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 Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G

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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeVen 13 Avr 2012 - 22:55

Il va falloir beaucoup de courage et de volonté à Don pour surmonter cette épreuve et sa famille est là pour l'aider à passer ce cap difficile Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 3322882179, Charlie veut des réponses claires, il a besoin de quantifier les chances de son frère, mais cela n'est pas possible, tout dépend du patient et de sa capacité à faire face Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 987942172, mais connaissant l'auteur, je suis persuadé qu'il va y arriver Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 1990061059 .


Le silence est parfois plus éloquent que les mots

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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeSam 14 Avr 2012 - 13:59

Un miracle que Don soit vivant, ses blessures vont mettre du temps à guérir mais avec de la volonté et beaucoup de patience, il va s'en sortir. Il aura bien besoin de sa famille autour de lui durant toute cette période. Charlie a besoin de se rassurer et les chiffres l'ont toujours fait. Mais la guérison d'une personne n'est qu'une estimation, elle dépend de la personne elle-même, de sa capacité à surmonter les douleurs liées à une rééducation et elle dépend aussi du soutien de l'entourage. Charlie se posent beaucoup de questions, trop de questions et de façon trop prématurée. Il faut laisser le temps au temps... Pas facile pour Charlie toute cette incertitude, les mathématiques ne lui sont pas d'une grande aide là...

J'ai adoré ce chapitre... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 1916874526


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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeSam 14 Avr 2012 - 20:50

Don va avoir besoin de toute sa volonté et de l'aide de sa famille pour guérir, Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 2155133871 il n'est pas au bout de ses épreuves!!!

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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeSam 14 Avr 2012 - 23:34

Merci à vous toutes... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 2371081705


Chapitre 37 : L’enlèvement
Avril 2006 - 14 h 17 : UCLA

Charlie regardait son frère dormir. On leur avait enfin permis de le voir et il s’était installé auprès de lui, le buvant du regard, s’attristant à la vue de la gouttière où reposait la jambe droite, du bandage qui entourait sa tête, du plâtre à sa jambe gauche, de son bras droit immobilisé, des fils qui le reliaient à la perfusion qui le réhydratait et apportaient les antalgiques et les médicaments nécessaires.

Mais il respirait calmement et son visage était détendu, signe que, pour le moment au moins, il ne souffrait plus.

Charlie se carra un peu plus confortablement dans le fauteuil : malgré l’insistance de son père, il avait refusé de rentrer tant que Don n’aurait pas ouvert les yeux. Et soudain il se souvint de s’être ainsi installé auprès de lui, dans un autre hôpital, dans d’autres conditions, vingt-sept ans plus tôt.

Flashback

Mai 1989 – Princeton

- C’est inutile d’attendre encore, il ne viendra pas !

La voix triste de leur fils fit monter d’un cran l’irritation de Margaret et Alan contre leur aîné. Charlie s’était fait une joie de revoir son frère après tous ces mois et celui-ci n’avait pas daigné venir ! Mais qu’est-ce qui ne tournait pas rond chez lui ? se demanda, pour la énième fois le père, se jurant de faire savoir à son fils ce qu’il pensait de sa conduite.

La famille était réunie dans l’appartement qu’ils louaient à Princeton pour Margaret et Charlie, à l’occasion des quatorze ans de ce dernier. Ils n’avaient pas pu fêter l’événement à Los Angeles parce que la période des examens arrivait et que l’adolescent ne pouvait pas s’absenter du campus à cette époque, mais ils avaient tout arrangé pour être en famille, et Don s’était engagé à venir, ayant demandé et obtenu quatre jours de relâche des Stocktons Rangers, son équipe de base-ball. Même si pour lui aussi allaient bientôt se tenir les examens de fin de première année, il s’était laissé convaincre de venir assister à l’anniversaire de son cadet.

- De toute façon je le savais ! continua Charlie d’une voix dépitée qui démentait l’affirmation.

Evidemment qu’il ne le savait pas : depuis que sa mère lui avait appris que Don viendrait, il arborait un sourire ravi ! Les deux frères ne s’étaient pratiquement pas vus depuis que le plus jeune était parti pour Princeton tandis que l’aîné intégrait l’université de Californie en même temps que l’équipe professionnelle de seconde division où déjà il se faisait un nom. Quelques jours avaient réuni la famille à Noël mais même la coupure de printemps ne leur avait pas permis de se voir, Don étant parti en virée avec deux de ses coéquipiers tandis que Charlie restait à Princeton pour suivre un séminaire de mathématiques appliquées.

Alors les parents eux aussi se réjouissaient d’avoir leurs deux enfants assis ensemble à la même table et leur déception était à la mesure de leur attente. Pourquoi Don leur faisait-il ainsi faux bond ? Pourtant il avait semblé se rendre aux raisons de sa mère lorsque celle-ci lui avait dit combien c’était important pour Charlie d’avoir toute sa famille auprès de lui pour ses quatorze ans. C’était la première fois qu’il fêtait un anniversaire loin de chez lui et surtout sans son grand frère à ses côtés. Même s’il ne l’avait pas dit explicitement, trop pudique pour ça, elle savait qu’il tenait à la présence de Don. Malgré tout ce qui les avait séparés depuis trois ou quatre ans, ce dernier restait, aux yeux de son cadet, le héros de son enfance, celui grâce à qui tout paraissait plus simple, plus rassurant, ou plus beau selon les situations. Et même s’il s’était fait tirer l’oreille, la mère savait que l’aîné était flatté que son petit frère ait encore besoin de lui.

Alors soudain, plus fort que la colère, ce fut l’inquiétude qui prit place en son cœur :

- Et s’il lui était arrivé quelque chose ?

Tandis que Charlie pâlissait à cette annonce, Alan s’impatientait :

- Que veux-tu qu’il lui soit arrivé ? Il n’avait qu’à prendre l’avion et puis un taxi pour nous rejoindre. Je lui avais donné suffisamment d’argent pour ça. S’il y avait eu un problème il nous aurait appelés, et si quelque chose s’était produit, c’est la police qui l’aurait fait. Non, il a dû décider au dernier moment que ça ne valait pas la peine de venir.

Alors qu’elle ouvrait la bouche pour protester, la sonnette de la porte retentit et un grand sourire apparut sur les lèvres d’Alan tandis qu’il disait :

- Tu vois, il était inutile de s’inquiéter. C’était juste un retard.

Il se dirigea vers la porte et ouvrit. Son sourire de bienvenue s’effaça lorsqu’il aperçut sur le seuil un homme qu’il ne connaissait pas : environ trente ans, vêtu d’un jean et d’une chemisette bleue, grand, bien découplé, blond aux yeux gris. Et ce qu’il lut dans ces yeux lui glaça le sang tandis que l’homme entrait dans l’appartement, sans y être convié, tout en disant :

- Monsieur Eppes je présume.

Et, voyant Margaret et Charlie qui s’étaient levés à son entrée il enchaîna :

- Et voici madame Eppes et le fameux petit génie !

Le ton sur lequel il prononça ces mots fit se refermer encore plus le visage de la mère, qui, sèchement, s’enquit :

- Pourrais-je savoir à qui nous avons à faire et ce que vous nous voulez monsieur…

- Appelez-moi Harry, répliqua l’homme en s’asseyant à la table sans plus de façon avant de plonger sa cuillère dans le gâteau d’anniversaire et de la porter à sa bouche :

- Hummm… Fameux ! Alors comme ça tu as quatorze ans ? dit-il en se tournant vers Charlie.

- Ca suffit maintenant ! Sortez d’ici ! intervint Alan en s’approchant.

Certes il savait que s’ils devaient en venir aux mains, il avait bien peu de chance de l’emporter contre son athlétique adversaire qui faisait une bonne tête de plus que lui et semblait autrement taillé pour la bataille, mais il était hors de question qu’il laisse qui que ce soit s’imposer ainsi chez eux.

