œil et une lèvre fendue tandis que Steve écopait d’une ecchymose au visage et d’une fracture du poignet suite au coup de poing donné, seul signe révélateur de ses quatre-vingts ans.

Lorsque les médecins eurent fini de les rafistoler, les deux hommes se regardèrent, heureux de se sentir tellement vivants. Pourtant, Danny reprocha à son époux :

- T’es vraiment toujours le même toi ! Tu te rends compte du risque que tu as pris !

- Pas de risque quand tu es là pour couvrir mes arrières mon Danno ! répliqua Steve avec un grand sourire.

Puis il s’approcha de son amant et regarda sa lèvre enflée :

- Ca va ? Tu n’as pas trop mal ?

- J’en ai vu d’autres ! crâna Danny. Et toi ? Ton poignet ?

- J’en ai vu d’autres ! répliqua à son tour Steve.

Puis ils se retrouvèrent dans les bras l’un de l’autre, se câlinant amoureusement :

- J’ai l’impression d’avoir retrouvé mes vingt ans ! murmura Steve à l’oreille de Danny.

- Et moi donc ! D’ailleurs, je me sens en pleine forme.

Et il déplaça la main de son compagnon sur un endroit stratégique de son anatomie qui réagissait à la proximité du corps de Steve. Celui-ci s’éloigna un peu de lui pour planter son regard dans le sien, un regard où brillait une lueur lubrique qui n’apparaissait plus désormais que de loin en loin. Sa main valide commença à se faufiler sous la chemise d’hôpital, bénissant ce vêtement fort commode.

- Arrête ! protesta celui-ci ! On ne va pas faire ça ici ! Quelqu’un pourrait entrer et…

- Et je m’en fous ! A notre âge hein… Si on ne saisit pas le bâton au bon moment, c’est foutu pour longtemps !

- Le bâton hein ? susurra Danny sentant le désir couler dans ses veines, ce désir qui se faisait de plus en plus rare désormais.

- Oui… Un bon gros bâton bien dur que j’ai envie de sentir en moi… J’ai l’impression que ça fait une éternité.

La voix rauque de son amour finit de faire perdre la tête à l’ex policier et quelques minutes plus tard, Danny, cramponné aux hanches de son amant, l’honorait vigoureusement, tandis que Steve se tenait à demi-couché sur la table d’examen, retenant ses gémissements de jouissance. Au moment où leur plaisir culminait, une voix les fit sursauter :

- Oh pardon ! Je…

Ils se retournèrent vers l’infirmière qui venait d’entrer, portant leurs vêtements sur le bras. La jeune femme était écarlate mais ils remarquèrent que ses lèvres tremblaient et qu’une lueur amusée faisait place dans ses yeux à la confusion première. Gênés, les deux hommes rabattirent leurs chemises pour cacher leurs anatomies, mais ils étaient bien conscients que leur visiteuse n’avait rien manqué de leur activité. Au moins, songea Steve, elle avait eu le bon goût d’arriver alors qu’ils venaient d’en terminer : à leurs âges, ç’aurait quand même été drôlement frustrant que d’être interrompus juste avant le feu d’artifice. Feu d’artifice qui, d’ailleurs, leur avait coupé les pattes, constata-t-il en s’asseyant sur la table tandis que Danny l’imitait. Où diable était l’époque où ils pouvaient faire l’amour trois ou quatre fois d’affilée et partir ensuite courir après des voleurs ?

La jeune femme leur tendit leurs vêtements sans un mot puis sortit rapidement et ils l’entendirent éclater de rire à peine le rideau passé. Nul doute que tout l’hôpital allait bientôt être au courant de leurs exploits !

- Et ça te fait rire toi ! râla Danny pour la forme.

- Je ne vais tout de même pas pleurer ! Elle n’avait qu’à frapper avant d’entrer !

- Je te signale qu’il n’y a pas de porte, Monsieur le grand observateur.

- Ben… Elle aurait pu tousser, ou crier ou… Je ne sais pas moi… Elle pouvait quand même bien imaginer qu’on n’enfilait pas des perles.

- A notre âge ? Tu rigoles ? Elle était prête à nous apporter une infusion de camomille et un fauteuil roulant !

- Ben comme ça elle aura vu qu’on n’était pas tout à fait bons à jeter !

- Tu es incorrigible !

- Et c’est pour ça que tu m’aimes !

Ils échangèrent un baiser qui s’acheva sur un gémissement de douleur de Danny à cause de sa lèvre blessée. Puis ils s’habillèrent tranquillement, heureux de se sentir en pleine possession de leurs moyens malgré les courbatures qui commençaient à se faire ressentir. Avant de les quitter, l’infirmière leur avait signalé que Grace Williams-Galeffri avait été prévenue et qu’elle viendrait les chercher.
Danny râla de nouveau en apprenant la nouvelle :

- Elle va s’inquiéter, déplora-t-il.

- Dès qu’elle verra qu’on va bien, ça lui passera, le rassura Steve.

- Ouais… J’espère… Mais elle risque de vouloir encore qu’on s’installe chez elle.

- Bah… Quand elle apprendra nos exploits, elle comprendra qu’on est tout à fait capables de vivre seuls.

- Hé ! C’est notre fille ! J’espère bien qu’elle ne saura jamais que…

- Tu peux parier qu’elle aura à peine mis les pieds ici qu’on la tiendra au courant ?

- Manquerait plus que ça !

- Pourquoi ? Ca t’ennuie qu’elle sache qu’on est encore « actifs » ?

- La vie sexuelle des parents ne regarde pas les enfants !

- Ton enfant, elle a cinquante cinq ans et elle est déjà deux fois grand-mère !

- Oui, ben c’est toujours mon bébé !

