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 Spartacus - La puissance d'un amour - Agron/Nasir - G

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Cissy
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MessageSujet: Spartacus - La puissance d'un amour - Agron/Nasir - G   Sam 16 Jan 2016 - 21:43

Reclassement du cadeau de Natasia.

Les personnages de la série ne m’appartiennent pas. Ils sont la propriété exclusive de:  Steven S. DeKnight Je ne tire aucun bénéfice de leur mise en situation dans cette fiction.
Les phrases en couleur sont celles prononcées dans la série.
 

La puissance d’un amour
 
Agron savait qu’il n’aurait pas dû s’emporter, il le savait et pourtant il n’éprouvait aucun regret. Ou plutôt si : il regrettait que Spartacus l’ait interrompu. Sinon il aurait massacré ce misérable Cilicien qui avait osé poser sa sale patte sur son homme !

A ce souvenir son sang courut un peu plus vite dans ses veines ! Personne jamais, lui vivant, n’aurait le droit d’effleurer la peau de Nasir ! Il était son bien, son homme, son amour, le seul espoir qu’il lui reste d’une vie meilleure !

Il fracassa la cruche sur le mur de leur chambre, la fureur coulant de nouveau dans ses veines : plutôt que de se servir de ses poings, il aurait dû empaler l’impudent sur son glaive !

- Spartacus est mécontent que les célébrations aient pris fin ainsi !

La voix de son amant perça le silence et il se tourna vers lui, bouillant de rage :

- Ce n’est pas moi qui aie causé l’offense !


- Le Cilicien a dépassé les bornes mais ta réaction n’était pas…


- Elle était tout à fait appropriée ! Jupiter lui-même aurait des raisons de trembler s’il posait les mains sur toi !

Le temps se suspendit quelques secondes et dans le calme revenu, on entendit simplement l’expiration estomaquée du Syrien qui s’approcha bientôt d’Agron avec un sourire à la fois ravi, étonné et ému.

- Tu combattrais un dieu pour moi ? murmura-t-il en souriant à son amant.

Agron planta son regard dans le sien pour que Nasir puisse y lire la franchise et son inébranlable volonté :


- Je tuerais tous ceux qui tenteraient de t’arracher à mes bras !


- Chasse Jupiter et le Cilicien de ton esprit. Je ne veux pas qu’ils préoccupent celui qui détient mon cœur.

Il lui offrit ses lèvres et le Germain prit sa bouche en un baiser qui alluma le feu dans leurs veines. Des mains tremblantes défirent les vêtements et bientôt leurs corps s’unirent tandis que les mains couraient sur les peaux enfiévrées et que le plaisir montaient inexorablement entre eux.
 
L’amour comme une tempête
L’amour comme une défaite
L’amour dans mon corps brûlant
L’amour qui coule en mon sang
 
Plus tard, tandis qu’ils reposaient, repus et apaisés, Agron se releva sur un coude pour regarder dormir son amour. Son cœur se serra à l’immensité de ce qu’il ressentait pour lui : il n’aurait jamais pensé pouvoir aimer comme cela, homme ou femme… Et pourtant, ce « petit homme » avait capturé son cœur, son âme et son esprit et il ne pouvait plus imaginer la vie sans lui. Il aurait tant voulu que la guerre prenne fin : pouvoir emmener Nasir loin du sang et des larmes, vivre avec lui, libres et heureux, dans une contrée où personne ne viendrait leur chercher querelle ou leur disputer leur libre choix. Lui, le guerrier, le gladiateur, lui qui avait vécu par le glaive, il était désormais prêt à déposer les armes pour vivre simplement et tranquillement auprès de l’homme qu’il aimait.

Il aurait défié quiconque aurait eu l’impudence de tenter de lui ravir et sa jalousie avait fait place à la rage quand le Cilicien avait eu l’audace de dire : « J’ignorais que tu… pataugeais dans la fange de l’est du Rhin. » Les mots choisis, le ton qu’il avait employé… Tout dans son attitude indiquait qu’il estimait qu’Agron ne le méritait pas. Et cela avait ravivé en lui la crainte que ce ne soit vrai : parfois la nuit il se réveillait avec la même pensée. Trop souvent il avait l’impression de n’être pas digne de l’amour de Nasir, cet amour éclos au milieu de la tempête, cet amour qui, tant de fois en si peu de temps, avait failli tourner court.
 
La puissance d’un amour
C’est jamais et c’est toujours
C’est défier les lois des hommes
Celles des dieux et de Rome
C’est savoir que dans tes bras
Rien jamais ne m’atteindra.
La puissance d’un amour
Renverse le fil des jours
Plus d’hier ou de demain
Plus de peur, plus de chagrin,
Juste ta main dans ma main
Et maudit soit le destin !
 
Lorsqu’il avait vu le Syrien pour la première fois, quelque chose avait remué en lui : son corps gracile, son doux sourire, sa peau brune… tout l’attirait et pourtant il aurait pu le tuer sans hésiter lorsqu’il l’avait entendu accuser Spartacus d’avoir gâché sa vie, lui qui était devenu « quelqu’un ». A cet instant précis, il avait presque senti de la répulsion pour celui qui était encore Tibérius, l’esclave personnel tellement habitué à son sort qu’il n’aspirait à rien de plus que cette place qu’il s’était forgée par ses atouts plus que par sa valeur personnelle.

