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 Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G

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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeDim 8 Avr 2012 - 23:06

Merci à vous trois. Suite et fin de ce flashback...



Chapitre 33 : Série noire pour une nuit blanche (partie 2)

Mai 1980 : Pasadena


Clac ! Avant qu’il ait pu terminer sa phrase, un énorme coup de tonnerre éclata et la lumière s’éteignit. Cette fois-ci Charlie poussa un véritablement hurlement de terreur et Don se sentit soudain bien désarmé. Lui-même n’était pas autrement rassuré d’ailleurs de se trouver ainsi seul dans le noir, alors que l’orage se déchaînait.

- Ca va aller Charlie, ce n’est qu’un orage. Rien de grave.

Il répétait ces mots en boucle, en berçant le bambin affolé. Petit à petit les tremblements qui agitaient son frère se calmèrent et celui-ci se laissa aller dans l’étreinte de son aîné : il s’y sentait en sécurité et ses yeux commencèrent à se fermer au grand soulagement de Don.

Au moment où ils s’endormaient tous les deux, l’électricité revint et Charlie sursauta sous la clarté qui envahit soudain la chambre.

- Donnie !

- Ce n’est rien Charlie. Tu vois, la lumière est revenue ! Tout va bien aller maintenant. Il faut dormir.

En disant ces mots, Don, désespéré, fixa son réveil : déjà trois heures du matin ! Il était maudit ! Adieu tout espoir d’une bonne note en histoire !

- J’ai faim !

- Ah non Charlie ! Tu ne me fais pas ce coup là ! Je suis fatigué moi ! On dort maintenant !

- Je peux pas dormir, j’ai trop faim !

D’accord ! Pas moyen d’y couper ! De toute façon il cèderait, donc, autant le faire le plus vite possible ; et puis lui aussi devait s’avouer qu’il avait un petit creux. Voyons, le contenu du frigo…

- Un bout de pizza avec un grand verre de lait, ça te dit ?

- Oui ! Oui ! Oui !

- O.K. Je te rapporte ça !

- Tu me laisses ?

- Juste deux minutes.

- Deux minutes ?

- Promis !

On ne devrait pas promettre ce qu’on n’est pas sûr de tenir. On ne devrait pas vouloir faire en deux minutes ce qui en demande dix. C’est ce que se dit Don, l’instant suivant, alors qu’il partait en vol plané dans l’escalier, ayant manqué une marche à vouloir aller trop vite, pour que Charlie ne s’affole pas en restant trop longtemps tout seul.

Et puis il ne pensa plus, à demi assommé par le choc, une douleur atroce irradiant de sa cheville gauche. Des larmes lui vinrent aux yeux qu’il réprima difficilement : on ne pleure pas à presque dix ans quand on est tout seul à la maison et qu’on doit s’occuper de son petit frère !

Justement, le petit frère l’appelait, de plus en plus fort, de plus en plus désespérément. Mais là, désolé frangin, peux vraiment pas me relever.

- Donnie ?

Une main sur ses cheveux, de grands yeux bruns qui le regardaient avec angoisse.

- Oh Charlie ! Qu’est-ce que tu fais là ?

Il avait donc osé descendre tout seul ? L’inquiétude qu’il avait ressentie pour lui avait été plus forte que sa peur ?

- Pourquoi t’es par terre ?

- Je suis tombé.

- Tu as mal ?

- Un peu, à la cheville.

Le gamin se tut, observant son aîné à terre. Il ne pouvait pas être bien ainsi sur le sol. Une grosse bosse ornait son front et la cheville, qui dépassait de son pantalon de pyjama, avait doublé de volume.

- Faut faire le 911 !

Sidéré Don regarda son frère, le téléphone à la main, prêt à passer l’appel d’urgence comme on le lui avait appris.

- Non Charlie ! On ne peut pas !

En un éclair il lui vint à l’esprit ce qui pouvait se passer : deux enfants, seuls, en pleine nuit ! Ses parents allaient avoir des ennuis... Et puis… lui, on l’emmènerait à l’hôpital… et Charlie… ? Pas question que des étrangers lui prennent son petit frère !

- On peut pas Charlie. Ca va aller. Papa et maman vont rentrer, ils s’occuperont de moi.

- Alors il faut aller sur le canapé, tu seras mieux.

- Peux pas Charlie, j’ai mal.

- Je vais t’aider !

Brave petit frère ! Tu crois vraiment que tu peux me porter ?

- Je suis trop lourd Charlie.

Charlie regarda son frère, pensif, puis tout à coup il tourna les talons et courut dans le garage, ayant apparemment oublié qu’il avait une peur bleue du noir.

- Charlie ? Où tu vas comme ça ? Reviens !

Il revenait déjà, le skate-board de Don à la main.

- Tiens, si tu peux pas marcher, tu peux rouler !

Don regarda son frère avec de grands yeux ébahis : c’était donc vrai que c’était un génie !
Il réussit à s’installer sur la planche puis à rouler jusqu’au canapé où il se hissa en serrant les dents sous la douleur. Lorsqu’il fut enfin allongé, il chercha son petit frère du regard, voulant le remercier de son idée : il était effectivement beaucoup mieux ainsi. Mais le gosse avait de nouveau disparu.

- Charlie ? Charlie ?

- J’arrive !

La voix venait du haut de l’escalier et Don vit réapparaître son petit frère traînant avec lui deux oreillers et une couverture qu’il tendit fièrement à son aîné. Celui-ci lui sourit en retour :

- Quelle bonne idée Charlie !

- Tu t’es occupé de moi. Maintenant c’est moi qui m’occupe de toi !

- Et tu le fais très bien frangin !

Le gamin jeta ses bras autour du cou de son frère.

- Je t’aime Donnie !

- Je t’aime aussi Charlie.

L’aube blanchissait le ciel quand les deux frères Eppes s’endormirent enfin, serrés l’un contre l’autre sur le canapé du salon.



*****
Il était près de onze heures quand Alan et Margaret arrivèrent. Ils posèrent les bagages dans l’entrée et poussèrent un énorme soupir de soulagement : enfin chez eux !

- En tout cas, fais-moi penser à ne jamais plus prendre cette compagnie, dit Alan.

- Tu peux y compter ! Bon, je vais nous préparer un bon brunch et puis…

Comme sa femme s’interrompait, Alan se retourna vers elle, inquiet :

- Qu’est-ce qui se passe ?

Interdite, elle fixait le canapé et il s’approcha d’elle pour se rendre compte de ce qui arrivait.

- Mais, qu’est-ce que… ? interrogea-t-il à la vue du spectacle insolite qui s’offrait à lui.

Blottis l’un contre l’autre sous une couverture, leurs deux garçons, qui à cette heure-là auraient dû être à l’école depuis longtemps, dormaient profondément, le petit pelotonné contre le corps de son aîné qui gémissait dans son sommeil agité.

- Qu’est-ce qui se passe, où est Lottie ? s’étonna Margaret avant de s’avancer vers ses enfants.

Puis l’inquiétude la gagna en voyant son fils aîné couvert d’une sueur malsaine et l’énorme bosse bleuâtre qui déformait son front sur lequel sa main se posa :

- Oh mon Dieu Alan, il est brûlant !

- Quoi ? Mais enfin, qu’est-ce qui se passe ici ? Lottie !

La voix courroucée du père réveilla soudain les deux garçons. Avec un cri de joie, Charlie se précipita dans les bras de sa mère, mais celle-ci, après l’avoir rapidement embrassé, le repassa à son père et se pencha sur Don qui semblait émerger difficilement.

En voyant sa mère, le garçonnet tenta de se relever et un gémissement de douleur lui échappa.

- Donnie ! Qu’est-ce que tu as mon bébé ? Tu as mal ? s’affola sa mère tandis qu’Alan, déposant Charlie sur le sol, s’approchait à son tour, le visage inquiet.

- Non, ça va aller, répondit le gosse, ravalant difficilement ses larmes.

- Il est tombé dans l’escalier ! déclara alors Charlie.

- Oh mon Dieu ! s’exclama sa mère.

- Et je l’ai aidé à aller sur le canapé, et j’ai apporté les oreillers et les couvertures ! fanfaronna le bambin.

- C’est bien, c’est très bien chéri ! lui dit son père en passant une main distraite dans ses cheveux, uniquement concentré sur son aîné.

- Où as-tu mal mon ange ? demandait Margaret en même temps.

- C’est ma cheville, mais ça va aller.