Puis la fatigue commença à se faire sentir : quoi qu’ils en disent, les deux hommes savaient qu’ils n’étaient plus de la première jeunesse et leurs corps venaient leur rappeler cette évidence. Alors ils se blottirent l’un contre l’autre, simplement heureux d’être là, ensemble, et ils attendirent. Jusqu’à ce que Grace franchisse à son tour le rideau.
Fin du flasback.
 
Ce fut une Grace partagée entre rire et inquiétude qui ramena ce soir-là ses pères chez eux. Elle avait bien essayé de les convaincre de venir s’installer au moins pour la nuit chez elle, mais ils avaient décliné. Et en les regardant passer ensemble le seuil de la maison où ils avaient été si heureux tous ensemble, elle comprit pourquoi jamais ils ne la quitteraient. Elle était pleine de souvenirs qui leur étaient précieux. Alors elle décida que tant qu’ils seraient valides elle n’insisterait plus et qu’ensuite… Et bien il serait toujours temps d’aviser. Il y avait plusieurs solutions possibles pour les laisser profiter de leur environnement aussi longtemps que possible.

Heureux mais fatigués, les deux vieillards ne tardèrent pas à se coucher, enlacés, savourant toujours le plaisir d’être l’un contre l’autre, juste à leur place. Ils savaient que le temps leur était compté et l’alerte connue dix ans plus tôt pesait encore lourd sur le cœur de Steve. Mais ce jour-là, ils avaient retrouvé une part de leur jeunesse et de leur complicité professionnelle.

Oui… Même si certains auraient été étonnés de cette conclusion étant donné les circonstances, pour eux, ça avait été une excellente journée !

(à suivre)
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MessageSujet: Sujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G    Mar 15 Avr 2014 - 8:48

J'adore, j'ai vraiment eu une crise de fou rire  :haaaa:  :haaaa:  :haaaa: 
ils sont encore vifs les 2 papys à leur âge!!!
j'imagine bien la tête de ces 2 voyous de 20 ans mis au tapis par des grands pères de 80 ans. la honte!!! :haaaa:  :haaaa:  :haaaa: 
tout comme j'imagine la tête de la pauvre infirmière rentrant au moment où les 2 homme se caline. c'est qu'ils en ont encore de l'énergie!
et la réplique de danny sur la porte qui n'existe pas  rire démoniaque  rire démoniaque  rire démoniaque 
un chapitre très amusant en tout cas.
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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Mar 15 Avr 2014 - 11:35



Merci Louzanes pour ce kit
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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Mar 15 Avr 2014 - 17:31

mdr   Il sait fait attendre ce chapitre, mais alors quel plaisir à la lecture ! Je veux vieillir comme ça moi, avec impertinence, joie de vivre et un regard amoureux toujours posé sur moi.

J'ai adoré ce chapitre, la bonne humeur qui s'en dégage. Ces deux "adolescents" vieillissants, pétillants de malice, d'espièglerie et de tellement d'amour. Un petit moment récréatif qui leur a rappelé leur jeunesse... pas si lointaine à les voir et à les entendre. La jeunesse est bien toujours là, tapie au fond d'eux, et au diable les geignements de leurs corps et l'irrespect des miroirs. Ces deux là sont magnifiques.

Quel extraordinaire moment de lecture, merci Cissy.  :j:aime:



Rien n'est plus fort et plus intimidant que l'intensité d'un regard posé sur soi...
Rien n'est plus émouvant que la douceur d'un regard que l'on devine mais que l'on ne voit pas...
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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Mar 15 Avr 2014 - 20:32

mdr mdr mdr je suis à 100% fan de ce chapitre. Ce sont encore des vifs ces deux-la. Malgré leur âge avancé ils prouvent qu'ils ont encore de la ressource et s'amusent comme avant. Grace paraît beaucoup plus mûre qu'eux dans ce chapitre.
J'adore. Je t'adresse un million de bravo pour cet excellent moment de lecture. J'en reprendrai bien J'avoue clin d\'oeil





[size=52]Un grand [/size]arigatou[size=52] à Galifret  pour ce très beau kit.[/size]
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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Mar 15 Avr 2014 - 21:25

alors là , tu m'as bien fait rire mais bon à cet âge-là , ca doit être tout frippé


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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Mar 15 Avr 2014 - 21:47

rire démoniaque  rire démoniaque  rire démoniaque  Merci de vos commentaires les filles! Ravies que ce chapitre que je me suis bien amusée à écrire vous ait aussi amusées à la lecture. Christelle, c'est toujours fripé, à 20 comme à 80... toi tu n'en as pas vu beaucoup...  clin d\'oeil


Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage (S. Guitry)
La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence. L'intelligence, elle, a des limites, tandis que la bêtise n'en a pas (C. Chabrol)
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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Mar 15 Avr 2014 - 21:49

ben non ...... sadique sadique sadique sadique 
 interogation interogation interogation interogation 


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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Jeu 17 Avr 2014 - 21:47

90
 
- A vous !

- A vous !

- A toi !

- A toi !

Il y avait les vivats autour d’eux et tous les verres dressés dans leur direction, mais ils ne voyaient ni n’écoutaient l’assemblée réunie. Il leur suffisait de se regarder, leurs prunelles aimantées les unes aux autres et ce sourire sur leurs lèvres qui racontait tellement…

- Qui l’aurait cru hein ? ironisa Steve un peu plus tard, alors qu’allongés sur des transats ils se reposaient de la réception en regardant s’ébattre les jeunes de la tribu.

- Pas moi en tout cas, répliqua Danny.

- Tu sais, je ne regrette rien, pas une minute, pas une seconde.

- Moi non plus.

