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 NCIS LA x Numb3rs - La prétention de rien - Callen/Colby - G

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Cissy
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MessageSujet: NCIS LA x Numb3rs - La prétention de rien - Callen/Colby - G   Dim 6 Aoû 2017 - 18:11

Pour ceux qui la connaissent, ils sauront que cette fiction ne pouvait être destinée qu'à CptJackHarkness qui a créé ce couple.

Les personnages de la série ne m’appartiennent pas. Ils sont la propriété exclusive de : Shane Brennan d’une part et de Cheryl Heuton & Nicolas Falacci d’autre part. Je ne tire aucun bénéfice de leur mise en situation dans cette fiction.
 
 
La prétention de rien
 
Des années… des années à ne faire confiance à personne. Des années à se construire une image qui n’était pas vraiment lui mais qui lui plaisait parce qu’elle masquait ses blessures, ses fêlures ses craintes…

Oui, ses craintes… Rares étaient ceux qui auraient pu penser que sous ses dehors de casse-cou la peur couvait, encore plus rares étaient ceux qui l’avaient un jour touchée du doigt. Parce que pour savoir ce qui se cachait au plus profond de son âme, il fallait l’avoir approché d’assez près et cela, il ne le permettait qu’à de très rares personnes.


Qui peut prétendre me connaitre?
Sans se contenter du paraitre.
Image toute faite ou projection.
C'qu'on vous prête porte à confusions.
 
Il avait longtemps pensé que cela lui était égal : personne n’avait voulu de lui, alors il n’avait besoin de personne pour tracer sa route, aller droit devant, faire ses choix, prendre ce qu’il pensait lui revenir sans ce soucier du reste. Il était devenu un combattant, un survivant, un de ces êtres dont la majorité des gens pensent qu’il n’a ni cœur, ni âme, ni même de cerveau : juste un robot décérébré dressé à attaquer, à tuer, sans se poser la moindre question.

Le plus souvent il se contentait de cette image qu’il renvoyait. Cela lui évitait les ronds de jambes inutiles, les raouts interminables, les faux serments d’amitié assommants. Le pensant dénué de toute humanité, les gens passaient leur chemin lorsqu’ils le croisaient et cela lui allait parfaitement.

Qui peut prétendre me comprendre?
Quand il faut de tout se défendre.
Passer les "on dit ", casser la glace
Et gratter le vernis en surface,
Quand soi-même, on cherche et se perd,
Pour toute une vie qu'on peut bien faire.
 
Il y avait bien longtemps qu’il avait décidé qu’il ne ferait plus d’efforts, qu’il ne serait plus jamais le petit garçon assoiffé de tendresse qui aurait tout donné pour un regard gentil, pour un mot d’encouragement, pour être, pour quelqu’un, ne serait-ce que l’espace d’un instant, l’être le plus important du monde.

Cet enfant là, il s’était dilué dans les larmes trop souvent versées, il s’était effiloché au gré des familles d’accueil successives qui l’avaient accueilli, sans tendresse, juste par devoir ou par cupidité. Lorsqu’on grandit sans amour, comment pourrait-on en offrir à son tour ?

Désormais, il en avait fini d’essayer d’être celui qui plairait, celui qu’on choisirait, celui qu’on aimerait. Il s’en foutait de rester le dernier de la classe, celui qu’on ne prenait que par défaut dans l’équipe, celui qui n’était jamais invité aux anniversaires ou aux sorties en groupe. Il s’en foutait qu’après l’avoir effleuré du regard, on se détourne de lui, comme s’il portait les stigmates d’une tare impardonnable.

Désormais il était lui, rien que lui et tant pis pour ceux qui ne comprenaient pas.

Je suis comme je suis,
J'aime comme j'aime,
Même si j'en paye le prix,
Je suis comme je suis
Je suis mes envies comme suivre ceux qui m'aime
Je rêve comme je rêve, plutôt mal que bien,
Parfois même un rien,
Je suis comme je suis comme je suis,
En tout cas je n'ai la prétention de rien.
 
De l’extérieur, la plupart de ses contemporains auraient pensé qu’il avait raté sa vie : pas d’amour, peu d’amis, un chez lui qui n’était qu’un endroit où il rentrait se lover sur un lit de camp récupéré dans un surplus de l’armée, où les seuls meubles étaient une cantine militaire et son sac de marine… Ce n’était pas un chez lui, il le savait et il s’en moquait.