- Laisse-moi voir.

Elle poussa un gémissement de douleur en voyant la cheville de son garçon déformée par un œdème impressionnant et qui avait pris une vilaine teinte entre le violet foncé et le noir.

- Oh mon pauvre bébé !

Elle était au bord des larmes en imaginant la souffrance qu’il devait ressentir. Alan avait pâli et ses lèvres se serrèrent un peu plus tandis qu’il demandait d’une voix tranchante :

- Mais qu’est-ce qui s’est passé ? Et où est Lottie ?

En se mordant les lèvres pour ne pas laisser voir combien il avait mal, Don répondit :

- Elle est partie hier soir, elle était malade.

- Quoi ? Mais comment a-t-elle pu ?

- Elle ne savait pas que vous n’alliez pas rentrer, ajouta le garçon pour tenter de défendre la jeune fille contre la colère qui grandissait chez son père.

- Comment ça ? Tu ne lui avais pas dit ?

- Non. Enfin, elle était déjà partie quand maman a appelé.

- Quoi ? Elle vous avait laissés seuls ?

- Ce ne devait pas être pour longtemps, argumenta le garçon. Et puis Charlie dormait.

- Mais pourquoi n’as-tu rien dit à ta mère lorsqu’elle a appelé ?

La colère qui vibrait dans la voix de son père fut plus que Don n’en pouvait supporter. Il avait essayé de faire de son mieux, de veiller sur son petit frère comme il le pouvait. Ce n’était pas sa faute et pourtant il lui semblait que son père lui en voulait, et puis il avait mal, si mal ! Il fondit en larmes sans pouvoir se retenir.

- Non ! Non ! Mon ange, je t’en prie, ne pleure pas !

Margaret le prit dans ses bras et se mit à le bercer tout en jetant un regard de reproche à son mari.

- Ce n’est pas sa faute Alan, arrête de t’en prendre à lui.

Alan avait pâli devant les larmes de son fils. Il s’approcha et s’assit près de lui, le prenant à son tour dans ses bras.

- Mais je ne m’en prends pas à lui. Je suis simplement furieux contre Lottie. Comment a-t-elle pu laisser deux enfants seuls ? Est-ce qu’on ne peut faire confiance à personne bon sang ? Non, arrête de pleurer Donnie, arrête. Je ne suis pas fâché contre toi, allons bébé, calme-toi.

Mais le gamin n’arrivait pas à reprendre le contrôle. La nuit blanche, la douleur, toute cette tension qu’il avait ressentie devant l’écrasante responsabilité qui lui était tombée dessus, tout ça avait besoin de s’évacuer et ses nerfs le trahissaient.

Soudain il sentit une petite main s’emparer de la sienne et ses yeux se posèrent sur le visage baigné de larmes de Charlie.

- Pleure pas Donnie, pleure pas.

Il ne pouvait supporter de voir son petit frère pleurer. Il renifla vigoureusement et s’essuya les yeux, s’efforçant de faire apparaître un sourire sur son visage. Le résultat fut un piteux rictus :

- Je ne pleure plus Charlie, ça y est, c’est fini. Et toi, tu ne dois pas pleurer non plus.

- Je pleure parce que tu pleures, rétorqua le bambin.

- Mais là, tu vois, je ne pleure plus.

- Non ? Promis ?

- Promis Charlie.

- Allez viens mon ange, on t’emmène voir un médecin, intervint alors son père en se penchant pour le prendre dans ses bras.

Il trouva alors sur son chemin Charlie, dressé comme un petit coq, rouge de colère, qui le repoussa vivement :

- Non, toi tu es méchant !

- Quoi ? Charlie, qu’est-ce qui t’arrive ? s’offusqua Margaret.

La colère du gosse se retourna aussi contre elle.

- Toi aussi ! Vous êtes méchants ! Vous avez fait pleurer Donnie !

- Charlie !

Les parents étaient à la fois abasourdis et attendris de l’attachement du gamin envers son aîné. Celui-ci intervint à son tour :

- Charlie, arrête ! Ce n’est pas leur faute.

- Mais papa a crié après toi !

- Charlie, j’étais en colère contre Lottie, tenta de se justifier Alan.

- Lottie n’est pas là ! Tu n’avais qu’à aller crier chez elle ! contra Charlie avec son impressionnante logique.

- Je sais, j’ai eu tort. Mais ton frère doit voir un docteur Charlie, alors maintenant tu nous laisses faire d’accord ?

Indécis, le gamin regarda alternativement ses parents dont les visages exprimaient culpabilité et remords et celui de son frère, encore maculé de larmes et marqué par la souffrance. Il comprit soudain que ces choses-là dépassaient son entendement d’enfant et se recula. Oui, c’était aux adultes de reprendre enfin leur rôle dans ce monde qui leur avait appartenu rien qu’à eux d’eux pour quelques heures.

Margaret enveloppa soigneusement son aîné dans la couverture et son père le prit dans ses bras avec infiniment de précaution pour ne pas lui faire de mal. Puis ils se dirigèrent vers la voiture où il déposa le garçonnet dans les bras de sa mère qui venait de s’installer et dans lesquels il s’abandonna sans fausse honte, trop heureux d’être un peu couvé, cet abandon prouvant mieux que des mots combien il se sentait mal, lui qui, déjà, fuyait les effusions comme si cela était une faiblesse. Cependant, au moment où ils allaient démarrer, Don se redressa et s’inquiéta soudain :

- Et Charlie ? Vous n’allez pas le laisser seul !

Avec un sursaut coupable, Margaret et Alan s’aperçurent soudain qu’ils étaient en effet sur le point d’oublier leur cadet, leur esprit uniquement tourné vers le plus grand. A nouveau la culpabilité leur serra le cœur : mais quel genre de parents étaient-ils donc ?

Alan s’empressa de retourner à l’intérieur mais il avait à peine fait trois mètres que Charlie sortait à son tour de la maison, ayant enfilé ses chaussures et passé son manteau sur son pyjama. Il arborait un immense sourire de fierté : il avait réussi tout seul !

Comme son père se penchait vers lui pour le prendre dans ses bras, il le repoussa en disant :

- Non, je suis grand maintenant.

Et il marcha fièrement vers la voiture où il grimpa sans attendre de l’aide. Puis il boucla lui-même sa ceinture de sécurité.

Alan et Margaret eurent un sourire à la fois amusé et attendri : il leur semblait qu’en une nuit leurs enfants venaient d’un seul coup de grandir énormément. Et en même temps, ils prenaient conscience de l’affection qui unissait leurs deux garçons ainsi que de la force que chacun d’eux puisait dans l’autre.

C’est ce jour-là que les parents de Don et Charlie comprirent que leurs fils ne seraient jamais aussi forts qu’en unissant leurs efforts. Ils se complétaient à merveille et ensemble rien ne pourrait jamais leur résister.

Fin du flashback

(à suivre)


Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Signat10Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Cissy_10
Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage (S. Guitry)
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeLun 9 Avr 2012 - 0:21

quel super Flash-back, c'est vraiment un plaisir de te lire.
les parents se rendent compte que leurs enfants grandissent et qu'un lien unique les unit à jamais.....ils sont capables de prendre soin l'un de l'autre quand ils n'ont personne d'autres sur qui compter.
ils se retrouvent dans la même situation que dans cet accident où ils se retrouvent seuls.
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeLun 9 Avr 2012 - 13:59

Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 1916874526 Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 1916874526 Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 1916874526 Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 1916874526Quel plaisir à la lecture cette deuxième partie... J'ai eu le sourire du début à la fin et j'ai vraiment craqué pour le petit Charlie... Toutes les facettes des enfants qui tour à tour savent être capricieux, désagréables, incroyablement attendrissants, intelligents, combatifs, protecteurs... Don et Charlie sont tout cela à fois et l'un pour l'autre, quand l'un à des problèmes, ils sont incroyablement soudés, incroyablement forts... Et aujourd'hui comme hier ce sont toutes les facettes de leur personnalité et tout ce qui les lie, leur passé en commun, qui les rapprochent encore et qui dans l'épreuve qu'ils traversent les soudent encore plus... On pourrait presque les croire indestructibles si la situation dans ce ravin n'était pas aussi dramatique...