Leurs mains se cramponnaient, comme s’ils avaient peur qu’on vienne les arracher l’un à l’autre. De vieilles mains ridées, tachées, fragiles, mais tellement fortes lorsqu’elles étaient réunies !
De loin, Grace, appuyée sur sa canne, les regardait et s’attendrissait de les voir encore tellement amoureux après plus de cinquante ans. Elle aurait tant aimé pouvoir fêter le même cap avec Vincent. Hélas la maladie le lui avait arraché cinq ans auparavant, alors qu’il n’avait que soixante-deux ans. Elle se souvenait de l’intensité de son chagrin, de cette impression de vide qui s’était emparée d’elle. Elle se souvenait aussi de la peine de ses pères et de cette phrase qui l’avait marquée : « Ce n’est pas jute, c’était à notre tour, pas encore au sien. » Elle ne savait pas lequel des deux l’avaient prononcée tant, avec les années, ils en étaient venus à se ressembler, oh, certes pas physiquement car, même si l’âge l’avait un peu tassé, Steve faisait encore une bonne tête de plus que son Danno, mais leurs caractères s’étaient peu à peu confondus jusqu’à ne faire qu’un.

Aujourd’hui la tribu était réunie pour fêter leurs cinquante ans de mariage en même temps que leurs quatre-vingt dix ans. Ils avaient préféré une seule fête plutôt que deux au motif qu’ils n’étaient jamais sûrs d’avoir un lendemain désormais. Et même si elle protestait chaque fois que l’un des deux proférait ce genre de remarque, Grace savait que, sans contexte, ils étaient, l’un comme l’autre, sur la fin de leur chemin. Elle espérait simplement que le destin leur accorderait la bénédiction de partir ensemble, comme ils le souhaitaient.

- Ils sont beaux n’est-ce pas ?

Steve tourna la tête vers son homme, et son cœur se gonfla instantanément d’amour. Comment était-il possible de s’aimer encore autant quand les corps les trahissaient de plus en plus souvent, quand parfois la mémoire elle-même faisait défaut ?  Certes ils étaient en pleine forme selon le médecin qui les suivait, mais eux savaient toutes ces petites douleurs, tous ces petits oublis, tout ce qui faisait qu’ils n’étaient plus les hommes qu’ils avaient été. Pourtant leur amour était intact, ou plutôt il avait encore grandi au fil des ans, comme si, à l’ivresse du plaisir s’était substitué quelque chose de plus doux, de plus calme et d’infiniment plus tendre.

Lorsqu’il regardait son époux, Steve se disait qu’il avait eu une chance insensée de le rencontrer, de se l’attacher et de traverser avec lui tellement d’épreuves mais aussi tant de belles choses.  Et il n’avait qu’à plonger son regard dans celui de son compagnon pour savoir que celui-ci pensait exactement la même chose. Les mots n’étaient plus nécessaires entre eux. Ces cinquante-cinq années de vie commune les avaient unis, fusionnés en un seul être qui marchait du même pas, parlait de la même voix et pensait de la même manière. Leurs âmes désormais étaient une seule et aucun des deux ne voulait connaître l’arrachement de rester seul sur le bout du chemin qui s’amenuisait de plus en plus.

Chaque matin était un émerveillement, une nouvelle chance, chaque nuit était une aventure dont ils ne savaient pas s’ils s’éveilleraient. Mais ensemble ils n’avaient peur de rien.

Et à regarder s’amuser leur ohana, ils savaient qu’ils avaient réussi. Leur fille était là, leur Monkey, moins alerte que naguère mais toujours vive dans ses réparties. Et puis il y avait leurs petits enfants : Amaline et Sandra, les filles de Grace, elles mêmes mères de cinq enfants à elles deux. Il y avait les enfants chéris de leur Teddy dont l’absence pesait encore si lourd à leur cœur : Savanah, Russel et Rease qui avaient sept enfants en tout. Il y avait les époux et épouses : William, le mari d’Amaline, Mortimer, celui de Sandra, Alexandre, celui de Savanah, Jeanny, celle de Russel et Franck, celui de Rease. Tous ceux-là avaient gagné leurs cœurs et agrandi la famille.

Et surtout ils y avaient leurs douze merveilleux arrière-petits enfants dont l’aînée, Véronica, la fille d’Amaline, avait treize ans et le plus jeune, le fils de Rease, tout juste six mois. Celui-là, ils savaient qu’ils n’auraient pas la chance de le connaître bien longtemps. Et parmi la petite troupe qui criait de joie sur la plage, se trouvait un autre Teddy de dix ans, le fils de Sandra, un Steve de cinq ans et un Danny de quatre, les deux aînés de Russel qui avait ainsi voulu rendre hommage à ses grands-pères qui avaient si bien remplacé le père parti trop tôt.

Oui, une belle tribu dont ils étaient immensément fiers. Et puis bien sûr il y avait les absents, Kono, tombée sous les balles d’un malfrat neuf ans plus tôt, Chin renversé par un chauffard et mort après trois mois de coma, et d’autres qu’ils avaient aimés, à commencer par Teddy qui n’avait jamais quitté leurs cœurs. May-Lin l’avait rejoint deux ans auparavant, bien trop tôt à leurs yeux, bien tard aux siens tant elle était persuadée qu’elle allait retrouver le seul homme qui ait jamais partagé sa vie. Bien sûr elle avait pris des amants : elle n’avait pas l’âme d’une religieuse et c’était contre ses principes et ceux de l’homme qu’elle avait aimé que de se laisser dépérir dans une attente vertueuse en attendant l’heure de leurs retrouvailles. Mais ces hommes n’avaient jamais été que de passage dans sa vie et elle ne les présentait pas à ses enfants où à ceux qui étaient devenus ses pères : c’était un pan de son existence qui lui appartenait mais qui n’avait rien à voir avec eux.