- Du calme monsieur Eppes. Vous n’avez pas intérêt à me jeter dehors. Du moins pas si vous voulez des nouvelles de votre fils…

La phrase les cloua sur place tandis que la terreur remplaçait la colère. D’une voix d’où tout agacement s’était envolé, mais désormais empreinte d’angoisse Alan questionna, tandis que Margaret s’approchait de Charlie et le serrait contre elle, comme pour le protéger :

- Que voulez-vous dire ? Vous avez des nouvelles de Don ?

- Oui… De bonnes nouvelles, rassurez-vous. Il va très bien. Et il ira bien tant que vous ferez ce que je dirai.

- Oh mon Dieu ! Que lui avez-vous fait ? s’inquiéta la mère en avançant d’un pas.

- Rien de bien méchant. Nous sommes juste allés l’attendre à la descente d’avion et nous l’avons invité chez nous de telle manière qu’il n’a pas songé à refuser. Mais je me suis dit que vous pourriez vous inquiéter de ne pas le voir arriver, donc je viens vous donner de ses nouvelles et vous apporter la preuve de ce que je dis.

En prononçant ces derniers mots, l’homme sortit trois clichés qu’il jeta négligemment sur la table. Les parents s’approchèrent et le souffle leur manqua en voyant les photos. Sur le premier, Don était étroitement ligoté sur une chaise, bâillonné et les yeux bandés. Sur le second, on lui avait ôté le bâillon et le bandeau et il arborait un hématome sur la joue droite, tandis que la gauche était ensanglantée par une entaille à l’arcade sourcilière et que le menton était lui aussi maculé du sang qui avait coulé de la lèvre inférieure éclatée.

- Oh mon Dieu ! Mon pauvre bébé ! Vous êtes un monstre ! explosa la mère à cette vue.

- Désolé : nous devions vous montrer que nous ne plaisantons pas. Votre fils sera bien traité tant que vous coopèrerez, sinon… vous avez la preuve que nous n’hésiterons pas à nous montrer disons… désagréables… envers lui.

- Je vais appeler la police ! Vous allez…

L’homme eut un geste péremptoire qui coupa net l’élan d’Alan tandis qu’il poussait vers lui le troisième cliché :

- Je ne vous le conseille vraiment pas monsieur Eppes.

Charlie poussa un cri d’horreur en voyant l’arme pointée sur la tempe de son frère et Margaret lui fit écho aussitôt tandis que, dompté, Alan murmurait d’une voix blanche :

- Que voulez-vous ? De l’argent ? S’il vous plaît… Nous vous donnerons ce que vous voulez, mais ne lui faites pas de mal.

- De l’argent ? rit l’homme. Croyez-vous que je ne sache pas qui vous êtes ? Même en vendant votre maison vous pourriez me donner combien hein ?

- Alors que voulez-vous ? pleura Margaret sans pouvoir détacher ses yeux des trois clichés.

- J’ai jute besoin de l’aide de votre petit génie, expliqua l’homme.

- Non ! Laissez Charlie en dehors de ça ! s’indigna alors le père tandis que la mère enveloppait son fils dans ses bras, comme si elle craignait qu’on ne le lui enlève aussi.

- Désolé, mais c’est la seule rançon que nous accepterons.

- Qu’attendez-vous de moi ?

La voix frêle de l’adolescent retentit pour la première fois. Depuis le début il lui semblait nager dans un mauvais cauchemar. Mais non, c’était la réalité : Donnie, son grand frère, était entre les mains de cet homme. On lui avait fait du mal… Et apparemment il était le seul qui pouvait lui venir en aide. Alors quelle que puisse être sa peur, il n’était pas question de reculer. Don n’aurait pas hésité un seul instant : si c’était lui contre son frère il était prêt.

- Ah mais je ne veux surtout pas vous arracher à votre famille, contra l’homme lorsque le jeune garçon lui fit cette proposition, balayant d’un geste les protestations angoissées de ses parents, non non… Il suffit que vous étudiiez pour nous ce dossier. Dès que vous nous aurez donné la solution votre frère vous sera rendu.

- Qui me dit que vous ne lui ferez pas de mal même si je collabore ? répliqua l’étudiant.

- Il va falloir vous en remettre à ma parole pour cela. Mais réfléchissez puisque vous êtes un génie : est-ce que j’ai intérêt à me mettre une accusation de meurtre sur les épaules ?

- Qui nous dit que notre fils est toujours en vie ? intervint alors Alan.

- Encore une fois il va falloir me croire sur parole.

- Je veux lui parler !

- Je crains que ce ne soit pas possible. Si vous voulez le revoir c’est très simple : vous laissez votre petit génie travailler sur notre dossier et…

- De quoi s’agit-il ?

Cette fois-ci c’était Margaret qui s’interposait.

- Là encore je crains de ne pas pouvoir vous le dire. Ce sont juste des calculs dont nous avons besoin et…

- Vous devez bien avoir des gens dans votre… organisation, pour vous aider ! cracha Alan.

- Nous avions quelqu’un en effet, mais il a eu un malencontreux accident. Il était un peu trop bavard, enchaîna l’homme d’un ton léger qui fit courir un frisson sur l’échine des malheureux parents. Bon… Je n’ai pas de temps à perdre, je suis quelqu’un de très occupé. Es-tu prêt à travailler pour nous ? demanda-t-il en plantant son regard acier dans les prunelles du mathématicien.

- Pas question ! cria Alan tandis que Margaret renchérissait :

- Il ne fera rien pour vous ! Laissez-le en dehors de ça !

- Non ! protesta Charlie. Vous n’avez pas compris ce qu’il a dit ? Il tient Donnie ! Si je ne fais pas ce qu’il dit…

Son regard croisa celui de l’homme pour s’assurer qu’il avait bien compris le marché qu’on lui proposait et, d’une voix plus ferme il acheva :

- Donnez-moi votre dossier, je vais faire vos calculs. Mais vous me promettez de me rendre mon frère sain et sauf ?

- Tu as ma parole petit génie. Ah… un petit détail : tu as trois jours pour me donner un résultat. Je repasserai à ce moment-là et évidemment…

A ce moment-là ses yeux quittèrent l’adolescent pour se poser sur les adultes :

- … pas de police sinon…

Sur ces derniers mots, il partit avant que les trois occupants de la pièce ne soient sortis de la transe où il les avait plongés.

S’ensuivit une joute verbale acharnée entre Alan et Margaret d’un côté qui voulaient avertir la police malgré la menace et Charlie qui avait décidé d’obéir au kidnappeur.

- Don a été enlevé à cause de moi ! finit-il par jeter. A cause de ce que je suis ! Je peux le sortir de là ! Je suis le seul qui le puisse ! Si vous alertez la police ces hommes vont le tuer, c’est sûr ! On doit jouer leur jeu ! Je ne risque rien… Et même si c’était le cas : vous seriez prêts à sacrifier Donnie pour moi ? Je ne l’accepterai jamais ! Laissez-moi le sauver ! Laissez-moi aider mon frère !

Il s’effondra en larmes dans les bras de sa mère et celle-ci échangea un regard déchiré avec son mari tout aussi démuni qu’elle. Finalement ils décidèrent, malgré leurs doutes, de jouer le jeu des malfaiteurs et Charlie se mit à étudier le dossier, incapable de comprendre vraiment de quoi il s’agissait.

Ce furent trois jours d’angoisse, chacun se demandant s’ils reverraient jamais leur fils et frère, s’interrogeant sur ce monde où on peut kidnapper des enfants pour en obliger d’autres à coopérer avec vous, des heures durant lesquelles Charlie, une fois de plus, se prit à haïr ce qu’il était, ce qui faisait qu’on s’en prenait à sa famille.

Lorsqu’Harry revint, le troisième jour, il trouva les trois occupants de l’appartement dans un état pitoyable : les yeux rougis, cernés, les mains tremblantes et la voix brisée par l’émotion lorsqu’ils lui demandèrent des nouvelles de Don.

- Il va bien et si le petit génie a bien travaillé, vous le retrouverez très vite…

Charlie, épuisé par trois jours sans sommeil, lui tendit le dossier et il le parcourut d’un œil vif, puis, il sourit :

- Vous recevrez un coup de téléphone pour vous dire où retrouver Don, dit-il en partant sans répondre à leurs questions.