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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeLun 9 Avr 2012 - 15:38

Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 2652155019 Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 2652155019 comment ne pas craquer devant cette petite bouille du petit Charlie Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 2652155019très beau chapitre ou l'on ressent la complicité et l'amour des deux frères. Cette même complicité que l'on voit dans le présent, ils sont là l'un pour l'autre et leur situation est bien plus tragique dans le présent que dans le passé Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 1990061059. Que font les secours Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 3421360609 ils se sont perdus en route Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 384165100 Dame Cissy. Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 82699569 Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 2152170178


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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeLun 9 Avr 2012 - 18:53

J'avais un sourire idiot sur le visage en imaginant la bouille de Charlie.Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 2652155019

Ils sont trop mignons ces enfants!Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 2652155019 Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 2652155019 Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 2652155019

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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeLun 9 Avr 2012 - 20:37

christelle72 a écrit:
quel super Flash-back, c'est vraiment un plaisir de te lire.
les parents se rendent compte que leurs enfants grandissent et qu'un lien unique les unit à jamais.....ils sont capables de prendre soin l'un de l'autre quand ils n'ont personne d'autres sur qui compter.
ils se retrouvent dans la même situation que dans cet accident où ils se retrouvent seuls.
Les parents prennent conscience que leurs fils ne seront jamais aussi forts qu'ensemble et cela se confirme lors de cet accident.

catouchka a écrit:
Quel plaisir à la lecture cette deuxième partie... J'ai eu le sourire du début à la fin et j'ai vraiment craqué pour le petit Charlie... Toutes les facettes des enfants qui tour à tour savent être capricieux, désagréables, incroyablement attendrissants, intelligents, combatifs, protecteurs... Don et Charlie sont tout cela à fois et l'un pour l'autre, quand l'un à des problèmes, ils sont incroyablement soudés, incroyablement forts... Et aujourd'hui comme hier ce sont toutes les facettes de leur personnalité et tout ce qui les lie, leur passé en commun, qui les rapprochent encore et qui dans l'épreuve qu'ils traversent les soudent encore plus... On pourrait presque les croire indestructibles si la situation dans ce ravin n'était pas aussi dramatique...
Je suis contente que tu aies perçu Charlie exactement comme je voulais le rendre: capricieux, colérique mais ayant des côtés tellement attachants qu'on ne peut que l'aimer...

Aragone17 a écrit:
comment ne pas craquer devant cette petite bouille du petit Charlie très beau chapitre ou l'on ressent la complicité et l'amour des deux frères. Cette même complicité que l'on voit dans le présent, ils sont là l'un pour l'autre et leur situation est bien plus tragique dans le présent que dans le passé. Que font les secours ils se sont perdus en route Dame Cissy.
Ben s'ils arrivent trop vite il n'y aura plus de flashbacks du coup... Et tu ne pourras plus craquer devant le petit Charlie (tu n'aurais jamais cru craquer pour lui un jour hein? Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 1990061059 )

ozias a écrit:
J'avais un sourire idiot sur le visage en imaginant la bouille de Charlie.
Ils sont trop mignons ces enfants!
Je suis contente qu'ils te plaisent...

Un grand merci à vous toutes de ces gentils commentaires...
Rassurez-vous, les secours ne vont plus tarder: ben oui... je n'ai plus trop d'imagination pour les flashbacks alors il va falloir arrêter bientôt... Quitte à y revenir plus tard... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 4079679510


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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeLun 9 Avr 2012 - 21:43

Chapitre 34 : Sauvetage

Avril 2006 - 9 h 35 : Big Bear Montain


Charlie rit à ce souvenir : c’était à la fois si bon de se remémorer tous ces moments qui n’appartenaient qu’à eux, et, en même temps, entendre son frère lui parler, se rendre compte qu’il était capable d’un discours cohérent, que sa mémoire ne lui faisait pas défaut le rassurait au-delà de tout.

- Tu as toujours été là pour moi Donnie, murmura-t-il en resserrant son étreinte autour de son frère.

- Je suis ton grand frère, se contenta de répondre celui-ci.

Ils échangèrent un sourire plein d’affection puis Don ferma les yeux, épuisé.

- Non ! Donnie !! Tu ne dois pas dormir ! le supplia Charlie.

Don rouvrit les yeux et les fixa sur lui :

- Je sais, mais c’est difficile Charlie.

- Allons, tu as fait bien plus dur, frangin…

- Et je n’ai pas le droit à un peu de repos ?

- Tu te reposeras quand tu seras bien au chaud dans un lit…

Don sourit de nouveau et Charlie poussa un soupir de soulagement, puis soudain les traits de son frère se crispèrent et un haut-le-cœur le souleva brutalement. Il se débattit entre les bras de son cadet qui, comprenant ce qui se passait, le tourna rapidement sur le côté où il vida douloureusement son estomac des quelques bouchées et de l’eau qu’il avait péniblement réussi à lui faire avaler à force d’encouragement et de chantage affectif. Les spasmes qui le secouaient résonnaient comme autant de coup dans le cœur de Charlie impuissant à le soulager. Puis, lorsqu’ils se calmèrent enfin, il ramena son frère contre lui, le berçant doucement en essuyant sa bouche où perlait encore de la bile, s’alarmant de son teint cireux et malsain :

- Donnie… ça va aller…, murmura-t-il, voulant désespérément y croire. Tiens bon.

Seul un long gémissement douloureux lui répondit et il vit, une fois de plus, la main valide de l’agent se déplacer sur son abdomen, lui confirmant qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas de ce côté-là, quelque chose qu’il n’avait pas vu, qu’il ne pouvait pas voir et qui était donc de très mauvais augure.

- Charlie…

- Oui ? dit-il, heureux d’entendre la voix de son frère, même si elle était hachée par la souffrance.

- Charlie… Je crois que… Je ne vais plus tenir longtemps frangin, je suis désolé.

- Bien sûr que si tu vas tenir ! Tu n’as pas intérêt à me laisser tomber…

Une poigne de fer se referma sur ses doigts et il grimaça ; quelque part pourtant l’intensité de l’étreinte le rassurait : Don semblait avoir encore des forces.

- Charlie s’il te plaît écoute-moi.

Le ton péremptoire l’empêcha de protester et malgré l’étau qui se resserra subitement sur sa poitrine, il hocha la tête en signe d’assentiment, encourageant son frère à continuer :

- Je vais essayer Charlie, je te promets d’essayer encore mais… si jamais… si jamais c’était trop…

- Non tu ne dois pas penser comme ça…

De nouveau, les doigts de son frère sur les siens lui coupèrent la parole.

- Je ne pense pas comme ça Charlie, je ne veux pas te laisser. Mais je sais qu’on ne choisit pas toujours.

Don se tut un moment, tentant de rassembler ses forces et de contrôler sa respiration :

- Charlie si jamais… si jamais les secours arrivaient trop tard…

- Ce ne sera pas le cas !

- Charlie !

Il haussait le ton pour se faire entendre et un râle douloureux lui échappa qui crucifia son cadet.

- Pardon Donnie… Pardon… Je t’écoute… Je te promets que je t’écoute.

Un sourire épuisé distendit les lèvres livides et, d’une voix devenue plus faible, Don reprit :

- Je veux que tu saches que je t’aime Charlie… Tu es le meilleur petit frère qu’on puisse avoir… Je t’aime et je suis fier de toi.

Maintenant les larmes roulaient sur les joues du mathématicien : il avait tant rêvé d’entendre ces mots dans la bouche de son aîné ! Et au moment où celui-ci les lui disait, il voulait à toute force le faire taire, l’obliger à ravaler ces phrases qui semblaient former un message d’adieu qu’il ne voulait pas, ne pouvait pas accepter !

- Il faudra que tu dises à papa…

- Tu lui diras toi-même ce que tu as à lui dire !

- Charlie… s’il te plaît… Pour une fois…. Juste pour une fois… n’argumente pas… ne fais pas ta tête de mule… Ecoute ce que te disent tes chiffres… ta logique… Ecoute-moi… Je… Je suis fatigué et… Il faut que papa sache… Il faut que tu lui dises… Je l’aime… C’est…

Il s’agitait et son souffle devenait anarchique. Charlie le redressa un peu contre lui, espérant faciliter sa respiration et lui caressa doucement la tête en murmurant à travers ses larmes :

- Chut… Je le lui dirai… Je te promets que je le lui dirai. Mais tu vas t’en sortir grand frère ! Tu vas t’en sortir tu m’entends ! Je t’aime Don… Je t’aime tant ! Tu n’as pas le droit de me laisser…

La main de son frère pressa de nouveau ses doigts mais si faiblement qu’il perçut à peine l’étreinte et un nouveau gémissement lui échappa. Puis sa tête roula sur l’épaule du mathématicien et il ne bougea plus :

- Don !!! Donnie !!! s’affola Charlie qui étendit son frère sur le sol et chercha une impulsion à la carotide.