Parfois Steve et Danny se demandaient ce qui se serait passé si Teddy avait vécu. Serait-il resté auprès de celle qu’il avait choisie à peine sorti de l’adolescence ? La vie les aurait-elle séparés d’une autre manière ? Puis ils se disaient qu’il était inutile de se poser ce type de questions : elles ne servaient qu’à vous embrouiller ou vous donner des regrets inutiles. Teddy était parti trop tôt, mais il leur avait laissé ses trois enfants qu’ils avaient éduqués avec l’aide de leur mère. Et malgré leur peur, ils avaient laissé Savanah devenir flic à son tour, Russel entrer dans l’armée et Rease s’orienter vers une carrière de démineur. Dans leur sang coulait le sens du devoir, du service, de l’honneur, et rien ni personne n’aurait pu les faire déroger à cette tradition. D’ailleurs tous les descendants Williams-McGarrett avaient peu ou prou à faire avec la loi : avocats, procureurs, policiers, agents fédéraux, militaires… Une dynastie vouée au service de son pays et des autres et même s’ils ne vivaient plus tous sur l’île, appelés par la vie dans d’autres lieux, c’était ici qu’ils aimaient se retrouver au complet, au moins une fois par an, autour de leurs rocs : ces deux hommes encore volontaires et indépendants qui n’avaient pas quitté leur maison de la plage. Depuis qu’elle était veuve, Grace était venue vivre avec eux, laissant sa maison à Rease et à sa famille, et elle prenait soin de ses pères autant que possible parce qu’ils n’étaient pas forcément toujours décidés à se laisser faire.

Chacun savait qu’ils étaient désormais à l’hiver de leur vie : la plupart du temps ils allaient bien, presque alertes malgré leur grand âge, mais les maladies étaient plus fréquentes, les hésitations plus marquées, la fatigue plus prégnante… Alors cette fête était l’occasion de les honorer, une fois de plus, en espérant avoir encore d’autres occasions de les retrouver et de les voir ainsi, modèles pour chacun des couples présents. Bien sûr ils avaient traversé des orages, mais ils n’avaient pas baissé les bras, tout simplement parce que ce n’était pas dans leur tempérament. Ils s’étaient battus, parfois l’un contre l’autre, le plus souvent ensemble, et ils avaient gagné.

- Je t’aime Steve McGarrett, et quitte à donner dans la sensiblerie, je dirai que je t’aime plus qu’hier et moins que demain.

- Je t’aime aussi Danny Williams… Même si tu as un caractère de cochon, je t’aime.

- Un caractère de cochon ! s’indigna Danny en se redressant, les yeux étincelants de colère. Un caractère de cochon ! Je te fais une déclaration d’amour et toi tu dis que j’ai un caractère de cochon ! Mais heureusement que j’ai un caractère de cochon ! Sinon je serai mort mille fois à vivre auprès d’un Néanderthal pas civilisé qui mettait sa vie en danger toutes les dix secondes ! Mon caractère de cochon c’était mon ticket de survie je te signale ! Et…

La bouche de Steve venant se coller sur la sienne mit fin à la diatribe et leurs langues se retrouvèrent avec toujours le même ravissement. Et lorsque l’envie de respirer se fit trop pressante et qu’ils durent se séparer, Danny vit la lueur amusée qui dansait dans les yeux bleus de son amour :

- Ca marche toujours avec toi, murmura celui-ci. C’est pour ça que je t’aime plus que tout au monde !

- Tu me paieras ça McGarrett !!! Tu me le paieras ! menaça Danny en riant.

- Je suis ton homme… Quand tu voudras…

Oui, il était son homme, le seul, l’unique, celui avec qui il avait fait un chemin qu’il n’aurait jamais imaginé.

- J’ai de la chance de t’avoir, murmura Danny en se rallongeant auprès de son époux.

- Moins que moi Danno, moins que moi…

Il faisait beau, ils étaient heureux, ensemble. Ils avaient réussi leur vie et si tout s’était arrêté juste à cet instant, ils n’auraient rien regretté, rien du tout.

(à suivre)
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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Ven 18 Avr 2014 - 0:50

c'est tellement beau......

 :j:aime: :j:aime: :j:aime: :j:aime: :j:aime: :j:aime: :j:aime: :j:aime: 



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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Ven 18 Avr 2014 - 11:35



Merci Louzanes pour ce kit
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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Ven 18 Avr 2014 - 16:39

:j:aime:  :j:aime:  Encore un chapitre magnifique de tendresse et d'amour. Ca donnerait presque envie d'aimer la vieillesse malgré tout les tourments qu'elle entraine.

Ces deux là sont amoureux comme au premier jour, et si l'on écarte l'apparence physique de leurs 90 ans, leurs regards pétillent d'une fougue et d'une jeunesse incroyable. Deux hommes heureux, accomplis, qui ont traversé toute une vie ensemble avec ses joies et ses peines. Le paradis, s'il existe, n'a pas finit de les entendre rire et de les voir roucouler pour longtemps encore. Ils sont sereins, prêts à s'aimer encore et à partir pour d'autres contrées. Tout ce qu'ils ont accompli est là sous leurs yeux toujours émerveillés.

J'espère, moi aussi, que c'est ensemble, dans les bras l'un de l'autre qu'ils tireront leur révérence...

J'adore :j:aime:  :j:aime:  :j:aime:



Rien n'est plus fort et plus intimidant que l'intensité d'un regard posé sur soi...
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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Ven 18 Avr 2014 - 21:20

Merci les filles!  arigatou


Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage (S. Guitry)
La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence. L'intelligence, elle, a des limites, tandis que la bêtise n'en a pas (C. Chabrol)
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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Ven 18 Avr 2014 - 23:10

Le chapitre précédent, même s'il y avait vraiment de quoi rire, m'avait déjà tiré quelques larmes sur la fin.
Mais celui-là...  pleurer à chaude lar pleurer à chaude lar 
J'ai la gorge nouée à l'idée que leur fin approche  chouiner 



Merci Aragone pour ce super kit !
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MessageSujet: Sujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G    Ven 18 Avr 2014 - 23:42

50 ans de mariage, que c'est beau. quatre vingt dix ans tous les deux, et s'ils sont moins alertes qu'auparavant ils ont toujours autant de réparties!