Trois nouvelles heures d’angoisse s’éternisèrent et au moment où Alan s’apprêtait à appeler la police, un coup de téléphone de l’hôpital local leur apprit qu’on venait de déposer Don aux urgences.

Accourus à son chevet, ils apprirent qu’il souffrait d’une fracture du poignet gauche et d’une commotion cérébrale, mais que ses jours n’étaient pas en danger. La police, alertée par les médecins, prit leur déposition tandis qu’ils piaffaient d’impatience de retrouver Don, mais ils n’avaient pas le choix et ils durent se plier à leurs exigences. Puis enfin ils purent entrer dans la chambre :

- Désolé d’avoir loupé ton anniversaire frangin…

Ce furent les premiers mots que prononça un Don bien pâle, allongé dans le lit et qui fut bientôt enfermé dans leur étreinte étroite tandis que Charlie balbutiait :

- Pardon Donnie… Pardon…

- Pardon de quoi mon pote ?

- C’est à cause de moi que…

- Stop !

Don écarta un peu son petit frère de lui pour mieux le regarder tandis qu’il continuait :

- Je t’interdis de penser cela Charlie ! Ce n’est pas ta faute ! C’est juste la faute de ces hommes qui voulaient se servir de toi. Tu n’y es pour rien ! Pour rien du tout ! D’accord ?

- D’accord ? finit par admettre le plus jeune tout en resserrant ses bras autour de la taille de son frère et en posant sa tête sur son épaule. Je suis content que tu n’aies rien.

- Je suis content aussi, sourit l’aîné.

- Bon… Il faut laisser ton frère dormir maintenant, déclara Margaret qui ne semblait pas plus que son plus jeune vouloir laisser son premier né seul dans cette chambre.

- Pas question que je m’en aille ! déclara Charlie en s’installant dans le fauteuil qu’il avait tiré auprès du lit. Je reste là !

Et pour faire comprendre que sa décision était irrévocable, il prit la main de son frère qui se laissait couler doucement dans le sommeil, épuisé par ses trois jours de captivité et fixa son regard sur lui, comme s’il ne voulait plus jamais le laisser échapper à son attention. Les parents ne s’y trompèrent pas et prirent à leur tour une chaise pour veiller sur le sommeil de Don que Charlie ne tarda pas à rejoindre au pays des songes.
Fin du flashback

Durant quelques mois Don avait fait d’horribles cauchemars mais il avait obstinément refusé de parler de ce qui était arrivé, se contentant de dire qu’on ne l’avait pas maltraité. Les kidnappeurs ne furent jamais arrêtés et Charlie ne sut jamais à quoi étaient destinés les calculs qu’il avait faits. Il pria simplement pour qu’ils n’aient pas mis la vie d’autres personnes en danger. Mais de toute façon, concluait-il toujours lorsqu’il y repensait, il aurait refait la même chose sans hésiter dans les mêmes conditions, parce que son frère comptait plus pour lui que n’importe qui d’autre, ses parents excepté, et qu’il ne laisserait jamais personne s’en prendre à lui sans réagir.

- Je serai toujours là pour toi frangin, murmura Charlie en prenant précautionneusement la main gauche dans les siennes tout en cherchant une position plus confortable.

Et comme toutes ces années auparavant, épuisé par l’épreuve subie, il finit pas s’endormir, se rassurant de la présence de son aîné : Don était là, il n’y avait rien de grave désormais.

(à suivre)
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeSam 14 Avr 2012 - 23:39

Don gravement malade, ce qui n'est pas étonnant au vue de son séjour dans la montage. Des souvenirs revenant à nouveau pour Charlie... Deux frères toujours unis... Magnifique :j\'aime: :j\'aime:


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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeDim 15 Avr 2012 - 8:49

Charlie qui veille son frère. Une situation qui se répète et qui le ramène dans le passé. Un passé où son génie a mis Don et sa famille à l'épreuve. L'intelligence comme une malédiction qui aurait pu conduire à la dernière heure de son frère. Don et Charlie, tellement différents mais tellement indissociables dans les épreuves...

C'est un très beau flashback... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 1916874526


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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeDim 15 Avr 2012 - 13:34

malgré toutes leurs différences existe un amour fraternel qui les aide à traverser les différentes épreuves. malgré les conflits qui peuvent les éloigner , ils savent aussi qu'ils seront toujours la l'un pour l'autre.
Encore un très beau flash-back
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeDim 15 Avr 2012 - 18:28

Même s'ils sont trés différents, les frêres Eppes sont toujours présents l'un pour l'autre Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 2652155019 .
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeDim 15 Avr 2012 - 19:32

Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 2652155019Charlie a fait ce qu'il fallait pour que Don soit libéré et il a veillé ensuite sur son grand frère Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 1990061059, les liens entre eux sont très forts Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 1916874526, un beau flashback Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 1916874526


Le silence est parfois plus éloquent que les mots

Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Banniz10 ** Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Aragon10
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeDim 15 Avr 2012 - 22:06

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Chapitre 38 : Frères et amis
Avril 2006 – Six jours plus tard – 12 h 20 : UCLA

- C’est bon, je n’en peux plus…

- Donnie… Tu dois manger. Aucune chance qu’on te laisse sortir d’ici si tu ne t’alimentes pas correctement.

Le malade fit une grimace en direction de son père en répliquant :

- Mais je veux bien m’alimenter correctement ! Mais ça, ce n’est pas ce que j’appelle de la nourriture correcte râla-t-il.

Alan réprima un sourire en tentant de garder le visage sévère qui seyait pour convaincre sa tête de mule d’aîné de terminer la gelée qui accompagnait généreusement ce que les infirmières appelaient « soupe » et qui s’apparentait plus à un brouet infâme. Cependant pour le moment c’était tout ce que Don parvenait à conserver sans être aussitôt la proie de nausées invalidantes, c’était donc tout ce à quoi il avait le droit. Mais chaque fois qu’il se plaignait du régime auquel il était condamné depuis trois jours qu’on l’avait transféré dans cette chambre particulière après autant de temps en soins intensifs, le père voyait le signe d’une véritable amélioration de son état, presque plus que le fait qu’il restait maintenant conscient plus de trois heures d’affilée ou qu’on avait enfin pu réduire les doses d’antalgiques nécessaires à son confort, ce dernier point ayant sans aucun doute une incidence directe sur le précédent.

- Ne fais pas ta tête de mule et ouvre la bouche ! gronda-t-il, tout en songeant qu’il était bienheureux que son fils ait justement une telle tête de mule.

Sans cet entêtement qui l’avait d’abord maintenu éveillé durant les longues heures passées dans le froid et l’humidité, à attendre les secours, et qui ensuite l’avait conduit à se battre de toutes ses forces pour s’en sortir, nul doute qu’à l’heure actuelle son garçon tiendrait compagnie à son épouse et que lui et Charlie seraient anéantis par ce nouveau drame dont, peut-être, ils auraient été incapables de se relever.

- Allez chéri, reprit-il en tentant, tant que faire se pouvait, de minimiser l’accent suppliant qui se glissait dans sa voix : encore une ou deux cuillérées et je te tiens quitte du reste…

- C’est bien pour te faire plaisir soupira l’agent en ouvrant la bouche, comprenant combien il était important pour son père qu’il reprenne des forces afin d’éloigner l’angoisse ressentie durant les vingt-quatre heures ou l’infection qui s’était déclarée subitement avait bien failli l’emporter.