Un profond soupir de soulagement lui échappa lorsqu’il trouva le battement : faible et trop rapide, mais bien présent. Cependant il savait que l’état de Don s’aggravait de seconde en seconde et qu’on devait les retrouver très vite parce qu’il n’y avait rien qu’il puisse faire pour garder son frère en vie plus longtemps.

A ce moment précis, un bruit perça le silence environnant et il se redressa, l’oreille aux aguets, le cœur battant, ayant peur que son imagination lui fasse croire à ce qu’il voulait à tout prix voir survenir. Mais le son allait en s’intensifiant et il identifia très vite le ronronnement d’un moteur là-haut, sur la route qu’ils avaient quittée un peu plus de dix-huit heures auparavant. Affolé à l’idée que ceux qui empruntait le chemin, secours ou non, puissent passer sans les repérer dans le ravin où ils avaient échoué, il jeta des feuilles sur le feu pour qu’il se mette à fumer, commençant à tousser lorsqu’une épaisse fumée envahit leur abri de fortune. Serrant les dents, il se releva pour détacher le pan de toile qui protégeait le foyer et laisser ainsi les volutes noires s’élever dans le ciel.

Soudain le bruit de moteur disparut et son cœur sembla s’arrêter dans sa poitrine tandis que des larmes de frustrations lui montaient aux yeux : il avait été trop lent ! Ils étaient passés sans les voir et son frère allait mourir là, sans secours, parce qu’il avait été, une fois de plus, incapable de lui venir en aide.

C’est alors qu’il entendit la voix, répercutée par l’écho :

- Hé ho !!! Il y a quelqu’un ici ? Agent Eppes ? Professeur ?

Le cri qui lui échappa libéra à la fois son soulagement, sa joie et toute la peur emmagasinée depuis qu’il avait vu le lourd véhicule basculer avec son frère à bord.
Le reste se déroula un peu comme dans un brouillard : à la fois trop rapide et trop lent… Il y eut des gens près de lui parmi lesquels il reconnut le shérif, puis l’hélicoptère en vol stationnaire au-dessus d’eux : son frère sanglé dans un panier qui montait et lui, la jambe immobilisée dans une attelle, retenu dans un harnais et par les bras du secouriste, qui s’élevait dans le ciel gris, voyant leurs sauveurs devenir de petits points gris tandis que l’hélicoptère les emmenait vers le Medical University Center de Los Angeles.

Tout le temps du vol, son regard ne quitta pas le visage de son frère à demi-dissimulé sous un masque à oxygène, regardant le médecin qui se tenait à côté de lui et vérifiait ses constantes à intervalles réguliers, le visage assez grave pour raviver toutes ses craintes. Mais il se rassurait en voyant la poitrine de Don se lever régulièrement : il respirait, il vivait… Tout irait bien.

A l’arrivée à l’hôpital, il vit disparaître son frère, rapidement déposé sur un brancard et roulé vers les portes de l’ascenseur par trois soignants qui l’attendaient, et lui fut ensuite emporté dans un fauteuil par un interne et une infirmière qui lui demandaient sans cesse comment il allait quand les seules nouvelles qui l’intéressaient étaient celles de son aîné.
Une douleur fulgurante à sa jambe le ramena à la réalité et la brume dans laquelle il lui semblait se noyer se dissipa tandis qu’il poussait un cri :

- Désolé…, s’excusa le praticien qui examinait le membre blessé.

- Ca va, grogna-t-il en serrant les dents. C’est cassé ? s’inquiéta-t-il ensuite en regardant sa jambe enflée du genou qui avait doublé de volume à la cheville qui elle semblait avoir triplé et se colorait de bleu, de jaune et de noir dans un patchwork qui n’avait rien de très artistique.

- Je ne sais pas… Vous allez passer une radio, on y verra plus clair après, renseigna le médecin. Je pense qu’il s’agit juste d’une méchante entorse mais il vaut mieux en avoir le cœur net.

- Et mon frère ? s’inquiéta-t-il.

Le regard impatient du praticien lui fit comprendre que ça ne devait pas être la première fois qu’il posait cette question, même s’il n’en avait aucun souvenir :

- On l’examine dans une autre salle. L’infirmière sait que vous êtes ici. On viendra vous tenir au courant dès que possible.

- Ce n’est pas la première fois que vous me le dites n’est-ce pas ? se renseigna-t-il.

Une lueur préoccupée passa dans les yeux de l’homme qui lui demanda :

- Vous êtes sûr que vous ne vous êtes pas cogné la tête ? Vous avez des vertiges ? Des nausées ?

- Non… Je vais bien… Je crois que j’étais juste… un peu hors de moi… Mais ça va…

L’homme hocha la tête, l’air assez peu convaincu. Il fit courir ses doigts le long de la cheville et Charlie poussa un nouveau cri de douleur :

- Je vais vous donner un antalgique, proposa le médecin.

- Non ! Je veux rester conscient pour avoir des nouvelles de mon frère ! protesta-t-il.

- Ca ne vous rendra pas inconscient : juste un antidouleur pour que ce soit plus supportable. Sinon vous allez souffrir le martyre lors de la radio.

- D’accord. Mais vous me promettez que ça ne va pas me rendre incohérent ?

Le praticien marmonna quelque chose où le professeur eut l’impression d’entendre : « Pas plus que vous ne l’étiez », mais il ne releva pas, se contentant de l’assurance réitéré qu’il serait capable de prendre les décisions qui pourraient être nécessaires pour les soins à apporter à son frère.

Puis il y eut la radio, la confirmation qu’il n’avait pas de fracture mais une foulure et une distorsion des ligaments du genou ainsi qu’une vilaine entorse à la cheville qui lui vaudrait trois bonnes semaines de plâtre. Au moment où une infirmière s’approcha pour poser celui-ci, le rideau du box où on l’avait ramené s’ouvrit et il se retrouva étroitement serré dans les bras de son père.

Alors il abandonna enfin ce masque de détermination et de protection qui pesait si lourd et il se laissa aller dans l’étreinte paternelle, pleurant comme un enfant en racontant l’accident, en avouant combien il se sentait coupable, combien il avait eu peur et combien il s’était senti démuni. Et comme il s’y attendait, Alan sut trouver les mots pour le réconforter, le rassurer, lui faire voir le bon côté des choses.

Puis, une fois le plâtre posé, il alla s’installer avec son père dans une salle d’attente privée mise à leur disposition exclusive, priant pour qu’arrivent vite des nouvelles de leur fils et frère.

(à suivre)
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeLun 9 Avr 2012 - 22:11

J'aime beaucoup le passé des deux frères si dissemblables et si ressemblants.
Ouf, les secours sont arrivés
Mais le médecin c'est qui ??? interogation


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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 0:34

contente que les secours soient arrivés ....charlie semble pas mal déboussolé...
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 7:44

Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 384165100 Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 384165100les secours sont arrivés Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 1916874526Don va pouvoir être opéré et Charlie soigné Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 384165100, l'attente sera éprouvante pour Alan et lui, leur fils et frère est bien amoché Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 3350550132.


Le silence est parfois plus éloquent que les mots

Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Banniz10 ** Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Aragon10
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 18:40

Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 1916874526 Enfin!!!Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 1916874526 Les secours ont retrouvé les deux frêres, Charlie s'en tire bien mais Don.... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 2155133871

Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 3767345554 Il n'est pas trop abîmé au moins?
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 19:47

Louzanes a écrit:
Mais le médecin c'est qui ???
Une chose est sûre: ce n'est pas toi sinon le pauvre ne serait pas au bout de ses peines... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 3350550132

christelle72 a écrit:
contente que les secours soient arrivés ....charlie semble pas mal déboussolé...
Déjà qu'il ne lui en faut pas beaucoup pour perdre pied... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 1990061059

Aragone17 a écrit:
les secours sont arrivés Don va pouvoir être opéré et Charlie soigné , l'attente sera éprouvante pour Alan et lui, leur fils et frère est bien amoché.
Bah... il ne s'en sort pas mal cette fois-ci: dame Louzanes n'était pas dans les parages, il a échappé au viol par l'ours en maraude... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 384165100

ozias a écrit:
Enfin!!! Les secours ont retrouvé les deux frêres, Charlie s'en tire bien mais Don.... Il n'est pas trop abîmé au moins?
Mais non... Pas plus que d'habitude. Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 3690441360

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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 20:03

Enfin les secours sont là... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 2250307123 Poignant cet échange entre Charlie et Don. Les derniers moments que Don croit vivre, l'urgence d'utiliser ses dernières forces pour dire ce qu'il n'a jamais dit à son frère... Charlie qui préfèrerait ne pas entendre ses mots présentement synonymes d'adieux... Le lien fraternel entre les deux hommes n'a jamais été aussi fort qu'à cet instant là. De l'émotion à l'état pur...