Grace est toujours à leur côté, vieillissante et avec sa canne, elle aussi est moins alerte.
et puis il y a les enfants, ceux de grace et vincent, parti lui aussi et ceux de teddy qui leur manque toujours.
et viennent les enfants de petits enfants.
alors ils sont bien entourés. de toute leur petite tribu.
et chaque jour de plus à l'âge qu'ils ont est un jour de gagné.
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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Sam 19 Avr 2014 - 10:13

Trop beau ce chapitre. Ils ont beau être moins alertes ils s'aiment toujours autant et n'ont pas fini de se charrier.
Et sous leurs yeux leur tribu réunie avec deux absents maintenant. Triste pour Grace qui n'aura pas vécu aussi longtemps que ses pères le bonheur conjugal chouiner
Je sens qu'on va pleurer dans le prochain... À moins que tu les fasses éternels rire démoniaque





[size=52]Un grand [/size]arigatou[size=52] à Galifret  pour ce très beau kit.[/size]
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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Sam 19 Avr 2014 - 21:29

Merci, Nat', Mumu et Vaunie de vos commentaires. Comme je n'ai pas l'âme d'une sadique, malgré ce que vous pouvez penser  clin d\'oeil  et qu'effectivement je n'ai pas l'intention de les rendre immortels parce mais que pour autant je ne crois pas qu'après une vie riche la fin soit une catastrophe, voici le dernier chapitre de cette petite histoire. Encore un grand merci de l'avoir suivie....  arigatou



100
 
- Vous nous manquez vous savez. Chaque fois que je rentre à la maison, je crois entendre votre rire. Chaque fois que je passe le seuil de la cuisine, je me rappelle cette fois où…

Grace coula un regard vers Eléna qui se tenait à côté d’elle et laissa sa phrase inachevée. La jeune femme sourit de cette discrétion, elle qui connaissait parfaitement l’histoire qui faisait partie de la légende de ces hommes qu’elle avait eu l’immense chance de côtoyer durant près de dix-sept ans. En effet, lorsque son père était mort un peu moins de dix ans plus tôt, Sandra, sans ressource, avec trois enfants à charge, était revenue s’installer auprès de sa mère qui elle-même vivait chez ses pères.

C’est ainsi que Lucy, 12 ans à l’époque, Eléna de deux ans sa cadette et Jay qui avait seulement 5 ans avaient eu la chance de vivre auprès de leurs arrières-grands-pères que certains de leurs cousins ne connaissaient finalement que d’assez loin. Dès qu’elle en avait eu les moyens, Sandra était repartie vivre chez elle, mais un lien particulier s’était tissé entre Eléna et les vieillards et elle revenait quasi-quotidiennement leur rendre visite. Et toutes les histoires qui couraient sur eux, elle les connaissait, toujours à l’affût de nouvelles anecdotes sur ceux qui étaient devenus ses héros. Alors cette scène de la cuisine qui remontait à une cinquantaine d’année en arrière, où Grace, entrant inopinément, avait surpris ses pères en pleine action, il y avait bien peu de personnes majeures qui l’ignoraient dans la famille, et elle soupçonnait même certains des garçons plus jeunes de la connaître tout autant.

De toute façon, aucun des membres de la ohana n’aurait pris les deux hommes pour des anges ou des saints, mais chacun avait pour eux un immense respect, y compris ceux qui les avaient peu, voire pas connus.

Elle caressa distraitement son ventre rebondi : c’était l’un de ses regrets, que son enfant ne puisse jamais faire la connaissance de ces grands hommes qui avaient tant marqué sa vie. Sans doute que si elle n’avait pas été leur arrière-petite-fille elle ne serait pas entrée dans l’armée aujourd’hui, comme ses cousins Léandro et Teddy, tandis que certains autres, telles Véronica ou Lucy, choisissaient de venir grossir les rangs de la police.

Une famille au service de la loi : chacun d’eux était fier d’en faire partie et avide d’être à la hauteur de ceux qui avaient ouvert cette voie. Elle espérait que là où ils étaient, Steve et Danny veilleraient sur elle et sur son enfant et aussi sur…

Le bras de sa grand-mère se drapant sur son épaule interrompit ses réflexions. Elle regarda la femme d’aujourd’hui soixante-quinze ans qui semblait toujours aussi énergique et au fond des yeux de laquelle brillait une étincelle de malice. Elle était heureuse de ce petit moment de recueillement, rien que toutes les deux. Bien sûr, deux semaines plus tôt, toute la tribu était là pour fêter le centenaire des deux hommes qui, eux, n’étaient plus là mais imprégnaient toujours leurs vies de leurs auras. Mais parmi toute cette assemblée, elle ne s’était pas réellement sentie proche d’eux.

La tradition était née l’année qui avait suivi leur disparition, quatre ans plus tôt. A chacun de leurs anniversaires, depuis plus de trente ans, la famille se réunissait, du moins le maximum de membres puisque ceux qui avaient choisi l’armée ou les agences fédérales n’avaient pas toujours la possibilité de se libérer. Ca avait toujours été l’occasion de magnifiques fêtes illuminées par la joie des retrouvailles.  Evidemment, petit à petit, les deux héros de la cérémonie avaient moins participé, mais ils étaient là et chacun savait que sa présence leur faisait chaud au cœur.

Au cours des ans, des vides s’étaient creusés dans les rangs : la famille de cœur avec ce Kamekona dont elle entendait parler mais qu’elle n’avait pas connu, Kono et Chin dont elle gardait un léger souvenir, puis Vincent, son grand-père, Mortimer son propre père, May-Lin, l’épouse de ce Teddy mort trop jeune et dont parlait sa grand-mère avec tellement d’amour et surtout le petit Colin, quatre ans plus tôt.