Agron entendait encore les mots que Nasir avait adressés à Spartacus alors que lui-même et Crixus accouraient, alertés par le remue-ménage :

- J’étais l’esclave personnel de dominus. J’avais une position enviée, j’étais respecté !

Et la réponse de leur chef résonnait toujours dans sa mémoire :

- Tu n’étais qu’un esclave ! Ce que tu croyais posséder n’était pas autre chose qu’une illusion !

Il bénissait les dieux de l’humanité et de la mansuétude qui animaient Spartacus : sans cela, nul doute que la vie de Nasir se serait achevée ce soir-là sous le glaive de Crixus, ou le sien, puisqu’il avait abondé dans le sens du Gaulois. Et si cela était arrivé, aujourd’hui il serait vide sans même savoir ce qu’il avait perdu !
 
L’amour comme un doux cadeau
L’amour comme un lourd fardeau
L’amour qui tremble et qui jure
L’amour clair ou bien obscur
 
Il se revoyait, épiant de loin le jeune esclave tandis que Spartacus tentait de lui apprendre à devenir un guerrier. Déjà il ressentait pour lui ce qui n’était alors qu’un simple désir : il était le type d’homme qui le faisait vibrer, mais il lui semblait alors aussi le type d’homme qu’il ne pourrait jamais respecter. Le soir même il l’avait approché, voulant tenter de l’apprivoiser, poussé par un instinct plus fort que la raison lorsqu’il l’avait vu seul, adossé à cette colonne, les yeux rivés sur le faiseur de pluie.

- Tu risques de t’attirer la mauvaise fortune à fixer ainsi celui qui a tué Théocolès


- Sa victoire prouve que même les géants s’écroulent.

Agron lui tendit le verre de vin qu’il portait  et s’accroupit à ses côtés :

- Quel nom portes-tu petit homme, que je puisse te nommer quand on déplorera ta mort ?


- Je m’appelle Tibérius.


- Tibérius ? Tu as le teint très coloré pour porter un nom si romain.


- Je suis plus Romain que Syrien !


- Il y avait un Syrien dans notre ludus. La pire enflure que j’aie jamais croisée ! Tu avais de la famille là-bas ?


- Je me souviens seulement d’un frère.

Agron sentit comme un poignard s’enfoncer dans son cœur : Duro… le petit frère tant aimé qui avait sacrifié sa vie pour lui…

- J’avais un frère moi aussi.


- Tu ne l’as plus ?

- Il a été tué par les Romains.


- Lorsque vous vous êtes révoltés ?


- Toi aussi tu te révolteras, si tu as un soupçon de bon sens !

Il était reparti, laissant le jeune homme à ses pensées, réfrénant son envie de goûter à ses lèvres…
Puis il y avait eu cette patrouille, l’ancien esclave sauvant la vie de celui qu’il avait voulu tuer quelques heures auparavant et enfin cette déclaration :

- Nasir. Mon frère m’appelait Nasir.

Et bien qu’il semblât alors adresser cette réponse à Spartacus, Agron n’avait pas manqué le regard qu’attachait sur lui le Syrien : Tibérius venait de mourir, laissant la place à Nasir, un homme digne d’être aimé, un homme digne de lui.
 
La puissance d’un amour
C’est jamais et c’est toujours
C’est défier les lois des hommes
Celles des dieux et de Rome
C’est savoir que dans tes bras
Rien jamais ne m’atteindra.
La puissance d’un amour
Renverse le fil des jours :
Plus d’hier ou de demain
Plus de peur, plus de chagrin,
Juste ta main dans ma main
Et maudit soit le destin !
 
Bizarrement, lui qui était d’habitude si impétueux et prompt à satisfaire ses désirs, il avait pris tout son temps, sans savoir pourquoi, sans comprendre que plus que son corps, c’était déjà son cœur que les grands yeux sombres avaient capturé.

Ils avaient eu de longues conversations, blottis l’un contre l’autre, échangeant leurs souvenirs, se racontant ces frères qui avaient tant compté pour eux et qu’ils ne reverraient que lorsqu’à leur tour ils passeraient sur l’autre rive. Nasir avait su trouver les mots pour le consoler, apaiser sa culpabilité d’être vivant quand Duro avait perdu la vie en sauvant la sienne… Lui, en retour, lui avait raconté la liberté qu’ils connaîtraient un jour, l’espérance de ne plus jamais être soumis au joug de personne, sa volonté de ne jamais retomber aux mains des Romains.

Il y avait eu ce premier baiser, le goût de cette bouche à la fois si tendre et si avide, quelques caresses et leurs corps qui se réchauffaient l’un à l’autre. Petit à petit leurs liens s’étaient resserrés : il n’y avait pas eu de grandes déclarations, de grands mots, de grands serments. Ils savaient simplement que l’un près de l’autre ils étaient bien, que l’un avec l’autre ils étaient plus forts.
 