Magnifique chapitre Cissy... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 2652155019


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Rien n'est plus émouvant que la douceur d'un regard que l'on devine mais que l'on ne voit pas...
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 20:04

[quote="Cissy"]
Louzanes a écrit:
Mais le médecin c'est qui ???
Une chose est sûre: ce n'est pas toi sinon le pauvre ne serait pas au bout de ses peines... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 3350550132

on pourrait leur envoyer le DR House , non?
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 21:10

Pas sûre que ça arrangerait son cas... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 384165100
Merci pour ton commentaire Catouchka... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 2371081705


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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 21:14

non ca c'est certain clin d\'oeil
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeMer 11 Avr 2012 - 21:26

Chapitre 35 : Premiers pas

Avril 2006 – 10 h 50 : UCLA


L’attente se prolongeait et leur angoisse grandissait.

- Tout cela c’est ma faute ! pleura Charlie.

- Arrête fils ! Tu sais bien que non seulement ce n’est pas vrai, mais surtout que Donnie n’aimerait pas que tu réagisses ainsi !

- Pourtant il ne peut rien contre la réalité des faits, s’insurgea le mathématicien. C’est moi qui aie insisté pour aller avec lui…

- Et il en était ravi, contra son père.

- C’est moi qui l’aie obligé à reprendre la route malgré les avertissements du shérif et son propre instinct.

- Et il n’a pas mis très longtemps à te céder.

- C’est moi qui l’aie fait parler durant des heures au lieu de le laisser se reposer. Il m’a plusieurs fois dit qu’il avait sommeil, demandé de le laisser juste faire un petit somme et à chaque fois je l’en ai empêché.

- Et ça lui a permis de rester conscient donc de ne pas sombrer trop vite dans le coma.
Cette fois-ci ce n’était pas Alan qui avait répondu, mais la voix grave du médecin qui les fit se retourner aussitôt :

- Docteur… Comment va mon fils ?

Charlie se redressa, tentant de se lever pour rejoindre son père. Voyant son geste, le médecin s’approcha pour l’empêcher de bouger : il avait repéré le plâtre fraîchement posé à la cheville et la genouillère enfermant l’articulation. Il se souvint alors avoir entendu dire que son patient était avec son frère dans la voiture et comprit qu’il avait sans nul doute celui-ci devant lui.

- Disons qu’il nous donne quelques inquiétudes : il souffre d’hypothermie modérée et a perdu beaucoup de sang. Nous lui avons fait passer un scanner pour déterminer la gravité de sa blessure à la tête, mais fort heureusement il n’y a pas d’hémorragie interne : il souffre cependant d’une sérieuse commotion cérébrale. Par ailleurs sa jambe droite est fracturée en plusieurs endroits, il souffre aussi de fractures au bras et poignet droits et à la jambe gauche ainsi que d’une luxation du bassin et de l’épaule droite : un chirurgien orthopédiste va le prendre en charge.

- Il lui faut le meilleur, intervint Charlie. Mon frère est agent fédéral, il faut qu’il récupère toute sa mobilité.

- Le Dr Shefort est l’un des meilleurs dans sa spécialité, lui indiqua le praticien.

- Ce n’est pas vous qui allez l’opérer ? s’enquit Alan

- Pas pour ses fractures non. Je vais intervenir au niveau de l’hémorragie interne.

- Une hémorragie interne ! s’affola le mathématicien.

- Oui… C’est ce qui nous ennuie le plus. Il semble que le saignement provienne de la rate, mais la quantité de sang ne nous a pas permis de voir exactement ce qu’il en était à l’échographie. Je vais donc devoir recourir à la chirurgie.

- Mais Donnie va aller bien ? s’inquiéta le père.

- Nous allons tout faire pour. Votre fils semble solide et j’ai bon espoir qu’il passe à travers la chirurgie.

Et cela grâce à vous, acheva-t-il, au grand ébahissement du mathématicien, en se tournant vers lui.

- Comment ça ? balbutia-t-il.

- Lorsque je suis arrivé, pardonnez-moi mais j’ai entendu ce que vous disiez. Alors je vais vous rassurer : le fait que vous ayez obligé votre frère à parler, que vous l’ayez gardé conscient toutes ces heures, non seulement n’a pas aggravé son état, mais lui a vraisemblablement sauvé la vie.

- Que voulez-vous dire ? interrogea à son tour Alan en serrant la main de son fils dans la sienne.

- Si Don s’était laissé aller au sommeil, étant donné son état de faiblesse, la perte de sang qu’il subissait, la commotion cérébrale dont il souffre, il serait entré en état de choc et son organisme aurait tout simplement cessé de lutter. Le fait d’être conscient lui a permis de tenir… Alors cessez de vous faire des reproches là-dessus et dites-vous plutôt que si votre frère est en vie, c’est grâce à vous. Effectivement tout n’est pas encore gagné, mais j’ai bon espoir, et vous devez l’avoir aussi : c’est ce dont Don a le plus besoin. La récupération sera plutôt longue, douloureuse sans doute et il faudra que vous soyez à cent pour cent avec lui. Ce ne sera pas le cas si vous trainez un sentiment de culpabilité aussi stupide qu’inutile.

- Mais il va s’en sortir ? interrogea alors Charlie, d’une voix pleine d’espoir.

La grimace du médecin fit se glacer le sang dans les veines des deux hommes :

- J’ai bon espoir, biaisa-t-il, mais… Je ne peux pas vous faire de promesse que je ne suis pas sûr de tenir.

Puis, avant que les deux hommes puissent réagir à ses mots, il acheva :

- Je vais devoir emmener Don maintenant : l’infirmière va vous apporter les papiers de consentement.

- On peut le voir ? supplia le plus jeune.

Le chirurgien hésita quelques secondes puis secoua la tête en signe de dénégation :

- Je suis désolé mais… Je préfère éviter le risque d’un choc septique. Don est très faible et donc plus facilement susceptible d’être infecté. Je préfère ne pas prendre ce risque.

Prévenant les protestations de son cadet, Alan posa une main apaisante sur son bras et répondit d’une voix qu’il s’efforçait de garder calme :

- Nous comprenons Docteur. Merci de prendre soin de mon garçon. Dites-lui juste que sa famille est là et qu’elle l’attend.

- Je le ferai, vous avez ma parole, répliqua le médecin avant de les quitter.

Et il tourna les talons, laissant les deux hommes seuls avec leur peine et leurs craintes. Alan se rassit auprès de son fils et l’attira contre lui, comme s’il avait besoin d’avoir l’un de ses enfants dans ses bras pour faire face à ce qui se passait. Charlie se tortilla un peu, tentant de trouver une position pas trop inconfortable pour son corps perclus de douleurs : il avait une belle collection d’hématomes sur tout le torse ! Puis il se reprocha de jouer les chochottes alors que son frère était bien plus grièvement blessé que lui, que peut-être il ne s’en remettrait pas.

- Et s’il ne s’en tire pas ? balbutia Charlie d’une voix blanche.

- Il s’en tirera ! rétorqua son père sur un ton sans réplique. Donnie est bien trop têtu pour se laisser aller comme ça.

- Tu dis toujours ça, sourit le mathématicien malgré lui.

- Mais parce que c’est vrai. Je n’ai jamais vu un gamin avec autant de volonté. Déjà tout bébé…

Flashback

Mai 1971 : Los Angeles

- Maggie, regarde !

La voix émerveillée de son époux tira la jeune femme de sa rêverie. Elle releva son regard du livre qu’elle ne lisait pas et le porta sur le bébé qui se tenait debout, accroché au canapé sur lequel était assis Alan. Elle sourit :

- Il s’est encore levé tout seul ?

- Oui… Tu te rends compte qu’il a tout juste dix mois ! s’extasia le père.

- Je te rappelle que c’est moi qui l’aie mis au monde, alors oui, j’ai une petite idée de son âge, sourit-elle en retour en regardant le bébé avec amour.