Grace savait que la mort de l’enfant de six ans, décédé d’une leucémie foudroyante, avait été le début de la fin pour ses pères. Steve, déjà fragilisé par un mauvais virus, n’avait pas pu accepter ce nouveau coup du sort. Colin était le fils de Rease, le petit fils de Teddy, et il ressemblait comme deux gouttes d’eau à ce grand-père qu’il n’avait pas connu. Rease était devenu lieutenant de police à Hawaii après avoir passé cinq ans sous la carapace des démineurs. Mais son époux, Franck, adjoint du procureur sur l’île, avait fini par le convaincre de renoncer à ce métier si dangereux, pour lui et leurs enfants, nés d’une mère porteuse, tous trois fils et fille biologiques de Rease puisque Franck était stérile. Les deux hommes étaient devenus très proches de leurs grands-pères et il ne se passait pas une semaine sans qu’ils ne débarquent avec leurs enfants qui faisaient la joie des deux vieillards.

Alors quand Colin avait été diagnostiqué, ils s’étaient tous battus, voulant refuser l’inéluctable. Ils avaient voulu croire en dépit de tout : après tout, Danny était passé par là, à un âge beaucoup plus avancé et il s’en était sorti. Alors il ne pouvait pas être possible que le sort se venge sur un enfant plein de vie qui n’avait encore rien connu de l’existence ! Et quand la mort avait fauché l’enfant, ils avaient pleuré ensemble. Mais ce n’est que dans l’intimité de son couple que Steve avait montré l’immensité de sa peine et de sa colère. Il avait près de cent ans, il avait mené une vie pleine de dangers, avait défié la mort à maintes reprises, y compris quelques mois plus tôt lorsque cette épidémie qui le laissait à présent sans force, avait failli l’emporter, et la camarde choisissait de trancher net l’existence d’un enfant de six ans ! C’était injuste et l’injustice avait toujours fait bouillir le sang de Steve McGarrett. Bien sûr Danny avait su trouver les mots, mais il savait que quelque chose s’était brisé dans son homme avec cette disparition. Lui-même n’avait pu s’empêcher de maudire l’ironie du sort et de s’en vouloir : on aurait dit que pour la mort ne l’avait épargné vingt-six ans plus tôt que pour venir prendre sa revanche de cette manière cruelle !

Du jour où le rire de Colin n’avait plus enchanté la maison, Steve s’était petit à petit refermé sur lui-même, ne souriant plus que pour son amour. La fatigue était devenue sa compagne quotidienne et il avait cessé de lutter. Un bel après-midi de mai, Danny l’avait retrouvé sur la plage, à cet endroit que Teddy aimait tant et où ils avaient installé leurs transats pour pouvoir contempler les flots, l’un auprès de l’autre, sans dire un mot, se parlant de leurs vieux doigts entrelacés. Il avait d’abord cru que son compagnon dormait et il s’était penché pour l’éveiller d’un baiser, comme ils le faisaient encore si souvent. Mais sous son contact, la bouche était restée de pierre et il s’était rendu compte que le souffle de la vie n’animait plus le corps allongé.

Grace se souvenait des larmes qui avaient coulé durant la cérémonie d’adieu au colonel Steve McGarrett, mort dans sa quatre-vingt-dix septième année. L’assemblée était gigantesque tant son beau-père avait été aimé, tant il avait laissé sa marque chez une multitude de personnes, d’une manière ou d’une autre. Elle se souvenait des yeux rougis, des visages affaissés, des mots de réconforts. Et elle revoyait son père, droit comme un I, dressé de toute sa petite taille, sans une larme, sans une émotion sur son visage parcheminé. Elle avait alors compris qu’il était déjà parti loin d’elle et que cet homme n’était en fait qu’une coquille vide, désertée par son âme.

Lorsque, trois semaines plus tard, elle n’avait pu le réveiller, elle n’avait pas été étonnée. Son chagrin même avait été tempéré par le sourire radieux figé sur le visage de son père : nul doute à ses yeux que Steve était venu le chercher pour l’emmener et que désormais réunis, ils avaient aussi retrouvé Teddy et le petit Colin ainsi que tous ceux qui leur étaient chers et les avaient précédé dans cet au-delà où ils se rejoindraient un jour.

- Je voudrais connaître un amour aussi beau que le leur, murmura Eléna. Dire qu’il y a des arriérés pour s’insurger contre le mariage gay, pour dire qu’un enfant ne peut pas être heureux sans un père et une mère !

- Il y aura toujours des étriqués du cœur pour penser que la seule bonne manière de vivre est la leur. Nous, nous savons que peu importe les parents : deux hommes, deux femmes ou un homme et une femme, ce qui compte pour l’enfant c’est l’amour qu’on lui donne, le modèle qu’on lui présente.

- Il n’y a qu’à regarder Justin et Farrah pour s’en apercevoir. Et je suis sûre que Lucy et Elisabeth feront aussi des mères extraordinaires.

Grace sourit en pensant à Justin et Farrah, douze et six ans, les enfants de Rease et Franck. La petite fille, arrivée quelques semaines avant que le destin ne s’abatte sur Colin, avait aidé les pères à reprendre pied. Ils se devaient d’être forts pour elle et pour Justin qui, à huit ans, avait beaucoup pleuré son petit frère. Et comme Eléna elle savait que Lucy, la sœur aînée de celle-ci, qui avait épousé sa compagne Elisabeth deux mois auparavant, serait une excellente mère lorsque le temps serait venu. Elle avait hâte d’être encore arrière-grand-mère pour pouvoir parler à la nouvelle génération, actuellement simplement représentée par Vincent, sept mois, le petit fils d’Amaline, de ces deux grands hommes qui avaient marqué son histoire, leur histoire, de manière indélébile.