Chez lui, c’était le monde entier, c’était l’endroit où il partait en mission, c’était le sable brûlant, les forêts luxuriantes, les déserts glacés… C’étaient là où étaient ses frères d’armes, ceux qu’il avait découvert à l’orée de l’âge adulte et qui, enfin, lui avait offert la sécurité, la stabilité.

Il était conscient que certains auraient ri aux éclats à le voir se penser en sécurité dans un corps d’armée où il avait baroudé sur tous les points chauds du globe. Et pourtant c’était bien ce qu’il ressentait. Parce que désormais on le choisissait pour ses qualités de combattant, sa probité, son manque apparent de sentiments qui en faisait l’équipier parfait : un sang-froid à toute épreuve, un sens du devoir aiguisé et une témérité juste assez développée pour vous sortir d’un mauvais pas sans vous jeter dans la gueule du loup par vaine gloriole.

Mais même à ses nouveaux compagnons, il laissait rarement entrevoir la réalité de son être.

Qui peut prétendre avoir la clé
De mon enfance et ses ratés,
Rangez tous vos clichés qui rassurent,
Des blessures à vivre sous l'armure.
 
Et puis il était arrivé au NCIS et il y avait enfin trouvé une maison, une famille. Pour la première fois depuis bien longtemps il s’était autorisé à baisser ses barrières, à laisser des gens entrer dans sa zone de confort : Kensi, Marti, Eric, Hetty qui, sous ses dehors austères, était finalement ce qui, pour lui, se rapprochait le plus de ce qu’aurait dû être une mère, et bien sur Sam, le frère, le confident, celui qui pouvait tout entendre, qui pouvait tout comprendre, qui le prenait comme il était, sans juger, sans condamner.

C’était d’ailleurs à lui qu’il s’était confié en ses moments de doute, lui à qui il avait le premier avoué que les filles qui se succédaient entre ses bras n’étaient là que pour donner le change sur sa nature profonde, lui qui avait reçu ses premières confidences sur celui qui faisait battre son cœur en secret.

Mais qui peut prétendre encore prétendre
Avoir un jugement à rendre,
Et pouvoir se regarder en face,
Dire ce qu'il aurait fait à ma place,
Quand moi-même, je cherche et m'y perd,
Pour tout un cirque qu'il faut bien faire.
 
Sam… Toujours de bon conseil, toujours là pour le réconforter si besoin était mais aussi pour lui envoyer le coup de pied aux fesses salutaire dont il avait besoin. Comme il l’avait fait quelques jours plus tôt, lui disant qu’il ne voulait pas le revoir tant qu’il ne se serait pas décidé à aller dire ce qu’il pensait à cet agent du FBI dont il rêvait depuis trop longtemps !

- Mais il n’est pas gay ! Il n’y a qu’à voir le nombre de filles qu’il se tape !

- Arrête ! Tu veux bien faire le compte de tes conquêtes ne serait-ce que du dernier trimestre ?

- Ce n’est pas parce que je me cachais ainsi qu’il en fait autant.

- Mais ce n’est pas non plus le signe qu’il est hétéro pur et dur ! De toute façon tu ne le sauras pas sans avoir tenté ta chance. Il t’a bien paru réceptif non ?

- Disons que j’aie eu l’impression qu’il se passait quelque chose. Tu sais que je ne suis pas du genre à accorder mon amitié facilement…

- Ca, je suis bien payé pour le savoir, ironisa Hanna.

Un sourire crispé fut la réponse de son ami qui enchaîna :

- Pourtant, avec lui, j’ai eu l’impression que ça collait tout de suite. On s’est entendus sur des tas de choses, on s’est découvert plein de points communs… Ensemble on était juste bien…

- Alors justement tête de bois ! Fonce !

- Mais s’il n’est pas gay, il va m’en mettre une !

- Et bien tu te défendras ! Merde G ! Ne me dis pas que tu as peur de prendre une pichenette de la part d’un agent du FBI ! Ce sont tous des mauviettes !

- Colby n’est pas une mauviette ! protesta aussitôt Callen qui s’interrompit en voyant le sourire narquois de son ami.

- Vas-y mec, tu n’as rien à perdre, l’encouragea Sam en posant la main sur son épaule.

- Mais… s’il ne veut pas de moi…

La crainte avait rejailli du plus profond de son être, du plus profond de son âme d’enfant blessé de n’être pas assez bien, pas assez beau, pas assez fort pour qu’on l’aime comme il était.