Il était tellement beau leur petit garçon, avec ses boucles brunes, ses grands yeux marron qui étudiaient le monde avec une sorte de gravité que démentaient les grands sourires qu’il leur faisait. Une fois de plus elle adressa une courte prière à tous les dieux qui pouvaient être à l’écoute pour que la vie lui soit douce et qu’il soit heureux.

Au son de la voix de sa mère, le bébé tourna la tête vers elle puis lui sourit et soudain, tendant ses petits bras en avant, il fit un pas chancelant vers elle.

Les deux parents retinrent leur souffle tout en ressentant, au même moment, le même pincement au cœur : déjà les tentatives de premiers pas, bientôt le jardin d’enfant, puis l’école, les premiers flirts, la première voiture et un jour leur bébé passerait la porte en les embrassant négligemment pour aller vivre sa propre vie…

Mais pour le moment, tout ce que voulait le bébé en question, c’était de traverser les trois mètres qui le séparaient de sa maman adorée. Bien sûr, il aurait pu se déplacer à quatre pattes comme il le faisait depuis quatre mois maintenant, mais la station debout lui plaisait. Il n’avait nulle envie de se retrouver à nouveau le nez au niveau du sol : c’était tellement mieux de dominer la situation ainsi ! Alors il devait bien y avoir moyen d’aller du point « Papa » au point « Maman » sans passer par la case tapis !

Il fit un premier pas, souriant aux anges tandis qu’il chancelait comme un roseau sous le vent, puis un second et soudain la loi de la gravité s’abattit sur lui, et il tomba sur les fesses, sa couche absorbant fort heureusement le choc. Avant que ses parents n’aient pu s’inquiéter, il avait roulé sur lui-même pour se retrouver à quatre pattes et regagner son point de départ puis, s’agrippant au canapé, il se hissa de nouveau en position verticale, jeta un regard de défi à l’étendue entre lui et sa mère et entreprit de nouveau la traversée. Un pas… deux pas… le corps commença à osciller d’avant en arrière… trois pas… et les petites fesses allèrent de nouveau rebondir au sol.

Et de nouveau le bébé retourna au canapé, se releva et repartit à l’assaut de sa destinée : un pas après l’autre… jusqu’à ce qu’il s’écrase à nouveau au sol, mais cette fois-ci en heurtant la table basse au passage et un même cri d’inquiétude passa les lèvres des parents qui jusque là regardaient les efforts de leur fils en souriant.

Margaret fut la plus rapide pour récupérer son fils au creux de ses bras, embrasser la bosse qui commençait à se former sur son front et sur laquelle Alan vint déposer un linge froid avant de s’asseoir sur le bras du fauteuil où sa femme berçait leur petit en larmes.

- Chut… Ca va aller mon ange… Ca va aller mon Donnie… Mon cœur… Mon petit amour…

L’enfant cessa de pleurer, regarda son père qui lui souriait et sourit en retour et comme à chaque fois le cœur d’Alan se remplit d’amour pour ce bébé, la huitième merveille du monde, toujours agréable, facile à vivre et beau comme un cœur ! Lui qui avait eu peur de devenir père, il serait capable d’en avoir une dizaine des enfants comme celui-ci ! Mais Margaret, elle, ne serait sans doute pas de cet avis ! Il se souvenait encore de la manière dont, lorsqu’il l’avait rejointe dans la chambre pour voir son fils, elle lui avait asséné :

- Plus jamais Alan Eppes ! Je te promets que plus jamais tu ne me toucheras !

Heureusement, depuis dix mois, elle avait changé d’avis. Mais il valait sans doute mieux ne pas tenter de lui demander si elle était prête à donner un petit frère ou une petite sœur à leur Donnie… Pas pour le moment en tout cas.

Le bambin commença à s’agiter entre les bras maternels, repoussant le gant posé sur sa bosse et se tortillant pour qu’on le pose à terre. Encore quelque chose qui les épatait : pour un enfant de son âge, leur fils n’était vraiment pas douillet ! Comprenant qu’elle ne parviendrait pas à le garder plus longtemps contre elle, et regrettant déjà le temps où il se contentait de se lover sur sa poitrine en la fixant de ses grands yeux bruns, Margaret posa le bébé à terre. Aussitôt, il crapahuta sur les genoux et les mains jusqu’au canapé où il se redressa :

- Mais… Il ne va pas…, proféra la mère médusée.

Bien sûr que si il allait ! Et pas plus tard que maintenant décida le tout petit, avec cet air d’intense concentration et de détermination inébranlable qu’ils arborent lorsqu’ils ont décidé qu’ils réussiraient coûte que coûte ! Il planta son regard dans le sien, comme pour la mettre au défi de l’empêcher de s’élancer, ce qui était parfaitement stupide, pensa-t-elle aussitôt : comme si un bébé de dix mois pouvait être capable de ce genre de provocation ! Elle retint son souffle tandis qu’il balançait à nouveau : jambe droite, jambe gauche… petit déséquilibre vers l’avant… jambe droite… on penche vers la droite… jambe gauche… joli déhanché à gauche… jambe droite et… les deux fesses sur le tapis !

Décidément comment voulez-vous qu’un bébé honnête puisse évoluer avec un fessier aussi large que l’Empire State Building ! Ce n’était déjà pas si facile de déjouer les lois de l’attraction, mais là c’était carrément un handicap inutile !

Alan s’avança pour saisir l’enfant avant qu’il ne se fasse à nouveau du mal, mais celui-ci lui échappa dans un gloussement et repartit à l’assaut de son Himalaya personnel sous les regards attendris et stupéfaits de ses parents.

Un… deux… trois pas… On stabilise la tour de Pise… quatre cinq six pas… regarder droit devant soi…

Sept huit neuf… des bras qui se tendent, des voix qui l’appellent… Et soudain il y était, contre la poitrine de sa maman, puis dans les bras de son papa, les deux ivres de fierté : il avait réussi ! Il avait traversé !

- Mon bébé… Bravo mon ange… Bravo…, roucoulait la maman, tandis que le papa claironnait :

- Ca va être quelqu’un que ce gamin ! Dix mois ! Tu te rends compte ! Dix mois !

Quant au héros de la fête, après avoir distribué quelques grands sourires, épuisé de son exploit, il s’endormit très vite au creux des bras paternels et n’ouvrit même pas un œil quand on le déposa dans son petit lit.

- N’empêche, remarqua Alan en redescendant auprès de Margaret après avoir bordé le petit, il promet ce gamin.

- Ca c’est sûr… J’ai l’impression qu’il sera aussi têtu que son père, sourit la jeune femme.

Alan resta à la dévisager, bouche bée :

- Hé ! Je ne suis pas têtu ! finit-il par protester. Je suis pugnace, nuance… Toi tu es têtue, et on dirait que Donnie tient de toi.

- Bien sûr… monsieur le pugnace, rit-elle en l’enlaçant. N’empêche, je crois qu’il nous en fera voir des vertes et des pas mûres et que, quand il aura une idée en tête, il ne l’aura pas ailleurs…

- Tout comme sa mère…, se vengea bassement l’époux, recevant en remerciement une bourrade qui le fit rire.

Puis elle reprit d’une voix un peu triste :

- Tu te rends compte… Notre bébé vient de faire ses premiers pas. Bientôt il ne sera plus un bébé…

- On a encore du temps devant nous.

- Ca va si vite Alan ! Si vite ! J’aimerais tant qu’il reste petit pour longtemps.

- Il y a bien une autre solution, avança son mari en la prenant contre lui.

- Laquelle ?

- Fabriquons-lui un petit frère ou une petite sœur. Ainsi tu auras un autre bébé quand celui-là sera trop grand pour être bercé…

- Ben voyons… Jamais tu m’entends… Jamais plus ! Il faut te faire une raison : nous avons un fils et il restera fils unique.

- D’accord, si tu le dis…, murmura-t-il dans son cou.