- Et toi… Est-ce que tu vas enfin te décider à nous dire qui est le père ? demanda-t-elle à sa petite fille en lui souriant.

- Et si je vous disais qu’il n’y a pas de père ?

Cette fois-ci Grace rit carrément et toute la malice qui l’habitait pétilla dans son regard :

- Tu sais que je n’ai jamais vraiment cru à l’immaculée conception ?

Eléna rit à son tour :

- Non… Je veux dire… Et si je décidais d’élever cet enfant seule ? Si le géniteur ne voulait pas en entendre parler ? Tu serais choquée ?

- Je te rappelle que tu parles à une femme qui a été en partie élevée par deux hommes, qui a eu un frère adoptif arrivé chez eux à trois ans, fruit de l’aventure éphémère d’un de ses pères, qui a un neveu homo et une petite fille lesbienne… Alors une mère célibataire, ce n’est pas vraiment fait pour me faire peur. Et ça ne les aurait pas gênés non plus.

- C’est maman qui t’a demandé de me cuisiner ?

- Non… Sandra aimerait savoir… Moi aussi d’ailleurs. Mais je n’irai jamais contre ton choix. Mes pères m’ont toujours encouragée à suivre ma propre voie, sans me soucier du qu’en dira-t-on, en veillant simplement à être juste et à ne pas me mettre en danger. Et  si tu ne veux pas nous dire qui est le père de cet enfant, je respecterai ça. Je suis sûre que tu sais qui c’est : personne ne me fera croire que tu as eu tellement d’amants que tu ne saches pas qui est le géniteur…

- Ca te choquerait si c’était le cas ?

- Je ne sais pas… Un peu peut-être… Je pense qu’une grand-mère aime penser que sa petite fille est une sainte ! Je me souviens de la réaction de mes pères lorsque j’ai eu mon premier flirt ! Le pauvre… Il n’a pas fait long feu avec eux ! Et ça a été comme ça avec la plupart de mes petits amis : c’est à peine s’ils osaient me prendre la main de peur de se faire découper en rondelles par mes papas ! Je leur en ai fait des scènes à cette époque !

- Mais ça ne t’a pas empêchée de rencontrer papy…

- Vincent a su s’imposer auprès d’eux. Ils n’ont pas réussi à lui faire peur et ça, c’était quelque chose qu’ils appréciaient. Et puis, c’était l’homme de ma vie…

- Il te manque encore ?

- Il me manquera toujours chérie, comme Steve a tellement manqué à Danno qu’il n’a pas pu vivre sans lui.

- Pourtant, toi, tu as survécu.

- Sans doute parce que j’étais plus jeune lorsque j’ai perdu ton grand-père. Je vous avais, mes filles et vous… J’avais mes pères… Ou alors, acheva-t-elle dans un sourire malicieux, peut-être que mon amour était moins fort que je ne le croyais.

- Ca non ! Je ne l’ai pas connu beaucoup, j’avais tout juste cinq ans à sa mort, mais maman et tante Amaline dise qu’ils ont rarement vu un couple aussi uni.

- Pourtant des couples unis, il y en a beaucoup dans la famille. Regarde ta tante May-Lin qui n’a jamais refait sa vie après la mort de Teddy alors qu’elle n’avait que vingt-trois ans, regarde tes parents : je sais que ta mère pleure encore ton père, et puis tes cousins, tes oncles et tantes.

- C’est vrai : pas un divorce. Comme si l’exemple de papy Steve et de papy Danno nous avait conduits à nous établir uniquement avec celui ou celle qui nous était destiné pour le reste de notre vie.

- C’est pour cela que je te souhaite la même chose ma chérie. Et si le père de cet enfant n’est pas ton âme sœur, alors tu as raison d’attendre.

Eléna ne répondit pas : son âme sœur… Elle pensait justement que c’était le cas, elle ne  lui aurait pas offert sa virginité autrement. Mais elle avait peur. Comment réagirait la famille si elle apprenait que son grand amour était son cousin Teddy, le fils de Savanah et Alexandre ? Evidemment, d’un point de vue strictement biologique, ils n’avaient aucun lien de parenté puisqu’elle-même était l’arrière-petite fille de Danny alors que Teddy était l’arrière-petit-fils de Steve, mais ils étaient une seule famille et les liens du cœur pour eux comptaient plus que les liens du sang. De plus, parti en mer depuis six mois, Teddy ignorait tout de sa grossesse et elle ne savait pas comment il allait réagir en l’apprenant. Bien sûr il lui avait dit qu’il l’aimait, mais elle ne pouvait s’empêcher de douter. Beau comme il l’était, dans toute la fraîcheur de ses vingt ans, était-il capable de s’engager comme elle se sentait prête à le faire, sachant qu’au même âge les filles sont en général plus mûres que les garçons ?

- Dis-leur à eux, murmura sa grand-mère à son oreille. Ils comprendront et je suis sûre qu’ils seront de bons conseils.

Puis la vieille femme s’éloigna de son pas claudiquant, laissant Elena seule face à la stèle. Elle s’agenouilla et s’adressa à ses bisaïeuls comme s’ils avaient été là, auprès d’elle. Et lorsqu’elle se releva elle savait ce qu’elle devait faire. Grace la regarda venir à elle, si belle dans toute la vitalité de ses vingt ans, plus belle encore peut-être depuis qu’elle portait la vie. La grand-mère lut sur le visage de sa petite fille que ce qui la tourmentait s’était envolé : visiblement elle avait pris sa décision. Grace sourit en remerciant ses pères d’avoir, une fois de plus, été de bon conseil.