L’amour comme une étincelle,
L’amour soumis et rebelle,
L’amour offert en partage
L’amour au bout du courage
 
Mais Nasir avait choisi de suivre Spartacus et Crixus dans leur quête insensée ! Il avait révélé au Gaulois le mensonge de celui qui n’était pas encore son amant. Et lorsqu’il était parti, le laissant aux côtés de ceux qu’il abandonnait, Agron avait eu l’impression de laisser son cœur dans la cour de la villa, mais il était bien trop fier pour accepter de revenir en arrière.

Les jours sans lui s’étaient écoulés sans saveur, sans lumière… Et lorsqu’il l’avait retrouvé, lorsqu’il avait pris dans sa main son visage devenu gris, quelque chose en lui s’était déchiré : Nasir ne pouvait pas, ne devait pas mourir ! Il avait déjà perdu trop de personnes aimées ! Il ne supporterait pas de perdre aussi son « petit homme ».

Les heures de veille inquiète tandis que le Syrien se débattaient contre la mort hantaient encore sa mémoire et cet instant où il l’avait vu debout, encore faible mais tout prêt à les suivre dans leur attaque, ce baiser qu’il avait posé sur ses lèvres alors, avait le goût d’une victoire : la victoire sur la mort, la victoire sur le malheur.

C’est à son retour qu’ils s’étaient aimés pour la première fois : il avait enfin pu découvrir ce corps tant désiré, sentir enfin le plaisir couler dans ses veines, entendre les gémissements d’aise de l’homme qu’il tenait au creux de ses bras. Cette première nuit avait scellé son destin : Nasir était celui qu’il avait attendu toute sa vie, celui que les dieux lui avaient promis et nul jamais ne viendrait le lui arracher : il irait jusqu’à défier Hadès aux Enfers pour le ramener à la lumière si la mort venait lui ôter son amour.
 
La puissance d’un amour
C’est jamais et c’est toujours
C’est défier les lois des hommes
Celles des dieux et de Rome
C’est savoir que dans tes bras
Rien jamais ne m’atteindra.
La puissance d’un amour
Renverse le fil des jours
Plus d’hier ou de demain
Plus de peur, plus de chagrin,
Juste ta main dans ma main
Et béni soit le destin !
 
Pourtant, il n’avait jamais prononcé les mots qui lui brûlaient parfois les lèvres. Quelle était cette peur qui lui interdisait d’ouvrir son âme à celui qu’il aimait ? Craignait-il que les dieux, jaloux de son bonheur, ne le lui ôtent s’il venait à avouer l’immensité de son attachement ? S’effrayait-il de donner à son amant des armes pour le mettre à genoux, lui si fier, pour peut-être le faire souffrir ?

Il s’était entêté à vouloir croire que tout cela n’était que physique, malgré tout ce qui en lui hurlait le contraire. Mais ce soir, une main brune sur la peau de son compagnon lui avait fait comprendre son erreur : la violence de la jalousie qui lui avait mordu le cœur le laissait lui-même abasourdi. Nasir était à lui, A LUI !!! Nul jamais ne savourerait la douceur de ses lèvres, la saveur de sa peau, la mélodie de ses gémissements de volupté…

- A quoi penses-tu ?

La voix de son amour l’arracha à son introspection et il posa sur lui un regard à la fois attendri et affamé qui fit frissonner le Syrien.

- Je pense à toi, à nous… Je pense que je suis un idiot.

- Un idiot ? Pourquoi ?

- Pour ne t’avoir jamais dit combien je t’aime !

Les yeux noirs s’emplirent de larmes et la lèvre inférieure de Nasir se mit à trembler : il avait tellement rêvé de cet aveu ! Certes il savait qu’Agron l’aimait de toute son âme, mais l’entendre enfin l’avouer était une victoire qu’il n’espérait plus.

- Je t’aime aussi, murmura-t-il en retour.

Pour toute réponse, Agron vint saisir ses lèvres et les deux hommes s’envolèrent alors dans une nouvelle chevauchée vers les cieux, là ou plus personne, jamais, ne pourrait les empêcher de s’aimer et d’être libres.
 
FIN


Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage (S. Guitry)
La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence. L'intelligence, elle, a des limites, tandis que la bêtise n'en a pas (C. Chabrol)
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MessageSujet: Re: Spartacus - La puissance d'un amour - Agron/Nasir - G   Dim 17 Jan 2016 - 10:18

:j:aime: :j:aime:


Merci Louzanes pour ce kit
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MessageSujet: Re: Spartacus - La puissance d'un amour - Agron/Nasir - G   Dim 17 Jan 2016 - 10:37

:j:aime: :j:aime: :j:aime: une très belle fiction dame Cissy  bravo


Le silence est parfois plus éloquent que les mots

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MessageSujet: Re: Spartacus - La puissance d'un amour - Agron/Nasir - G   Dim 17 Jan 2016 - 19:17

Merci beaucoup à vous deux. arigatou


Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage (S. Guitry)
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