Quatre ans plus tard, Margaret avait la preuve que des deux c’était bien son mari le plus entêté !
Fin du flashback

(à suivre)
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeMer 11 Avr 2012 - 22:11

Citation :
il souffre d’hypothermie modérée et a perdu beaucoup de sang. Nous lui avons fait passer un scanner pour déterminer la gravité de sa blessure à la tête, mais fort heureusement il n’y a pas d’hémorragie interne : il souffre cependant d’une sérieuse commotion cérébrale. Par ailleurs sa jambe droite est fracturée en plusieurs endroits, il souffre aussi de fractures au bras et poignet droits et à la jambe gauche ainsi que d’une luxation du bassin et de l’épaule droite

Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 384165100 , Don vient de passer des heures dans un ravin Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 3350550132 et encore il s'en sort pas trop mal Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 987942172.
Ses exploits de bébé Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 2652155019 Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 2652155019 10 mois et debout comme un petit homme Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 1990061059ce sont des souvenirs précieux Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 2652155019 alors Don va devoir réapprendre à marcher Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 3421360609 me rappelle des souvenirs Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 3189643450.


Le silence est parfois plus éloquent que les mots

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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeMer 11 Avr 2012 - 22:51

Don est courageux depuis tout petit , la persévérance fait partie intégrante de son caractère.
il n'a pas peur d'affronter ce qu'il ne connait pas , ce qui le rend plus fort aujourd 'hui
il faut que Charlie se libère de sa culpabilité

encore un très beau chapitre
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeJeu 12 Avr 2012 - 7:42

Avec un corps fracturé comme ça, il va devoir attendre un bout de temps avant de pouvoir regagner le terrain, le Don, faut-il encore qu'il le puisse, et que l'opération se passe bien.

Vivement la suite.


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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeJeu 12 Avr 2012 - 13:51

La culpabilité encore... Charlie n'en finit pas de se reprocher l'état de son frère. Charlie lui a pourtant incontestablement sauvé la vie en le maintenant en état d'éveil et heureusement le médecin est là pour le lui confirmer. Certes le tableau clinique est préoccupant mais Don est un battant, c'est un trait de caractère qu'il cultive depuis toujours...

J'ai adoré le flashback, marcher dans les premiers pas hésitants de l'intrépide et déterminé petit bout de choux de 10 mois. Mais j'ai encore trouvé plus attendrissants les regards et les mots d'amour de papa Alan. Que de fierté et d'amour dans ce délicieux tableau de famille... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 2652155019


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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeJeu 12 Avr 2012 - 19:05

Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 2921550616 Don n'est pas encore tiré d'affaire.

Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 3189643450 Il n'a quasiment plus un os intact.

C'est une chance qu'il soit plus entété qu'une mûle car pour se relevé d'une chose pareille, il va lui falloir une sacrée volonté.
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeJeu 12 Avr 2012 - 19:40

en tout cas je l'adore ta fanfiction mais quand est ce qu'on saurât quand Don pourra reprendre le service. car oui il va reprendre le service ? reflechir reflechir
sinon à par sa super chapitre bravo bravo bravo
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeJeu 12 Avr 2012 - 23:40

Un grand merci à vous toutes... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 2652155019 Une petite suite...


Chapitre 36 : Une longue attente
Avril 2006 – 11 h 00 : UCLA

- Alors tu vois, conclut Alan à la fin de son récit. Jamais Don ne lâchera de son plein gré.

- Mais cette fois-ci… Il n’y a pas que sa seule volonté en cause.

- Tu te souviens de ce qu’a dit le médecin ? Que c’était grâce à toi qu’il était en vie. Alors je peux te jurer que ton frère ne laissera pas tous tes efforts inutiles. Il sait trop combien tu es allergique à l’échec.

- Je ne suis pas allergique à l’échec protesta le mathématicien. Simplement je n’aime pas…

- … Perdre ? sourit son père.

Charlie haussa les épaules et un souffle douloureux franchit ses lèvres à ce mouvement. Une lueur préoccupée passa dans le regard d’Alan :

- Tu devrais rentrer à la maison fils. Tu es blessé, tu serais bien mieux au lit. Je peux appeler Amita ou Larry pour qu’ils viennent te chercher. Je suis sûr aussi que Megan, David ou Colby, voire les trois, ne vont pas tarder à nous rejoindre : ils étaient partis à Big Bear pour se joindre aux équipes de recherches mais ils m’ont dit qu’ils revenaient au plus vite et qu’ils passeraient prendre des nouvelles.

Le regard littéralement scandalisé de son fils lui fit comprendre, avant que celui-ci n’ouvre la bouche, que sa proposition n’avait aucune chance d’être agréée.

- Que je rentre à la maison pendant que Don.... Et puis quoi encore ! Je ne bouge pas de là ! Pas question !

- D’accord, apaisa le père, désireux de ne pas voir son fils s’énerver dans son état. Mais rien ne t’empêche de t’installer un peu mieux. Si tu t’étendais sur le canapé ? Je vais aller demander une couverture et tu pourrais essayer de te reposer un peu. De toute façon que tu sois éveillé ou pas ne changera rien pour Don.

Charlie se mordit les lèvres, indécis. Certes qu’il soit assis ou allongé ne ferait aucune différence pour son frère… Cependant, il voulut quand même affiché son indépendance :

- D’accord. Mais si tu crois que je vais dormir…

- Je n’ai pas parlé de dormir… Juste de t’installer un peu plus confortablement, rétorqua Alan patiemment en quittant la salle à la recherche d’une aide-soignante quelconque.

Quelques minutes plus tard, dûment drapé dans la couverture bleue qu’avait rapportée son père, la tête sur les genoux de celui-ci, sa jambe blessée surélevée sur le bras du divan, les doigts d’Alan caressant doucement ses boucles brunes, Charlie se laissait aller à un sentiment de bien-être qui chassait au loin ses angoisses. Et avant qu’il ne puisse le réaliser, il s’était endormi.


*****
Avril 2006 – 13 h 00 : UCLA

- Famille Eppes ?

Charlie se redressa, gémit à la douleur de son corps endolori, regarda autour de lui, un peu confus, puis soudain totalement éveillé, essaya de se lever pour rejoindre son père qui, plus rapide que lui, était déjà auprès du médecin qui venait de les interpeller. Ce fut seulement à ce moment que le mathématicien s’aperçut qu’ils n’étaient plus seuls dans la salle d’attente : Larry, Amita, David et Colby s’étaient eux-aussi levés à l’appel du médecin.
Charlie lui n’en revenait pas de s’être endormi. Un rapide coup d’œil à l’horloge lui apprit qu’il sommeillait depuis plus de deux heures et il s’en voulut instantanément de cette légèreté. Et s’il était arrivé quoi que ce soit à son frère durant ce laps de temps ! Comment pouvait-il dormir alors que Don était entre la vie et la mort ?

Le chirurgien s’approcha d’eux, leur faisant signe de s’asseoir avant de prendre un siège à son tour. Charlie l’étudiait du regard, cherchant sur les traits de lassitude de son visage, dans l’expression de son regard, quelque chose qui lui permettrait de savoir comment allait Donnie. Mais déjà, l’homme entrait directement dans le vif du sujet :

- Et bien l’opération s’est plutôt bien passée. Don avait une fracture de la rate et…

- Vous avez procédé à une splénectomie ? s’alarma Charlie.

- Non… La rate est un organe qui a un haut pouvoir de guérison, et même si on peut vivre facilement sans, on préfère la conserver autant que faire se peut. Nous l’avons donc suturée et évidemment nous allons garder Don sous surveillance étroite jusqu’à ce que tout danger de reprise des saignements, voire de rupture complète soit écarté.

- Cela n’aurait pas été plus prudent de l’enlever directement ? s’inquiéta Alan.

- Non… Dans certains cas on n’a pas le choix. Là, le saignement a été contenu et la fracture peut fort bien se résorber avec beaucoup de repos et de calme.

La grimace qu’échangèrent les deux hommes à ces mots le fit sourire tandis qu’il reprenait :

- Je sais, en général, avec les policiers, et surtout les agents fédéraux, ce n’est pas ce qui est le plus facile à obtenir, mais c’est là que les familles entrent en jeu. A vous de le convaincre que se montrer patient est la meilleure chose pour lui.

- Croyez-moi, il aura intérêt à m’écouter ! affirma Alan d’une voix décidée.

- Mais… Il va s’en sortir ? questionna Charlie d’une voix oppressée.

Le médecin hésita un instant avant de répondre :

- Don est actuellement toujours dans le coma, suite à la perte de sang massive qu’il a subi à cause se sa jambe et…

- Justement, sa jambe, coupa le père, elle va bien se remettre n’est-ce pas ?

- L’orthopédiste qui l’a opéré en même temps que j’intervenais sur l’abdomen et qui en termine en ce moment viendra vous faire son propre rapport. En ce qui me concerne je ne peux parler que de ma spécialité et pour en revenir à votre question, continua-t-il en s’adressant plus précisément à Charlie, je pense que, sauf grave complication, Don devrait s’en sortir.