Cet enfant à naître était leur prolongement, comme tous ceux qui viendraient après. Cette génération, qui n’aurait pas la chance de connaître les hommes exceptionnels qu’avaient été Steve McGarrett et Danny Williams, c’était à eux de les leur faire découvrir pour qu’à leur tour, le moment venu, ils entretiennent leur mémoire. Il faudrait toujours se souvenir de l’amour qui les avait unis pour viser un amour semblable et pas de ces succédanés dont certains se contentent toute leur vie durant. C’était à elle, Grace, de passer le flambeau tant qu’elle en avait encore la force, pour qu’à leurs tour d’autres racontent ces vies et surtout cet amour que les imbéciles pouvaient décrier mais qui avait été vrai et beau.

Main dans la main, petite fille et grand-mère s’éloignèrent du monument. Les cendres de Steve et Danny avaient été dispersées dans la mer, sur le coin de plage préféré, comme ils l’avaient demandé, mais la famille, pour se recueillir, avait fait ériger cette stèle : deux mains entrecroisées qui symbolisaient leur union et leur force, deux mains sous lesquelles était écrit une simple phrase : « Que votre amour nous ouvre la voie. »
 
FIN


Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage (S. Guitry)
La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence. L'intelligence, elle, a des limites, tandis que la bêtise n'en a pas (C. Chabrol)
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MessageSujet: Sujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G    Dim 20 Avr 2014 - 10:33

Magnifique histoire cissy.
et tu ne pouvais terminer celle ci sans parler de la mort de steve et danny!
steve parti dans sa 97ème année. une belle vie bien remplie et pleine d'amour.
jamais remis de la mort de son fils, et bien sûr ne supportant pas le décès de son petit arrière petit fils et petit fils de teddy. comment supporter la mort d'un enfant si jeune?

et bien sûr danny a suivi ne pouvant vivre sans son âme soeur.

mais ce dernier chapitre est tout sauf triste, enfin si on fait abstraction de la mort de cet enfant!!!

Dans celui ci il y a l'espoir, l'amour que porte Grace à sa famille et il y a cet enfant à venir. et puis oui il n'y a pas de lien de sang , pas vraiment, il y a juste les liens du coeur entre son cousin et elle, Elena.

très très belle histoire alors  arigatou  de nous l'avoir fait partagé.
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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Dim 20 Avr 2014 - 10:43

tu sais que tu m'as vachement fait pleurer

cette fin est magnifique, émouvante ,tellement prenant

un très grand bravo miss Cissy


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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Dim 20 Avr 2014 - 11:32

:j:aime:  :j:aime:  jolie fin


Merci Louzanes pour ce kit
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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Dim 20 Avr 2014 - 17:04

:j:aime:  :j:aime:  :j:aime:  J'adore ce dernier chapitre. Et la disparition de ces deux hommes ne m'a pas rendue triste. Malgré les douleurs de la perte d'être chers, la vie leur a fait des cadeaux inestimables. Celui de s'aimer toute une vie. Celui de voir grandir et s'épanouir leur famille dans des préceptes de tolérance et de respect qui se perpétuent aujourd'hui et qui se perpétueront dans les générations futures. Ils ont ouvert la voie à un monde fait d'amour et de partage pour tous les leurs. Leur vie, leur union a été une belle réussite dont chacun tire et pourra tirer un enseignement.

Ils n'ont pas été séparés longtemps, l'amour a toujours su les réunir ; et il me plait de penser que leurs rires, leurs joutes verbales et leurs brûlantes rencontres sensuelles égaillent d'autres contrées où leur bonheur d'être ensemble ne s'éteindra jamais...

J'ai adoré cette histoire Cissy, merci beaucoup.  :j:aime:  :j:aime:

Oh, et félicitations, pour une fois tu n'as pas oublié de cocher la pastille bleue.  clin d\'oeil



Rien n'est plus fort et plus intimidant que l'intensité d'un regard posé sur soi...
Rien n'est plus émouvant que la douceur d'un regard que l'on devine mais que l'on ne voit pas...
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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Dim 20 Avr 2014 - 18:45

rire démoniaque  rire démoniaque  rire démoniaque  Je fais des progrès hein? Même si j'ai dû éditer pour le faire parce que j'avais oublié...  clin d\'oeil

Un grand merci à vous toutes d'avoir suivi cette histoire, de l'avoir aimée et jalonnée d'aussi gentils et élogieux commentaires. Je suis heureuse que cette fin ne vous ai pas paru trop triste, c'est ce que je voulais. Comme l'a si bien dit Cat', une vie telle que la leur ne doit pas laisser de regrets lorsqu'elle s'achève. C'est quant il reste des choses à faire, à prouver, à construire que la mort est difficile, comme celle de ce petit Colin. Mais là encore, je crois qu'il aurait été fort étonnant que la vie les épargne totalement...

Encore merci à vous toutes. Je pense que d'ici quelques jours je posterai l'histoire écrite pour Cali et qui est totalement différente de celle-ci.  rire démoniaque


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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Lun 28 Avr 2014 - 8:23

Très jolie fin clin d\'oeil moi je la trouve pas triste c'est juste le cours naturel des choses. J'aime beaucoup bravo clin d\'oeil





[size=52]Un grand [/size]arigatou[size=52] à Galifret  pour ce très beau kit.[/size]
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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Lun 28 Avr 2014 - 20:34

Merci Vaunie, c'est tout à fait ça. Après une vie bien remplie et heureuse, la fin n'est, à mon avis, pas triste...  clin d\'oeil


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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   Mer 7 Mai 2014 - 11:21

Superbe histoire je l'ai adorée, comme toujours tu met beaucoup d'émotion dans tes écrits. Merci pour ce bon moment que j'ai passé à lire ton histoire.  arigatou
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MessageSujet: Re: Hawaii 5-0 - Décennies - Steve/Danny - G   

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