Je suis comme je suis,
J'aime comme j'aime,
Même si j'en paye le prix,
Je suis comme je suis
Je suis mes envies comme suivre ceux qui m'aime
Je rêve comme je rêve, plutôt mal que bien,
Parfois même un rien,
Je suis comme je suis comme je suis,
En tout cas je n'ai la prétention de rien.
 
Il était debout devant la porte de l’appartement de Colby, se demandant ce qu’il faisait là, pourquoi il avait écouté Sam qui n’y connaissait strictement rien finalement !

Tout ça ce n’était que des foutaises, qu’un espoir stupide qui allait s’envoler et le faire souffrir à nouveau. Etait-il idiot d’espérer encore qu’on puisse l’aimer pour lui-même ! Qui plus est, un mec, un agent fédéral qui, certainement, quand bien même il serait attiré, n’oserait jamais assumer son homosexualité de peur qu’elle ne lui porte préjudice dans sa carrière !

Deux fois déjà sa main tremblante s’était élevée vers le bouton de la sonnette et deux fois il avait laissé retomber son bras.

C’était trop con ! Il n’avait rien à foutre là ! Il allait gâcher ce qui pouvait être une belle amitié. Si Colby avait ressenti quelque chose pour lui, il lui aurait donné signe de vie depuis la fin de cette mission où ils s’étaient rencontrés et appréciés. Après tout, il avait ses coordonnées professionnelles à défaut d’avoir son numéro ou son adresse privée. Un petit message pour s’enquérir de lui, ou juste pour demander un renseignement sur un détail quelconque de leur enquête commune… Les prétextes n’auraient pas manqué si vraiment l’agent avait voulu le revoir.

Mais rien… Pas un mot, pas un message depuis plus de deux mois… Il s’était forcément mépris et Granger était passé à autre chose, à quelqu’un d’autre. Il n’avait strictement rien à faire là.

Et au moment où il tournait les talons, la porte s’ouvrir sur l’agent qui partait visiblement faire du sport s’il en jugeait par sa mise et par le sac jeté sur son épaule. Les yeux bleus de Colby s’écarquillèrent à la vue de Callen sur son palier tandis que son cœur s’emballait. Il tenta au mieux de cacher son trouble :

- Qu’est-ce que tu fais-là G ?

- Je voulais te voir.

Et puis ce fut le silence, un silence pesant mais cependant empli de mots, de phrases, de confidences.


Je suis comme je suis, j'aime comme j'aime,
Je suis comme je suis, je rêve comme je rêve,
Je suis mes envies comme me suivent ceux qui m'aiment.
 
Il n’y avait pas eu un mot de plus, simplement Colby avait laissé tomber son sac et avait ouvert la porte en grand, l’invitant à entrer. Leurs corps avaient ensuite pris le relais et leur avaient dit tout ce qu’ils avaient besoin de savoir.


G Callen avait enfin trouvé son âme sœur.
 
FIN
 
Chanson de Pascal Obispo


Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage (S. Guitry)
La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence. L'intelligence, elle, a des limites, tandis que la bêtise n'en a pas (C. Chabrol)
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MessageSujet: Re: NCIS LA x Numb3rs - La prétention de rien - Callen/Colby - G   Mer 25 Oct 2017 - 9:44

Salut Cissy, ton histoire elle est juste magnifique. :j:aime::j:aime::j:aime::j:aime::j:aime:Toujours cette union parfaite avec ton récit et les chansons. Un vrai plaisir à lire à chaque fois.clin d\'oeil


Et ce couple étrange que CptJackHarkness à inventé me plait. clin d\'oeilclin d\'oeil



Un grand grand merci à Galifret
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MessageSujet: Re: NCIS LA x Numb3rs - La prétention de rien - Callen/Colby - G   Mer 25 Oct 2017 - 11:12

Si ce couple peut paraître étrange à certains, pour moi, qui connait très peu ces séries, il est tout à fait crédible. Et le passé du personnage de Callen est décrit de façon très touchante éclairant le comportement du Callen adulte, fort et assuré en apparence mais abritant un coeur d'enfant fragile et peu sûr de lui... 
Merci pour cette découverte !
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Cissy
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MessageSujet: Re: NCIS LA x Numb3rs - La prétention de rien - Callen/Colby - G   Mer 25 Oct 2017 - 21:41

Merci beaucoup à vous deux. D'autant plus contente que cette histoire vous plaise qu'en fait je déteste la série NCIS Los Angeles... rire démoniaque rire démoniaque rire démoniaque rire démoniaque


Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage (S. Guitry)
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