Un quintuple soupir de soulagement s’échappa simultanément des cinq poitrines tandis que cinq étaux se desserraient à l’écoute de ces nouvelles. Le chirurgien sourit avant de reprendre :

- Je vais devoir vous laisser. Dès que mon confrère en aura fini avec la jambe de Don il viendra vous faire son rapport et vous pourrez alors aller le voir en soins intensifs et lorsqu’il en sortira, il sera admis dans mon service pour suivre au plus près l’évolution de sa blessure à la rate. Le Dr Shefort, son orthopédiste, viendra lui rendre visite à cet étage : nous avons jugé que c’était plus indiqué ainsi que l’inverse.

- D’accord, je vous remercie vivement docteur, répondit Alan, tout autant reconnaissant de ce que le praticien avait fait pour son aîné et du fait qu’il n’avait pas dit : « Si » en parlant de l’éventualité de la sortie de soins intensifs de Don, que de son intervention qui allait éviter à son cadet de se torturer avec un sentiment de culpabilité inutile, même si le patriarche n’était pas dupe : même s’il avait pris conscience d’avoir selon toute vraisemblance sauvé la vie de son frère après l’accident, il faudrait du temps avant que Charlie n’accepte qu’il n’avait aucune responsabilité dans la survenue de l’événement lui-même.

- Merci docteur, se contenta de dire Charlie en regardant partir le médecin.

Il fallut encore près d’une heure avant que le Dr Shefort ne vienne à son tour faire son rapport : les quatre autres occupants de la pièce avaient dû retourner à leurs tâches après avoir assuré Alan et Charlie de leur soutien inconditionnel et leur avoir fait promettre de donner des nouvelles de Don et de ne pas hésiter à leur demander ce dont ils auraient besoin.

L’orthopédiste détailla calmement l’était du blessé : la jambe gauche présentait une fracture du péroné sans déplacement et une fissure du tibia, un plâtre avait été posé mais tout guérirait sans souci, le poignet et le bras droits étaient eux aussi fracturés sans aucune complication, les ligaments n’étaient pas touchés, tout rentrerait dans l’ordre après quatre ou cinq semaines d’immobilisation, la hanche luxée avait été replacée, de même que l’épaule, et là encore une période d’immobilisation de trois semaines environ était la meilleure des thérapies. Restait la jambe droite, gravement traumatisée : le tibia s’était cassé net, provoquant l’hémorragie en traversant la peau, le péroné était quant à lui cassé en trois endroits différents, la rotule était fracturée aussi et le fémur fêlé. Il avait placé des plaques et des vis pour fixer le tibia et l’une des fractures du péroné. La jambe était actuellement maintenue en étirement, ce qui ne serait pas sans causer des douleurs au patient, mais c’était sa meilleure chance de s’en sortir sans séquelles. Il allait devoir supporter le dispositif au moins deux semaines puis dix semaines minimum de plâtre, la rééducation pouvant commencer dès la quatrième semaine et devant se poursuivre durant au mieux le mois qui suivrait la libération du membre.

- Don va devoir montrer beaucoup de courage, finit-il.

- Il n’en manque pas, assura son père. Et nous serons là pour l’aider.

- C’est ce dont il aura besoin : l’appui de sa famille. Mais je vous préviens qu’il risque malgré tout d’être souvent injuste, de mauvaise humeur, parce qu’il va passer par des moments difficiles.

- Nous serons là pour lui, réitéra Alan d’un ton ferme.

- Mais… il va se remettre totalement n’est-ce pas ? s’inquiéta Charlie. Il est agent du F.B.I., l’un des meilleurs qui soit ! Il va pouvoir retourner sur le terrain sans souci ?

Le Dr Shefort hésita un instant avant d’opter pour la sincérité. De toute façon, par les temps qui couraient, il ne pouvait se permettre de promettre une guérison totale sans risquer de se voir traîner en justice si ses pronostics étaient déjoués. Il préférait donc pêcher par excès de pessimisme que d’optimisme : on n’avait jamais vu quelqu’un traîner son médecin devant les tribunaux parce qu’il s’en était mieux sorti qu’on le lui avait assuré… quoique cela finirait bien par arriver un jour, conclut-il intérieurement d’un ton désabusé avant de répondre à l’inquiétude fraternelle :

- Je ne peux malheureusement pas vous faire cette promesse dans l’état actuel des choses. Il est bien trop tôt pour être sûr de l’évolution de la blessure… Il est même encore trop tôt pour assurer tout simplement que Don va sortir de son coma, poursuivit-il, inconscient de la cruauté de sa phrase et de la pâleur subite qui envahit le visage des deux hommes. Nous allons simplement faire au mieux et si Don a la volonté de s’en sortir tout devrait bien se passer. Mais je ne peux pas m’engager au-delà de ça…

- Alors quoi ? Vous pouvez quand même fixer un taux de probabilité, s’énerva le mathématicien : il a quoi :75 %, 80 % ; 95 % de chances de s’en sortir ? Ca ne doit pas être si compliqué !

- Charlie ! tenta de l’apaiser Alan en posant la main sur son bras.

- Non… Il ne peut pas nous dire des trucs comme ça en restant si évasif c’est…

De nouveau le professeur était au bord des larmes : le réconfort apporté par l’entretien avec le Dr Bell venait de partir en lambeaux avec les réponses évasives de son confrère.

- Monsieur Eppes, je comprends votre inquiétude. Mais on ne peut pas tout quantifier…

- Bien sûr que si on…

Mais Alan coupa la parole à son fils d’un geste péremptoire avant de se tourner vers le médecin :

- Vous devez quand même pouvoir nous donner une fourchette, demanda-t-il à son tour. Juste quelque chose qui nous permette de savoir à quoi on s’attaque et d’être forts pour Donnie lorsqu’il se réveillera.

Et la manière presque agressive dont il prononça ces derniers mots fit comprendre au praticien qu’il valait mieux pour lui ne pas mettre en doute cette assertion.

- Ecoutez… je dirai que Don a environ 80 % de chances de recouvrer toutes ses facultés.

Et voyant l’air accablé des deux hommes il enchaîna :

- C’est un très bon pronostic, croyez-moi. Don ne souffre pas de syndrome d’écrasement : ses muscles, bien que traumatisés, ne semblent pas gravement atteints, de même que les ligaments… Il n’y a pas de perte de tissu osseux, musculaire ou même de chair… Alors la guérison des fractures sera assez longue et il faudra rééduquer les muscles qui vont fondre à cause de l’immobilisation forcée, mais il n’y a pas de raison d’envisager le pire. En tant qu’agent fédéral, il est en pleine forme physique et il sera d’autant plus motivé pour s’en sortir. Il devra rester en fauteuil roulant le temps que son bras droit soit suffisamment fort pour qu’il puisse se déplacer en béquilles.

- Combien de temps ? interrogea Alan, se disant que ça n’allait pas être facile et que Don allait très mal vivre cette perte drastique d’autonomie.

- Encore une fois, il est difficile de se prononcer exactement. Et puis il faudra aussi que la jambe gauche soit suffisamment solide pour qu’il passe aux béquilles… je dirais… trois bonnes semaines en fauteuil… au mieux.

Un double soupir de déception accueillit ces mots :

- Je sais, ce n’est pas ce que vous souhaitez entendre et ce ne sera sans doute pas non plus ce qui plaira à Don. Mais étant donné ce qui aurait pu advenir, c’est pourtant plutôt une bonne nouvelle, je vous l’assure.

- Oui… Evidemment, concéda le père. Je vous remercie docteur.

- De rien… Et n’hésitez pas à me demander si vous avez la moindre question.

Des questions, il lui en venait à la pelle : comment Don allait-il réagir à tout cela ? Comment réussir à l’empêcher de vouloir aller trop vite ? Comment aménager la maison pour qu’il puisse y circuler en fauteuil en respectant autant que faire se pourrait son intimité ? Comment…

Puis il repoussa toutes ces questions : il verrait en temps et en heure. Pour le moment, l’important c’était que Don se réveille, tout le reste n’était qu’accessoire.

(à suivre)
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 11 Icon_minitimeVen 13 Avr 2012 - 21:02

Charlie se pose beaucoup de questions.....tout ce qu'il veut c'est le bien-être et la guérison de son frère, il a encore un long chemin avant la guérison de Don

j'ai adoré
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