Puis, lorsqu’il eut réussi à avaler l’infâme mixture, alors que son père le rallongeait doucement pour qu’il puisse dormir un peu, il dit :

- En fait je te soupçonne d’être ravi de m’avoir entièrement à ta merci…

Et en effet c’était un peu comme cela qu’il se sentait, la jambe droite en extension, suspendue à un système compliqué de poulies et de contrepoids, le bras droit immobilisé dans un bandage fixé sur son torse en attendant que l’épaule soit suffisamment remise pour supporter l’utilisation d’une fronde, le bras gauche relié à deux perfusions ce qui l’empêchait de l’utiliser aussi. Pour la première fois de sa vie, Don Eppes était incapable de se prendre en charge, y compris pour ses besoins les plus basiques, et, si à son réveil il était trop groggy pour s’en apercevoir réellement, il commençait maintenant à se rendre compte de la situation et ça n’était pas sans lui poser de sérieux problèmes. Lui qui était si indépendant devait accepter l’aide des infirmières ou de sa famille pour le moindre geste et ça n’améliorait pas son humeur. Cependant il savait qu’il n’avait qu’à faire contre mauvaise fortune bon cœur : ce n’était pas en tempêtant ou en s’énervant qu’il guérirait plus vite, loin de là. Et puis, en y réfléchissant, les choses auraient pu être bien pires.

Il se souvenait de son réveil, des visages hagards de Charlie et de son père penchés sur lui, de la barbe qui mangeait leurs joues, prouvant qu’ils avaient bien peu ou pas dormi. Encore maintenant, lorsqu’un soupir douloureux lui échappait lors de certains mouvements, une lueur de panique passait dans leurs yeux et l’un ou l’autre proposait toujours d’appeler le médecin. Il comprenait qu’il était passé vraiment très près et savait ce qu’il aurait ressenti si ça avait été son père ou son frère couché dans ce lit, alors il essayait, autant que faire se pouvait, d’accepter leur sollicitude et de leur montrer sa reconnaissance. Surtout à Charlie, parce qu’il était conscient que c’était grâce à lui qu’il était encore là. Sans lui, il serait resté coincé sous le rocher, sans aucune chance de se dégager et serait mort de froid ou d’hémorragie avant que les secours ne le retrouvent.

Il se réjouissait que son petit frère n’ait pas été grièvement blessé dans l’accident : c’était l’une des premières choses qu’il avait demandée lorsqu’il avait été assez fort pour le faire et assez lucide pour assembler deux idées :

- Charlie… Tu vas bien ?

Son frère l’avait regardé comme s’il voyait un extraterrestre, abasourdi par cette question venant de quelqu’un presqu’autant couvert de bandages qu’une momie de l’antiquité égyptienne envers une personne debout à son chevet ! Puis il avait compris que le souci de son frère était réel et que, comme d’habitude, celui-ci faisait passer sa sécurité et son bien-être avant les siens, qu’il ne se détendrait que lorsqu’il serait assuré que son cadet allait bien. Alors, en quelques mots succincts, il lui avait donné un compte rendu très exact de sa propre situation, à savoir qu’il ne souffrait que d’une entorse et que pour le reste tout rentrait dans l’ordre de manière tout à fait satisfaisante, y compris sa meurtrissure au genou.

Et justement, à y bien penser…

- Où est Charlie ? questionna-t-il soudain en regardant autour de lui.

Alan releva le nez du magazine où il s’était plongé, pensant son fils endormi :

- Je l’ai envoyé faire une sieste ! Il en avait besoin.

- Oh… Ca n’a pas dû être facile, sourit Don.

Alan sourit en retour en pensant à la bataille qu’il avait livré contre son plus jeune. Depuis qu’ils étaient arrivés à l’hôpital, il n’avait pas réussi à lui faire quitter l’établissement, quoiqu’il puisse dire ou faire. A peine était-il parvenu à l’obliger à se rendre à la cafétéria à intervalles réguliers et à ingurgiter de quoi tenir le coup. Le mathématicien avait squatté la salle d’attente et les douches publiques durant cinq jours, refusant de s’éloigner de son frère jusqu’à ce que celui-ci soit totalement hors de danger. Finalement, le matin même, tandis que Don s’endormait après les soins, Alan était parvenu à lui faire entendre raison en lui prouvant qu’il pouvait sans risque rentrer prendre un vrai repos dans son lit, manger le vrai repas qu’il avait préparé en rentrant la veille au soir, puisque lui, malgré son inquiétude, s’était astreint à retourner chez eux en dehors des heures de visites où, de toute façon, il ne pouvait pas être auprès de son fils et en profiter pour une vraie douche et une séance de rasage plus que bienvenue. Le professeur avait fini par se laisser convaincre et depuis, Amita, que le père avait chargée de le raccompagner et de veiller sur lui, lui avait confirmé qu’après avoir bien mangé pour la première fois depuis leur départ pour Big Bear Montain, son fils s’était écrasé dans sa chambre et dormait comme un bienheureux si on en croyait la sonate pour ronflements en sol mineur qui résonnait à l’étage.

- Amita est passée le prendre, expliqua Alan à son aîné.

- Humm… Sieste ou sieste crapuleuse ? s’enquit alors celui-ci avec un clin d’œil.

- Je ne veux pas le savoir figure-toi ! Charlie est adulte maintenant…

- Ca c’est vite dit, rigola Don avant de tenter de se tourner, cherchant une position confortable.

- Doucement fils…

- J’en ai marre d’être sur le dos ! grommela l’agent. Je veux pouvoir me retourner dans mon lit, et puis aller pisser tout seul ! acheva-t-il soudain revenu en mode grincheux.

- Et bien la meilleure solution pour que ça arrive c’est que tu sois patient ! expliqua Alan pour la énième fois. Tu as entendu le docteur Shefort ce matin : il est satisfait du résultat et si ça continue comme ça, tu pourras être débarrassé de cet attirail à la fin de la semaine prochaine et tu pourras rentrer à la maison.

- En fauteuil, acheva Don d’un ton dépité.

- C’est mieux que rien non ? Et puis ce ne sera que le temps que ton bras soit assez remis pour que tu puisses utiliser des béquilles.

- Ce qui veut dire au moins deux à trois semaines sur roues ! râla l’agent.

- Exact ! Deux à trois semaines où tu vas être totalement à la merci de ton adorable petit frère, l’interrompit une voix venue de l’entrée de la chambre.

Arraché à ses pensées moroses, l’agent se tourna vers le nouvel arrivant avec un grand sourire :

- Hé Charlie ! Tu vas bien mon pote ?

Charlie soupira à la question, toujours la même, qui, depuis que son frère avait repris connaissance, entamait chacun de leurs entretiens, comme si Don ne pouvait pas s’empêcher de s’inquiéter pour lui.

- Oui je vais bien ! Mon genou tient le coup, mes bleus s’atténuent et ma cheville n’est plus douloureuse.

- Tant mieux.

- Les garçons, je vais me chercher un café. Tu veux quelque chose Charlie ?

- Non merci papa, j’ai dévoré tes lasagnes arrosés de ton excellent café, je n’ai besoin de rien !

- Sadique ! Je suis condamné à manger des horreurs qui n’ont de nourriture que le nom et tu viens me narguer en parlant de lasagnes et de café ! se plaignit Don amèrement. Puis, à destination de son père il demanda : un café et un beignet pour moi s’il te plaît papa.

- Désolé fils… Ce soir tu vas avoir droit à des légumes verts et si ça passe bien, demain on essaiera la viande blanche pour arriver à une alimentation normale dans les quarante-huit heures. Mais en attendant je ne vais pas compromettre ta guérison en t’apportant des aliments interdits.

- Ce qui compromets ma guérison c’est de ne pas pouvoir manger normalement, geignit Don.

- Bien… Charlie je te laisse veiller sur notre pauvre victime d’un monde cruel qui lui en veut personnellement. Attention, il est grincheux ! annonça Alan avant de déposer un baiser sur le front de son fils et de quitter la chambre.

Charlie sourit à son frère :

- Allez Donnie… Tu as entendu papa ? Dans quarante-huit heures, si tout va bien, tu vas pouvoir manger normalement.

- Si tout va bien…, grogna l’aîné.

- Et il n’y a pas de raison qu’il en soit autrement, coupa le mathématicien.

- En plus, je ne suis pas sûr que ce que toi et moi appelons alimentation normale ait le même sens pour les soi-disant cuisiniers de cet hôpital de malheur !

- T’inquiète… Dès que tu arrives à garder des aliments solides, je te ferai passer des petits plats en douce, déclara Charlie.

- Promis ?

- Croix de bois, croix de fer ! affirma le mathématicien en s’asseyant dans le fauteuil abandonné par son père. Et tiens, je t’ai apporté un truc…

- Un truc ? Quoi ? Ne me dis-pas que tu m’as acheté un livre de maths !

- Hé… il y a un peu de ça, rigola le mathématicien.

Puis il fouilla dans son sac et en sortit un lapin bleu lavande, portant un tee-shirt blanc sur lequel la lettre Pi s’étalait en violet.

- Monsieur Pi ! sourit Don, tu l’as retrouvé ?

- J’ai fouillé dans les cartons. Tu as raison, maman ne jetait vraiment rien. C’est fou ce que j’y ai retrouvé.

Don sourit à la nostalgie qui perçait dans la voix de son frère.

- Alors tu as passé la matinée à faire mumuse avec tes anciens joujoux, sourit-il.

- On peut dire ça comme ça. Et je me suis dit que Monsieur Pi, qui avait si souvent été mon protecteur, saurait bien être celui de mon grand frère le temps qu’il se remette. Mais attention : c’est un prêt, pas un don !

- Egoïste, râla l’agent qui saisit la peluche, sentant une grosse boule se former dans sa gorge à la masse de souvenirs qui l’assaillit alors, ces souvenirs où son petit frère et son père, mais surtout sa mère qui lui manquait tant, avaient une si grande place.

- Elle sera toujours là Donnie, murmura Charlie en prenant la main de son frère. Je suis sûr qu’elle a veillé sur nous et que c’est pour ça que nous sommes encore là tous les deux.

- Je sais, répliqua Don, sans même s’étonner que son cadet ait su exactement à quoi il pensait. A tous les coups c’est elle qui nous a envoyé tous ces souvenirs, histoire de nous occuper un peu…

- Et de me rappeler combien tu avais toujours été là pour moi.

- Et toi pour moi frangin… Toi pour moi… Ne l’oublie jamais.

- OK, sourit Charlie.

Il grimaça lorsqu’un hématome encore douloureux sur les reins entra en contact avec le dossier et sa réaction ne passa pas inaperçue de son aîné qui s’inquiéta aussitôt :

- Charlie… Tu es sûr que tout va bien ?

- Bien sûr que tout va bien ! J’ai juste encore un peu l’impression d’être passé dans le tambour d’une machine à laver en mode essorage maximal… Je présume que tu vois de quoi je parle.

- Tout à fait, opina Don en se souvenant combien le moindre mouvement restait encore douloureux malgré les antalgiques.

- Mais tout va rentrer dans l’ordre très vite. Alors occupe-toi donc un peu de toi et arrête de me couver tu veux ! s’indigna faussement le plus jeune.

- Impossible de faire autrement Chuck… Je suis ton grand frère !

- Et arrête de m’appeler Chuck ! Combien de fois faudra-t-il que je te le dise !

Cette fois-ci un vrai sourire illumina le visage de l’agent du F.B.I. Enfin son frère avait réagi au surnom honni ! Il se souvenait d’avoir tenté d’obtenir cette réaction durant leur longue attente, sans résultat, ce qui n’avait pas laissé alors de l’inquiéter. Mais là, tout était enfin en place, normal ou presque et ce qui ne l’était pas encore ne tarderait pas à le devenir.

- Je n’en sais rien… Un certain nombre de fois peut-être.

Puis, après un instant de silence, il reprit :

- Charlie… Je voulais te dire…

- Quoi ?

- Si tu m’écoutais au lieu de m’interrompre tu le saurais, fit-il mine de s’impatienter, s’attirant une moue contrite du plus jeune qui murmura :

- Désolé… Je t’écoute Donnie.

- D’abord, arrête de m’appeler Donnie.

- Quand tu arrêteras de m’appeler Chuck, répliqua le mathématicien.

Mais il se tut quand son frère posa sa main sur la sienne :

- Charlie… Je voulais te dire… Merci frangin.

- Merci ? Mais de quoi ? s’étonna-t-il.

- D’avoir veillé sur moi là-bas… Sans toi…

- Sans moi tu n’aurais sans doute pas eu cet accident, coupa Charlie.

- Non ! Ne me dis pas que tu culpabilises encore ! s’indigna son aîné. Tu n’y es pour rien Charlie ! C’était un accident, juste un accident !

- Qui n’aurais pas eu lieu si…

- Arrête ça ! Ca va te bouffer si tu es incapable de comprendre que parfois les choses arrivent totalement par hasard. C’est pas toi qui disais une fois que le hasard est une théorie tout à fait valable mathématiquement parlant ?

- Oui mais…

- Il n’y a pas de mais Charlie ! C’est arrivé, un point c’est tout ! Si tu n’avais pas été là…, et le regard noir que Don lançai alors à son cadet le défia de lancer la moindre réplique, …je n’aurais jamais pu me dégager de sous ce rocher et…

- Mais si je n’avais pas été là les variables auraient changé et donc tu n’aurais peut-être pas fini sous ce rocher, mais cette fois-ci, le ton de Charlie n’était pas amer et Don comprit qu’il ne faisait que le provoquer.

- Impossible de parler sérieusement avec un matheux, gémit-il alors. OK… Alors on arrête de parler de ça, mais quand même : merci frangin. Merci d’avoir été là, merci d’être toi, merci d’être mon petit frère.

Charlie avala sa salive, tentant de maîtriser l’émotion qui s’emparait de lui à cette déclaration.

- De rien, répliqua-t-il lorsqu’il pensa avoir enfin sa voix sous contrôle. Puis il enchaîna : Merci à toi de t’être accroché… Je ne sais pas ce que j’aurais fait si…

- Alors inutile de te le demander puisque ce n’est pas arrivé. Tu ne te débarrasseras pas de moi aussi facilement Chuck, faut te faire une raison…, ricana Don pour alléger l’atmosphère.

Ce qui devait être dit l’avait été, maintenant il fallait revenir à leurs relations habituelles et Charlie ne s’y trompa pas, en s’écriant :

- Arrête de m’appeler Chuck ou je…

- Ou tu quoi ? Tu t’en prendrais à un pauvre homme blessé ? sourit Don.

- Disons que je vais me retenir jusqu’à ce que tu sois en mon pouvoir, à la maison, ricana le professeur.

- Papa t’empêchera de me martyriser…

- Mais il ne sera pas toujours là.

- Je porterai plainte, j’ai des amis haut placés.

- Moi aussi.

- Tu profites de ce que les médicaments m’assomment, mais je te jure que je me vengerai Chuck… se plaignit Don qui sentait ses paupières s’alourdir de secondes en seconde, ce qui n’échappa pas à son cadet qui jugea qu’il était temps de mettre fin à leur joute verbale.

De toute façon ils auraient amplement l’occasion d’en entreprendre d’autres au cours des semaines à venir.

- Ne m’appelle pas Chuck ! gronda-t-il cependant pour la forme, histoire d’entrer dans le jeu de son frère, sachant que cela le rassurerait plus que n’importe quel discours.

- OK… je suis désolé… Chuck… marmonna-t-il, plongeant dans le sommeil avec un sourire heureux sur les lèvres.

Charlie le regarda longuement, heureux de le savoir en sécurité : bien sûr le chemin allait être long avant qu’il ne puisse reprendre totalement possession de sa vie, mais il était intimement persuadé que tout irait bien. Après ce qu’ils avaient traversé, il ne pouvait pas en être autrement.

Il se redressa et posa un baiser sur le front de son frère qui ne réagit pas au contact :

- Dors bien Donnie…. Je t’aime… Merci d’être encore là frangin.

Puis il se rassit et posa la main sur le bras de son frère, se contentant de le regarder dormir, comme si c’était la plus belle chose au monde qu’il ait jamais vue.

(à suivre)
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeLun 16 Avr 2012 - 18:32

Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 2908498282 Ouf, Don est sorti d'affaire, il va survivre Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 1916874526 !!!

Malheureusement, il se retrouve tributaire des autres pour faire la moindre petite chose, la situation doit être horrible pour un homme tel que luiNumb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 2155133871 !!!

Dame Cissy, Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 735594253 car même si tu lui sauves la vie, tu arrives encore à trouver le moyen de torturer ton pauvre Donnie Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 384165100 Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 384165100 Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 384165100 !!!
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeLun 16 Avr 2012 - 19:31

je suis tout a fait d'accord avec ozias mais je crois que c'est ce qui fait tout ton charme ainsi que celui de ton histoire.

Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 3543406167 Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 2739894538
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeLun 16 Avr 2012 - 21:01

pour un homme de sa trempe pas facile de devoir tout demander....Espérons qu 'il puisse récuperer rapidement quelques facultés qu'il puisse devenir autonome mais ce n'est pas encore gagné vu son état mais tu vas nous arranger ca , non?
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeMar 17 Avr 2012 - 23:01

Ben voila qu'en faisant un tour sur le forum, je découvre qu'il y a eu des chapitres de poster sur cette fiction. Je ne comprends pas pourquoi est-ce que je ne reçois plus les messages.

Enfin passons, donc ça y est Don est sorti d'affaire, il va maintenant falloir qu'il commence une longue période de guérison et de rééducation pour reprendre le cours normal de sa vie d'agent fédéral.

J'ai hâte de lire comment va se passer cette rééducation et du fait que ce cher Don ait deux mamans poules sur les bras et s'il va bien le supporter, ce qui ne m'étonnerait pas.


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* KITT à Mike, Knight Rider 2008, saison 1 épisode 4


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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeMer 18 Avr 2012 - 17:55

Eh bien ! en voilà un qui revient de loin... Il grogne, il rouspète, il est loin d'être encore en pleine possession de tous ses moyens, mais il va beaucoup mieux. Magnifiques joutes verbales avec Charlie, que de circonlocutions pour éviter d'exprimer librement tout l'amour et l'admiration qu'ils se portent... c'est vraiment un grand moment de lecture, j'ai adoré...

Alan n'a pas fini d'avoir la migraine et le sourire quand ses deux garnements seront sous son toit...

Magnifique chapitre Cissy...


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Rien n'est plus fort et plus intimidant que l'intensité d'un regard posé sur soi...
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeMer 18 Avr 2012 - 18:43

Un grand merci à vous pour ces commentaires qui me vont droit au coeur!!! Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 2652155019
Avant dernier chapitre : ben oui, il n'est de bonne compagnie qui ne se quitte un jour... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 1990061059

Chapitre 39 : Convalescence

Fin avril 2006 – 14 h 15 : Pasadena


- Attendez ! J’ouvre la portière. Doucement !

En gémissant Don s’accrocha à l’aide soignant qui l’aida à passer du fauteuil roulant au siège de la voiture reculé au maximum tandis que Charlie tenait la portière, couvant des yeux son grand frère qui, lorsqu’il fut installé lui dit avec un sourire crispé :

- N’aie pas l’air aussi affolé ! Je vais bien !

Sous le sourire, le mathématicien perçut une pointe d’agacement et il se mordit la lèvre sans répondre. Malgré tout ce que pouvaient dire les médecins, son père ou son frère, le premier concerné pourtant, il trouvait que cette sortie, seulement quarante-huit heures après qu’on ait ôté la jambe de Don du mécanisme qui la tenait en extension, était prématurée. Pourtant, depuis dix sept jours, il avait rêvé de ce moment où enfin son frère sortirait de l’hôpital, où toute menace sur sa santé serait levée.

La semaine précédente, le chirurgien viscéral leur avait appris qu’en ce qui le concernait l’hospitalisation était désormais inutile : la rate cicatrisait bien, sans aucune complication et même si Don restait très fatigué et devrait être patient, s’il n’avait pas été immobilisé dans son carcan de gouttière, câbles et poulies, il aurait pu rentrer chez lui.

Mais tandis que son père se réjouissait sans arrière pensée de la bonne nouvelle, Charlie ne pouvait pas s’empêcher de s’inquiéter dès que son frère lui semblait un peu plus pâle, qu’une ride de douleur traversait son visage ou qu’une goutte de sueur perlait à son front. Plusieurs fois déjà Don lui avait demandé de cesser de jouer les mères poules, mais il ne pouvait s’en empêcher.

Pour ce qui le concernait, il allait beaucoup mieux et désormais une simple canne avait remplacé les béquilles : son genou avait été libéré et sous l’attelle qui avait remplacé le plâtre, la cheville guérissait tout à fait normalement aux dires du kinésithérapeute qui lui faisait faire sa rééducation.

- Bon… Charlie tu embarques ou on te laisse-là ?

La voix mi-impatiente mi-amusée de son père l’arracha à ses pensées et il s’aperçut que désormais Don était sanglé à son siège, le fauteuil roulant loué jusqu’à ce qu’il soit assez fort pour marcher avec des béquilles plié dans le coffre et qu’on n’attendait plus que son bon vouloir pour quitter enfin ces lieux synonymes d’angoisse et de souffrance. Il se secoua, sourit et se précipita derrière le conducteur qui demanda :

- Bon… Tout le monde est prêt ? On peut y aller ?

- Et comment ! s’exclama Don en se laissant aller en arrière, simplement heureux d’être enfin sorti de la chambre qui avait été son univers durant dix-sept jours.

- Alors en route !

La voix d’Alan était joyeuse tandis qu’il pressait doucement le genou de son fils : il en avait tant rêvé de ce moment où enfin il pourrait le ramener chez eux, lui cuisiner de bons petits plats pour l’engraisser un peu, le régime de l’hôpital l’ayant rendu un peu trop mince à son gré, et pourrait enfin se persuader que le cauchemar était derrière eux ! Et il ne laisserait pas Charlie et son inquiétude coupable lui gâcher sa joie.

Don respirait à pleins poumons : l’air pollué de Los Angeles lui paraissait un délice après les longs jours dans l’atmosphère aseptisée de l’hôpital. Certes il avait encore bien du chemin à faire avant de pouvoir reprendre le chemin non seulement du travail, mais aussi simplement de sa si chère indépendance, mais c’était déjà un premier pas, ou plutôt un premier tour de roue, corrigea-t-il en se renfrognant à la pensée de cette dépendance insupportable qu’il allait devoir endurer pour encore trois semaines au moins, s’il en croyait son orthopédiste.

- Il faut juste être un peu patient fiston, tout va rentrer dans l’ordre.

Don se tourna vers son père, n’étant qu’à moitié surpris qu’il ait lu dans ses pensées. Il se força à lui sourire, ne voulant pas paraître ingrat, conscient de l’affection dont on l’entourait et du soutien sans faille sur lequel il pourrait compter :

- Je sais mais c’est dur… Je n’aime pas dépendre ainsi de vous. Je ne veux pas être un fardeau.

- Tu ne seras jamais un fardeau ! s’indigna Charlie, se mêlant à la conversation. Tu as toujours été là pour nous, pour moi… Alors laisse-nous un peu te rendre la pareille.

- Même si je me montre impatient, insupportable, grognon ? ironisa l’agent en se tournant autant que le lui permettait la gouttière qui retenait son bras et sa jambe emprisonnée dans le plâtre du pied à la hanche.

- Même si tu joues les Donald, sourit le mathématicien, s’attirant le regard outré qu’il attendait.

- Maintenant, si jamais tu dépasses les bornes, on pourra toujours t’enfermer dans la salle de bain, menaça son père avec un regard débordant d’affection.

Don hocha la tête sans répondre et se détendit, simplement heureux de l’amour qui l’entourait. Il avait conscience que la route serait encore longue, mais avec ces deux accompagnateurs là, il savait qu’il arriverait à bon port.


*****
Mi-mai 2006 - 11 h 40 : Pasadena

- Papa, tu es là ?

- Où veux-tu que je sois à cette heure-ci ? grogna le père tandis que Charlie le rejoignait dans la cuisine en questionnant :

- Comment ça s’est passé ?

- Comment veux-tu que ça se soit passé ? Ca a été dur, douloureux et il est épuisé ! D’ailleurs il n’a même pas protesté lorsque je lui ai conseillé de se mettre au lit plutôt que sur le canapé, c’est un signe.

Le mathématicien posa une main réconfortante sur le bras de son père :

- On savait que ce serait difficile papa… Un pas après l’autre, c’est bien ce que tu nous dis tout le temps.

- Oui, je sais… Mais je déteste le voir souffrir sans pouvoir rien faire.

- Donnie est fort papa, tu vas voir qu’il va nous étonner.

- Je sais, mais…

Alan eut un geste vague où se lisait tout son désarroi et Charlie comprit que cette fois-ci c’était à lui de redonner du courage à son père. Il y avait maintenant trois semaines que Don était rentré chez eux. L’agent avait été touché de voir que, durant son hospitalisation, et sans rien lui en dire, son père et son frère avait aménagé le garage pour lui : une chambre avec lit médicalisé contiguë à une salle de bain accessible en fauteuil et équipée de tout le nécessaire pour lui permettre un maximum d’intimité avaient été commandées et installées en un temps record là où, auparavant, se dressaient les tableaux du professeur. Et lorsqu’il avait protesté contre la dépense engendrée, qui devait être d’autant plus élevée que les travaux avaient été fait dans un laps de temps très court, d’une même voix les deux hommes lui avaient répondu que l’argent n’avait aucune importance à côté de son bien-être. Pour le tranquilliser, Charlie avait ensuite ajouté que, de toute façon, cela faisait un moment qu’il songeait à transformer le garage pour que son père puisse continuer à vivre à ses côtés lorsqu’il se serait installé avec Amita, sans pour autant que l’intimité nécessaire à chacun soit compromise. Ces aménagements auraient donc été effectués tôt ou tard et finalement grâce à lui, ils avaient évité les longs atermoiements dont il était si familier. Bien que pas tout à fait dupe, Don avait alors cessé de protester : de toute façon il était trop las pour cela.

Les jours suivants, l’immensité du chemin à parcourir lui était soudain apparue, le menant au bord de la dépression. Tant qu’il était à l’hôpital, immobilisé sur le lit, des étrangers avaient pris soin de lui et cela avait été plus facile. Désormais il avait besoin des siens pour des choses qu’il faisait auparavant sans même y songer et cela lui pesait. Sans compter qu’il était épuisé du moindre effort, lui d’habitude si endurant et capable de passer près de quarante-huit heures sans fermer l’œil.

Patiemment, Charlie et Alan lui avaient fait comprendre que son corps avait besoin de temps et qu’il serait de plus en plus fort avec le temps, qu’il devait juste accepter de les laisser l’aider le temps nécessaire. Ce n’était pas facile pour eux non plus d’affronter ses moments de découragement, de colère aussi, durant lesquels il pouvait se montrer injuste, mais ils tenaient bon, se soutenant l’un l’autre. Lorsque Charlie baissait les bras, Alan était là pour lui remonter le moral, et lorsque, comme à cet instant, c’était le père qui flanchait, alors le fils l’aidait à se redresser : ils n’avaient pas le droit de s’effondrer ensemble parce que Don comptait sur eux.

Ce jour-là, celui-ci avait eu sa première séance de rééducation pour sa jambe droite. Il avait déjà eu quelques séances, pour son bras, son épaule et sa jambe gauche, qui restaient légères à cause du poids de la jambe gravement atteinte. Mais désormais le kinésithérapeute et l’orthopédiste l’avaient jugé assez fort pour passer « aux choses sérieuses ». Certes Don était ravi de franchir une nouvelle étape, même s’il imaginait bien qu’elle serait difficile s’il se référait à la fatigue déjà engendrée par la rééducation « douce » qu’il avait connue jusqu’alors. Mais il n’avait pas pris la mesure de la douleur et de l’épuisement qui seraient les siens à l’issue de cette première séance. Alan avait été épouvanté de l’état dans lequel on lui avait rendu son fils et, à son regard accusateur, le thérapeute avait répondu :

- Ca ira de mieux en mieux au fil des jours. Je sais que c’est dur au début, mais si Don veut récupérer entièrement il faut en passer par là.

- Ca va papa, avait alors articulé Don, comme si le simple fait de dire ces mots l’épuisait, mais conscient de l’inquiétude de son géniteur.

- Oui… Tu as l’air tout à fait à ton aise ! avait-il rétorqué d’un ton un peu brusque dont il s’était voulu.

Mais quel père pourrait supporter de voir son enfant souffrir ? pensait-il en regagnant leur demeure, jetant des regards inquiets à Don qui ne parlait pas, appuyé au dossier de son siège, les yeux fermés, des gouttes de sueur perlant à son front qui avaient conduit Alan à prendre sa température aussitôt rentré, malgré ses protestations. Puis il lui avait donné un antalgique, sa préoccupation s’accroissant lorsque Don l’avait pris sans protester. En effet, depuis le début, celui-ci était terriblement réticent à accepter l’aide chimique contre la douleur, ayant trop côtoyé ou entendu parler de policiers étant devenus accrocs à ces substances. Il fallait toujours lutter avec lui d’abord pour lui faire reconnaître qu’il souffrait tant il avait tendance à minimiser son inconfort, puis ensuite pour l’amener à accepter le soulagement médicamenteux. Mais cette fois-ci il n’avait même pas tenté de s’insurger et cela disait mieux que n’importe quoi qu’il avait largement dépassé le seuil tolérable de la douleur.

- Il s’est endormi tout de suite, finit-il de raconter à son cadet qui n’avait pas pu accompagner son frère, comme il l’aurait voulu, étant retenu par une session d’examens oraux.

- On savait que les premières séances seraient dures pour lui.

- Oui… Mais je n’imaginais pas que ce serait à ce point là. C’est tellement dur de le voir souffrir.

- Je comprends exactement ce que tu ressens. Mais il faut qu’on prenne sur nous : c’est justement parce qu’il sait combien cela nous est difficile qu’il a tendance à nous cacher quand il va mal. On doit se montrer forts pour qu’il puisse baisser sa garde quand il en a besoin. Sinon ce sera pire pour lui.

Alan médita un instant les paroles de son fils puis il lui dit avec un sourire :

- Depuis quand es-tu devenu si sage Charles Edouard Eppes ?

- Depuis que j’ai décidé de suivre les traces de mon cher père sans doute, sourit le mathématicien en retour.

Les deux hommes restèrent un instant à se regarder dans les yeux, puisant du réconfort dans le soutien de l’autre, sachant qu’ensemble ils permettraient à leur fils et frère de reprendre sa vie en main.


*****

Juin 2006 – 15 h 16 : Pasadena


- Tu l’as trouvé ?

- Non. Son fauteuil est dans le garage mais je ne sais pas où il a pu aller.

- Tu crois que David ou Colby seraient passés l’emmener faire un tour ?

- Ils auraient laissé un mot !

Alan et Charlie échangèrent un regard anxieux. Pour la première fois depuis l’accident, ils avaient laissé Don seul à la maison. D’habitude l’un ou l’autre s’arrangeait toujours pour rester auprès de lui. Mais ce jour-là, Charlie avait une réunion à laquelle il ne pouvait pas se soustraire en même temps qu’Alan devait rencontrer un de ses amis. Il aurait aimé remettre cette entrevue, mais Don s’était fâché, lui disant qu’il avait passé l’âge d’avoir un baby sitter et que lui, son père, avait déjà mis un peu trop entre parenthèses sa vie privée.

Finalement les deux hommes avaient fini par céder d’autant que Don allait beaucoup mieux. Depuis quatre jours, il pouvait même se déplacer avec des béquilles, prenant ainsi de l’avance sur le plan de convalescence annoncé, ce qui n’avait pas vraiment étonné son père et son frère. Cependant, ils veillaient à ce qu’il n’en fasse pas trop et surtout pas trop vite et qu’il compromette sa guérison en voulant brûler les étapes. Mais encouragé par ce retour progressif à plus d’autonomie, Don se montrait de plus en plus impatient. Le matin même, il avait annoncé d’un ton triomphant :

- Je pense que vous allez bientôt pouvoir rendre ce fichu lit médicalisé.

- Et où vas-tu dormir ? avait questionné Alan. Si tu crois pouvoir t’installer sur le canapé c’est non mon garçon !

- Et pourquoi pas ?

- Parce que le canapé n’est pas adéquat pour un bon sommeil, avait rétorqué le mathématicien, s’attirant un clin d’œil de son père.

- De quoi je me mêle ? avait maugréé l’aîné.

- De ta santé mon cher frère ! Tu veux que je te donne les chiffres sur la qualité d’un sommeil dans un lit par rapport à un canapé ?

- Non ! C’est bon… Mais de toute façon je ne pensais pas au canapé.

- Ah non ? Et à quoi alors ? Au tapis du salon ? avait rebondi Alan.

- Pas du tout. Maintenant que je peux me déplacer sans ce fichu fauteuil, je vais pouvoir retrouver ma chambre.

Les deux hommes l’avaient contemplé bouche bée :

- Don ! Ce ne serait pas raisonnable… Il y a à peine quatre jours que tu es sorti de ton fauteuil, et juste quelques heures par jour.

- Tu es complètement inconscient ! Et si tu tombes dans l’escalier !

Les deux protestations s’étaient croisées et Don s’était aussitôt refermé sur lui-même, comprenant qu’il n’aurait pas gain de cause. Cependant Alan avait lu dans ses yeux cette lueur qui…

- Bon sang ! Il n’aurait pas osé ! s’écria-t-il, revenant au présent.

- Osé quoi ? interrogea Charlie.

Ils étaient rentrés quasi-simultanément, se dirigeant naturellement vers le salon en pensant y trouver leur fils et frère, puis vers la nouvelle chambre et enfin, ne l’y trouvant pas, vers la salle de bain, leur préoccupation croissant à mesure qu’ils ne le voyaient dans aucun des lieux visités, pas plus que dans la cuisine où alla Alan tandis que Charlie allait jeter un coup d’œil au jardin. C’est lorsqu’ils s’étaient rejoints au pied de l’escalier, aussi inquiet l’un que l’autre, que, se remémorant l’épisode matinal, Alan avait soudain jeté cette exclamation :

- Je crois savoir où nous allons le trouver, reprit le père en levant la tête vers le palier.

- Non… Il n’aurait pas… Ce serait de la folie ! Surtout qu’il était seul ! s’offusqua le mathématicien.

- On parle de Don là, répliqua son père en commençant à gravir les marches, suivi d’un professeur qui se disait que si vraiment son frère était en haut, il allait lui parler sérieusement du pays !

Mais sa colère tomba instantanément en découvrant Don, profondément endormi sur son lit, dans son ancienne chambre, un sourire heureux aux lèvres, serrant contre lui monsieur Pi qui avait réintégré la maison en même temps que l’agent fédéral.

Alan mit un doigt sur ses lèvres et referma la porte, le visage apaisé : son fils allait bien, de mieux en mieux, comme le prouvait cette escapade qui aurait pu être lourde de conséquences. Mais il aurait dû savoir que Don tenterait l’expérience dès qu’ils auraient le dos tourné.

- Il va m’entendre à son réveil ! maugréa-t-il en redescendant, accompagné de son cadet qui sourit à la fierté perceptible dans la voix de son père.

Oui, son frère c’était quelqu’un, conclut-il sachant très bien que son père était trop heureux de ce nouveau progrès pour se montrer vraiment sévère avec sa tête de mule d’aîné.

(à suivre)


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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeMer 18 Avr 2012 - 19:44

Douloureuse rééducation pour Don, douloureux pour Alan de voir souffrir son fils, encore... Mais il a de la ressource Don, c'est un battant, têtu comme une mule... Mais le sourire de Don étendu sur son lit à lui serrant Monsieur Pi dans ses bras, ça c'est une belle récompense... Une vision qui soulage et attendrit Alan et Charlie... De quoi alimenter encore pour longtemps les souvenirs de la famille Epps...


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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeMer 18 Avr 2012 - 20:45

Don est et restera toujours une tête de mule Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 2371081705 Joli chapitre !!!


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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeMer 18 Avr 2012 - 23:11

ils vivent tous selon les progrès de Don , ils partagent leurs peines comme leurs joies , une belle famille unie

encore un très bon chapitre


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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeJeu 19 Avr 2012 - 13:34

Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 384165100 il est obstiné Don et il a réussi à dormir dans son lit Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 1990061059, la frayeur de sa famille est justifiée, il aurait pu choir dans les escaliers Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 2190857471 longue et pénible rééducation Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 952962191 me rappelle des souvenirs Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 3189643450


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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeJeu 19 Avr 2012 - 18:07

Don est si entété qu'il est parti pour guérir plus vite que prévu.Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 2652155019
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeJeu 19 Avr 2012 - 18:11

Il n'y pas photo, Don est le plus entêté des deux frangins mais grâce à ça il va guérir plus vite !! clin d\'oeil


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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeSam 21 Avr 2012 - 13:48

super cet avant dernier chapitre ! dommage que la fin soit si proche mais chaque bonne chose à une fin.

L’entêtement de Don, lui a permis de guérir plus vite.
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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeSam 21 Avr 2012 - 19:15

catouchka a écrit:
Douloureuse rééducation pour Don, douloureux pour Alan de voir souffrir son fils, encore... Mais il a de la ressource Don, c'est un battant, têtu comme une mule... Mais le sourire de Don étendu sur son lit à lui serrant Monsieur Pi dans ses bras, ça c'est une belle récompense... Une vision qui soulage et attendrit Alan et Charlie... De quoi alimenter encore pour longtemps les souvenirs de la famille Epps...
C'est vrai que c'est une photo qui serait sympa à prendre. Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 1990061059

CptJackHarkness a écrit:
Don est et restera toujours une tête de mule Joli chapitre !!!
Il vaut mieux qu'il soit entêté sinon il serait mort depuis longtemps le pauvre... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 384165100

christelle72 a écrit:
ils vivent tous selon les progrès de Don , ils partagent leurs peines comme leurs joies , une belle famille unie. encore un très bon chapitre
C'est ce que j'aime dans cette série: les relations familiales que j'ai trouvées si mal traitées par les scénaristes, alors je m'en donne à coeur joie... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 3767345554

Aragone17 a écrit:
il est obstiné Don et il a réussi à dormir dans son lit, la frayeur de sa famille est justifiée, il aurait pu choir dans les escaliers longue et pénible rééducation me rappelle des souvenirs
Quand on dit que c'est une tête de mule: mais c'est aussi ce qui le sauve... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 4079679510

ozias a écrit:
Don est si entété qu'il est parti pour guérir plus vite que prévu.
C'est fort possible... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 3322882179

Louzanes a écrit:
Il n'y pas photo, Don est le plus entêté des deux frangins mais grâce à ça il va guérir plus vite !!
Exactement... Pas question de perdre de temps. Surtout qu'avec ce que tu lui fais subir, il faut qu'il récupère vite!!! Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 3350550132

fanncis a écrit:
super cet avant dernier chapitre ! dommage que la fin soit si proche mais chaque bonne chose à une fin. L’entêtement de Don, lui a permis de guérir plus vite.
C'est qu'il a encore quelques épreuves qui l'attendent dans d'autres fics alors il faut bien qu'il se prépare... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 2250307123

Merci à toutes pour vos commentaires... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 2371081705 Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 2371081705


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MessageSujet: Re: Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G   Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 Icon_minitimeSam 21 Avr 2012 - 19:45

[quote="Cissy"]
CptJackHarkness a écrit:
Don est et restera toujours une tête de mule Joli chapitre !!!
Il vaut mieux qu'il soit entêté sinon il serait mort depuis longtemps le pauvre... Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 384165100 [quote]

A qui la faute, si ce pauvre Don est devenu si entêtéNumb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 3421360609 Qui s'amuse à lui en faire prendre plein la tête, hein Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 3421360609 Numb3rs - L'accident - Don & Charlie - G - Page 12 3421360609


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